Lettres - Heureuse d'étudier au Québec
Quand je déclare à mes amis étudiants québécois que je suis vraiment très contente d'effectuer dorénavant mes études au Québec et que l'université québécoise me semble d'une bien meilleure qualité que l'université française, ils sont souvent étonnés.
Et pourtant, je regrette si peu d'avoir quitté la «prestigieuse» Sorbonne pour l'Université de Montréal... Dans mon département de philosophie, l'environnement d'étude est en effet très stimulant: les professeurs sont disponibles, les cours sont de bonne qualité, l'association étudiante très active, nous avons une revue et de nombreux colloques sont organisés, je me sens appartenir à une communauté d'étude. À la Sorbonne, j'avais l'impression d'aller à l'université comme d'aller magasiner... Je m'asseyais, je prenais des notes et je repartais... rien de plus... Pas d'échanges avec les professeurs ni avec les autres étudiants, pas ce sentiment d'appartenir à un groupe... Certes, la facture n'était pas très chère, et c'était bien la seule bonne chose!
Aujourd'hui, ma participation à une communauté d'étude qui me donne beaucoup fait que je me sens responsable de vouloir la défendre, que je me sens responsable de me battre contre la hausse des droits de scolarité: je ne veux pas que l'université québécoise devienne inaccessible à certains d'entre nous, je veux qu'elle reste et qu'elle approfondisse ses atouts, à savoir être une université accessible et un lieu d'échange de réflexions et d'idées, un lieu de stimulation intellectuelle que je n'ai pas trouvé en France. Je veux qu'elle reste et qu'elle se rapproche davantage de mon idéal: une éducation publique de qualité. Or ce n'est pas le tournant que veut lui faire prendre le gouvernement actuel et il me semble toujours dangereux de s'éloigner de ses idéaux...
Bref, je suis heureuse d'étudier au Québec et je veux que cela continue.
***
Blandine Parchemal - Université de Montréal, le 20 février 2012
Et pourtant, je regrette si peu d'avoir quitté la «prestigieuse» Sorbonne pour l'Université de Montréal... Dans mon département de philosophie, l'environnement d'étude est en effet très stimulant: les professeurs sont disponibles, les cours sont de bonne qualité, l'association étudiante très active, nous avons une revue et de nombreux colloques sont organisés, je me sens appartenir à une communauté d'étude. À la Sorbonne, j'avais l'impression d'aller à l'université comme d'aller magasiner... Je m'asseyais, je prenais des notes et je repartais... rien de plus... Pas d'échanges avec les professeurs ni avec les autres étudiants, pas ce sentiment d'appartenir à un groupe... Certes, la facture n'était pas très chère, et c'était bien la seule bonne chose!
Aujourd'hui, ma participation à une communauté d'étude qui me donne beaucoup fait que je me sens responsable de vouloir la défendre, que je me sens responsable de me battre contre la hausse des droits de scolarité: je ne veux pas que l'université québécoise devienne inaccessible à certains d'entre nous, je veux qu'elle reste et qu'elle approfondisse ses atouts, à savoir être une université accessible et un lieu d'échange de réflexions et d'idées, un lieu de stimulation intellectuelle que je n'ai pas trouvé en France. Je veux qu'elle reste et qu'elle se rapproche davantage de mon idéal: une éducation publique de qualité. Or ce n'est pas le tournant que veut lui faire prendre le gouvernement actuel et il me semble toujours dangereux de s'éloigner de ses idéaux...
Bref, je suis heureuse d'étudier au Québec et je veux que cela continue.
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Blandine Parchemal - Université de Montréal, le 20 février 2012
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