Grève étudiante - Des étudiants forcent l'annulation de cours
Des cours ont été annulés à Gatineau, à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Valleyfield
Gatineau — Après avoir barricadé et occupé pendant une journée un pavillon de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau, les étudiants ont quitté les lieux pacifiquement hier après-midi, avant que les policiers n'ouvrent les portes de force.
Car ceux-ci avaient reçu l'ordre de la direction de l'UQO, en fin d'après-midi, de déloger les étudiants en grève, «en utilisant la force minimale», a insisté le recteur Jean Vaillancourt.
Les étudiants avaient bloqué hier l'accès au pavillon pour empêcher la reprise des cours ordonnée par la Cour supérieure vendredi dernier. Cette injonction avait été demandée par un groupe d'étudiants qui voulaient retourner en classe.
C'est ce qui avait poussé les étudiants qui ont voté en faveur de la grève à barricader les portes du bâtiment de l'UQO au petit matin. Ils ont qualifié l'injonction d'«antidémocratique» puisque la grève avait fait l'objet d'un vote libre.
Plus de 200 étudiants occupaient ainsi l'intérieur du bâtiment et une cinquantaine d'autres scandaient des slogans à l'extérieur. La direction de l'Université s'est aussitôt résolue à annuler les cours pour la journée, invoquant des raisons de sécurité.
Le recteur de l'UQO a aussi demandé à un juge hier de casser l'injonction, plaidant que les risques pour la sécurité des étudiants et du personnel étaient plus grands si l'ordonnance était maintenue que si le vote de grève était respecté.
La demande pour faire casser l'injonction a été refusée. Le recteur a demandé aux étudiants de quitter les lieux. Ils ont obtempéré dans le calme en fin d'après-midi. Non sans déception, car la reprise des cours aujourd'hui est incertaine et le recteur a admis qu'il s'attendait à d'autres actions aujourd'hui. «D'autres stratégies sont vraisemblablement en préparation par les manifestants pour demain [aujourd'hui] matin. On va prendre des mesures différentes, un peu plus efficaces, je l'espère, pour respecter la volonté de la Cour», a déclaré le recteur.
En Montérégie, la direction du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu a également annoncé, hier en début d'après-midi, la fermeture de ses portes au moins jusqu'à vendredi, alors que les étudiants se prononceront sur la poursuite de la grève. Vendredi dernier, la direction avait annoncé sa décision de reprendre les cours malgré le vote des étudiants, afin de permettre aux collégiens de terminer leur session. Mais dans la nuit de dimanche à hier, des étudiants ont érigé un blocus face aux entrées du cégep.
En matinée, hier, la direction a pris la décision d'annuler les cours pour la journée, en raison «d'incidents qui portaient à croire que la reprise des cours serait périlleuse», selon Chantal Denis, directrice générale du cégep.
Au cégep de Valleyfield, les étudiants ont voté en faveur de la reconduction de la grève hier, malgré le désir de la direction de reprendre les cours. En fin d'après-midi hier, le regroupement des étudiants du cégep de Saint-Hyacinthe s'est entendu avec la direction de son établissement sur une injonction provisoire. Elle visait à empêcher le cégep de mener une consultation électronique auprès des étudiants pour la reprise des cours demain.
***
Saccage: de nouvelles arrestations
Trois jeunes hommes de 19 ans ont été arrêtés, hier matin, près du Cégep du Vieux-Montréal, alors que plusieurs immeubles ont été la cible d'actes de vandalisme dans la nuit d'hier dans divers quartiers de Montréal. Certains des édifices visés abritent des bureaux de ministères du gouvernement du Québec.
Des vandales s'en sont pris à un édifice du boulevard Marcel-Laurin, dans l'arrondissement Saint-Laurent, la circonscription du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier. Des fenêtres ont été fracassées et des traces de cocktail Molotov ont été trouvées sur les lieux.
D'autres gestes illégaux ont été commis au bureau de comté de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, rue Saint-Jacques, dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne.
La police de Montréal ne conclut pas encore à une série de gestes d'étudiants.
Car ceux-ci avaient reçu l'ordre de la direction de l'UQO, en fin d'après-midi, de déloger les étudiants en grève, «en utilisant la force minimale», a insisté le recteur Jean Vaillancourt.
Les étudiants avaient bloqué hier l'accès au pavillon pour empêcher la reprise des cours ordonnée par la Cour supérieure vendredi dernier. Cette injonction avait été demandée par un groupe d'étudiants qui voulaient retourner en classe.
C'est ce qui avait poussé les étudiants qui ont voté en faveur de la grève à barricader les portes du bâtiment de l'UQO au petit matin. Ils ont qualifié l'injonction d'«antidémocratique» puisque la grève avait fait l'objet d'un vote libre.
Plus de 200 étudiants occupaient ainsi l'intérieur du bâtiment et une cinquantaine d'autres scandaient des slogans à l'extérieur. La direction de l'Université s'est aussitôt résolue à annuler les cours pour la journée, invoquant des raisons de sécurité.
Le recteur de l'UQO a aussi demandé à un juge hier de casser l'injonction, plaidant que les risques pour la sécurité des étudiants et du personnel étaient plus grands si l'ordonnance était maintenue que si le vote de grève était respecté.
La demande pour faire casser l'injonction a été refusée. Le recteur a demandé aux étudiants de quitter les lieux. Ils ont obtempéré dans le calme en fin d'après-midi. Non sans déception, car la reprise des cours aujourd'hui est incertaine et le recteur a admis qu'il s'attendait à d'autres actions aujourd'hui. «D'autres stratégies sont vraisemblablement en préparation par les manifestants pour demain [aujourd'hui] matin. On va prendre des mesures différentes, un peu plus efficaces, je l'espère, pour respecter la volonté de la Cour», a déclaré le recteur.
En Montérégie, la direction du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu a également annoncé, hier en début d'après-midi, la fermeture de ses portes au moins jusqu'à vendredi, alors que les étudiants se prononceront sur la poursuite de la grève. Vendredi dernier, la direction avait annoncé sa décision de reprendre les cours malgré le vote des étudiants, afin de permettre aux collégiens de terminer leur session. Mais dans la nuit de dimanche à hier, des étudiants ont érigé un blocus face aux entrées du cégep.
En matinée, hier, la direction a pris la décision d'annuler les cours pour la journée, en raison «d'incidents qui portaient à croire que la reprise des cours serait périlleuse», selon Chantal Denis, directrice générale du cégep.
Au cégep de Valleyfield, les étudiants ont voté en faveur de la reconduction de la grève hier, malgré le désir de la direction de reprendre les cours. En fin d'après-midi hier, le regroupement des étudiants du cégep de Saint-Hyacinthe s'est entendu avec la direction de son établissement sur une injonction provisoire. Elle visait à empêcher le cégep de mener une consultation électronique auprès des étudiants pour la reprise des cours demain.
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Saccage: de nouvelles arrestations
Trois jeunes hommes de 19 ans ont été arrêtés, hier matin, près du Cégep du Vieux-Montréal, alors que plusieurs immeubles ont été la cible d'actes de vandalisme dans la nuit d'hier dans divers quartiers de Montréal. Certains des édifices visés abritent des bureaux de ministères du gouvernement du Québec.
Des vandales s'en sont pris à un édifice du boulevard Marcel-Laurin, dans l'arrondissement Saint-Laurent, la circonscription du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier. Des fenêtres ont été fracassées et des traces de cocktail Molotov ont été trouvées sur les lieux.
D'autres gestes illégaux ont été commis au bureau de comté de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, rue Saint-Jacques, dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne.
La police de Montréal ne conclut pas encore à une série de gestes d'étudiants.








