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Hausse des droits de scolarité - «Notre cadeau, c'est la grève!»

Des étudiants ont manifesté devant le bureau montréalais de la ministre Line Beauchamp à l'occasion de son anniversaire

Valérian Mazataud   25 février 2012  Éducation
La manifestation d’hier avait moins d’ampleur que celle qui avait attiré des milliers d’étudiants la veille.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La manifestation d’hier avait moins d’ampleur que celle qui avait attiré des milliers d’étudiants la veille.
C'est sur le ton de l'ironie que 250 étudiants mem-bres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont célébré, hier à Monréal, le 49e anniversaire de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp. «On voulait souligner son anniversaire, car elle ne fait pas beaucoup de cadeaux. Notre cadeau à nous, c'est la grève !», s'est amusé Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ, alors que les grévistes se sont partagé un gâteau vanille chocolat d'une largeur de près de deux mètres.

L'événement festif s'est inscrit en contrepoint des débordements de jeudi, où un petit groupe de manifestants avait bloqué le pont Jacques-Cartier en pleine heure de pointe. «Ça prend un mélange de plusieurs moyens pour permettre à chacun de manifester à sa manière», a estimé Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

En point de presse hier après-midi, le premier ministre Jean Charest a fustigé le man-que de respect des manifestants envers «la liberté de circuler des autres citoyens qué-bécois», faisant ainsi référence à l'embouteillage provoqué par le blocage du pont.

M. Bureau-Blouin déplore plutôt le «dédain» de la ministre face au mouvement. «Avec 53 000 étudiants en débrayage, on ne peut pas nier que quelque chose se passe au Québec.»

Les grévistes ont reçu hier l'appui inespéré de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, preuve que la mobilisation transcende toutes les filières, même les plus lucratives, estime Léo Bureau-Blouin.

Les grévistes ont également été rejoints par de nombreux établissements, dont les cégeps de Jonquière et de Joliette, alors que le cégep de Limoilou et l'Université du Québec en Outaouais ont voté contre la grève. Fait inédit, les étudiants du collège privé Jean-de-Brébeuf se sont majoritairement prononcés pour la tenue d'un vote de grève.

Gabriel Nadeau, porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), s'est félicité de la «victoire» des étudiants du cégep Saint-Laurent, dont le «double piquetage» a permis la reprise des cours de francisation et de formation continue. «L'administration a voulu lockouter tous les étudiants, alors que nous avions décidé que certains ne seraient pas concernés.» Les étudiants ont donc décidé à leur tour de «lockouter» l'administration, et les deux parties sont finalement arrivées à un accord en début d'après-midi, hier, permettant à une partie des étudiants de débrayer et à une autre d'étudier.
 
 
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    26 février 2012 23 h 49
    Pour Arielle Grenier pour avoir un soucis concernant la situation des autres étudiants qui n'ont pas les moyens financiers que vous avez.
    Je trouve que Monsieur Bouchard en parle au FM 93.3 aime bien descendre les étudiants, il est mal informé. Si je vous imposais une augmentation de ce type pour une autre raison exemple les aînés ont endetté la jeune génération donc il serait normal qu’il paie la même somme pour alléger la dette. D’abord on sait très bien que nous n’avons pas endetté la jeune génération, on n’avait rien au départ mais comment défaire les mythes lorsque nous avons des préjugés sur les autres sans d’abord détenir les vrais informations. J’en ai marre des radios poubelles qui se servent de la radio pour faire de la publicité.

    Ce Monsieur Bouchard est de la même race que Jeff Fillion il aime utiliser les médias pour vendre sa propre cause. Malheureusement beaucoup adhère à sa thèse sans vérifier le bien fondé. Si le gouvernement avait le courage de s’engager à limiter les dépenses folles tels que l’îlot voyageur, des recteurs qui partent avec $ 1,000,000 de bonis en plus du condo payé.

    Si le gouvernement nous donnait les vrais chiffres investis dans les universités nous aurions peut être des surprises. Je crois que les étudiants ont une juste cause cependant je n’accepte pas le vandalisme.

    De plus si les aînés avaient un peu de courage ils descendraient dans la rue, écouter les étudiants pour connaître leur point de vue avant de porter des jugements faussés. Il est temps au Québec de tendre la main entre les générations, au lieu de se massacrer au grand plaisir de Monsieur Bouchard, radio 93,3.

    Je suis retraité et je vais appuyer les étudiants le 22 mars, serez vous des nôtres.

    Voici les commentaires plein de sagesse concernant l'éducation.


    http://webviral.net/content/view/63/

    Dans notre société, il faut avoir une équité envers les autres pour une éducation gratuite.
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  • Lise Moga - Inscrite
    27 février 2012 08 h 38
    La démocratie à main levée en 2012 et les opposants conspués
    «On voulait souligner son anniversaire, car elle ne fait pas beaucoup de cadeaux. Notre cadeau à nous, c'est la grève !» Léo Bureau-B

    D'habitude, c'est le fêté qui reçoit un cadeau... c'est le monde à l'envers des je-me-moi. À TOUT LE MONDE EN PARLE, je l'ai écouté dire qu'il y aurait 7 000 étudiants de moins avec l'augmentation. C'aurait été le cas s'il n'y avait pas eu un ajustement des prêts et bourses. On le sait sans doute, mais c'est plus payant de répandre cette fausseté devant plus d'un million de téléspectateurs.

    «Avec 53 000 étudiants en débrayage, on ne peut pas nier que quelque chose se passe au Québec.»

    Parmi eux, il y a combien de gens qui ont subit la "démocratie à main levée" parce qu'un petit groupe noyauté en a voulu ainsi? Combien, parmi eux, sont volontaires pour étirer leur année scolaire pour un principe défendu par "une élite" qui n'a jamais eu à penser à autre chose que de RECEVOIR toujours plus? En plus, il s'est trouvé parmi eux "des génies" pour bloquer le pont à ceux qui contribuent à 85% pour leur éducation! Inconscience ou quoi!
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  • NickGP - Inscrit
    27 février 2012 10 h 35
    @ Lise Moga: mésinformation!
    Vous en êtes malheureusement la victime. Je vous suggère fortement de lire cet article avant de vous engager d'avantage sur cette pente glissante qu'est une argumentation qui se base sur des rumeurs et des oui-dires:

    http://leglobe.ca/blog/2012/02/les-mythes-sur-la-h

    "Pour que l’aide financière augmente, il faut d’abord y être éligible. En 2008-2009, 169 169 étudiants étaient inscrits à temps plein à l’université (page 23). De ce nombre, 65 181 (38,5%) ont bénéficié de l’aide financière tandis que 25.7% (43 465) ont eu droit à des bourses.

    Ceci signifie que 61.5% des étudiants n’ont pas droit à l’aide financière pour les études universitaires et que, même s’ils y ont droit, 33% (21 716) n’obtiennent que des prêts. Ainsi, même si l’aide financière supplémentaire se fait sous forme de bourses, elle ne concerne que 25% de la population étudiante.

    Cette “information” n’a donc aucune valeur pour 75% de la population étudiante, cette dernière n’ayant pas accès à l’aide financière ou aux bourses."
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  • NickGP - Inscrit
    27 février 2012 10 h 46
    @Lise Moga: Mésinformation (suite et précisions)
    Je me dois également de corriger le tir au niveau de votre deuxième point:
    1) Les associations étudiantes annoncent les votes dans toutes les classe durant plusieurs jours. Donc, si un étudiant "n'a pas été concerté", c'est qu'il a ne va pas à ses cours, et ne peux donc pas se plaindre.

    2) La démocratie, c'est la loi de la majorité. C'est comme celà que ça fonctionne. Vous pouvez tenter de la tourner en dérision tant que vous le voudrez, mais que ce soit à main levée ou sur un petit bout de papier, il reste qu'il y a eu vote, et donc, processus démocratique.

    3) Ce ne sont pas les "élites" qui se plaignent de la hausse. Eux, ils ont l'argent pour la couvrir. Ce sont les jeunes de la classe moyenne, qui se tappent déjà des semaines de 7 jours pour survivre sur un salaire annuel brut de moins de 10.000$ dollards.

    4) Nous ne voulons pas recevoir plus, nous voulons recevoir autant. Vous et votre génération avez eu accès à des études à très bas prix. Maintenant vous nous blamez de vouloir y avoir également accès. Celà, madame, s'appelle de l'égoïsme.

    5) Nous payons tous des taxes, étudiants compris. Vous n'avez pas le monopole là dessus (malheureusement).
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  • Lise Moga - Inscrite
    27 février 2012 18 h 07
    @NickGP
    "Cette “information” n’a donc aucune valeur pour 75% de la population étudiante, cette dernière n’ayant pas accès à l’aide financière ou aux bourses."

    "Cela n'a aucune valeur pour 75% de la population étudiante." 7 000 fréquentations de moins, c'était une hypothèse avant bonification de bourses et des prêts. Surprenant que vos calculs arrivent au même résultat... auriez-vous pris le bout d'information qui fait votre affaire? Pour ce qui est du 75% pour qui les bourses ne sont pas au rendez-vous, c'est une donnée pas très probante car si 100% avaient droit aux bourses, ça ne s'appellerait pas une augmentation des frais de scolarité!

    "2) La démocratie, c'est la loi de la majorité. C'est comme celà que ça fonctionne. Vous pouvez tenter de la tourner en dérision tant que vous le voudrez, mais que ce soit à main levée ou sur un petit bout de papier, il reste qu'il y a eu vote, et donc, processus démocratique."

    La loi de la majorité vaut quand les choses se passent de la juste façon: l'option gagnante ne s'accapare ni du nombre total de votants, ni de la population totale du groupe concerné, ça, c'est de la manipulation de chiffres, pour étourdir la population. Je connais ce mode de fonctionnement "démocratique syndical"... c'est certainement payant de l'utiliser.

    "Nous payons tous des taxes, étudiants compris. Vous n'avez pas le monopole là dessus (malheureusement)."

    En plus, je paie des impôts. Ceux parmi vous qui font un rapport d'impôt, déclarent leurs frais de scolarité et reçoivent un partie importante en retour d'impôt!
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    29 février 2012 00 h 32
    Être solidaire
    Je suis à la retraite et je vais aller vous appuyez pour manifester car cela concerne toute la société.

    J'ai deux enfants qui sont encore aux études et qui subissent votre réalité.

    L’augmentation des coûts pour l’université est contre les femmes. Mais la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a réaffirmé qu’il n’était pas question de reculer. «On a pris une décision responsable», a-t-elle dit. Tout cela est navrant pour les femmes madame la Ministre La Responsable. De plus Madame Beauchamp ne parle pas des frais afférents que les étudiants doivent payer de $ 500 à $ 600 par année à l’université et en plus les frais d’études universitaires. Depuis quelques années les frais afférents ont augmenté de 100% dans plusieurs cas. De plus les étudiants doivent débourser la taxe santé $ 200 et faire face aux augmentations des autres tarifs. Il y a beaucoup démagogie que les étudiants sont des bébés gâtés.

    Il faut prendre conscience que 83 % des étudiants non pas droit aux prêts et bourses.

    Le présent gouvernement du Québec est en train d’entraver gravement son potentiel économique et éducatif en augmentant le coût des études universitaires comme cela se produit présentement en Ontario

    http://www.travail.gouv.qc.ca/fileadmin/fichiers/D

    http://www.socialwatch.org/fr/node/13610

    Ajoutez à cela les déboires administratifs de nos recteurs, des millions en prime de départ, 555 millions fiasco Îlot Voyageur et ajouter le remboursement de la dette etc … et vous comprendrez le cynisme des étudiants.

    Le plus bizarre de toute l'affaire, nous avons les moyens de donner l'éducation gratuite ici au Québec.

    http://webviral.net/content/view/63/

    Mais présentement aucun parti ne fera ce virage obligé. Le PLQ ne bougera pas de ce coté pour ne pas froisser son vote anglophone et allophones.

    Présentement le gouvernement est en mode élection, se servir des femmes p
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  • Lise Moga - Inscrite
    29 février 2012 08 h 04
    @Donald Bordeleau
    "L’augmentation des coûts pour l’université est contre les femmes."

    Bizarre, elle sont plus nombreuses que les hommes dans beaucoup de facultés universitaires... car l'école secondaire gratuite a découragé bien des garçons.
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  • NickGP - Inscrit
    29 février 2012 12 h 00
    @ Lise Mogat
    Bien sûr que je ne prêche pas un système dans lequel 100% des étudiants ont accès aux bourses. Un tel système s'appellerai "gratuité scolaire", et là c'est tout un autre débat.

    Mais en bout de ligne, mon point est simplement que de dire qu'on va augmenter l'accessibilité en augmentant de quelques millions le programme de bourse, c'est complètement ignorer la réalité: ceci ne s'applique pas à la grande majorité des étudiants qui n'y ont même pas droit.

    Pour ce qui a trait à votre second point... personne ne dit que x000 étudiants ont voté oui, ils disent que x000 étudiants sont en grève. Au risque de me répéter: c'est ça la loi de la majorité. Si la majorité votent pour, alors tout le monde est en grève. Je ne vois pas ce qui est si difficile à comprendre. Si nous votions la souveraineté avec 54%, ne serions-nous pas tous tout-de-même souverains?
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  • Lise Moga - Inscrite
    1 mars 2012 08 h 52
    @NICKGP
    "Je ne vois pas ce qui est si difficile à comprendre".

    Si je comprends bien: un collège sert 4 000 étudiants, 1 400 se présentent pour exercer leur droit de vote, 697 sont contre la grève et 703 sont pour la grève. Pour fin de calcul, 4 000 s'ajoutent au nombre de grévistes. Que j'aimerais que mes finances suivent la même logique.
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