Manifestations étudiantes: pas de répit aujourd'hui malgré les affrontements
François Legault encourage le gouvernement Charest à maintenir la ligne
- Consultez notre papier sur la manifestation d'hier.
Les manifestations étudiantes se poursuivent de plus belle aujourd'hui à Montréal, ainsi qu’à Sherbrooke, malgré les affrontements d'hier au centre-ville de la métropole qui s’est soldé par l’arrestation de sept jeunes lors de deux événements distincts visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité.
À Montréal, deux manifestations sont prévues, une en soirée et l’autre qui a pris le départ en après-midi. Cependant, les étudiants manifestent sous un autre parapluie puisqu’ils se joignent à des marches organisées pour souligner la Journée internationale des femmes.
La première manifestation s’est rendue devant les bureaux montréalais de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. À Sherbrooke, quelque centaines de manifestants ont paradé dans le calme devant les bureaux du ministère de l’Éducation de la municipalité.
Selon le porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, les mêmes consignes que d’habitude sont données aux étudiants. Selon lui, il n’en tient qu’aux policiers d’éviter les débordements.
«La meilleure manière de s’assurer que ça ne dégénère pas en violence policière comme hier (mercredi), c’est que les policiers acceptent d’avoir une attitude un peu plus compréhensive et un peu plus calme, a-t-il indiqué. Hier, avant que les policiers ne se présentent, tout allait bien. C’est vraiment leur présence qui fait monter la tension. On leur demande donc d’être discrets, respectueux de nos manifestations, et s’ils adoptent cette attitude, nous sommes convaincus que ça va bien se passer.»
Hier, les manifestations de la métropole se sont soldées par l’arrestation de sept jeunes lors de deux événements distincts visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité.
Ils ont tous été relâchés sous promesse de comparaître et devraient faire face à divers chefs d’accusations, notamment d’avoir troublé la paix ou commis des méfaits.
Quatre personnes, dont un policier, ont été blessées lors de la première manifestation de la journée organisée par la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE), devant l’édifice de Loto-Québec sur la rue Sherbrooke, à Montréal. L’une d’elles, un étudiant du cégep de Saint-Jérôme, a été blessé plus sérieusement au visage. Il a dû être opéré à un oeil ce matin pour réparer un décollement de la rétine.
Le jeune homme âgé dans la vingtaine a été rencontré par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui doivent déterminer si c’est un dispositif déployé par les policiers qui est à l’origine de ses blessures, selon ce qu’a indiqué le porte-parole du SPVM, Raphaël Bergeron. Les trois autres blessés ont été soignés pour des blessures mineures.
Deux autres personnes ont été arrêtées en soirée lors d’une manifestation devant le quartier général du SPVM où des clôtures métalliques ont été utilisées pour briser des vitres. L’une d’elles devrait faire face à une accusation d’agression armée.
Charest pointe du doigts les étudiants
À l’instar de la CLASSE, qui a dénoncé «les abus policiers», la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) réclame l’intervention du premier ministre pour «dénoncer la violence policière à l’égard des étudiants qui manifestaient pacifiquement devant les bureaux de Loto-Québec».
«Le premier ministre et la ministre de l’Éducation ont souvent demandé aux étudiants de dénoncer les violences lors de manifestations étudiantes, et de dénoncer certaines actions», a indiqué la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.
«Or, on comprend mal pourquoi le gouvernement est silencieux face à la situation d’hier (mercredi), où, visiblement, il y a eu excès d’utilisation de violence de la part du SPVM pour disperser la foule. On ne comprend pas le silence du gouvernement à ce sujet, et nous demandons au premier ministre de sortir et de dénoncer cette violence justement pour éviter de la cautionner.»
Le premier ministre Jean Charest n’a toutefois pas répondu à cet appel, bien au contraire. De passage à Gatineau, aujourd'hui, M. Charest a plutôt pointé du doigt les étudiants.
«Les étudiants, lorsqu’ils manifestent, refusent malheureusement de travailler avec les policiers pour s’assurer de la sécurité des gens qui manifestent», a déclaré le premier ministre.
«J’invite les manifestants à travailler avec les policiers pour les informer, comme il se fait habituellement, de l’itinéraire et à respecter la paix publique également.
«Envahir un édifice, faire peur aux gens, évidemment ç’a des conséquences. Il faut que les leaders étudiants agissent de manière responsable également. Les policiers font leur travail aussi bien qu’ils le peuvent», a ajouté M. Charest.
Legault invite Charest à maintenir la ligne dure
Par ailleurs, sur le front politique, François Legault a encouragé aujourd'hui le gouvernement Charest à maintenir la ligne dure envers les étudiants sur l’augmentation des droits de scolarité.
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) estime que la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, doit «rester ferme» et ne pas succomber aux pressions des grévistes opposés à la hausse de 1625 $ des droits de scolarité sur une période de cinq ans.
Le gouvernement ne doit surtout pas reculer sur ce qui est essentiel «à chaque fois que des groupes de pression manifestent», a fait valoir M. Legault lors d’un entretien accordé à La Presse canadienne.
Pour M. Legault, l’augmentation des droits de scolarité est incontournable pour mieux financer les universités et freiner l’exode des meilleurs professeurs.
En revanche, selon le leader de la CAQ, la ministre Beauchamp doit garder ouvert «un canal de communication» avec les associations étudiantes pour convenir des moyens d’assurer l’accessibilité aux études supérieures pour les revenus les plus modestes.
À cet égard, la coalition plaide pour une bonification du programme de prêts et bourses et pour la mise en place d’un mécanisme de remboursement proportionnel au revenu une fois les études complétées.
À Montréal, deux manifestations sont prévues, une en soirée et l’autre qui a pris le départ en après-midi. Cependant, les étudiants manifestent sous un autre parapluie puisqu’ils se joignent à des marches organisées pour souligner la Journée internationale des femmes.
La première manifestation s’est rendue devant les bureaux montréalais de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. À Sherbrooke, quelque centaines de manifestants ont paradé dans le calme devant les bureaux du ministère de l’Éducation de la municipalité.
Selon le porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, les mêmes consignes que d’habitude sont données aux étudiants. Selon lui, il n’en tient qu’aux policiers d’éviter les débordements.
«La meilleure manière de s’assurer que ça ne dégénère pas en violence policière comme hier (mercredi), c’est que les policiers acceptent d’avoir une attitude un peu plus compréhensive et un peu plus calme, a-t-il indiqué. Hier, avant que les policiers ne se présentent, tout allait bien. C’est vraiment leur présence qui fait monter la tension. On leur demande donc d’être discrets, respectueux de nos manifestations, et s’ils adoptent cette attitude, nous sommes convaincus que ça va bien se passer.»
Hier, les manifestations de la métropole se sont soldées par l’arrestation de sept jeunes lors de deux événements distincts visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité.
Ils ont tous été relâchés sous promesse de comparaître et devraient faire face à divers chefs d’accusations, notamment d’avoir troublé la paix ou commis des méfaits.
Quatre personnes, dont un policier, ont été blessées lors de la première manifestation de la journée organisée par la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE), devant l’édifice de Loto-Québec sur la rue Sherbrooke, à Montréal. L’une d’elles, un étudiant du cégep de Saint-Jérôme, a été blessé plus sérieusement au visage. Il a dû être opéré à un oeil ce matin pour réparer un décollement de la rétine.
Le jeune homme âgé dans la vingtaine a été rencontré par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui doivent déterminer si c’est un dispositif déployé par les policiers qui est à l’origine de ses blessures, selon ce qu’a indiqué le porte-parole du SPVM, Raphaël Bergeron. Les trois autres blessés ont été soignés pour des blessures mineures.
Deux autres personnes ont été arrêtées en soirée lors d’une manifestation devant le quartier général du SPVM où des clôtures métalliques ont été utilisées pour briser des vitres. L’une d’elles devrait faire face à une accusation d’agression armée.
Charest pointe du doigts les étudiants
À l’instar de la CLASSE, qui a dénoncé «les abus policiers», la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) réclame l’intervention du premier ministre pour «dénoncer la violence policière à l’égard des étudiants qui manifestaient pacifiquement devant les bureaux de Loto-Québec».
«Le premier ministre et la ministre de l’Éducation ont souvent demandé aux étudiants de dénoncer les violences lors de manifestations étudiantes, et de dénoncer certaines actions», a indiqué la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.
«Or, on comprend mal pourquoi le gouvernement est silencieux face à la situation d’hier (mercredi), où, visiblement, il y a eu excès d’utilisation de violence de la part du SPVM pour disperser la foule. On ne comprend pas le silence du gouvernement à ce sujet, et nous demandons au premier ministre de sortir et de dénoncer cette violence justement pour éviter de la cautionner.»
Le premier ministre Jean Charest n’a toutefois pas répondu à cet appel, bien au contraire. De passage à Gatineau, aujourd'hui, M. Charest a plutôt pointé du doigt les étudiants.
«Les étudiants, lorsqu’ils manifestent, refusent malheureusement de travailler avec les policiers pour s’assurer de la sécurité des gens qui manifestent», a déclaré le premier ministre.
«J’invite les manifestants à travailler avec les policiers pour les informer, comme il se fait habituellement, de l’itinéraire et à respecter la paix publique également.
«Envahir un édifice, faire peur aux gens, évidemment ç’a des conséquences. Il faut que les leaders étudiants agissent de manière responsable également. Les policiers font leur travail aussi bien qu’ils le peuvent», a ajouté M. Charest.
Legault invite Charest à maintenir la ligne dure
Par ailleurs, sur le front politique, François Legault a encouragé aujourd'hui le gouvernement Charest à maintenir la ligne dure envers les étudiants sur l’augmentation des droits de scolarité.
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) estime que la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, doit «rester ferme» et ne pas succomber aux pressions des grévistes opposés à la hausse de 1625 $ des droits de scolarité sur une période de cinq ans.
Le gouvernement ne doit surtout pas reculer sur ce qui est essentiel «à chaque fois que des groupes de pression manifestent», a fait valoir M. Legault lors d’un entretien accordé à La Presse canadienne.
Pour M. Legault, l’augmentation des droits de scolarité est incontournable pour mieux financer les universités et freiner l’exode des meilleurs professeurs.
En revanche, selon le leader de la CAQ, la ministre Beauchamp doit garder ouvert «un canal de communication» avec les associations étudiantes pour convenir des moyens d’assurer l’accessibilité aux études supérieures pour les revenus les plus modestes.
À cet égard, la coalition plaide pour une bonification du programme de prêts et bourses et pour la mise en place d’un mécanisme de remboursement proportionnel au revenu une fois les études complétées.












