Les étudiants n'ont pas à craindre un dégel des droits de scolarité, selon Reid
Photo : Jacques Nadeau
Le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, et la vice-présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Geneviève Hardy, ont remis hier à une employée du cabinet de Jean Charest
Le ministre de l'Éducation du Québec, Pierre Reid, soutient que les étudiants québécois n'ont aucune raison de s'inquiéter et que son gouvernement s'engage à respecter sa promesse électorale de ne pas dégeler les droits de scolarité au cours de son mandat actuel. Il indique également que son ministère souhaite intégrer dans une loi-cadre la question des frais afférents.
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont remis hier une lettre au premier ministre Jean Charest lui rappelant ses promesses électorales de «maintenir la gratuité au collégial et le gel des droits de scolarité à l'université tout en encadrant tous les frais obligatoires perçus par les institutions par une loi sur l'accessibilité», peut-on lire dans la lettre en question.
Le gouvernement du Québec est censé tenir cet automne une commission parlementaire sur le redressement du financement des universités. Selon la FEUQ et la FECQ, «celle-ci semble de plus en plus destinée à remettre en question vos [ceux du gouvernement libéral] engagements en matière de droits de scolarité», est-il écrit dans la lettre remise au premier ministre.
Les deux organisations étudiantes demandent donc au gouvernement du Québec d'annoncer, avant le 15 septembre, le dépôt d'ici l'automne, et avant la tenue de la Commission parlementaire, d'un projet de loi sur l'accessibilité aux études post-secondaires et sur le gel des droits de scolarité. Si le gouvernement ne répond pas à la demande des organisations étudiantes, «vous allez assister à la plus grande campagne du mouvement étudiant et on ne se contentera pas d'aller dans les rues», a prévenu hier en conférence de presse le président de la FEUQ, Nicolas Brisson. «Et comme le premier ministre le disait en campagne électorale, nous sommes prêts», a-t-il ajouté.
Selon M. Reid, les étudiants «n'ont pas besoin de s'en faire» et les demandes de la FEUQ et de la FECQ «sont déjà des engagements pour lesquels on a déjà dit qu'ils vont être tenus jusqu'à la fin du mandat». M. Reid a confirmé hier en entretien téléphonique au Devoir que les droits de scolarité ne seraient pas dégelés, «quel que soit le résultat de la Commission parlementaire pendant toute la durée de notre mandat. C'est un engagement ferme que nous allons tenir».
Il a également rappelé que son gouvernement s'était engagé à investir, au cours du mandat, 80 millions de dollars pour les cégeps dans les régions et 240 millions de dollars de crédits pour les universités.
Concernant les frais afférents, M. Reid rappelle que certains d'entre eux font déjà l'objet d'une entente avec les cégeps et sont plafonnés, comme les droits d'admission et d'inscription. Pour ce qui est des frais non plafonnés, M. Reid s'est dit prêt à en discuter avec les organisations étudiantes. Il indique par ailleurs qu'il souhaite intégrer la question des frais afférents dans une loi-cadre qui va être votée «une fois que le débat public va avoir eu lieu sur le financement des universités», donc après la Commission parlementaire.
M. Reid estime que cette Commission est essentielle pour permettre aux universités de planifier à long terme leur financement et pour faire en sorte qu'on ait au Québec «les formations universitaires dont nous avons besoin, tant sur le plan social et économique que technologique et scientifique».
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont remis hier une lettre au premier ministre Jean Charest lui rappelant ses promesses électorales de «maintenir la gratuité au collégial et le gel des droits de scolarité à l'université tout en encadrant tous les frais obligatoires perçus par les institutions par une loi sur l'accessibilité», peut-on lire dans la lettre en question.
Le gouvernement du Québec est censé tenir cet automne une commission parlementaire sur le redressement du financement des universités. Selon la FEUQ et la FECQ, «celle-ci semble de plus en plus destinée à remettre en question vos [ceux du gouvernement libéral] engagements en matière de droits de scolarité», est-il écrit dans la lettre remise au premier ministre.
Les deux organisations étudiantes demandent donc au gouvernement du Québec d'annoncer, avant le 15 septembre, le dépôt d'ici l'automne, et avant la tenue de la Commission parlementaire, d'un projet de loi sur l'accessibilité aux études post-secondaires et sur le gel des droits de scolarité. Si le gouvernement ne répond pas à la demande des organisations étudiantes, «vous allez assister à la plus grande campagne du mouvement étudiant et on ne se contentera pas d'aller dans les rues», a prévenu hier en conférence de presse le président de la FEUQ, Nicolas Brisson. «Et comme le premier ministre le disait en campagne électorale, nous sommes prêts», a-t-il ajouté.
Selon M. Reid, les étudiants «n'ont pas besoin de s'en faire» et les demandes de la FEUQ et de la FECQ «sont déjà des engagements pour lesquels on a déjà dit qu'ils vont être tenus jusqu'à la fin du mandat». M. Reid a confirmé hier en entretien téléphonique au Devoir que les droits de scolarité ne seraient pas dégelés, «quel que soit le résultat de la Commission parlementaire pendant toute la durée de notre mandat. C'est un engagement ferme que nous allons tenir».
Il a également rappelé que son gouvernement s'était engagé à investir, au cours du mandat, 80 millions de dollars pour les cégeps dans les régions et 240 millions de dollars de crédits pour les universités.
Concernant les frais afférents, M. Reid rappelle que certains d'entre eux font déjà l'objet d'une entente avec les cégeps et sont plafonnés, comme les droits d'admission et d'inscription. Pour ce qui est des frais non plafonnés, M. Reid s'est dit prêt à en discuter avec les organisations étudiantes. Il indique par ailleurs qu'il souhaite intégrer la question des frais afférents dans une loi-cadre qui va être votée «une fois que le débat public va avoir eu lieu sur le financement des universités», donc après la Commission parlementaire.
M. Reid estime que cette Commission est essentielle pour permettre aux universités de planifier à long terme leur financement et pour faire en sorte qu'on ait au Québec «les formations universitaires dont nous avons besoin, tant sur le plan social et économique que technologique et scientifique».
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