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Droits de scolarité: les étudiants multiplient les actions ciblées

26 mars 2012 14h31 | La Presse canadienne | Éducation
Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal.
Plus d’actions ciblées, plus de perturbations et plus de pressions: les étudiants ne comptent pas laisser mourir l’enthousiasme engendré par la grande manifestation nationale du 22 mars dernier.

Les trois principaux regroupements d’associations étudiantes ont rencontré les médias aujourd'hui dans deux conférences de presse distinctes, afin de faire le point sur la situation et annoncer leur couleur pour la suite du combat contre la hausse des droits de scolarité.

Puisque le gouvernement fait toujours la sourde oreille à leurs demandes et refuse de reculer sur la hausse de 1625 $ sur cinq ans, ce sont maintenant les libéraux de Jean Charest qui seront la cible des étudiants.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont annoncé conjointement aujourd'hui qu’elles lancent une campagne contre les libéraux dans dix circonscriptions ciblées.

Ces circonscriptions avaient été remportées de justesse par les troupes de Jean Charest lors des dernières élections générales. Les étudiants veulent maintenant s’assurer que les électeurs de ces circonscriptions ne reconduiront pas leur député libéral à l’Assemblée nationale.

«En s’attaquant directement aux circonscriptions faibles des libéraux, on veut canaliser la frustration de la population envers le gouvernement», a lancé Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Ainsi, les circonscriptions des ministres Robert Dutil, Pierre Corbeil et Monique Gagnon-Tremblay seront notamment ciblées.

La CLASSE promet des «perturbations économiques»

La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a elle aussi rencontré les médias, ce matin, pour présenter son plan de match des semaines à venir. Elle a promis une intensification des moyens de pression et des «perturbations économiques».

«Ce gouvernement ne semble comprendre que le langage de l’argent, c’est avec ce langage-là qu’on va s’adresser à lui», a expliqué le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, refusant toutefois de donner plus de détails sur ces «perturbations».

De plus, des rassemblements et manifestations seront tenus aux quatre coins du Québec. Les étudiants se joindront notamment à une manifestation organisée par les syndiqués de l’usine Rio Tinto Alcan d’Alma, actuellement en lock-out. Ils convergeront également à Sherbrooke, circonscription du premier ministre Charest.

L’objectif derrière ces initiatives est de rassembler la société civile et de faire prendre une nouvelle ampleur au mouvement étudiant.

«À partir de maintenant, le mouvement étudiant doit devenir un mouvement social [...] Les conditions sont réunies pour un "Printemps québécois"», a ajouté M. Nadeau-Dubois, faisant référence aux soulèvements populaires qui ont embrasé plusieurs pays arabes l’an dernier.

Si la FECQ et la FEUQ font traditionnellement front commun alors que la CLASSE, réputée plus radicale, fait cavalier seul, le porte-parole de cette dernière, Gabriel Nadeau-Dubois, a estimé que les actions sont complémentaires.

«On a été très rassurés de voir les fédérations étudiantes, la semaine dernière, annoncer publiquement dans les médias qu’ils refuseraient de négocier sans la présence de l’ensemble des organisations étudiantes [...] La stratégie du Parti libéral a toujours été de diviser la population; là, il tente de diviser le mouvement étudiant et on va faire tout ce qu’on peut pour que ça ne fonctionne pas comme stratégie.»

Plus de 200 000 étudiants sont actuellement en grève.
Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal.<br />
Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal. Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal sous l'oeil des forces policières. Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal. Des étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté ce matin devant l'Hôtel de ville de Montréal.
 
 
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