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    Grève étudiante - Non à un retour forcé

    Des enseignants dénoncent la judiciarisation du conflit

    20 avril 2012 |La Presse canadienne | Éducation
    Des étudiants et les forces de l’ordre se sont opposés, hier matin, au centre-ville de Montréal.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Des étudiants et les forces de l’ordre se sont opposés, hier matin, au centre-ville de Montréal.
    Le conflit étudiant s'enlise et s'aggrave en certains endroits, alors que les enseignants se rebiffent devant la situation dans laquelle le gouvernement tente de les placer et que les forces policières interviennent d'une manière de plus en plus musclée lors des manifestations étudiantes.

    La Fédération qui regroupe les syndicats de professeurs d'université s'oppose désormais à un retour forcé en classe et dénonce la judiciarisation du conflit, estimant qu'elle a créé un climat de peur dans lequel il est impossible d'offrir des cours.

    En conférence de presse, hier à Montréal, le président de la Fédération québécoise des professeurs d'université, Max Roy, a parlé d'une situation intenable pour ses membres.

    «L'obligation d'enseigner, dans les circonstances, favorise la discrimination entre les étudiants. Elle place les professeurs dans une position intenable de devoir arbitrer des conflits d'opinions et de défier les décisions prises démocratiquement par les associations étudiantes dûment constituées», a-t-il fait valoir.

    Pendant ce temps, le comité de coordination de Profs contre la hausse a décidé d'utiliser l'ironie pour dénoncer les arrestations d'enseignants, la présence policière dans les établissements et l'intimidation exercée par des agents de sécurité. Certains d'entre eux devaient se livrer aux policiers «de façon préventive», hier après-midi, au quartier général de la police à Montréal.

    Sur le terrain, pendant ce temps, les actions étudiantes se sont poursuivies.

    L'Université du Québec en Outaouais (UQO) a de nouveau été le théâtre de confrontations violentes, et la direction a annoncé après dîner que les cours étaient annulés pour la journée dans les pavillons Alexandre-Taché et Lucien-Brault.Trois autobus en provenance de Montréal avaient plus tôt emmené des étudiants venus appuyer leurs collègues de Gatineau. Les manifestants ont réussi à pénétrer dans les pavillons, malgré une importante présence policière et en contravention d'une injonction du tribunal.

    Les policiers ont utilisé des gaz irritants pour les faire reculer à un certain moment, mais les jeunes sont revenus à la charge. Durant les affrontements, au moins quatre étudiants ont été blessés à la tête à coups de matraque. «Je me sens comme dans une dictature», a lancé Laurent Paradis-Charette, un étudiant.

    Les étudiants qui sont entrés se seraient livrés à des actes de vandalisme dans l'établissement, «des dommages considérables» selon la police. Les policiers ont procédé à l'arrestation d'environ 150 d'entre eux. Cela porte à plus de 300 le nombre d'arrestations en deux jours.

    En fin d'après-midi, le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt, visiblement déconcerté par la tournure des événements, a annoncé que l'établissement serait fermé aujourd'hui. «Le personnel et les étudiants de l'UQO ont besoin d'une pause. Ils ont besoin d'un moment pour pouvoir assurer une atmosphère de travail paisible et des circonstances, un environnement de formation propice à l'apprentissage et, à ce stade-ci, il est impossible pour moi de vous assurer de la sécurité des gens demain [vendredi]», a-t-il dit.

    De son côté, l'Université de Sherbrooke, qui prévoyait reprendre les cours dans toutes les facultés touchées par un débrayage à compter de midi, comme le lui ordonnait une injonction délivrée la veille par la Cour supérieure, a renoncé à le faire.

    Montréal n'a pas été épargnée, un affrontement entre policiers et manifestants s'identifiant au mouvement étudiant a éclaté vers 8h30, hier matin, au centre-ville. Une bousculade s'est produite, des gaz irritants et un engin fumigène ont été lancés par les policiers, forçant les étudiants à se déplacer. Deux personnes ont été arrêtées.
     
     
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