dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - De bonnes études...

Simon Couillard-Castonguay - Université Laval, le 19 février 2012  22 février 2012  Éducation
Ma logique est-elle valable?

1968: droits de scolarité les plus élevés de l'histoire du Québec.

1968: le baby-boomer moyen, né en 1950 et âgé de 18 ans, gagne le droit de vote et désire faire son entrée aux études postsecondaires.

1968-1990: gel des droits de scolarité

1990-2012: hausse graduelle des droits de scolarité

2012: annonce d'une hausse importante de droits de scolarité qui ramènerait les frais «au niveau de 1968».

2012: le baby-boomer moyen qui a eu ses enfants entre 20 et 35 ans a terminé de payer leurs études, puisqu'ils ont plus de 27 ans.

Qui a le plus grand poids électoral?

Ah, ne vous inquiétez pas pour moi. Mes parents gagnent un bon salaire; ils ont fait de bonnes études...

***

Simon Couillard-Castonguay - Université Laval, le 19 février 2012
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Yves Côté - Abonné
    22 février 2012 01 h 25
    Lorsqu'on vote...
    Lorsqu'on vote à droite suffisamment longtemps pour porter au pouvoir plusieurs fois de suite des partis de ce côté de l'hémisphère politique, il ne faut pas s'étonner que la stratégie mise en place aille dans le sens de la privatisation générale de la société. Ni se surprendre que les mesures gouvernementales défavorisent les acquis sociaux et éducatifs pourtant chèrement gagnés et payés par la collectivité.
    L'instruction n'est pas faite que pour les gens qui ont des moyens financiers mais toutefois c'est bien ce vers quoi marchent le Québec et le Canada depuis 20 ans.
    Pas plus que la santé d'ailleurs.
    Plutôt que de faire l'effort difficile de construire sur du solide, d'examiner ce qui y cloche vraiment en terme de résultats et de mettre ses culottes pour y faire face, qu'un gouvernement choisisse la réponse nébuleuse et constante de la nécessité de privatiser au maximum ce qui y touche et d'en convaincre les électeurs n'est pas sans conséquence sur la population en général.
    Quant à moi, les générations de payeurs de taxes qui ont déboursés pour construire des systèmes publics et universels de santé et d'éducation au Québec sont bafouées au quotidien par l'idée facile qu'il vaille mieux dorénavant payer pour correctement se faire soigner et faire éduquer nos jeunes...
    Et tout cela dans l'indifférence et même la complicité de nombre de nous.
    Vive le Québec libre, clairvoyant et conséquent d'une histoire sociale qu'il tente de ne pas oublier !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Darwin666 - Inscrit
    22 février 2012 01 h 30
    Encore du simplisme...
    Je suis tanné de ce faux conflit intergénérationel. Les X nous ont tappé dessus, les Y et maintenant les Z (?)... Et merde, je suis contre cette hausse et pour la gratuité comme bien des gens de mon âge! L'ennemi est le néolibétal, pas le vieux!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 06 h 11
    L'argent est disponible
    Que le gouvernement Charest demande à ses ti namis de la construction et qui aille chercher l'argent à Ottawa avant d'endetter les étudiants. Ah c'est vrai, c'est trop lui demander que de se tenir debout devant Ottawa, il ne faudrait pas donner des arguments au méchants séparatisssssss.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Airdutemps - Inscrite
    22 février 2012 08 h 23
    Et si ...
    Et si les étudiants dénonçaient, tel un mantra, le fait que cet argent des hausses ira directement dans les poches des administrateurs des universités. Ils auraient ainsi l'appui des citoyens.

    Changez votre discours...sinon votre cause est perdue d'avance.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Mongeau - Inscrit
    22 février 2012 08 h 51
    La hausse unilatérale, un procédé infructueux
    Professeur au cégep depuis des lunes, je ne suis pas, à priori, contre l'idée que la contribution des étudiants soit révisée à la hausse. Là où le bat blesse, c'est dans la manière utilisée par le gouvernement Charest dans cette problématique. Si ce dernier estime qu'il faut injecter de l'argent dans les études post-secondaires, il doit en faire la démonstration devant ses électeurs, il en est redevable. Ensuite, il doit rassembler tous les partenaires sociaux liés au monde de l'éducation, les consulter, écouter leurs suggestions, les impliquer dans le processus et trouver des solutions équitables, au lieu d'imposer une hausse unilatérale à cette génération d'étudiants (es), sans discussion et en brandissant la menace d'une façon arrogante et infructueuse.
    La question de l'éducation est trop importante pour se contenter de petits cataplasmes imposés sans ouverture et engendrant davantage de dissensions que de solutions viables à plus long terme. Monsieur Charest devrait garder ses gros bras pour affronter la corruption plutôt que de faire le matamore devant la population étudiante.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • quintalg - Abonné
    22 février 2012 10 h 26
    Et pourquoi pas les cours à 50$?
    Au début des années 70, mes cours à l'UQAM coûtaient 50$chacun par session. Sinon, je n'aurais pas eu les moyens de poursuivre mes études supérieures après un DEC technique. Aujourd'hui, j'ai 4 jeunes entre 20 et 26 ans à l'université. Ils en bavent pour payer leurs factures de fins de mois. C'est 6 000$ par an chacun minimum que je dois pourvoir pour qu'ils poursuivent leurs études dans les grands centres. Ne créons pas une génération de jeunes diplômés endettés! merci!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné
    22 février 2012 11 h 28
    Tout à fait
    C'est le populisme de notre vie démocratique qui permet ces simplifications malsaines, M. Darwin666, non l'inverse. On ne parle pas de «conflit» de générations ici, mais du simple poids démographique, donc électoral, d'une frange de la population. Maintenant, celle qui a bénéficié d'une éducation à peu de frais, génération dont font partie Charest (1981), Legault (1984), Marois (1976), Deltell (1989), invente l'idée d'une «juste part». Lire http://silequebec.wordpress.com/2012/02/18/les-myt

    Pour ce qu'en dit Airdutemps, il devrait s'informer. Les étudiants répètent ad nauseam que la hausse des frais couvrent l'augmentation du financement universitaire, qui depuis 10 ans ne se traduit pas par l'embauche de professeurs mais de cadre, et par des projets immobiliers et publicitaires.

    Tout a été dit, mais comme personne n'écoute, il faut toujours répéter, disait Gide.

    Il semble que les Catholiques avaient raison. Dieu veut que vous fassiez des enfants.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    22 février 2012 13 h 56
    Lutte des classes
    En réalité, de mon temps aussi, on en arrachait quand les parents n’étaient pas riches et que l’on n’avait pas de piston pour un emploi pénard et payant ne nécessitant pas de diplôme.

    De fait, cette injustice n’est pas intergénérationnelle. Il s’agit plutôt d’un débat portant sur les classes sociales. Sur la lutte des classes, dirais-je, même si ce vocable n’est plus au goût du jour.

    À l’âge du CEGEP, vers le milieu des années soixante et dix, alors que j’appartenais véritablement au lumpenprolétariat, je vivotais dans une chambre à vingt dollars la semaine quasiment au coin de Bélanger et Papineau, je gagnais péniblement ma croûte en intérim en allant dans le coin de Côte-Vertu vider des remorques au salaire minimum, et compte-tenu de ce que je gagnais j’avais l’obligation pécuniaire de piquer l’essentiel de ma bouffe (viande, fromage) à l’épicerie du coin.

    Un jour, je me suis fait prendre à voler de la nourriture avec les conséquences judiciaires que cela entraîne, une autre fois en allant à mes cours alors que je n’avais pas d’argent, je me suis fait arrêter pour avoir pris le métro sans payer (175 $ d’amendes, à défaut deux mois de prison…).

    Évidemment, diplômassions ou pas, ces mésaventures sont autant de jambettes qui contrecarrent l’insertion sociale. Par exemple, ces larcins m’ont fermé la fonction publique, alors que j’étais animé par le besoin et non pas par la malveillance.

    Que ce soit maintenant ou à mon époque, la vérité c’est que pour compléter des études supérieures, les autorités exigent beaucoup plus qu’une contribution étudiante ; le gouvernement mise plutôt sur une contribution parentale tous azimuts (par exemple, maman qui apporte une épicerie, papa qui laisse 50$ sur la commode). Or, ce support-là n’est pas comptabilisé par le Ministère, même s’il est indéniablement la pierre angulaire de la réussite collégiale et universitaire.

    Il e
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    23 février 2012 08 h 58
    Mon précédent commentaire est tronqué

    .
    (Mon précédent commentaire est tronqué ; je souhaiterais que vous consentiez à en publier la conclusion) :

    Il en est la pierre angulaire, parce qu’il prévient la composante anxieuse que cause la précarité, ce qui mine l’intellect.

    Autrement dit, quand on se casse la tête régulièrement pour ne pas se retrouver à la rue et quand la faim nous tenaille régulièrement, le cognitif est détourné : on peine à se préoccuper de ses études, des études qui viennent de toutes façon à s’allonger indûment dans le temps, à force de reports faute de moyens financiers.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
9 réactions
6 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012