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    Grève étudiante - Entre rattrapage et suspension

    La poursuite des cours n'est pas garantie à l'UdeM

    3 avril 2012 | Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Des étudiants ont entamé une grève de la faim devant les bureaux montréalais de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.<br />
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Des étudiants ont entamé une grève de la faim devant les bureaux montréalais de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.
    L'Université de Montréal (UdeM) souhaite un rattrapage des cours d'ici à la mi-juin, mais envisage d'en suspendre certains, s'il n'y a pas de retour en classe d'ici le 10 avril. Dans un communiqué rendu public hier en fin de journée, la direction de l'UdeM a indiqué qu'au-delà du congé de Pâques, elle ne pourrait garantir que tous les cours seraient terminés pour le 15 juin et que, par conséquent, «certains cours pourraient en effet être suspendus», faute de ressources disponibles. Toutefois, le trimestre d'été devrait commencer comme prévu le 1er mai.

    Les scénarios de rattrapage se succèdent et deviennent caducs: jusqu'ici, le mouvement étudiant refuse de s'essouffler et conserve ses quelque 200 000 grévistes depuis la grande manifestation nationale du 22 mars. «On remarque à la CLASSE que le mouvement ne faiblit pas, au contraire. On a même 77 000 personnes qui ont un mandat de grève à durée indéterminée et qui vont revoter lorsque la ministre fera une offre», a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

    Les étudiants du cégep régional de Lanaudière à L'Assomption ont quant à eux voté pour mettre fin au débrayage dès demain. Depuis le début, c'est la première fois que les étudiants d'un cégep ayant cumulé dix jours ou plus de grève votent en faveur d'un retour en classe. Cela n'inquiète guère M. Nadeau-Dubois. «Il nous reste encore quelques semaines. Certains se disent que tant qu'à avoir fait la grève pendant 5-6 semaines, n'abandonnons pas au seuil de la victoire et donnons tout ce que nous avons.»

    Multiplier les actions


    Hier, près de 2000 personnes ont manifesté à Sherbrooke, fief du premier ministre Jean Charest. Les organisateurs de la CLASSE avaient refusé de soumettre le parcours aux policiers, mais la marche s'est déroulée dans le calme. Une autre manifestation est prévue à Sherbrooke demain, cette fois organisée par les deux grandes fédérations étudiantes.

    Hier, les Profs contre la hausse ont emboîté le pas aux étudiants en manifestant aux abords du pont Jacques-Cartier, forçant la fermeture d'une voie vers la Rive-Sud. Dans une lettre qu'ils ont fait parvenir aux médias, ils ont critiqué la «non-écoute» du gouvernement Charest. «Nous considérons que la position de fermeture du gouvernement ne peut être comprise que comme de l'arrogance.»

    Enfin, un juge de la Cour supérieure rendra ce matin sa décision concernant une demande d'injonction déposée par un étudiant qui voudrait avoir accès à ses cours. Une demande semblable faite par un étudiant de l'UdeM a été rejetée la semaine dernière, mais une injonction a bel et bien été imposée au Collège d'Alma, dont le retour en classe n'a pas pu se faire hier matin parce que des étudiants ont bloqué tous les accès du cégep.
     
     
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