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    Droits de scolarité: l'impasse persiste

    Les étudiants poursuivent leurs actions malgré la fermeté du gouvernement

    20 mars 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Des étudiants de l’Université de Montréal ont dénoncé de façon créative hier la hausse des droits de scolarité.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Des étudiants de l’Université de Montréal ont dénoncé de façon créative hier la hausse des droits de scolarité.
    Chacun est campé sur ses positions et rien ne semble permettre de sortir de l'impasse dans laquelle se trouvent le gouvernement et les étudiants. Or, loin de freiner les grévistes, l'inflexibilité du gouvernement Charest semble au contraire raviver leurs ardeurs. Hier, les étudiants contre la hausse ont multiplié leurs actions symboliques, qui culmineront en une grande manifestation de masse jeudi après-midi.

    Sortant d'une allocution prononcée à Google Québec, le premier ministre Jean Charest a rappelé hier qu'il n'y aurait rien sur les droits de scolarité dans le budget Bachand dévoilé aujourd'hui. Sans ces augmentations touchant les étudiants d'université, c'est toute la classe moyenne qui devrait payer davantage pour mieux financer les universités du Québec, a-t-il poursuivi.

    Certains des 200 à 300 étudiants qui manifestaient à l'extérieur auraient réussi à pénétrer dans l'immeuble, et des «techniques de dispersion», comme des gaz irritants, ont dû être utilisées, a confirmé un porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Raphaël Bergeron.

    Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Bureau-Blouin, se désole de voir que les étudiants ne sont pas pris au sérieux. «On a vraiment l'impression qu'on fait face à un gouvernement qui n'est pas légitime et qui nous considère comme des citoyens de seconde classe», a-t-il dit en appelant à la négociation.

    Hier en soirée, il est allé au conseil municipal à la recherche d'un appui de la Ville de Montréal pour que cesse le conflit. «La mince avancée, c'est qu'on a obtenu du maire qu'il traite de la question en priorité», a-t-il souligné.

    La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, demeurait tout aussi inébranlable et a rappelé aux étudiants ce qui était en jeu dans ce conflit. «[La grève], ça va vouloir dire de façon incontournable de reprendre ces cours-là à d'autres moments», a dit la ministre dans un entretien préenregistré diffusé hier soir à 24 heures en 60 minutes à RDI, dans le cadre d'une émission spéciale sous la forme d'un débat sur les droits de scolarité qui rassemblait des étudiants, enseignants et recteurs.

    Les actions continuent

    À part sur le désir d'avoir des universités de qualité, aucun consensus n'a émergé du débat. La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, s'est toutefois dite ouverte à l'idée d'un médiateur. «On pense qu'on est capables de s'asseoir comme des adultes et de discuter, mais si ça prend un médiateur, pourquoi pas?» Pour le porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, Québec semble être le seul à pouvoir faire une concession. «Si on se fie à son habitude, le gouvernement va reculer. Mais la première étape, c'est qu'il admette qu'il y a une crise politique et que les appuis à la cause étudiante sont nombreux», a-t-il déclaré. L'ex-recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, est quant à lui demeuré sceptique sur une entente possible. «À condition que les étudiants puissent dialoguer sur les vraies choses. Pas pour dire dans la poche de qui il faut aller chercher l'argent», a-t-il indiqué.

    Enfin, cinq associations facultaires de l'UQAM sur sept (soit près de 20 000 étudiants en grève) ont voté une résolution qui prévoit qu'un vote sur le retour en classe se tiendra si la ministre de l'Éducation dépose une offre.

    Hier, une centaine de personnes ont manifesté devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Montréal tandis qu'à l'Université de Montréal, des étudiants ont tenu une occupation créative de la place Laurentienne. À la Place des Arts en fin d'après-midi, des centaines d'étudiants habillés de rouge, livre à la main, ont composé une impressionnante fresque en demeurant immobiles pendant 15 minutes.

    À Québec, des bonshommes de neige colorés en rouge ont été dressés devant l'Assemblée nationale, symbolisant le «dégel» des droits de scolarité. À l'Université du Québec à Trois-Rivières, les locaux administratifs ont été occupés par les étudiants.

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    NDLR: Une correction a été apportée à cet article après la mise en ligne.
     
     
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