dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Une maîtrise 100% en anglais

HEC Montréal souhaite ainsi attirer plus d'étudiants étrangers

Lisa-Marie Gervais   22 février 2012  Éducation
HEC Montréal offrira à compter de septembre 2012 un pogramme d’étude de 2e cycle se déroulant entièrement en anglais<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
HEC Montréal offrira à compter de septembre 2012 un pogramme d’étude de 2e cycle se déroulant entièrement en anglais
L'École des hautes études commerciales (HEC) offrira dès septembre une maîtrise totalement en anglais. Existant déjà en français sous l'appellation «maîtrise ès sciences en logistique», une mouture de ce programme de 2e cycle sera désormais offerte uniquement en anglais à quelque 30 nouveaux étudiants sous le nom «Global Supply Chain Management».

«L'offrir en anglais, ça risque d'attirer plus d'étudiants étrangers. Il y a beaucoup de demandes venant de Chine et d'Inde. Ce n'est pas inintéressant, ça nous crée une belle diversité à l'intérieur de l'école», a expliqué Kathleen Grant, directrice des communications aux HEC.

Cette nouvelle maîtrise en anglais, qui s'ajoute au MBA 100 % anglais déjà existant, permettra chaque année à une centaine d'étudiants de décrocher un diplôme universitaire sans avoir suivi un seul cours en français. «Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au français. Ils vont à la cafétéria manger du "pâté chinois" et non du "Chinese pâté". Ils sont confrontés au français, puisqu'ils baignent dans un environnement en français», a souligné Mme Grant.

Autre nouveauté pour l'automne: l'école affiliée à l'Université de Montréal offrira désormais un baccalauréat bilingue où les deux tiers des cours seront donnés en français et le tiers restant en anglais. Ce nouveau programme de premier cycle s'ajoute au baccalauréat trilingue (un tiers français, un tiers anglais, un tiers espagnol) et au baccalauréat 100 % en français.

Dès septembre prochain, ce baccalauréat bilingue sera offert à cinq groupes d'étudiants, contre neuf pour celui en français et deux pour le trilingue. «L'idée est qu'on offre toujours la gamme de cours en français, et pour certains de ces cours, on a le pendant en espagnol ou en anglais. Ça laisse le choix. C'est bien vu et on est contents», a soutenu Mme Grant.

À HEC Montréal, le français est une condition d'entrée et non pas de sortie, a rappelé Mme Grant. Contrairement au deuxième cycle — où il est possible de recevoir une formation sans jamais se frotter au français —, les étudiants inscrits dans un programme de premier cycle, d'où qu'ils soient, ne peuvent échapper à la langue de Molière. «On a ajouté une année préparatoire pour les étudiants, par exemple de Vancouver, qui n'ont pas le même système scolaire qu'ici. C'est là qu'on leur donne des cours de français», a précisé Mme Grant.

Cette place croissante accordée à l'anglais ne surprend guère Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français, mais elle le déçoit. «Quand on voit que ces établissements, qui ont une charte de langue française, anglicisent des programmes, c'est un détournement de mission qui se fait le plus souvent par la porte d'en arrière», a-t-il indiqué.

Il souligne qu'il reçoit régulièrement des plaintes d'étudiants étrangers qui s'étonnent de ce que les cours ou le matériel pédagogique ne soient qu'en anglais. Et selon lui, l'argument selon lequel l'anglais serait la langue des affaires est fallacieux et ne doit pas motiver de changements dans l'offre de cours des universités. «Nos universités devraient être au service d'un marché du travail en français et en faire la promotion», a-t-il dit. «Cela ne veut pas dire de ne pas apprendre l'anglais.»

Rien n'empêche HEC Montréal de s'appeler «HEC Business School» et de prendre un virage à 100 % anglais, reconnaît Mme Grant. Mais cela n'est pas du tout dans l'intérêt de l'école, assure-t-elle. Et s'il est vrai que les politiques linguistiques des établissements d'enseignement n'ont pas force de loi, on rappelle que celle de HEC énonce une position claire dans sa déclaration, à l'article 1: «HEC Montréal est une grande école de gestion de langue française, à rayonnement international.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 05 h 49
    Hypocrisie et servitude
    L'art d'affirmer une chose et de faire son contraire : «HEC Montréal est une grande école de gestion de langue française, à rayonnement international.»

    «L'offrir en anglais, ça risque d'attirer plus d'étudiants étrangers. Il y a beaucoup de demandes venant de Chine et d'Inde. Ce n'est pas inintéressant, ça nous crée une belle diversité à l'intérieur de l'école»

    Pourquoi ne pas l'offrir en chinois ou en hindi alors si le but est de former des Chinois et des Indiens? Ces Chinois et ces Indiens formés en anglais, seront-ils suffisamment compétents pour travailler au Québec ensuite ou bien devront-ils s'expatrier en Ontario par manque de la langue de travail du Québec? Nos universités forment des professionnels pour l'étranger?

    Le Japon, avec sa bourse Mombusho, attire des étudiants étrangers qui vont étudier au Japon en japonais; il y a 6 mois de cours de japonais obligatoires pour ceux qui ne connaissent pas le japonais. Pourquoi ne pas s'en inspirer? Un trois mois intensif de cours de français fera l'affaire pour suivre les cours en français.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Delisle - Abonné
    22 février 2012 07 h 16
    Cela s,appelle de l'assimilation tranquille, madame Grant!
    Attirer les étudiants étrangers pour créer une belle dynamique dans notre faculté! Oui, peut-être, mais honnêtement, se pourrait-il que ce soit aussi pour mener une opération fort renrable pour les HEC! Pour le francais, on repassera, et ces étudiants étrangers ne seront plus ici pour constater les dégâts dans 5 ou 10 ans, sur notre culture.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Thomas Dean Nordlum - Abonné
    22 février 2012 09 h 19
    Tout le monde se vend au profit de l’argent.
    Tout le monde se vend au profit de l’argent. Peu importe s’ils mangent le pâté chinois; ils ne vont pas parler en français car leurs collègues francophones sont trop heureux de leur parler en anglais pour être soit international, soit accueillant/ouvert d’esprit. Tout le monde sait que les anglophones s’en foutent du français mais personne n’ose le dire. C’est trop facile d’instrumentaliser l’autre. Le francophone veut améliorer son anglais, alors il ferme la porte vers un apprentissage du français pour l’autre. Et l’autre non-francophone veut tout simplement faire son travail, il s’en fout du français car il n’est pas chez lui. On finit par parler anglais. Puis on se demande pourquoi les immigrants ne veulent pas parler le français.

    J’avais un colocataire brésilien il y a deux ans qui ne parlait que l’anglais (et le portugais évidemment) et il était étudiant quelque part à l’U de M. Ils ne savait même pas ce que je voulais dire quand j’ai dit «rue Hochelaga», fallait dire «Hochelaga Street» (même si le mot ‘rue’ est ‘rua’ en portugais). Ces gens-là baignent dans le français autant que les anglophones qui disent qu’ils sont grecs/italiens baignent dans le français ici à Montréal. Ils n’y baignent pas pantoute. Oui, mes amis, c’est chacun pour soi . . .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Simard - Abonné
    22 février 2012 09 h 55
    Le dépendantisme
    Voilà où nous mène le dépendantisme de Jean Charest, de Robert Bourassa, de Jean Chrétien et de François Legault
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Michaud - Inscrit
    22 février 2012 10 h 26
    La langue internationale
    Quoi qu'en pensent les croyants au nationalisme, l'anglais est la langue internationale..pas le français.!

    Une langue est avant tout truc idéologique , un moyen de communication.

    Quelle langue peut nous permettre de communiquer dans le plus de pays possible avec le plus d'humains possible...l'anglais!

    En passant,combien de québécois sont vraiment intéressé à apprendre à parler et écrire correctement le français?

    Les jeunes de secondaires 5 aujourd'hui écrivent moins bien que mon père avec une 4i`primaire en 1920...!! Je le sais car dans mon travail j,ai vu des milliers de copies de l'examen écrit de secondaire 5 , que j,ai comparé avec les lettres de mon père durant la deuxième guerre mondiale..

    On a même de la misère à former des profs compétents!!!

    Devant le peu d'intérêt des citoyens pour apprendre à parler et écrire correctement le français, pourquoi ne pas passer carrément à l'anglais?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Page - Inscrit
    22 février 2012 13 h 40
    La mission des HEC et le potentiel d'un rayonnement au sein d'une Francophonie significatives


    Voià que les HEC poussent un peu plus loin l'aberration du marketing "English". Il y a pourtant deux autres universités anglophones oeuvrant dans le domaine des affaires, pourquoi tranfsformer les programmes des affaires et du MBA en classes anglaises? La francophonie a besoin d'écoles de gestion innovantes et originales, non de copies anglo-conformes. Les HEC devraient se tourner vers cette clientèle et tout faire pour promouvoir le français dans le domaine des affaires et de la formation aux affaires en français.

    Il n'y a pas de pires ennemis que nous-mêmes, et cela pousse à la dépression, littéralement!

    Déjà le financement universitaire québécois consacre 27% des fonds aux universités anglophones du Québec, auquel il faut ajouter les sommes consacrées au sein des HEC, à l'UQUÀM, et même à U. L'aval à des programmes (sciences de la gestion) maintenant enseignés en anglais: c'est foutu!, carrément, à moins d'opposer une refus d'une telle orientation, une solidarité de tous les "farncophones"...
    Pourtant ces universités du Québec pourraient orienter leur "marketing" vers la francophonie, voire des pays francophiles (Espagne, etc.) et faire preuve d'imagination en français...

    La décision marketing "English" des HEC doit être contestée, revue et corrigée. La francophonie attend une forme de leadership innovateur et fier de sa différence, car la différence est source de création. Les HEC pourraient aussi s'ouvrir plus vers l'espagnol (pays francophiles), mais rejeter cette voie anglo-conforme qui traduit de petits esprits de peu d'imagination.

    Bien votre
    MP
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raphaël Labrosse - Abonné
    22 février 2012 13 h 50
    Ai-je bien lu?
    Les HEC vont maintenant, tout doucement, se mettre à l'anglais. Je n'arrive pas à me mettre cela dans la tête. Je pense que j'ai dû mal lire l'article ou bien je ne comprends plus rien. Je viens de prendre rendez-vous avec mon optométriste.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emmanuel Denis - Inscrit
    22 février 2012 14 h 14
    Multiplier les locuteurs francophones dans le monde par les universités francophones !!!

    Pour 1.hausser la proportion de francophones au Québec et dans le monde, pour 2.franciser l'emploi au Québec et pour améliorer le rayonnement culturel du français au Québec (musique,cinéma,livres,humour et théâtre), les universités francophones du Québec se doivent d'attirer le plus possible d'étudiants étrangers francophones et d'étudiants étrangers non-francophones qui apprendront le français durant leurs études en français et leur séjour au Québec.

    De plus, rien ne sert de tenter de compétitionner avec les universités anglophones, car les étudiants étrangers qui veulent étudier en anglais opteront de toute façon pour les universités anglophones du Québec, du Canada et des États-Unis puisque des études en anglais et un climat de vie en anglais ne pourront être optimaux que dans de véritables universités anglophones.

    Les universités francophones du Canada seraient beaucoup plus rentables et compétitives si elles se créaient une clientèle UNIQUE d'étudiants étrangers non-francophones et anglophones désirant venir étudier en français dans des universités francophones offrant un climat de vie francophone et de culture francophone !!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 18 h 34
    Université Laval : MBA Global Business entièrement en anglais
    Mais! Au moins, les étudiants non francophones sont obligé d'atteindre un niveau intermédiaire en français pour obtenir leur diplôme, c'est-à-dire 3 cours. Mais ce n'est pas la formule que je préconiserais. Je préconiserai toujours une formation unilingue française, mais je suis conscient qu'une université veut augmenter son taux de placement et la demande pour ses diplômés, c'est bien normal.

    Voici une formule : 6 semaines de français intensif ADAPTÉ POUR LES COURS DU MBA. Donc, il n'est pas ici question d'apprendre commander un croissant dans un café mais d'apprendre le vocabulaire technique et les verbes techniques dès le premier cours et se concentrer uniquement là-dessus.

    Ensuite, imposer entre 40% et 60% des cours dans l'une et l'autre langue.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 18 h 54
    Réponse à André Michaud
    "Quoi qu'en pensent les croyants au nationalisme, l'anglais est la langue internationale..pas le français.!"

    Ah oui? Pouvez-vous me citer le traité international qui établit ce fait? Et le francais n'est pas internationale avec 60 pays membres de la Francophonie? Et l'espagnol avec la vingtaine de pays d'Amérique latine? Et pour le nombre de personne, je crois plutôt que c'est le chinois.

    "Une langue est avant tout truc idéologique , un moyen de communication."

    Vous dites une chose et son contraire. Ou plutôt, deux choses différentes mais vraies toutes les deux.

    Idéologique : oui. C'est pour ca qu'il faut la combattre.
    Communication : aussi. Mais une seule langue internationale serait discriminatoire en avantageant uniquement les Anglo-Saxons. Le monde devient de plus en plus multi-polaire.

    "Quelle langue peut nous permettre de communiquer dans le plus de pays possible avec le plus d'humains possible...l'anglais!"

    Ça dépend où. Pas en Afrique, pas en Amérique latine, pas au Japon ou en Chine, sauf peut-être dans les hôtels des grandes villes.

    En Allemagne, sur la rue, personne ne parle anglais. Au Japon, sur la rue, c'est uniquement du japonais. Plus de gens m'ont abordé sur la rue en français qu'en anglais d'ailleurs au Japon. En Libye, c'est l'italien la langue étrangère. Au Mexique, un seul sur la rue s'est essayé en anglais pensant que j'étais Gringo, sans succès, lui répondant en espagnol que je parlais français.

    "En passant,combien de québécois sont vraiment intéressé à apprendre à parler et écrire correctement le français?"

    Stratégie bien connue des adversaires du français, on ramène le débat à la qualité, pour éclipser l'enjeu principal.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 18 h 56
    Réponse à André Michaud (suite)
    "Les jeunes de secondaires 5 aujourd'hui écrivent moins bien que mon père avec une 4i`primaire en 1920...!! Je le sais car dans mon travail j,ai vu des milliers de copies de l'examen écrit de secondaire 5 , que j,ai comparé avec les lettres de mon père durant la deuxième guerre mondiale..

    On a même de la misère à former des profs compétents!!!"

    Comme je dis à des immigrants, il vaut mieux un mauvais français qu'un bon anglais.

    "Devant le peu d'intérêt des citoyens pour apprendre à parler et écrire correctement le français, pourquoi ne pas passer carrément à l'anglais?"

    Encore une fois, il vaut mieux un mauvais français qu'un bon anglais.

    Écrire en langage de clavardage comme ceci n'est pas le principal problème : re, a , fds, tlm, lo, pkoi, t ki, tk, asv

    Le problème est plus : brb, c u, you2, 4you, asl

    Ceci dit, je crois bien écrire, j'ai gagné un concours de dictée en secondaire 5 dans ma classe, dans un collège privé.

    De toute façon, le pouvoir d'attraction de l'anglais ne vient pas de la qualité de l'anglais parlé des Anglo-Saxons je crois avec leurs "I wanna ...".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Aristide - Abonné
    23 février 2012 10 h 48
    HÉC Montréal mondialisée en catimini
    En plein essor de la grève étudiante, la directrice des communications de HÉC Montréal annonce la création dès septembre prochain, d’une M. Sc. totalement en anglais.

    Cette décision a été prise en octobre dernier. Pourquoi HÉC Montréal, dont le sens Marketing est notoire, a-t-elle choisi de faire cette annonce en catimini, par une simple entrevue à une journaliste plutôt timide qui n'ose presque pas poser de questions et qui ne fait pas d'analyse? Pourquoi le faire le 21 février au moment de l’ essor de la grève étudiante?

    Parce que les dirigeants actuels de HÉC Montréal de concert avec les membres du CA sont engagés depuis douze ans dans une vaste opération de mondialisation de cette prestigieuse institution nationale. Elle vise à admettre entre 35% et 40% provenant de l'extérieur du Québec; mais elle se refuse à publier quelqu'analyse que ce soit sur les coûts et bénéfices d'une telle action. Ni son CA, ni son Assemblée des professeurs ne veulent en faire la demande.

    Outre la M. Sc. dispensée à 30 étudiants provenant en partie de Chine et d'Inde, HÉC Montréal créera au niveau du BAA, cinq groupes bilingues et deux groupes trilingue plus une année préparatoire pour les étudiants étrangers désireux de perfectionner leur français. Au BAA, les groupes comptent généralement plus de 60 étudiants. Il s’agit donc ici de quelque 450 «étudiants équivalent temps plein» (ETP), soit des revenus d’un peu plus de 3 millions $ dont les deux tiers proviennent du gouvernement québécois.

    Voilà un plan d'action au-dessus des moyens de la société québécoise mais financé par avec les fonds publics québécois et approuvé par un prestigieux conseil d'administration présidé par madame Hélène Desmarais, proche associée de Power Corporation! Qu'en pensez-vous?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ChristianH - Inscrit
    23 février 2012 16 h 26
    Plagiat HEC - Laval…
    Ce n’est pas une première.
    L’U de Laval, qui est administrée par des directeurs anglo-saxons américains, est déjà passée à se stage de l’assimilation anglo, l’année dernière.
    « L'Université Laval lance un MBA unilingue anglais... Martine Letarte - La Presse - le 21 04 2011 »

    « ...Cette nouvelle maîtrise en anglais, qui s'ajoute au MBA 100 % anglais déjà existant » JG

    L'important, c'est le secret.
    Ne pas dire aux Québécois francophones de combien sont les frais de scolarité pour ces programmes anglophones. Par rapport à leurs coûts.

    Afin qu'ils ne sachent jamais combien de millions de leur impôts et taxes sont utilisés pour subventionner l'éducation d'étrangers qui, une fois le diplôme en poche, quittent le Québec pour aller travailler et payer des impôts au Canada et aux USA. Laissant aux Québécois l’obligation de payer la dette et ses intérêts résultant de leurs études.

    Tout comme les 600 étudiants, citoyens français, inscrit à l’unilingue McGille, qui coûtent près de 8 millions l’an, ou 24 millions au bout de leur diplôme. Financés par les impôts des Québécois francophones.

    Le Québec est le seul état connu des 25 pays des trois Amériques, qui finance l'éducation supérieure, collégiale et universitaire, dans une langue étrangère à sa majorité nationale.

    C'est un régime d’éducation colonialiste. Que l'on vend sous le vocable de « mondialiste », pour mieux abrutir.

    Ainsi... L'art d'exploiter financièrement une majorité francophone faible, à son insu.
    CH
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Laperle - Abonné
    25 février 2012 07 h 22
    Une honte
    Une école supérieure dédiée aux développement de la capacité des Québécois à faire de la finance dans la langue française. Quelle banalisation d'une mission pourtant essentielle. Quel aplatventrisme d'universitaires "ouverts sur le monde", qui ne le voient qu'à travers la lorgnette de "langue des affaires (sic). Quelle belle façon d'ouvrir une porte de plus à une lente assimilation... Les porteurs d'eau ne sont pas ceux que l'on pense...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Aristide - Abonné
    26 février 2012 11 h 12
    HÉC Montréal mondialisée en catimini depuis 12 ans
    Tant la M. Sc. en sciences logistique dispensée à 30 étudiants provenant en partie de Chine et d'Inde, que les cinq groupes bilingues que créera HÉC Montréal au niveau de son BAA ne constituent qu’un début de l’aliénation planifiée dans le plan d’action «5-20-100» adopté en 2010 par les dirigeants de HÉC Montréal. Cet audacieux plan d’action vise, notamment, à admettre entre 35% et 40% d’étudiants provenant de l'extérieur du Québec et à recruter une soixantaine «de professeurs-chercheurs de haut calibre qui souhaitent poursuivre une carrière stimulante en enseignement ET en recherche».
    Une école qui veut se classer parmi les 100 meilleures écoles de gestion au monde doit se donner des «conditions gagnantes»! Exiger des «vedettes mondiales» qu'elles apprennent le français comme condition préalable à leur entrée à HÉC Montréal n’en est pas une. Quand on sait qu’il existe plus de 12 000 facultés de sciences ou administratives ou écoles de gestion de niveau universitaires, il est manifeste qu’imposer le français comme langue de travail constitue une entrave majeure; des «accommodements raisonnables» s’imposent!
    Les dirigeants actuels de HÉC Montréal de concert avec les membres du CA sont engagés depuis douze ans dans une vaste opération de mondialisation de cette prestigieuse institution nationale. À l’occasion du renouvellement du mandat du directeur de l’École à l’automne 2010, le plan 5-20-100 de celui-ci a été a été plébiscité par 90% des professeurs et et approuvé par un prestigieux conseil d'administration présidé par madame Hélène Desmarais, proche associée de Power Corporation. Certes, cet audacieux plan d'action financé en bonne partie par les fonds publics québécois paraît «au-dessus des moyens de la société québécoise», toutefois, il n’a pas encore été possible jusqu’ici d’obtenir quelqu'analyse que ce soit sur les coûts et bénéfices d'une
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012