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Sondage - Non à la rétribution en fonction des résultats scolaires

Les enseignants sont contre l'idée caquiste

La Presse canadienne   22 février 2012  Éducation
Un sondage réalisé pour le compte de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) indique que le personnel du milieu de l'enseignement est loin d'être favorable à l'idée de lier la rémunération des enseignants aux résultats scolaires de leurs élèves.

En fait, 98 % des enseignants du primaire ou du secondaire qui ont répondu au sondage sont «plutôt en désaccord» ou «tout à fait en désaccord» avec le concept voulant que la rémunération des enseignants puisse varier en fonction des résultats scolaires de leurs élèves.

Bien que la CSQ fasse référence aux propositions de la Coalition avenir Québec (CAQ) sur l'éducation dans le communiqué qui accompagne son sondage, le chef de la coalition, François Legault, s'insurge contre les questions posées, affirmant qu'elles renvoient à des propositions que n'a jamais défendues sa coalition.

La CSQ a commandé ce sondage à la maison CROP pour vérifier le degré d'adhésion des enseignants à certaines propositions touchant le financement des écoles et la rémunération des enseignants. Les résultats ont été dévoilés hier par la centrale syndicale.

La CAQ propose d'augmenter le salaire des enseignants de 20 % et, en échange, de les soumettre à une évaluation, en plus de les rendre responsables de la réussite de leurs élèves. Cet engagement précis n'a pas fait l'objet d'une question du sondage, qui s'est plutôt borné à poser la question suivante: «[La] rémunération des enseignants devrait[-elle] varier en fonction des résultats de leurs élèves»?

Dans sa documentation plus étoffée, alors qu'elle était encore un mouvement, la coalition avait expliqué que «l'évaluation du personnel enseignant serait effectuée sur une base biannuelle par la direction d'école et porterait sur plusieurs dimensions, dont le taux de réussite des élèves, en tenant évidemment compte du milieu socio-économique et du potentiel de ces derniers. La satisfaction des parents serait prise en considération pour l'évaluation».

Les sondeurs ont aussi cherché à savoir si «le financement des établissements d'enseignement devrait varier en fonction de la réussite des élèves». Là encore, c'est à 92 % que les enseignants du primaire et du secondaire qui ont répondu au sondage ont désapprouvé l'idée — réponses «tout à fait en désaccord» et «plutôt en désaccord» additionnées. De même, interrogés à savoir si «les bonus au rendement pourraient faire de moi un meilleur enseignant», 92 % des enseignants du primaire et du secondaire ont répondu par la négative.

Legault outré

Réagissant à ce sondage à Québec, François Legault était carrément outré. Il a crié à la désinformation de la part de la CSQ et de son président, Réjean Parent. «Je trouve que c'est de la manipulation de l'information; c'est odieux; c'est inacceptable», s'est-il exclamé, ajoutant voir dans ce sondage l'ombre du Parti québécois.

Il a surtout critiqué le fait que la centrale syndicale ait proposé «des questions qui ne présentent même pas nos propositions à la coalition». Il assure que «jamais la coalition n'a proposé de telles mesures» et que ce sont tous les enseignants qui toucheraient cette augmentation de salaire de 20 % en échange d'une évaluation de leur travail.

Le sondage a été réalisé du 3 au 14 février auprès de 1198 mem-bres de la CSQ. Il comporte une marge d'erreur de 2,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Des 1198 répondants, la moitié (595) sont des enseignants du primaire, du secondaire ou du collégial.
 
 
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  • François Dugal - Abonné
    22 février 2012 08 h 46
    La diplômation à tout crin
    Les enseignants qui «font passer tout le monde» essaient de détourner l'attention des directions scolaires sur leur incompétence.
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  •  
  • Lemay Miichel - Inscrit
    22 février 2012 10 h 08
    Désinformation : pas une première
    Ce ne serait certes pas la première fois qu'un syndicat ferait de la "désinformation" en utilisant les résultats d'un sondage où les questions sont "biaisées" et détournées au profit d'un corporatisme militant activement pour le statu quo, et surtout pour le maintien de sa domination sur ses membres.

    Je crois qu'en général, les sondages "guidés et commandés", que ce soit par un syndicat ou par un parti politique, servent à appuyer une position. Ne fut-ce qu'en ne publiant qu'une partie bien choisie des résultats, il s'agit de désinformation.

    Legault a raison de s'insurger contre cette manoeuvre, je n'ai jamais vu dans le programme de la CAQ de mention d'un arrimage entre salaire et résultats des élèves. Mais les médias étant de plus en plus ce qu'ils sont, c'est-à-dire des relais de messages déjà concoctés par d'autres, et ayant de moins en moins de ressources pour exercer quelque contrôle, il n'est pas surprenant que tous en profitent, notamment les syndicats et les partis politiques, en l'occurrence.
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  •  
  • Alain Rioux - Inscrit
    22 février 2012 17 h 14
    Le socialisme des imbéciles!
    Le racisme est
    le socialisme des imbéciles
    (Jean Jaurès)

    La C.A.Q-ophonie que nous inflige Legault provient de son populisme à la petite semaine. Car, avant de blâmer les enseignants, encore faudrait-il régler le problème de la responsabilité éducative des parents et le cauchemar de la discipline à l’école, dont la taille et le cafouillis des jugements de cour ne sont pas les dernières causes, il s’en faut! Une mesure intéressante pourrait consister à instituer des examens de passage à plusieurs niveaux, entre le primaire et le secondaire, et, de plus, à chaque année du secondaire, avec possibilité de recalage. De sorte que, l’assistance scolaire ne serait plus obligatoire mais la réussite des examens. Ainsi, les parents seraient, de nouveau, responsabilisés, quant à la réussite de leurs enfants, qu’ils pourraient, eux-mêmes, scolariser. Alors, les enseignants deviendraient des maîtres d’études, dont la réussite des élèves pourrait être sanctionnée.

    De plus, on pourrait, à ce titre, revoir les conditions d’obtention du brevet d’enseignement, lesquelles ont été réformées, en 1994, de un à quatre ans de pédagogie, pour les non-titulaires de bac en enseignement. Celle-ci semble plus avoir été conçue afin de protéger les postes, des incompétents, que pour promouvoir la scolarisation effective des étudiants, comme le démontre la stabilité du taux effarant de décrochage scolaire, depuis ce temps…
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  •  
  • Lesfaits - Inscrit
    22 février 2012 22 h 42
    Imbéciles ou ignorants
    Lorsqu'il s'agit d'éducation, de compétence des enseignants, de désinformation, il y aurait lieu pour plusieurs de cesser d'afficher leur ignorance des sujets traités. Les auteurs des trois commentaires précédents en sont un bel exemple.
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  • Alain Rioux - Inscrit
    23 février 2012 15 h 25
    Tiers-mondisation...
    @ Lesfaits

    En tant qu'ancien stagiaire en enseignement de la philosophie, au collégial, permettez-moi de vous signaler que, suite à 180 heures de pédagogie, j'ai dû, à regret, constater que seulement 20 % de ma classe savait lire et écrire, après 11 ans de scolarité. La plupart des étudiants-80%- était incapable de comprendre un texte, relativement simple, et d'articuler, convenablement, des idées. Si c'est cela le MELS et sa "nouvelle" grammaire, bienvenue à la "tiers-mondisation" de notre société!
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