Lettres - Une proposition
Dans la lutte des étudiants contre l'augmentation des frais de scolarité, je m'étonne devant le discours actuel de notre élite selon lequel nous devons augmenter les droits de scolarité pour subventionner le système scolaire, car on ne pourrait ni augmenter les impôts ni diminuer les services à la population.
Selon moi, il y a beaucoup d'argent dans notre système économique à mieux répartir. Je me prends comme exemple. J'ai des revenus suffisamment élevés pour payer les études de mes trois jeunes enfants. Par contre, puisque je suis suffisamment «riche» je cotise 2000 $ par année au REEE de chacun de mes enfants, le gouvernement fédéral me donne une subvention de 400 $ par année par enfant et le provincial 200 $ par année par enfant, et ce, durant 18 ans. Les gouvernements me donneront donc 600 $ x 18 années = 10 800 $ par enfant en subvention (32 400 $ pour les trois enfants). En plus, les intérêts dans les REEE fructifient à l'abri de l'impôt et seront imposés selon les revenus des enfants, mais pour être prudent je n'en tiens pas compte, car les droits de scolarité augmenteront eux aussi dans le futur.
Les droits de scolarité en 2017 seront de 3793 $ par année, soit de 11 379 $ pour un bac de 3 ans. Le gouvernement m'aura donné en subvention 10 800 $ par enfant. L'université me coûtera donc 579 $ par enfants (soit 193 $ par année de bac). Sans l'augmentation proposée par Charest, les gouvernements m'auront donné plus d'argent qu'il me coûtera de droits de scolarité! Ce n'est pas socialement acceptable.
Je propose donc de couper le programme des REEE et de ne pas augmenter les droits de scolarité. Si l'économie engendrée par l'abolition du programme des REEE n'est pas suffisante pour subventionner convenablement le système scolaire, je propose d'abolir: les CÉLI, les REER, le taux d'imposition réduit de 50 % sur le gain en capital et les paradis fiscaux. Avec ça, les gouvernements pourront également commencer à réduire la dette.
***
Jean-François Milette - Québec, le 4 avril 2012
Selon moi, il y a beaucoup d'argent dans notre système économique à mieux répartir. Je me prends comme exemple. J'ai des revenus suffisamment élevés pour payer les études de mes trois jeunes enfants. Par contre, puisque je suis suffisamment «riche» je cotise 2000 $ par année au REEE de chacun de mes enfants, le gouvernement fédéral me donne une subvention de 400 $ par année par enfant et le provincial 200 $ par année par enfant, et ce, durant 18 ans. Les gouvernements me donneront donc 600 $ x 18 années = 10 800 $ par enfant en subvention (32 400 $ pour les trois enfants). En plus, les intérêts dans les REEE fructifient à l'abri de l'impôt et seront imposés selon les revenus des enfants, mais pour être prudent je n'en tiens pas compte, car les droits de scolarité augmenteront eux aussi dans le futur.
Les droits de scolarité en 2017 seront de 3793 $ par année, soit de 11 379 $ pour un bac de 3 ans. Le gouvernement m'aura donné en subvention 10 800 $ par enfant. L'université me coûtera donc 579 $ par enfants (soit 193 $ par année de bac). Sans l'augmentation proposée par Charest, les gouvernements m'auront donné plus d'argent qu'il me coûtera de droits de scolarité! Ce n'est pas socialement acceptable.
Je propose donc de couper le programme des REEE et de ne pas augmenter les droits de scolarité. Si l'économie engendrée par l'abolition du programme des REEE n'est pas suffisante pour subventionner convenablement le système scolaire, je propose d'abolir: les CÉLI, les REER, le taux d'imposition réduit de 50 % sur le gain en capital et les paradis fiscaux. Avec ça, les gouvernements pourront également commencer à réduire la dette.
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Jean-François Milette - Québec, le 4 avril 2012








