Un premier établissement annule la session des étudiants en grève

Les policiers de Montréal ont été forcés de fuire les manifestants et de réclamer l’assistance de la Sûreté du Québec.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les policiers de Montréal ont été forcés de fuire les manifestants et de réclamer l’assistance de la Sûreté du Québec.

Des universités touchées par le mouvement de grève des étudiants contre la hausse des droits de scolarité tentent d'apaiser le climat. Et un premier établissement d'enseignement annule la session des étudiants en grève.

Le Conservatoire de musique de Montréal, où la grève dure depuis quatre semaines, a annoncé que la session des étudiants qui avaient cumulé deux absences et plus dans chaque cours était annulée. Les cours seront repris à la prochaine session, sans remboursement et avec la mention «incomplet temporaire». L'Association étudiante du Conservatoire de musique de Montréal a dénoncé la décision jugée «discriminatoire» pour les personnes qui «ont choisi de respecter le boycott des cours».

L'Université du Québec en Outaouais a quant à elle décidé de suspendre de nouveau les cours lundi. La direction avait décidé de fermer l'établissement hier pour permettre aux étudiants de tenir leur assemblée générale, mais elle a finalement été reportée à une date ultérieure. La direction estime néanmoins «qu'une pause additionnelle est nécessaire avant de pouvoir reprendre l'offre des cours», après une semaine particulièrement mouvementée au cours de laquelle plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés.

Le syndicat des professeurs de l'université a d'ailleurs dénoncé hier le «climat de peur» sur le campus. Le syndicat s'inquiète de la présence massive d'agents de police et du fait que certains professeurs et étudiants se sont retrouvés coincés dans des immeubles ou dans les stationnements ces derniers jours. Les professeurs dénoncent particulièrement le cas de la centaine d'arrestations survenues dans la cafétéria de l'université, jeudi. «Les professeurs ne peuvent pas être tenus d'enseigner dans des conditions anormales ne permettant pas une relation pédagogique», affirment-ils.

Les professeurs de l'Université de Sherbrooke, où une injonction obtenue par des étudiants forçait théoriquement un retour en classe jeudi, ont aussi fait part de leurs craintes à leur employeur hier. Les cours n'ont toujours pas repris pour les facultés en grève.

La direction de l'Université de Montréal (UdeM) a pour sa part décidé de ne pas déposer de demande afin que soit renouvelée l'injonction qu'elle avait obtenue il y a une dizaine de jours et qui obligeait les étudiants à ne pas bloquer les entrées de l'établissement. La direction s'est entendue avec la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM, qui s'est engagée à défendre auprès de ses membres le respect des règles et l'esprit de l'injonction. C'est après l'obtention de cette injonction que le pavillon Roger-Gaudry avait été vandalisé.Les cours visés par le débrayage sont toujours suspendus à l'UdeM.

Par ailleurs, le site du ministère de l'Éducation a de nouveau été bloqué hier pendant plusieurs heures. Des étudiants étaient parvenus à bloquer le site Web du ministère et du Parti libéral il y a une semaine.

Les étudiants du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, où la direction a tenté de forcer un retour en classe lundi dernier, ont reconduit la grève hier, tout comme ceux du cégep régional de Lanaudière. La direction du cégep de Saint-Jean s'est engagée «à respecter le vote». Les étudiants inscrits aux études supérieures à l'Université Laval ont pour leur part voté une grève générale illimitée hier, deux semaines après avoir voté contre une reconduction de leur mandat de grève.

Le nombre d'étudiants en grève serait légèrement en hausse, établi à 176 000 personnes.
22 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 21 avril 2012 10 h 24

    Les fruits du boycot

    Les étudiants veulent boycotter les cours et obliger à faire de même ceux qui voudraient étudier, et ils voudraient qu'on leur donne un dipôme sans avoir suivi les cours????

    Il est normal d'annuler un session quand il n'y a pas eu assez de cours pour évaluer les apprentissages.

    Que les boycotteur assume LEUR décison de ne pas aller aux cours.

    C'est dependant injuste pour ceux qui auraient voulu étudier et en furent empêchés de force..Pourquoi pas un recours collectif contre les associations étudiantes pour se faire rembourser ?

    • Jeremie Vachon - Abonné 21 avril 2012 11 h 14

      On voit que vous avez bien assimilé la nomenclature gouvernementale, à savoir d'utiliser le mot boycott (référant l'éducation à un produit) plutôt que le mot grève (référant la situation actuelle à une crise politique).

      Savez-vous pourquoi plusieurs associations étudiantes sont en grève? Parce qu'une majorité des gens présents en assemblée générale a voté EN FAVEUR de cette grève ou parce qu'une majorité des gens habiletés à voter par référendum a voté EN FAVEUR de cette grève, selon l'institution. C'est donc de la démocratie. En démocratie, on respecte la décision de la majorité.

      Or, une minorité de Québécois ont voté pour le gouvernement en place lors de la dernière élection. Toutefois, à cause d'un système électoral archaïque, Charest a remporté plus de 50% des sièges et tente désormais de faire avaler sa décision à la société québécoise. Ça, ce n'est pas la démocratique, surtout lorsqu'on considère que la crise qui perdure actuellement est la plus grave depuis des décennies. Et Charest trouve le tour de faire des blagues impunément à ce propos devant un parterre de gens fortunés qui n'en ont qu'à faire de la plèbe repue que nous sommes.

    • Nathaniel Janelle - Inscrit 21 avril 2012 11 h 47

      Et comment on determine qui a droit et qui a pas droit?

    • Alain Bolduc - Inscrit 21 avril 2012 12 h 18

      À ma connaissance, je ne crois pas que quiconque ai demandé ou exigé qu'on leur octroie un diplôme sans avoir suivi leurs cours et trouve méprisantes les mesures prises pas le Conservatoire de musique de Montréal étant donné que les que les étudiants en grève le sont sur la base d'un vote démocratique.

      Si une majorité des étudiants de cet établissement ne désiraient pas participer au mouvement de grève, ils n'avaient qu'à mettre leurs culottes et aller se faire entendre en assemblée générale.

      Je comprends mal comment une institution d'enseignement, qui a comme objectif la transmission du savoir, peut se ranger du côté d'un gouvernement qui règne en despote et qui fait fit des désirs de la population.

    • Claude Nadeau - Inscrit 21 avril 2012 20 h 39

      @jérémie dans une vraie démocratie, il faut aussi inclure les gens qui sont dans la même nation que vous. Je suis un citoyen qui paye présentement ça juste part.
      Devrais-je avoir un droit de vote ?

      Pourquoi, vous comme étudiants, avez le droit via un vote dans vos établissemen de déterminer que moi, comme payeur de taxes devra ou ne devra pas vous faire payer?

      La grève est de plus lié au monde du travail et non a l'école...

      J'appelle cela prendre le beure et le gras de beure en oubliant que 87% de la facture est déjà payé

    • Luc St-Laurent - Inscrit 21 avril 2012 21 h 58

      Message à l'attention de mr. Vachon à propos du vote dernier :

      Certes, une faible partie de la population a votée lors du dernier vote mais les seuls pouvant se permettre de manifester sont ceux qui ont voté. Si une majorité de la population n'a pas voté parce qu'ills 'étaient découragés' de la politique, ce n'est pas mon problème, ce sont simplement des gens sans jugement moral pensant que de ne pas voter était la meilleure solution. Si le gouvernement charest a remporté c'est que la démocratie a fait en sorte qu'il soit élu. Si on voit dans les sondages qu'une majorité de gens ne font plus confiance au gouvernement, alors expliquez moi pourquoi ils n'ont pas voté ????? Si on veut se faire entendre et dire que l'on est pas satisfait du gouvernement, VOTEZ !!!!!!!! Si on ne vote pas, on n'a pas le droit d'être contre les décisions prises, parce que de toute façon, une bonne partie de la population se foutait de la politique. Alors n'allez pas chialer sur des décisions prises alors que vous étiez trop CAVE pour aller voter et faire valloir notre démocratie.

    • AL Paulin - Inscrit 22 avril 2012 01 h 18

      Monsieur Nadeau, vous semblez bien ignorant des tenants et aboutissants de la politique étudiante. Un étudiant en Histoire ne peut pas voter dans une assemblée de Droit, de la même manière qu'un Montréalais ne peut pas aller voter aux élections municipales de Québec. Que vous soyez Québécois ou Canadien ne vous donne aucun droit de participation dans le processus démocratique étudiant si vous ne faite pas partie d'une association. Je n'irais pas voter dans vos assemblées syndicales... Vos raccourcis intellectuels ne servent pas à illustrer grand chose en dehors de votre grande incompréhension des enjeux qui se dessinent. Cessez-donc, pour commencer, de voir le conflit étudiant s'adresser personnellement à votre porte-feuille. Iriez-vous dire aux infirmières en grève qu'elles sont égoïstes de vouloir prendre de *votre* argent (comme si vous étiez le seul à payer des taxes et des impôts, franchement) pour améliorer leur qualité de vie? La grève étudiante a une portée bien plus grande que votre déclaration de revenus.

    • Claude Nadeau - Inscrit 22 avril 2012 11 h 58

      M. Paulin,
      Désolé de ma mauvaise compréhension du dossier, j'étais persuadé qu'on parlait ici de la hausse des frais de scolarité.

      Je m'étais imaginé que les frais étaient un revenu qui provient non pas de l'état, mais bien de travailleur qui se lève pour aller « puncher ».

      On se comprends que si c'est pas les étudiants, c'est moi qui va payer la note ?

      PS - Je comprends aussi qu'on pourrait faire comme mes parents

      Si ce n'est pas une question d'argent, comme vous le dîtes, alors, pourquoi les étudiants désirs un gèle des frais ?

      Si c'est pas important l'argent, pourquoi les étudiants ne payent pas eux même la note ?

      Désolé, il faut croire que mon diplôme ne m'a pas permis de comprendre toute la subtilité en arrière du débat.

      Claude.

    • Sébastien Tremblay - Inscrit 22 avril 2012 19 h 27

      M. Nadeau,

      Vous dites "On se comprends que si c'est pas les étudiants, c'est moi qui va payer la note ?"...

      Si vous voulez dire dans l'immédiat, oui, et avec une juste part qu'il vous est possible de payer. En réalité, pas beaucoup plus que ce que vous payez déjà.

      Si vous voulez dire dans le futur, non, ce sont ces étudiants qui auront un diplôme universitaire, étant donné qu'ils feront plus d'argent que la moyenne.

      Dans mon idéal, ce sont la classe supérieure et les entreprises qui devraient payer davantage. Mais bon, on sait tous que ça n'arrivera pas avec un gouvernement libéral...

    • AL Paulin - Inscrit 23 avril 2012 14 h 04

      Tout ce que j'essaie de dire, c'est que c'est un choix de société que de favoriser l'accès à l'éducation et que de s'obstiner à n'y voir qu'une valeur monétaire trahit une incompréhension du débat. Et je réitère mon point, tout en soulignant l'intervention de monsieur Tremblay: au final, ce seront les étudiants qui paieront plus, mais quand ils en auront les moyens, pas vous, uniquement vous, seulement vos impôts, seulement vos taxes. Regardez autour de vous, on est quelque uns, dans cette belle province, à payer pour le bien commun.

  • Lise D. - Inscrite 21 avril 2012 15 h 50

    Comment gérer son argent, les étudiants

    Les enfants qui n'ont pas appris à se faire dire non, cela donne les adultes que l'on voit aujourd'hui: ils trépignent, chialent, braillent, comme des enfants qui n'ont pas eu leur bonbon ou leur jouet. Il arrive un moment où il faut lâcher prise, se servir de sa tête et bien calculer. J'ai un fils qui travaille et qui a quand même décidé de baisser son forfait cellulaire de $20.00 par mois, donc, $240.00 par an. De plus, il ne s'est pas acheté une Civic, car il sait que les assurances sont plus élevées, donc, autre économie. Il n'a pas acheté non plus un ordi portable dernier cri. Ce qui fait, chers étudiants, que vous êtes capables de faire un effort, n'est-ce pas, quand on sait que les frais ne sont pas si élevés. J'ai deux autres enfants aux études, l'un à l'université et l'autre au cégep, et ils se comportent en adultes responsables. Ce n'est pas en faisant montre de violence que vous allez arriver à vos fins; au contraire, vous projetez une image qui ne peut que rebuter la population, et tout gouvernement digne de ce nom ne peut approuver de tels comportements, quel que soit le parti politique au pouvoir. Et lorsque vous parlez de votre chère démocratie, elle n'est qu'à une vitesse, la vôtre; cessez de dire que s'il y a de la violence, c'est la faute à Charest, à Beauchamp, à Bachand; non, chacun est responsable de ses actes. Et vous en prendre aux policiers qui ne font que leur devoir, c'est inacceptable; vous braillez contre la brutalité policière, mais ils ne sont pas des robots, ce sont des humains; à se faire insulter, lancer des projectiles, toute personne normalement constituée ne peut accepter ça. Il n'y aurait pas de blessés parmi vous si vous vous comportiez en êtres civilisés, ce qui n'est pas le cas; alors, ne venez pas vous plaindre de blessures: quand on attaque en plus grand nombre, il faut s'attendre à des ripostes. Et ceux qui prônent la gratuité scolaire en France, par exemple, vous ne devez pas savoir

    • Marianne Ferron - Inscrit 21 avril 2012 17 h 37

      Votre commentaire est d'un mépris sans nom. Un peu de respect s'il-vous-plaît

    • Robert Dufresne - Inscrit 21 avril 2012 19 h 30

      Ma tres chere dame,je vois que vous devez porter des oeuilleres pour dire ce que vous dites.Il est completement inacceptable qu'un premier ministre qui se respecte dise de telles insanites sur le dos des etudiants et tous les travailleurs de la classe moyenne et les plus pauvres.

      Pendant que les etudiants protestent dans la rue,notre p.m.dilapide nos richesses aux mains des multinationales pour des miettes,c'est encore la classe moyenne,les plus pauvres et les etudiants qui devons payer la note pour les magouilles et la corruption de ce gouvernement d'incompetents.

      Si ce gouv,avait su gerer nos richesses,nous ne serions pas pris a la gorge pour remplir les poches des mieux nantis et les etudiants ne seraient pas obliges de subir les frais et les insultes pour la malgerance de nos biens par un parti de nouilles et d'incompetents.

      Il est tres urgent que ce gouv.declanche une election pour que l'on puisse se debarasser de la rapace qui nous dirige.

      Robert Dufresne.

    • Annie Querry - Inscrite 21 avril 2012 23 h 25

      Je suis bien d'accord avec vous. La majorité des étudiants veulent vivre un rythme de vie qui correspond à une personne sur le marché du travail à temps plein. Téléphone intelligent, voiture, collection de DVD,...
      J'ai terminé mes études il y a 3 ans. J'étais à l'université lors de la grève de 2005. À ce moment, on nous disait qu'après 3 semaines de grève, notre session était en danger d'être annulée. Il est donc tout à fait normal qu'aujourd'hui, après 2 mois de grève, une session soit annulée. Les étudiants doivent payer leur décision. Tout comme un employé qui décide de ne pas rentrer au travail un matin, ne sera pas payé par son employeur. C'est le prix à payer.
      Finalement, je crois que la violence doit être dénoncée, peu importe la source. La violence n'a jamais lieu d'être. On tente actuellement de vaincre l'intimidation dans les écoles primaires et secondaires. Et en ce moment, tout ce qu'on entend dans les médias, c'est que la CLASSE ne veut pas dénoncer la violence. Bel exemple pour la jeunesse !

    • Jean-Francois Ouellette - Inscrit 22 avril 2012 01 h 15

      Mme D.,

      Je vous félicite sincèrement d'avoir montré à votre fils les valeurs de la prudence. Trop peu de parents agissent avec votre diligence, et c'est une honte.

      Je sais que vous êtes une bonne personne et que vous avez des bonnes intentions. Vous n'aimez pas la violence. Moi non plus.

      Tout ce que j'aimerais vous dire, c'est... soyez prudente lorsque vous regardez les nouvelles. Ne vous laissez pas dire quoi penser d'une situation. Lorsque vous voyez des images violentes, faites l'effort de vous demander sincèrement ce qui se passe. Si l'enjeu des étudiants vous intéresse, faites l'effort de vous demander... pourquoi est-ce que 200 000 étudiants ont manifesté le 22 mars dernier? Pourquoi est-ce que les étudiants continuent, même s'ils savent qu'ils vont perdre leur session? Pourquoi est-ce que des gens manifestent contre le Plan Nord?

      Ne vous contentez pas des réponses que vous suggéreront les grands médias comme La Presse ou Le Journal de Montréal, ou encore des personnalités aux opinions très tranchées, comme Richard Martineau. Ne vous contentez pas. Si la question vous intéresse, cherchez, creusez. Sinon, posez des questions, plutôt que des affirmations si tranchées, ce sera plus constructif. Vous apprendrez peut-être à mieux connaître ma génération, qui n'est pas composée que d'enfants rois chialeux et égoïstes.

    • alaina ulk - Inscrite 22 avril 2012 01 h 28

      C'est bon de savoir qu'il y a du monde pas comme vous madame, naïve et insouciante, qui s'ouvre enfin les yeux sur le gouvernement. Jusqu'où Charest aurait été sinon.

  • Vincent Delorme - Inscrit 21 avril 2012 16 h 36

    Pas surprenant!

    Le conservatoire, il est conservateur et c'est bien connu... On ne considère pas un seul instant l'opinion d'un étudiant dans l'interprétation d'un Bach, on ne considérera certainement pas ses opinions politiques!

    Selon moi, le cas du Conservatoire, qui renvoie ceux qui sortent du rang après seulement 4 semaines de débrayage, est évidemment à prendre à part.

    Cela dit, il est normal que les grands de la musique que sont les professeurs de cette institution n'aient pas envie de perdre leur temps avec un conflit politique avec lequel ils ne sentent probablement pas très concernés. Donc, assurément, une institution à prendre à part.

    • LBC - Inscrit 21 avril 2012 19 h 26

      Le cas du Conservatoire, en effet, est spécial et doit être pris à part. La décision dont on parle ici a été prise de façon injuste, sans tenir compte de la décision des étudiants de faire la grève.
      En tant qu'étudiante au Conservatoire de musique de Québec, toutefois, j'aimerais apporter quelques détails que je juge importants à considérer avant de se prononcer sur l'attitude de cet établissement.

      D'abord, la hausse des universités ne s'applique pas à celle des étudiants en musique du Conservatoire, et cet établissement est gouvernemental. Il y aura également une hausse pour ses étudiants, mais celle-ci est parallèle et relativement indépendante à celle des universités et s'inscrit dans un contexte différent. Les jeunes musiciens se mobilisent donc pour différentes raisons. Certains protestent contre la hausse du gouvernement Charest, par solidarité au mouvement étudiant ou parce qu'ils étudient dans différents domaines en plus de la musique ; d'autres, pour celle des conservatoires, et certains pour les deux).

      De plus, les étudiants en grève au conservatoire de Montréal ont fait cette grève sans obtenir de mandat pour celle-ci (obetnir ce mandat faisait partie de leurs revendications). Ils ont donc continué en prenant le risque de subir cette annulation. Cela est très dommage, selon moi, car leur protestation n'a pas été reconnue, alors qu'elle touchait une grande partie des étudiants et que leurs demandes et leurs moyens de protester étaient justes et honorables.

      Enfin, je pense que les professeurs de musique ne sont pas à blâmer dans cette histoire. Ceux-ci ne prennent pas, en général, les opinions politiques des élèves à la légère. Pensez au cas de Mme Liette Yergeau qui, voulant montrer son appui aux étudiants grévistes en ne notant pas leurs absences aux cours, s'est fait suspendre sans salaire durant deux jours par la haute direction, avec menace de renvoi si elle "récidivait". Je crois donc que le pro

  • Léa de PontBrillant - Inscrite 22 avril 2012 09 h 59

    Go pour une discussion avec le gouvernement.

    Si la porte est ouverte pour une discussion avec les trois regroupements des associations étudiantes il faut s'y présenter et être préparé.

    Si la porte pour les discussions s'ouvre seulement si les 3 dirigeants des regroupements se disent, personnellement, contre la violence et le vandalisme que ceux-ci soient du côté des manifestants ou celui des forces policières, alors GO. Selon moi un constat contre la violence et le vandalisme, on n’a pas à y penser bien longtemps ça va de soi.

    Bon c'est réglé maintenant assoyons-nous et discutons.

    Il faut que les étudiants qui seront à la table soient bien préparés car la balle est dans leur camp. Dites vous bien que ceux d'en face ne sont pas des "deux piques" mais la rue a fait son temps.


    Allez regroupements faites vos devoirs, trouvez et développez les éléments qui seront discutés, les réponses, les arguments, les solutions ou à la limite les pistes de solution ...

    1- Pour la gratuité complète ? Pourquoi ? Comment ? Les pistes de solutions ?

    2- Contre la hausse ? Pourquoi ? Comment ? Les pistes de solutions ?
    Ex: l'étudiant pourrait être remboursé du montant de l'augmentation - si la différence entre la date d'admission et la date du diplôme = le temps prescrit.
    Ceci est valide une seule fois par étudiant.

    3- Un moratoire pour la session d'automne 2013 ? Pourquoi ? Comment ? Les pistes de solutions ?

    4- Une hausse pourrait-elle être indispensable ? Pourquoi ? Comment ?
    Ex: les besoins technologiques des locaux universitaires, la capacité de payer de l'ensemble de la société, la vie est difficile pour plusieurs, les étudiants en situation d'handicap ...

    5, 6, 7, ...

    Suite à ce travail, les étudiants pourront dire nous sommes bien préparés M. Charest (soyez prêts vous aussi pas seulement avec de vieilles rengaines) et on vous attend à la table des discussions. Ça fera, une entente doit en ressortir car les étudiants doivent retourner aux études.

  • Donald Bordeleau - Abonné 22 avril 2012 22 h 44

    Respect du vote.

    Le Conservatoire de musique de Montréal fait semblant d'annuller la session.

    Il n'appartient à Lucien Bouchard de diriger le concervatoire.

    De toute façon, il ne faut pas oublier que les associations étudiantes vont se braquer.

    Soyez sur que le conservatoire va revisé sa position. Sinon, il y aura un autre baril que l'étincelle du conservatoire va allumer.