Lettres - Un gel plutôt que la gratuité
Bien que l'éducation postsecondaire soit maintenant largement reconnue comme un droit par la communauté estudiantine, je me permets d'émettre quelques réserves quant au moyen de l'obtenir. Ainsi, le mot d'ordre de la CLASSE se place dans une perspective de grève générale illimitée, mais aucun de mes pairs n'a su me dire quel était précisément le but de cette grève. Est-il d'instaurer la gratuité scolaire dans l'ici et maintenant ou de refixer les droits de scolarité dans la glace intemporelle de la Sibérie? La réponse nous échappe encore.
Si le but de l'ASSÉ est la gratuité scolaire immédiate, proclamée au terme d'une grève générale illimitée, le démocrate en moi s'y opposera violemment et fermement. Il est généralement admis que la gratuité scolaire doit être un choix collectif, un legs et un geste d'amour envers la jeunesse. Est-ce en forçant l'adoption de cette mesure par une grève illimitée que nous ferons un choix collectif? Bien évidemment non.
C'est pourquoi je propose que la grève générale illimitée ne soit pas proclamée dans cette optique de gratuité scolaire immédiate, mais qu'elle prenne une position plus démocratique. Que cette grève se fasse au nom du regel des droits de scolarité, qu'elle exige le maintien du statu quo. Un tel statu quo ne saurait être permanent et indélébile, il ne sera proclamé que par mesure automatique en attente de la réalisation principale de notre grève.
Car le but principal, sinon le seul but, de notre grève ne saurait être autre que la tenue d'un référendum provincial sur la gratuité scolaire. Respectons la majorité silencieuse et appelons-la aux urnes. Que la voix des Québécois se fasse entendre car, de cette façon seulement, la gratuité scolaire pourra être faite légitimement.
***
Nicolas Bourque - Le 21 février 2012
Si le but de l'ASSÉ est la gratuité scolaire immédiate, proclamée au terme d'une grève générale illimitée, le démocrate en moi s'y opposera violemment et fermement. Il est généralement admis que la gratuité scolaire doit être un choix collectif, un legs et un geste d'amour envers la jeunesse. Est-ce en forçant l'adoption de cette mesure par une grève illimitée que nous ferons un choix collectif? Bien évidemment non.
C'est pourquoi je propose que la grève générale illimitée ne soit pas proclamée dans cette optique de gratuité scolaire immédiate, mais qu'elle prenne une position plus démocratique. Que cette grève se fasse au nom du regel des droits de scolarité, qu'elle exige le maintien du statu quo. Un tel statu quo ne saurait être permanent et indélébile, il ne sera proclamé que par mesure automatique en attente de la réalisation principale de notre grève.
Car le but principal, sinon le seul but, de notre grève ne saurait être autre que la tenue d'un référendum provincial sur la gratuité scolaire. Respectons la majorité silencieuse et appelons-la aux urnes. Que la voix des Québécois se fasse entendre car, de cette façon seulement, la gratuité scolaire pourra être faite légitimement.
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Nicolas Bourque - Le 21 février 2012
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