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Lettres - Heureuse d'étudier au Québec

Blandine Parchemal - Université de Montréal, le 20 février 2012  22 février 2012  Éducation
Quand je déclare à mes amis étudiants québécois que je suis vraiment très contente d'effectuer dorénavant mes études au Québec et que l'université québécoise me semble d'une bien meilleure qualité que l'université française, ils sont souvent étonnés.

Et pourtant, je regrette si peu d'avoir quitté la «prestigieuse» Sorbonne pour l'Université de Montréal... Dans mon département de philosophie, l'environnement d'étude est en effet très stimulant: les professeurs sont disponibles, les cours sont de bonne qualité, l'association étudiante très active, nous avons une revue et de nombreux colloques sont organisés, je me sens appartenir à une communauté d'étude. À la Sorbonne, j'avais l'impression d'aller à l'université comme d'aller magasiner... Je m'asseyais, je prenais des notes et je repartais... rien de plus... Pas d'échanges avec les professeurs ni avec les autres étudiants, pas ce sentiment d'appartenir à un groupe... Certes, la facture n'était pas très chère, et c'était bien la seule bonne chose!

Aujourd'hui, ma participation à une communauté d'étude qui me donne beaucoup fait que je me sens responsable de vouloir la défendre, que je me sens responsable de me battre contre la hausse des droits de scolarité: je ne veux pas que l'université québécoise devienne inaccessible à certains d'entre nous, je veux qu'elle reste et qu'elle approfondisse ses atouts, à savoir être une université accessible et un lieu d'échange de réflexions et d'idées, un lieu de stimulation intellectuelle que je n'ai pas trouvé en France. Je veux qu'elle reste et qu'elle se rapproche davantage de mon idéal: une éducation publique de qualité. Or ce n'est pas le tournant que veut lui faire prendre le gouvernement actuel et il me semble toujours dangereux de s'éloigner de ses idéaux...

Bref, je suis heureuse d'étudier au Québec et je veux que cela continue.

***

Blandine Parchemal - Université de Montréal, le 20 février 2012
 
 
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  • Darwin666 - Inscrit
    22 février 2012 01 h 26
    Merci de ce témoignage!
    Mais, si vous regardez les commentaires qui suivront le mien, vous lirez sûrement quelques propos déplacés envers les étudiants étrangers et les conséquences monétaires des ententes d'échanges entre le Québec et la France. Ne vous en faites pas, nous sommes habitués, mais, comme vous, sommes nombreux à apprécier l'apport de ces échanges culturels!
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 06 h 09
    Exemple : Allemagne
    Pendant ma maîtrise en informatique en Allemagne, entre 2004 et 2007, comme étudiant étranger, je payais 125 EUR par session! Nous avions de la qualité, nous échangions entre étudiants, nous échangions avec les professeurs, même à l'extérieur des cours, les profs étaient chaleureux et amicaux et nous avions le sentiment d'appartenir à une communauté. Un prof nous a même invité chez lui à l'occasion d'une marche au flambeau, tradition qui consiste à se rendre chez le professeur avec des flambeau pour le convaincre de refuser l'offre de l'université concurrente et de rester avec nous. C'est le professeur Joachim Weickert, le plus apprécié des professeurs à l'Université de la Sarre.

    Maintenant je suis au doctorat en génie électrique à l'Université Laval, très content d'y être, et je participerai à la manifestation contre la hausse des droits de scolarité demain à Montréal. Que le gouvernement Charest demande à ses ti namis de la construction et qui aille chercher l'argent à Ottawa avant d'endetter les étudiants. Ah c'est vrai, c'est trop lui demander que de se tenir debout devant Ottawa, il ne faudrait pas donner des arguments au méchants séparatisssssss.
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    22 février 2012 06 h 12
    Les ententes France-Québec sont une très bonne chose ...
    ... sauf quand on paye pour les envoyer étudier à McGill et Concordia!
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  • Michel Patrice - Inscrit
    22 février 2012 06 h 19
    Merci, et une suggestion
    Merci beaucoup Mme Parchemal, c'est gentil.

    À propos des étudiants étrangers, nous devrions faire et nous devrions faire mieux. Je vous invite tous à lire le billet de Jean-Benoit Nadeau et Julie Barlow qui proposent certaines politiques de ce qui serait une certaine "politique culturelle québécoise".

    http://nadeaubarlow.com/la-prime-au-francais/

    Il ne s'agit pas ici de seulement défendre le français, mais d'utiliser le français à notre avantage. L'attaque n'est-elle pas la meilleure défense?

    Michel Patrice
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  • lucge - Inscrit
    22 février 2012 06 h 24
    Merci!
    Je n'ai pu m'empèché d'émettre une réaction à la suite de votre lettre. Ici au Québec, madame, nous sommes champions dans ce que j'appellerais " l'auto bashing", l'auto flagellation. Nous avons un ancien premier-ministre qui dit que nous paresseux, peureux. Tout ceci à part de mes semblables qui affirment que tout est mieux ailleurs! Je n'ai pas beaucoup sortie, à l'exception des États-Unis, la France à 3 reprises, la ville de Rome dernièrement, et en toute objectivité, nous avons tort de nous auto critiquer si durement.

    Merci
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  • plan sud - Inscrit
    22 février 2012 07 h 43
    Je veux
    Si dans votre texte on change cette formulation ``jE veux`` par je souhaite, j'aimerais...le tout devient beaucoup plus acceptable.

    Malheureusement , je veux, donne à votre lettre un coté agaçant, qui ne sert en rien, je crois, le but de votre démarche.
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  • JimGray - Inscrit
    22 février 2012 08 h 33
    Non! Bien au contraire.
    Qui êtes-vous pour décider de ce qui est bienséant ou non dans le texte d'une autre personne?

    J'ai trouvé chaque mot de ce texte pertinent.

    Je souhaiterais, j'aimerais. Et quoi d'autres de même facture? J'aimerais mais si vous pensez que...
    Et pouquoi pas: "Vous savez, moi, mon éducation de colonisé me commande plus que la politesse:l'obséquiosité".

    Les autobasheurs que nous sommes peuvent se compter chanceux de pouvoir compter sur des immigrants qui se révèlent souvent plus fiers que nous.

    Chère Blandine, ne changez rien à votre façon de parler avec votre plume. Ni sur la forme, ni sur le fond.
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  • plan sud - Inscrit
    22 février 2012 10 h 18
    Mr Gray
    A votre convenance,
    (Wikipedia)
    L'étiquette, aussi appelée bienséance, un ensemble de règles, de normes, appelées « bonnes manières » qui gouvernent le comportement en société.

    Ainsi, lorsque je suis l' invité, à table je ne dirai pas je veux...
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    22 février 2012 11 h 14
    Le coût de l'éducation ...
    L'université française est gratuite et ouverte à tous, surtout depuis que les socialistes ont décidé de mener 80% de chaque tranche d'âge au baccalauréat (équivalent du DEC).
    Ccela n'a servi aucun des objectifs égalitaristes initiaux. L'université française est en ruine, comme en témoigne cette lettre, et les Grandes Écoles attirent les meilleurs.
    C'est ainsi qu'en France les "best and brightest" finissent à l'École Polytechnique (X) et non en médecine (ce qui me semble plutôt positif).
    Et justement le recrutement de l'X est devenu bien moins représentatif de la population depuis que l'édication nationale est aux mains de fanatiques de l'égalité.

    Bref, l'éducation doit être payante et sélective, les prêts étudiants et bourses d'excellence compensant les écarts de richesse.
    L'égalitarisme n'a jamais produit que l'inverse de ses objectifs: Nivellement par le bas et apauvrissement des classes moyennes, culturellement comme financièrement.
    On en sait qqch ici avec le déclin sans fin de l'école publique et du français...

    Sur les liens entre France et Québec: Les différences entre les deux sustèmes éducatifs sont un obstacle majeur à la mobilité entre les deux pays. Il n'est pas dans notre intérêt francophone de nous arrimer aux systèmes éducatifs de nos voisins anglophones ou autres, c'est entre francophones qu'il faut chercher à s'unir.
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  •  
  • Jacques Thibault - Abonné
    22 février 2012 11 h 37
    M. Gray
    Je suis bien d'accord avec plan sud. Le choix des mots est déterminant pour respecter le peuple d'accueil.
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  •  
  • Danielle D - Inscrite
    22 février 2012 12 h 54
    Bienvenue
    C'est dans ces moments que l'on apprécie un nouveau membre dans la famille,pas pour la comparaison mais pour le réel bonheur d'être parmi nous et d'apprécier la personnalité que dégage notre forme d'enseignement.
    Ce qui dynamise cette nouvelle arrivante nous dit au fond(c'est ma traduction du message) «j'aime ce que vous êtes et comment vous faite les choses.Je veux y participé et contribuer».

    Cela me rassure car depuis quelques années tout ce qu'on entend c'est on vient pour avoir l’accès a une meilleur qualité de vie et avoir du travail.C'est toujours dans le sens de venir se servir de.même si formulé autrement pour flatter notre acceptation.

    PS@Plan sud.
    Pour ma part et par expérience,je préfère de beaucoup lire humainement ce que le fond du cœur exprime dans un texte que de me concentrer sur les apparences de surface.Cela distingue ceux qui ont la maturité du cœur et la profondeur apte à saisir le fond en accueillant la forme,même imparfaite,surtout quand on y reconnait la sincérité,de ceux qui juge en superficialité.

    @Mme.Blandine
    Merci d'être parmi nous et merci du reflet qui nous était en partie connue mais qui fait du bien à se faire confirmer.Ce n'est ni la comparaison ni la prise de position sur les couts qui me plaisent, mais pourquoi vous êtes ici et en quoi cela fait résonance en vous

    Danielle Drolet de Québec.
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  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    22 février 2012 14 h 09
    @Patrick Bougrelle

    << (...) L'éducation doit être payante et sélective... >>

    Surtout que le clientélisme va prouver que les plus intelligents se sont les enfants de riches, puisqu’ils seront les seuls à être diplômé !
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  • plan sud - Inscrit
    22 février 2012 16 h 59
    Danielle D
    Je vous rappellerai Madame que dans un texte le fond et la forme sont indissociables, même si parfois on préfèrerait l'oublier.
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  •  
  • SNost - Abonné
    22 février 2012 18 h 43
    Accessibilité, oui - Gratuité, non
    On peut garantir l'accessibilité pour tous (qui ont le potentiel) sans nécessairement passer par la gratuité. Les étudiants devront bien le compendre tôt ou tard. Ce n'est pas vrai que les contribuables vont vouloir payer pour des années perdues d'université gratuite, comme ce fut le cas avec les CEGEP avant la taxe à l'échec.
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  • Danielle D - Inscrite
    22 février 2012 22 h 04
    @plan sud. Là est votre force et votre rigidité...Là est votre limite...
    Si cela satisfait votre complaisance dans des rapports d'échange,grand bien vous face.

    Une bonne «gestalt» s'exprime d'elle même, certe, mais, c'est plus enrichissant quand on a la faculté de comprendre ce qu'elle sous-tend ou ce qu'elle véhicule.
    Sur ce plan et à la lumière de vos commentaires,j'ai une bonne «avance»en la matière.

    Je comprend la juste réaction, de M.Gray,au ton«révélateur»que vous employez et je fait suite par cette maxime:

    «Ceux qui ont le courage de m'affronter sur mes forces,mérite respect,Ceux qui cherche à me dominer par mes faiblesses en sont indigne»

    Danielle Drolet
    Artiste-conceptrice et libre penseur(e)
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  • Michel Simard - Abonné
    23 février 2012 00 h 35
    L'art de ne rien dire
    Depuis quand le fond et la forme sont indissociables ? Ce n'est pas parce qu'une idée est mal exprimée qu'elle est fausse ou idiote. Ce n'est pas parce que plusieurs se complaisent à répéter de jolis mots qu'ils expriment une quelconque idée - phénomène très courant au Québec, notamment chez les partisans du colonialisme.

    plan sud, nous aimerions que vous discutiez des idées et non de la tournure des mots. Il est toujours très facile de critiquer la forme d'un écrit; n'importe quel texte peut être amélioré. Critiquer les idées avec intelligence c'est autre chose.
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    23 février 2012 13 h 17
    @Jean Tremble
    "Surtout que le clientélisme va prouver que les plus intelligents se sont les enfants de riches, puisqu’ils seront les seuls à être diplômé !"

    Non.
    Un diplôme qui a de la valeur en est un qui apporte une certaine garantie de compétence et de talent chez ses diplômés.

    Un diplôme qui s'achète ne vaut rien. Il est à la portée des pauvres et sans intérêt pour les riches.

    Les universités doivent mettre sur le marché du travail des diplômés compétents et talentueux, et elles iront les chercher dans toutes les classes sociales.
    Leur travail relève autant de la sélection que de l'instruction.

    L'égalitarisme est toujours absurde et contreproductif, en matière d'éducation comme de santé.
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  •  
  • Pat N - Inscrit
    23 février 2012 20 h 25
    L'égalité des chances est avant tout financière
    Je trouve totalement irresponsable d'imposer des quotas de réussite impératifs comme en France. Ce sont des idéaux nobles, mais pourquoi devrait-on en France comme ici, abaisser les critères de sélection jusqu'à atteindre le seuil fixé? Cela revient à «forcer quelqu'un à être intelligent». Les élèves ne sont pas tous égaux en intelligence, c'est la triste réalité. À force d'abaisser le niveau, on en vient à un point où avoir un baccalauréat français ne signifie plus rien, que même des «bac 2» ne sont pas des étudiants exceptionnels.

    Et des étudiants intelligents peuvent se trouver dans toutes les couches de la société.

    L'éducation doit être sélective, oui, tout autant que gratuite (ou dotée d'un ticket modérateur). Il est urgent ici comme en France que les critères de sélection soient resserrés. La dévaluation des diplômes est alarmante. Par contre, il est socialement inacceptable d'imposer des frais de scolarité qui restreignent l'accès à l'éducation supérieure en ne permettant qu'aux plus riches plus doués d'y accéder. Les pauvres doués ne pourront pas entrer, les riches bêtes n'entreront pas non plus, les pauvres bêtes non plus.

    «Un diplôme qui s'achète ne vaut rien». Effectivement. À la sortie de ces universités prestigieuses, on trouve des gens effectivement très savants, mais très homogènes socialement. Ce n'est pas avec ce raisonnement qu'on donne des chances égales à tous, car basées sur le critère objectif d'un examen commun.

    Pour se débarrasser des traînards et indécis et que la société ne paye que pour les bons, un examen par an serait une voie possible. Les autres pourraient toujours se recycler dans une formation plus accessible intellectuellement.

    Oui, je suis pour l'élitisme. L'un de mes professeurs fut d'une grande inspiration. Issu d'un père maçon et d'une mère couturière, il s'est hissé par la seule force de son intelligence jusqu'au post-doctorat, sans tirer ava
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  • Jean Tremble - Inscrit
    24 février 2012 07 h 16
    @Patrick Bougrelle

    << L'égalitarisme est toujours absurde et contreproductif, en matière d'éducation comme de santé.>>

    C’est-là simplement un voeu, à moins que vous puissiez m’en faire la démonstration, ce que je doute.
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  • Pat N - Inscrit
    24 février 2012 14 h 48
    Égalitarisme
    L'égalitarisme concerne les gens, leur intégrité, pas ce qu'ils ne peuvent contrôler, ou tirer ou non un avantage, comme les finances
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