Grève étudiante - Le mouvement perd des appuis
Des actions de soutien continuent d'avoir lieu partout au Québec
Carré rouge suspendu à la tour du pavillon principal de l'Université de Montréal, occupation et vandalisme dans les bureaux de la Fédération des cégeps, piquetage à l'hôtel de ville, marche à reculons près de l'UQAM. Les étudiants refusent de déposer les armes. Mais, pendant ce temps, le mouvement perd certains de ses appuis.
Bien que les étudiants en médecine de l'Université de Montréal aient prolongé leur débrayage de trois jours, les 34 000 étudiants de premier cycle de l'Université Concordia (Concordia Student Union) n'ont pas réussi à renouveler le mandat de grève, faute de quorum. Un coup dur, reconnaît le vice-président externe de la CSU, Cahd Walcott. «Mais il y a encore 6000 étudiants de Concordia en grève dans d'autres associations. On est en train de lancer une pétition pour convoquer une autre assemblée d'ici une semaine», a-t-il noté.
Vendredi dernier, l'Association générale des étudiants l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui compte près de 10 000 membres, a également voté contre la reconduction de la grève générale illimitée dans une proportion de près de 60 %.
Hier, la grève a toutefois été reconduite aux cégeps Rosemont et Marie-Victorin (jusqu'à ce qu'une offre satisfaisante soit déposée) et à ceux de L'Assomption et de Valleyfield (dans des majorités très faibles toutefois). Le vote de reconduction se tient aujourd'hui au cégep Montmorency et de Drummondville, et d'autres sont prévus au cours des prochains jours.
Vandalisme à la Fédération des cégeps
Les bureaux de la Fédération des cégeps ont été occupés hier par des dizaines d'étudiants du cégep de Maisonneuve dont certains masqués, non sans qu'il y ait eu des actes de vandalisme. Les manifestants ont forcé la porte pour entrer et sont repartis au bout de deux heures après avoir notamment arraché les logos en métal. Vers 14h, un groupe de manifestants se dirigeait vers le métro Jarry lorsqu'un individu a fracassé la vitre d'une SAQ. Le groupe a par la suite été rattrapé à l'intérieur du souterrain par les policiers, qui ont utilisé du poivre de Cayenne pour les disperser.
En revanche, les étudiants ont manifesté pacifiquement aux abords de l'hôtel de Ville, où le maire Gérald Tremblay recevait le recteur de l'UdeM et le ministre des Finances pour lancer le chantier du campus Outremont.
Néanmoins, l'intolérance à l'égard des étudiants s'est fait également sentir au sein des universités. Certaines administrations ont indiqué en avoir assez des obstructions au bon fonctionnement de leurs établissements, notamment à l'Université Concordia, où les étudiants ont été avertis que leur grève était illégale et qu'ils ne pouvaient empêcher la tenue des cours. Au Conservatoire de musique de Montréal, l'enseignante Liette Yergeau a été suspendue sans solde pour deux jours pour avoir dit aux étudiants qu'elle ne pénaliserait pas les étudiants pour leurs absences.
Les trois grandes organisations étudiantes ont fait connaître hier quelques-unes des actions qu'elles mèneront au cours des prochaines semaines. Des manifestations se tiendront aujourd'hui aux quatre coins du Québec, notamment devant l'usine Rio Tinto Alcan d'Alma, actuellement en lockout. Un rassemblement est prévu le 4 avril à Sherbrooke, qui est la circonscription du premier ministre Charest.
Bien que les étudiants en médecine de l'Université de Montréal aient prolongé leur débrayage de trois jours, les 34 000 étudiants de premier cycle de l'Université Concordia (Concordia Student Union) n'ont pas réussi à renouveler le mandat de grève, faute de quorum. Un coup dur, reconnaît le vice-président externe de la CSU, Cahd Walcott. «Mais il y a encore 6000 étudiants de Concordia en grève dans d'autres associations. On est en train de lancer une pétition pour convoquer une autre assemblée d'ici une semaine», a-t-il noté.
Vendredi dernier, l'Association générale des étudiants l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui compte près de 10 000 membres, a également voté contre la reconduction de la grève générale illimitée dans une proportion de près de 60 %.
Hier, la grève a toutefois été reconduite aux cégeps Rosemont et Marie-Victorin (jusqu'à ce qu'une offre satisfaisante soit déposée) et à ceux de L'Assomption et de Valleyfield (dans des majorités très faibles toutefois). Le vote de reconduction se tient aujourd'hui au cégep Montmorency et de Drummondville, et d'autres sont prévus au cours des prochains jours.
Vandalisme à la Fédération des cégeps
Les bureaux de la Fédération des cégeps ont été occupés hier par des dizaines d'étudiants du cégep de Maisonneuve dont certains masqués, non sans qu'il y ait eu des actes de vandalisme. Les manifestants ont forcé la porte pour entrer et sont repartis au bout de deux heures après avoir notamment arraché les logos en métal. Vers 14h, un groupe de manifestants se dirigeait vers le métro Jarry lorsqu'un individu a fracassé la vitre d'une SAQ. Le groupe a par la suite été rattrapé à l'intérieur du souterrain par les policiers, qui ont utilisé du poivre de Cayenne pour les disperser.
En revanche, les étudiants ont manifesté pacifiquement aux abords de l'hôtel de Ville, où le maire Gérald Tremblay recevait le recteur de l'UdeM et le ministre des Finances pour lancer le chantier du campus Outremont.
Néanmoins, l'intolérance à l'égard des étudiants s'est fait également sentir au sein des universités. Certaines administrations ont indiqué en avoir assez des obstructions au bon fonctionnement de leurs établissements, notamment à l'Université Concordia, où les étudiants ont été avertis que leur grève était illégale et qu'ils ne pouvaient empêcher la tenue des cours. Au Conservatoire de musique de Montréal, l'enseignante Liette Yergeau a été suspendue sans solde pour deux jours pour avoir dit aux étudiants qu'elle ne pénaliserait pas les étudiants pour leurs absences.
Les trois grandes organisations étudiantes ont fait connaître hier quelques-unes des actions qu'elles mèneront au cours des prochaines semaines. Des manifestations se tiendront aujourd'hui aux quatre coins du Québec, notamment devant l'usine Rio Tinto Alcan d'Alma, actuellement en lockout. Un rassemblement est prévu le 4 avril à Sherbrooke, qui est la circonscription du premier ministre Charest.








