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Universités - Quel calibre?

Marie-Andrée Chouinard   24 février 2012  Éducation
Hier, des milliers d'étudiants ont fait monter d'un cran la pression qu'ils tentent d'exercer sur le gouvernement de Jean Charest en opposition à la hausse des droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans. Dans une mer de pancartes colorées, on retrouvait çà et là le mot «qualité». Québec dit vouloir augmenter la facture pour améliorer la qualité des universités, mais de quelle qualité parle-t-on?
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  • marc.collin - Inscrit
    24 février 2012 07 h 00
    Qualité
    Qualité des profs, matériel et service

    Faire venir un prof très réputé pour x sessions ne coute pas 325$, loin de là

    Il est possible de voir ce qu'arrive à faire des universités tel que l'Ets avec des moyens très faibles... ils ont gagné de nombreuses compétitions internationals avec des budgets complètement ridicule comparativement au usa.

    Le cout des logiciels, on le constate avec les quelques milliers de licence que le gouvernement veut acheter coute une fortune... imaginé le nombre nécessaire pour une université. Par chance, elles utilisent déjà bon nombre de logiciel libre.

    Au lieu de gaspiller de l'argent en licence qui vont directement au usa, le gouvernement pourraient faire comme de nombreuse instance gouvernementales en europe, utilisé des logiciels libre et profiter de ces économies pour la réinvestir dans le système et créer ainsi tout un écosystème qui profiterait à de nombreuse entprerise d'ici...
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  • Jean de Cuir - Abonné
    24 février 2012 10 h 57
    Savoir quoi?
    Ecrit en 1984 et repris en 1995 --L’Université serait, comme la société, en crise. Est-elle en crise parce que la société l’est? Ou l’Université n’assume-t-elle pas un état de crise permanente? Certains affirment que l’Université est une institution dépassée ou déphasée par rapport à la société et “au temps qui change” et ainsi ne serait pas la figure de proue d’une mutation sociale en cours. Mais on peut se demander qui peut être juge de l’immobilisme de l’institution universitaire? Serait-ce le politique? Le bureaucrate? L’universitaire? Le citoyen et la citoyenne? Ces questions en suscitent d’autres. Elles présupposent que ceux et celles qui répondent sachent au préalable quelle est la nature et la mission de l’Université aujourd’hui.

    Les gouvernements ontarien et québecois prétendent comprendre la crise sociale en cours et la nécessaire réforme de l’Université. Il faut, avoue-t-il, mesurer à nouveau l’allocation des ressources financières aux universités dont la première responsabilité est à l’égard de la société, et il faut réorienter la formation universitaire en fonction des besoins de la société en mutation: besoin de gestionnaires, de techniciens-nes, d’ingénieurs-res, de producteurs et productrices de tout acabit, disent-ils.

    Le gouvernement ontarien vise à créer un système universitaire unique afin de mieux jauger et contrôler la planification des “besoins”, des ressources et de la “production”, cela en fonction des fluctuations du marché du travail. En fait, ce gouvernement veut réglementer l’accessibilité aux universités, redéfinir les critères d’excellence et régir la formation offerte par les universités, ou, en clair, selon le jargon, redéfinir la productivité des universités. L’Ontario et le Québec ne font que reprendre un refrain concocté ailleurs, refrain qui se perd dans la nuit de la vielle querelle millénaire entre le prêtre et le roi
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  • Jean de Cuir - Abonné
    24 février 2012 11 h 04
    Savoir quoi -suite
    Les universités seraient devenues, depuis un certain temps, les animatrices et les gardiennes de la vigueur et de la santé des dynamismes sociaux et économiques(sic). Elles pourvoiraient à la croissance sociale et répondraient aux demandes d’un marché volatile. Or, l’oreille attentive aux moindres fluctuations du pouls social capte, facilement semble-t-il, des faiblesses en technologie industrielle, en génie et en gestion et en productivité. Cette attention toute auditive et gouvernementale serait la preuve même de ce qui est capté. Voilà que déjà du Task Force on Labour Market Development in the 1980’s au Job Market Reality for Recent Graduates, aux divers rapports ontariens, System on the Brink(1979) System Rationalization(1980), Future Role of Universities in Ontario(1981), Once More with Feeling(1982), etc., jusqu’à aujourd’hui et aux réactions à ces rapports, émanent des constantes: (1) absence d’une philosophie du savoir et, par là, de l’Université en regard du devenir de la société; (2) rien sur l’évolution récente des savoirs et des pratiques; (3) rien sur la condition nouvelle du chercheur-e et du professeur-e; (4) sur une politique large et inspiratrice d’un social à faire émerger; (5) par contre, on retrouve la présence d’une intelligence divinatrice dont la magie propre est de prévoir l’avenir et les besoins sociaux à partir de la croyance en la puissance du “nombre” de transformer l’épaisseur des dramatiques humaines en chiffres statistiques extrapolables à toutes les situations concrètes et singulières; en somme, en certains lieux, on semble connai?tre “the changing times” et surtout les défis nouveaux. L’incantation d’oracles semble remplacer la pensée.
    Voir le Task Force on Labour Market Development du fédéral, qui méconniassait la nature de l`Université!
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  • Jean de Cuir - Abonné
    24 février 2012 11 h 13
    Suite 3
    ...L’Université est en partie devenue le lieu d’une élaboration critique du savoir, de sa transmission méthodique et de sa perpétuelle remise en question. Elle demeure la seule institution où l’intelligence critique et créatrice peut prendre son essor en toute liberté. Elle est le lieu propre d’une conscience humaine sans cesse en formation, conscience qui sonde l’histoire des sociétés humaines et de leurs connaissances depuis la préhistoire, conscience qui explore les inconnus du monde de la matière, de la vie et des cultures. En deçà de toutes les disciplines et pratiques qu’elle élabore et transmet, l’Université éveille tous ceux et celles qu’elle accueille à leur conscience en formation afin que celle-ci devienne ouverte, apte aux jugements éclairés et aux décisions qui président à la construction d’une vie et de la société. La conscience demeure ouverte si le savoir qu’elle cherche et qu’elle façonne est un savoir qui travaille sur lui-même et contre lui-même. Il est un savoir en état de questionnement, où ce qui compte n’est pas un acquis qui permet de dominer, mais un esprit qui dessert l’argumentation et la rationalité en émergence puisqu’il se doit d’être auto-critique. Cet esprit est celui même qui manifeste que le réel des humains et le réel du monde, est prègnant de découvertes. Découverte du monde, certes, mais découverte aussi des sujets qui s’y inventent. Or, on peut supposer que les membres d’une société espèrent toujours, même confusément, en leur avènement comme sujets. C’est pourquoi la mission de l’Université coïncide avec la visée profonde de cette espérance: rendre les sujets réellement sujets, c’est-à-dire aptes à la maîtrise de leurs potentialités, maîtrise qui les habilitera à construire dans l’échange ouvert l’univers social de leur existence et de la mise en oeuvre de leurs projets. C’est fournir occasion aux personnes qui sont membres s
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  • Roland Berger - Abonné
    24 février 2012 22 h 41
    Un exemple de qualité ?
    Le système scolaire public compte un nombre attristant de décrocheurs, ces derniers étant « formés » à une école primaire qui ne réussit pas à apprendre à lire aux enfants non soutenus quotidiennement par leurs parents. D'où viennent ces enseignants aussi dévoués qu'incompétents ? Des facultés de l'éducation des universités québécoises. Un exemple de qualité ?
    Roland Berger
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  • Rock Dumais - Abonné
    25 février 2012 11 h 49
    Réflexion d'un contribuable (et abonné contre la censure)
    Que les gouvernements gouvernent; ils ont été lus pour ça
    Que les enseignants enseignent; ils sont payés pour ça
    Que les étudiants étudient : on paye assez pour ça
    Pour le reste, faites le sur votre temps. Pas celui que je paye, par mes taxes, pour vous tous!
    2012-02-24-12:17
    2012-02-25-11:48
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