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    Lutte contre la hausse des droits de scolarité - Les écoles secondaires sont aussi touchées

    17 mars 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Les étudiants en grève rivalisent d’imagination pour signifier leur opposition à la hausse des droits de scolarité. Vêtus de noir et de rouge, quelques centaines d’entre eux ont participé hier dans le Quartier des spectacles, à Montréal, à une «marche funèbre» pour souligner «le décès tragique de Monsieur Accès aux études et de Madame Éducation supérieure».<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les étudiants en grève rivalisent d’imagination pour signifier leur opposition à la hausse des droits de scolarité. Vêtus de noir et de rouge, quelques centaines d’entre eux ont participé hier dans le Quartier des spectacles, à Montréal, à une «marche funèbre» pour souligner «le décès tragique de Monsieur Accès aux études et de Madame Éducation supérieure».
    Le mouvement de grève étudiante a des échos jusque dans les écoles secondaires. Alors que mercredi dernier, l'école Sophie-Barat manifestait aux côtés des grévistes, les élèves de l'école publique Paul-Gérin-Lajoie d'Outremont (PGLO) ont voté à près de 98 % en faveur d'une grève d'un jour pour être de la partie, lors de la grande manifestation du 22 mars prochain.

    «Au niveau secondaire, les jeunes sont souvent négligés et sous-estimés par la population. Notre objectif, c'était de donner une voix à ces élèves-là. On voulait faire savoir au gouvernement que c'est notre génération qui va souffrir de la hausse», a expliqué Alexandre Petitclerc, un élève de cinquième secondaire à l'école PGLO.

    Il a même fondé l'Association indépendante des élèves du secondaire (AIDES), qui comprend pour l'instant six établissements, dont Sophie-Barat, Pierre-Laporte et Jeanne-Mance. «Les élèves peuvent faire la différence», a souligné Nicolas Lacroix, son camarade de lutte qui s'implique aussi dans le mouvement pour défendre l'accessibilité à l'université. «C'est un bien commun et c'est universel.»

    La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, dont fait partie l'école PGLO, n'entend pas entraver, encore moins interdire, ce genre d'initiatives. «C'est à chaque école de gérer le processus. Il faut comprendre qu'il n'y a pas le même degré de militantisme partout», explique Jean-Michel Nahas, responsable des communications à la CSMB. Il précise que le personnel de PGLO devra se présenter comme à l'habitude, même si on s'attend à ce que les élèves ne soient pas en classe.

    À la commission scolaire des Grandes-Seigneuries, les enseignants et les élèves sont libres d'exprimer leur opinion et de porter le carré rouge, sans pouvoir toutefois manquer leurs cours. Même mot d'ordre au collège Notre-Dame de Montréal, qui ne permet pas, par contre, le port de ce symbole, car il contrevient au code vestimentaire. La Commission scolaire de Montréal fera connaître lundi sa position sur la question.

    Grèves interdites

    Pour des raisons de «neutralité à l'égard de ce débat d'idées», l'École d'éducation internationale de la commission scolaire des Patriotes a informé les parents qu'aucune manifestation de sympathie au mouvement n'était permise. «Aucun élève n'est autorisé à se rendre à Montréal pour manifester et aucune activité à l'interne ne sera organisée pour promouvoir le mouvement de grève», écrit la directrice, Marie-Claude Tardif.

    Les instigateurs de l'AIDES déplorent que leurs compagnes du pensionnat Saint-Nom-de-Marie, bien qu'elles aient intégré le mouvement, se soient vu défendre de tenir des kiosques d'information dans leur école. Un élève de l'école André-Laurendeau aurait également été suspendu une journée pour avoir distribué des carrés rouges, symboles de la lutte contre la hausse. «On dénonce ce geste. Peu importe l'âge, chaque individu devrait avoir droit à sa liberté d'opinion», note Alexandre Petitclerc. Les élèves des écoles Sophie-Barat et Saint-Louis tiendront mardi un vote de grève.
     
     
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