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Hausse des droits de scolarité - Au tour des parents de se joindre à la lutte

16 mars 2012 | Lisa-Marie Gervais | Éducation
À Montréal, des enseignants sont allés prêter main forte aux étudiants du collège de Rosemont dans les piquets de grève.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir À Montréal, des enseignants sont allés prêter main forte aux étudiants du collège de Rosemont dans les piquets de grève.
Après les professeurs, au tour des parents de se joindre au mouvement de grève étudiant, a appris Le Devoir. «Parents contre la hausse» a déjà un groupe Facebook comptant 230 membres, et un site Internet sera bientôt lancé pour informer les parents au sujet des manifestations ou d'autres actions menées pour protester contre l'augmentation de 75 % des droits de scolarité.

«C'est l'idée que c'est un mouvement qui ne concerne pas seulement les étudiants», a dit Rachel Sarrasin, une mère de Montréal qui entend s'engager davantage pour la cause des étudiants. «C'est pas juste de dire que, comme parent, on doit s'engager parce qu'on ne veut pas payer plus cher quand nos enfants iront à l'université. On se mobilise parce qu'on veut contribuer à un mouvement de société où l'éducation doit être une valeur fondamentale.»

Le premier rendez-vous des parents? Ce dimanche à 13h, au parc Lafontaine, où se tiendra une manifestation ouverte à tous. Les parents, qui manifesteront sous la bannière de Parents contre la hausse, auront un point de ralliement en face de l'édifice Gaston-Miron. «Le mouvement est plutôt informel, mais l'idée, c'est d'avoir un réseau de coordination de nos activités», a précisé Mme Sarrasin.

Et ça continue...


Les appuis à la grève augmentent proportionnellement aux actions et à la mobilisation sur le terrain. Hier, à Sherbrooke, «Estrie contre la hausse», une coalition de parents, d'enseignants, d'étudiants, d'artistes et de personnalités politiques, s'est organisée en moins de 36 heures. À Montréal, des enseignants de «Profs contre la hausse» sont allés prêter main-forte aux étudiants du collège de Rosemont dans les piquets de grève.

D'autres appuis se sont manifestés, notamment la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et l'Association des professionnels de l'enseignement au collégial. L'Association des étudiants de 2e et 3e cycle de McGill a voté pour une grève de trois jours à partir du 20 mars. Les étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières sont également tous en grève, de même que les 34 000 étudiants de premier cycle (CSU), ainsi que ceux des cycles supérieurs, de l'Université Concordia. Désormais, plus de la moitié des cégeps (25 sur 48) sont en grève. Avec les universitaires, les étudiants constituent une force de 175 000 grévistes, soit environ 40 % du total.
 
 
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