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Lettres - Un gel plutôt que la gratuité

Nicolas Bourque - Le 21 février 2012  23 février 2012  Éducation
Bien que l'éducation postsecondaire soit maintenant largement reconnue comme un droit par la communauté estudiantine, je me permets d'émettre quelques réserves quant au moyen de l'obtenir. Ainsi, le mot d'ordre de la CLASSE se place dans une perspective de grève générale illimitée, mais aucun de mes pairs n'a su me dire quel était précisément le but de cette grève. Est-il d'instaurer la gratuité scolaire dans l'ici et maintenant ou de refixer les droits de scolarité dans la glace intemporelle de la Sibérie? La réponse nous échappe encore.

Si le but de l'ASSÉ est la gratuité scolaire immédiate, proclamée au terme d'une grève générale illimitée, le démocrate en moi s'y opposera violemment et fermement. Il est généralement admis que la gratuité scolaire doit être un choix collectif, un legs et un geste d'amour envers la jeunesse. Est-ce en forçant l'adoption de cette mesure par une grève illimitée que nous ferons un choix collectif? Bien évidemment non.

C'est pourquoi je propose que la grève générale illimitée ne soit pas proclamée dans cette optique de gratuité scolaire immédiate, mais qu'elle prenne une position plus démocratique. Que cette grève se fasse au nom du regel des droits de scolarité, qu'elle exige le maintien du statu quo. Un tel statu quo ne saurait être permanent et indélébile, il ne sera proclamé que par mesure automatique en attente de la réalisation principale de notre grève.

Car le but principal, sinon le seul but, de notre grève ne saurait être autre que la tenue d'un référendum provincial sur la gratuité scolaire. Respectons la majorité silencieuse et appelons-la aux urnes. Que la voix des Québécois se fasse entendre car, de cette façon seulement, la gratuité scolaire pourra être faite légitimement.

***

Nicolas Bourque - Le 21 février 2012
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    23 février 2012 06 h 43
    Le respect d'une entente
    Le Canada, dont le Québec fait toujours partie, a signé il y a plusieurs années le pacte international voulant que chaque signataire viserait graduellement à implanter la scolarité gratuite à tous les niveaux. Avec l'augmentation des frais, nous faisons exactement le contraire. C'est vrai que la signature du Canada, ça ne vaut peut-être pas bien cher.
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  • Raynald Blais - Abonné
    23 février 2012 07 h 03
    Démocratie populaire
    "Est-ce en forçant l'adoption de cette mesure par une grève illimitée que nous ferons un choix collectif?"
    Bien sûr que non! La grève ne peut obliger l'adoption d'une nouvelle mesure sociale sans tenir compte de la majorité. Plutôt, elle vise à rallier tous les tenants de la gratuité scolaire étant donné que les journaux, les radios et les médias en général se chargent de rassembler ses opposants, tels que Desmarais, Charest et cie.
    Une confiance aveugle en la démocratie des élites ne peut mener qu'à l'échec. Il faut viser par cette action estudiantine convaincre la majorité du bien fondé de la gratuité et prévoir l'acceptation du statut quo en cas d'essoufflement.
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  • Michel Richard - Inscrit
    23 février 2012 08 h 15
    À François Ricard
    L'Éducation est de compétence provinciale.
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  • François Ricard - Abonné
    23 février 2012 09 h 18
    @Michel Richard
    La province fait partie intégrale du fédéral.
    Lorsque Ottawa signe une entente, toutes les provinces sont liées par cette entente .Car les ententes internationales, toutes les ententes internationales, ne relèvent que du fédéral.
    Et puis les bourses du millénaire, les a-t-on refusées?
    Les subventions du fédéral aux universités sont-elles refusées?
    Selon l'actuelle constitution, Ottawa peut tout faire dans quelque domaine que ce soit car il détient les cordons de la bourse.
    Si une province ne veut pas obtempérer, en éducation, en santé ou autre domaine, on lui coupe les vivres.
    Une province a autant d'autonomie qu'un chien en laisse.
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  • Viktoria13 - Inscrit
    23 février 2012 18 h 37
    @ Michel Richard
    Et c'est précisément pour cette raison que le Canada a eu autant de facilité à signer une convention en notre nom.
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