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    Grève étudiante - Le climat demeure toujours aussi tendu

    18 avril 2012 | Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Des étudiants de l’UQAM ont suivi un cours à l’extérieur de leur établissement hier pour la cause étudiante.<br />
    Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Des étudiants de l’UQAM ont suivi un cours à l’extérieur de leur établissement hier pour la cause étudiante.
    La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) condamnera-t-elle la violence pour être des négociations entre le gouvernement et les étudiants? La possibilité qu'elle devance son congrès pour reposer la question à ses membres est pour l'instant écartée, mais pas complètement exclue, a appris Le Devoir. Elle y réfléchit actuellement.

    Pendant ce temps, alors les deux fédérations étudiantes ont des échanges avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, concernant une rencontre prochaine, la mobilisation se poursuit.

    À l'Université de Montréal, le climat devient de plus en plus malsain. Depuis lundi, alors que les cours reprenaient à la suite d'une injonction, une vingtaine de nouveaux agents de sécurité armés de matraques des services spéciaux B.E.S.T. ont fait leur apparition sur le campus, pour épauler les agents de l'université non armés.

    La tension est montée d'un cran lorsque plus d'une centaine d'étudiants ont occupé le hall de la Faculté d'aménagement. Malgré que le fait que les conditions pour donner les cours n'étaient pas réunies, des enseignants ont été intimidés par des agents de sécurité, ont rapporté des professeurs de l'Institut d'urbanisme.

    Le directeur de l'Institut d'urbanisme, Franck Scherrer, a déploré cette altercation qui viole la liberté scolaire des professeurs. «Les agents de sécurité ont posé des gestes maladroits, au-delà de ce qui était envisageable dans leur rôle», a-t-il souligné au Devoir. Déjà dix associations exigent la démission du recteur Guy Breton, de même qu'une pétition signée jusqu'ici par 2300 personnes.

    À l'UdeM, on dit avoir eu vent de débordements et de comportements racistes et irrespectueux de certains agents de B.E.S.T. «On leur a rappelé quelles étaient nos attentes», a indiqué Flavie Côté, porte-parole de l'Université. «Tous ces éléments font que le climat à l'Université est difficile et il faut s'ajuster», a-t-elle noté.

    Le directeur du Département de science politique, Éric Montpetit, a quant à lui suspendu les cours jusqu'à nouvel ordre. La direction de l'UdeM reconnaît qu'en raison des perturbations, il y a lieu de convoquer la communauté universitaire pour rediscuter des modalités de rattrapage et de la tenue des cours.

    Judiciarisation

    Autre étape dans la judiciarisation du conflit, un étudiant du cégep de Saint-Laurent a tenté d'obtenir de la Cour supérieure une injonction interlocutoire provisoire forçant son établissement à lui donner ses cours. Une étudiante du collège de Rosemont retournait quant à elle en classe hier également en vertu d'une injonction qu'elle a obtenue.

    Des juristes et avocats ont tenu hier une conférence de presse aux côtés de la CLASSE pour dénoncer la «répression judiciarisée» de la grève étudiante. «Cette judiciarisation du mouvement de grève a pour effet de créer un climat de confrontation et s'inscrit en faux avec les votes démocratiques des associations étudiantes», ont-ils déclaré. Ils soulignent que malgré ce que plusieurs laissent entendre, la grève n'est pas un droit conféré aux seuls travailleurs et ne fut pas créée par le Code du travail.

    Ils seraient environ 175 000 étudiants en débrayage. Les quelque 2000 étudiants de l'École nationale d'administration publique ont voté pour une grève de trois jours pour tenir un symposium sur la gouvernance et le financement des universités.

    ***

    Des sympathies fascistes sanctionnées

    Québec — Le ministère des Affaires municipales doit sévir contre un haut fonctionnaire aux sympathies fascistes.

    Le directeur de la fiscalité au ministère, Bernard Guay, a écrit récemment une lettre véhémente contre le mouvement de grève étudiant que le quotidien Le Soleil a dû retirer de son site Internet.

    Dans la lettre, M. Guay a parlé de mettre fin à «la tyrannie des agitateurs de gauche». Pour contrer les «activistes étudiants» et «reconquérir le terrain», il invite à s'inspirer des «mouvements fascistes» qui, dans les années 1920 et 1930, ont appliqué aux gauchistes «leur propre médecine». «Les opposants aux grèves doivent donc cabaler, s'organiser pour franchir en masse les lignes de piquetage [sic], apostropher les porteurs de carrés rouges où qu'ils les rencontrent, répondre à l'intimidation par le défi», écrit-il.

    Hier, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a condamné les propos de son fonctionnaire en les qualifiant d'«inappropriés». Il a indiqué que M. Guay avait été rencontré par le sous-ministre et que des sanctions administratives avaient été appliquées, lesquelles n'ont pas été précisées. (La Presse canadienne)
     
     
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