Injonction à l'UQO: un professeur est arrêté

Gatineau — Après une journée marquée par des expulsions et une arrestation, le calme est retombé sur le campus de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), hier soir.

Un professeur et un étudiant ont été expulsés, tandis qu'un autre professeur a été arrêté plus tôt dans la journée, relativement au mouvement de protestation contre l'injonction qui permet à l'université de donner les cours malgré la grève des étudiants. Vers 16h30, les manifestants avaient été repoussés par les forces de la police et les représentants de l'UQO.

Comme l'a expliqué l'agent Pierre Lanthier, du Service de police de Gatineau, les manifestants délogés se sont dirigés vers l'intersection des rues Belleau et Alexandre-Taché, à quelque 300 mètres de l'université.

Plus tôt, les dirigeants de l'université ont fait appel aux forces policières, qui ont dû intervenir à l'intérieur des murs de l'établissement pour une raison inconnue.

Le professeur qui a été arrêté fera face à des accusations d'entrave au travail des policiers.

Selon un porte-parole de l'UQO, Jean Boileau, 14 des 21 cours prévus à l'horaire ont eu lieu malgré quelques prises de bec entre étudiants. Des professeurs solidaires à la cause étudiante ont refusé d'enseigner et les dirigeants de l'université analyseront la situation afin de voir si des sanctions pourraient être imposées.

«L'université demeure ouverte aux étudiants», a également rappelé M. Boileau.

Lundi, une centaine de manifestants provenant de partout au Québec ont réussi à se barricader à l'intérieur de l'université pendant près de dix heures pour protester contre l'injonction qu'ils jugent antidémocratique.

D'ici la fin de cette injonction, la direction demandera à chaque personne qui désire entrer dans l'établissement de s'identifier afin d'éviter des débordements comme ceux de lundi.
2 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 18 avril 2012 00 h 38

    Avec l’entreprise de démolition Charest Inc, le chaos !

    La stratégie de pourrissement du conflit étudiant orchestrée par l’entreprise de démolition Charest Inc, poursuit son œuvre … l’objectif : un chaos dans le système scolaire que l’on tentera d’exploiter à des fins électorales !

    Les professeurs, pris en otages, sont l’objet d’une attention particulière, comme on peut le constater à l’UQO:
    Expulsion de la Professeure Judith Émery-Bruneau à l'UQO
    http://www.youtube.com/watch?v=6cJcFhQL-1I

    Ce n’est pas mieux à l’UDM où la situation des enseignants est devenue intenable:
    http://www.sgpum.ca/rentree-forcee-en-classe-du-lu

    Face à la rage destructrice d’un pouvoir aux abois, la population devra non seulement soutenir les étudiants, mais aussi les enseignants qui auront d’ici peu à faire face à une loi spéciale dont on peut facilement imaginer le contenu … !

    Yves Claudé

    • Louka Paradis - Inscrit 18 avril 2012 08 h 10

      C'est une honte de diviser notre relève instruite en factions dressées les unes contre les autres. Pour bâtir une société forte et prospère, on doit travailler tous ensemble. Honte à ce gouvernement de la discorde ! un gouvernement incompétent qui croit que la population est trop bête pour voir dans ses basses manoeuvres. Honte ! Tenons-nous debout et lucides : ensemble le 22 avril, beau temps mauvais temps.
      Louka Paradis, de Gatineau