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    Gestion des universités: la CLASSE doit dénoncer la violence pour être invitée, dit Charest

    16 avril 2012 16h27 |La Presse canadienne | Éducation
    Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, de la CLASSE. La Coalition est prête à participer à la commission indépendante sur la gestion des universités, à laquelle la ministre a convoqué hier les fédérations étudiantes collégiale (FECQ) et universitaire (FEUQ).
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, de la CLASSE. La Coalition est prête à participer à la commission indépendante sur la gestion des universités, à laquelle la ministre a convoqué hier les fédérations étudiantes collégiale (FECQ) et universitaire (FEUQ).
    Les cours annulés au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu et à l'Université du Québec en Outaouais.
    Le premier ministre Jean Charest estime que la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) n’aura pas sa place au sein de la commission indépendante sur la gestion des universités tant et aussi longtemps qu’elle ne condamnera pas fermement et sans réserve la violence qui se manifeste en marge du conflit étudiant.

    De passage à Laval, aujourd'hui, pour faire la promotion du Plan Nord, le premier ministre a qualifié d’inacceptables les gestes de violence et d’intimidation qui se multiplient ces jours-ci.

    Il répète par ailleurs que son gouvernement ne reculera pas sur la question des droits de scolarité, que l’augmentation est juste et équitable et que la décision a été longuement mûrie.

    La CLASSE veut participer


    Plus tôt dans la journée, les porte-parole de la CLASSE se sont dits prêts à participer à la commission indépendante sur la gestion des universités, à laquelle la ministre a convoqué hier les fédérations étudiantes collégiale (FECQ) et universitaire (FEUQ). La CLASSE a demandé aux deux fédérations de faire preuve de solidarité et de ne pas accepter d’y participer si elle n’est pas elle-même présente.

    Ses porte-parole accusent d’ailleurs au passage la ministre Beauchamp de chercher à diviser le mouvement étudiant en ne l’invitant pas à ces travaux, alors qu’elle représente 47 % des étudiants qui boycottent leurs cours.

    La Coalition se dit également prête à faire sa part pour diminuer la tension, et estime que son ouverture à participer à la commission en est une démonstration. Cependant, bien que ses porte-parole disent se dissocier des actes de violence, ils refusent systématiquement de les condamner, disant ne pas avoir de mandat en ce sens.

    Le premier ministre Charest rétorque qu’il ne faut pas de mandat pour condamner des gestes qui vont à l’encontre des valeurs de la société.

    Bien que Mme Beauchamp ait indiqué que la commission ne portera pas sur les droits de scolarité, la CLASSE justifie sa demande de participation par le fait qu’en discutant des dépenses des universités en publicité et en immobilisations, du nombre et de la rémunération des cadres et des recteurs, la question du financement des universités et, par le fait même, de la hausse des droits de scolarité devront être abordées.

    La CLASSE soutient qu’en ouvrant une discussion sur la gestion des fonds universitaires, la ministre en reconnaît implicitement la déficience et remet implicitement en question la crédibilité du discours des gestionnaires universitaires quant au sous-financement de leur institution.

    Des syndicats approuvent l'ouverture de la ministre

    Par ailleurs, des organisations syndicales se sont réjouies de la récente ouverture démontrée par la ministre Beauchamp dans le dossier de la grève étudiante, mais en demandent davantage.

    L’Alliance sociale, qui regroupe sept organisations syndicales du Québec, exige ainsi que l’ensemble des associations étudiantes soient invitées à participer à une éventuelle commission indépendante sur la gestion des universités.

    Les syndicats affirment aussi qu’il faudra y aborder la question des droits de scolarité, même si la ministre l’a écartée de l’ordre du jour. Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, croit qu’il faut maintenir la pression et poursuivre les efforts pour faire plier Québec.

    L’Alliance sociale demande également à ce que la hausse des droits de scolarité annoncée pour la prochaine année scolaire soit suspendue, le temps que la commission indépendante sur la gestion des universités puisse déposer son premier rapport.
     
     
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