La sécurité avant toute chose, dit Charest

Le premier ministre Jean Charest a déclaré hier que les cégeps et universités doivent tenir compte de plusieurs critères, dont la sécurité, avant de forcer le retour en classe.

M. Charest a nié qu'il nuançait ainsi la position exprimée mercredi par la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, qui rappelait aux établissements que la loi les oblige à donner leurs cours et qu'ils doivent prendre tous les moyens pour que les cours puissent être offerts.

«Nous laissons à chaque institution le soin de prendre les décisions qu'elles doivent prendre en fonction de plusieurs critères qui incluent la sécurité», a-t-il dit en marge d'une mission au Brésil.

Les directives du gouvernement n'ont pas freiné les ardeurs des étudiants sur le terrain. À Montréal, des manifestants ont tenté de bloquer l'accès à l'Université Concordia, qui n'est pas en grève, mais ont rapidement été confrontés à des étudiants de l'institution qui avaient la ferme intention d'aller suivre leurs cours.

L'événement a donné lieu à des échanges de coups sous les yeux des policiers, qui ont mis quelques minutes avant d'intervenir. Aucune arrestation n'a été effectuée.

Les étudiants de l'Université de Sherbrooke ont également manifesté en grand nombre, certains rendant l'accès au campus difficile en matinée.

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D'après La Presse canadienne
1 commentaire
  • Donald Bordeleau - Abonné 13 avril 2012 14 h 11

    Monument des recteurs.

    Pyramides pour recteurs.
    Voici ce que l’on récolte après 10 ans de ce gouvernement.

    Il ne faut pas oublier que c’est Jean-Marc Fournier qui en 2006 alors ministre de l’éducation avait détourné des fonds destinés à l’enseignement et permis aux hauts dirigeants du réseau des universités du Québec d’obtenir des fonds de pension supplémentaires.

    Le gouffre de l’îlot Voyageur va nous coutez à l’échéance près de 600 millions, encore un cadeau de Monsieur Fournier.

    Pendant ce temps, on apprend aujourd’hui que les grandes universités du Québec sont dans le rouge et traînent de gros déficits.
    Les universités Laval, Sherbrooke, du Québec (sauf Montréal), Bishop’s, Concordia réussissent maintenant à équilibrer leur budget. Mais à l’inverse L’UQAM, McGill et l’Université de Montréal continue à être dans le rouge. Donc, selon cette logique il y a des universités qui n’ont pas besoin d’argent frais pour fonctionner. Mais ou est la logique pour les autres universités.
    Les universités québécoises traînent un déficit accumulé total de 453 millions et comme ceci : Université de Montréal (139 millions), Université Laval (96 millions), McGill (72 millions), UQAM (67 millions)
    Ce n’est pas normal que la Ville de Longueuil ait dit oui à l’établissement de l’Université de Sherbrooke sur son territoire. Quelqu’un à la Ville de Longueuil aurait dû dire NON, c’est irresponsable et les universités de Montréal vont en subir les conséquences. Même chose au Ministère de l’Éducation.
    Ou encore le nouveau campus de l’Université de Montréal à Outremont qui coutera près de 200 millions.
    La clientèle universitaire est en baisse présentement. Après 2016, il faudra faire de regroupement des universités et même fermé des pavillons.
    Les recteurs on souvent des rêves avec l'argent des étudiants qui sert déjà à ériger quelques pyramides universitaires.