Hausse des droits de scolarité - «Notre cadeau, c'est la grève!»
Des étudiants ont manifesté devant le bureau montréalais de la ministre Line Beauchamp à l'occasion de son anniversaire
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La manifestation d’hier avait moins d’ampleur que celle qui avait attiré des milliers d’étudiants la veille.
C'est sur le ton de l'ironie que 250 étudiants mem-bres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont célébré, hier à Monréal, le 49e anniversaire de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp. «On voulait souligner son anniversaire, car elle ne fait pas beaucoup de cadeaux. Notre cadeau à nous, c'est la grève !», s'est amusé Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ, alors que les grévistes se sont partagé un gâteau vanille chocolat d'une largeur de près de deux mètres.
L'événement festif s'est inscrit en contrepoint des débordements de jeudi, où un petit groupe de manifestants avait bloqué le pont Jacques-Cartier en pleine heure de pointe. «Ça prend un mélange de plusieurs moyens pour permettre à chacun de manifester à sa manière», a estimé Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
En point de presse hier après-midi, le premier ministre Jean Charest a fustigé le man-que de respect des manifestants envers «la liberté de circuler des autres citoyens qué-bécois», faisant ainsi référence à l'embouteillage provoqué par le blocage du pont.
M. Bureau-Blouin déplore plutôt le «dédain» de la ministre face au mouvement. «Avec 53 000 étudiants en débrayage, on ne peut pas nier que quelque chose se passe au Québec.»
Les grévistes ont reçu hier l'appui inespéré de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, preuve que la mobilisation transcende toutes les filières, même les plus lucratives, estime Léo Bureau-Blouin.
Les grévistes ont également été rejoints par de nombreux établissements, dont les cégeps de Jonquière et de Joliette, alors que le cégep de Limoilou et l'Université du Québec en Outaouais ont voté contre la grève. Fait inédit, les étudiants du collège privé Jean-de-Brébeuf se sont majoritairement prononcés pour la tenue d'un vote de grève.
Gabriel Nadeau, porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), s'est félicité de la «victoire» des étudiants du cégep Saint-Laurent, dont le «double piquetage» a permis la reprise des cours de francisation et de formation continue. «L'administration a voulu lockouter tous les étudiants, alors que nous avions décidé que certains ne seraient pas concernés.» Les étudiants ont donc décidé à leur tour de «lockouter» l'administration, et les deux parties sont finalement arrivées à un accord en début d'après-midi, hier, permettant à une partie des étudiants de débrayer et à une autre d'étudier.
L'événement festif s'est inscrit en contrepoint des débordements de jeudi, où un petit groupe de manifestants avait bloqué le pont Jacques-Cartier en pleine heure de pointe. «Ça prend un mélange de plusieurs moyens pour permettre à chacun de manifester à sa manière», a estimé Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
En point de presse hier après-midi, le premier ministre Jean Charest a fustigé le man-que de respect des manifestants envers «la liberté de circuler des autres citoyens qué-bécois», faisant ainsi référence à l'embouteillage provoqué par le blocage du pont.
M. Bureau-Blouin déplore plutôt le «dédain» de la ministre face au mouvement. «Avec 53 000 étudiants en débrayage, on ne peut pas nier que quelque chose se passe au Québec.»
Les grévistes ont reçu hier l'appui inespéré de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, preuve que la mobilisation transcende toutes les filières, même les plus lucratives, estime Léo Bureau-Blouin.
Les grévistes ont également été rejoints par de nombreux établissements, dont les cégeps de Jonquière et de Joliette, alors que le cégep de Limoilou et l'Université du Québec en Outaouais ont voté contre la grève. Fait inédit, les étudiants du collège privé Jean-de-Brébeuf se sont majoritairement prononcés pour la tenue d'un vote de grève.
Gabriel Nadeau, porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), s'est félicité de la «victoire» des étudiants du cégep Saint-Laurent, dont le «double piquetage» a permis la reprise des cours de francisation et de formation continue. «L'administration a voulu lockouter tous les étudiants, alors que nous avions décidé que certains ne seraient pas concernés.» Les étudiants ont donc décidé à leur tour de «lockouter» l'administration, et les deux parties sont finalement arrivées à un accord en début d'après-midi, hier, permettant à une partie des étudiants de débrayer et à une autre d'étudier.
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