Droits de scolarité contestés - Trois fois plus d'étudiants en grève
Environ 35 000 étudiants sont en débrayage ou en voie de l'être
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des dizaines d’étudiants ont manifesté hier à Montréal pour demander de nouveau au gouvernement libéral de revenir sur sa décision de hausser les droits de scolarité.
L'hiver est capricieux, mais la mobilisation étudiante, elle, semble faire boule de neige. Avec environ 35 000 étudiants qui sont en débrayage, ou ont décroché des mandats de grève, le nombre de grévistes a plus que triplé depuis la semaine dernière. Ce sont, pour l'instant, surtout des membres de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), mais ils sont rejoints peu à peu par des membres des deux grandes fédérations étudiantes.
Hier, des votes se sont tenus dans diverses associations de cégeps ou d'universités, et d'autres sont à venir au cours des prochaines semaines, jusqu'à la grande manifestation nationale du 22 mars. «Notre stratégie est d'avoir le plus grand nombre d'étudiants en grève pour la manif du 22 mars. Selon nous, le budget va être déposé dans ces eaux-là et on veut avoir le maximum d'effet», a indiqué Charlotte Watson, qui s'occupe des communications pour la Fédération étudiante collégiale du Québec.
Certais départements ou associations facultaires, comme l'École nationale d'administration publique ou le département d'éducation physique et de kinésiologie de l'Université de Montréal, ont toutefois choisi de se prévaloir de leur droit de grève seulement le 22 mars. Pour ceux qui ont choisi de commencer plus tôt la grève, des votes de reconduction seront tenus chaque semaine ou à une fréquence prédéterminée.
«La ministre [de l'Éducation, Line Beauchamp] n'a maintenant plus le choix de prendre au sérieux notre grève. Si elle ne recule pas rapidement, le système d'éducation du Québec sera de plus en plus paralysé», a indiqué un des porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, à l'issue d'un congrès qui se tenait en fin de semaine. Il s'est réjoui de voir 3000 personnes affluer lors d'une manifestation hier en fin d'après-midi, qui a démarré place Émilie-Gamelin, près de l'Université du Québec à Montréal.
On attend autant de gens, voire plus, lors d'une autre manifestation qui se mettra en branle ce jeudi depuis le square Phillips au centre-ville de Montréal. Une autre marche de protestation contre la hausse de 1625 $ des droits de scolarité aura lieu à Québec le jeudi suivant, 1er mars.
La Coalition affirme qu'elle a une «panoplie d'alternatives» à proposer au gouvernement pour financer l'éducation, comme le Plan Nord, par exemple. «Le Plan Nord, comme de plus en plus d'intervenants le disent, est un "bar ouvert" pour les compagnies minières étrangères. Pourquoi ne pas aller chercher de l'argent en redevances?», a soutenu M. Nadeau-Dubois.
À Montréal, le premier ministre Jean Charest a cependant fait comprendre que les étudiants devraient se faire à l'idée de payer leur «juste» part. «Pas besoin de vous dire que la politique que nous avons adoptée a été mûrement, mûrement réfléchie», a dit M. Charest.
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Avec La Presse canadienne
Hier, des votes se sont tenus dans diverses associations de cégeps ou d'universités, et d'autres sont à venir au cours des prochaines semaines, jusqu'à la grande manifestation nationale du 22 mars. «Notre stratégie est d'avoir le plus grand nombre d'étudiants en grève pour la manif du 22 mars. Selon nous, le budget va être déposé dans ces eaux-là et on veut avoir le maximum d'effet», a indiqué Charlotte Watson, qui s'occupe des communications pour la Fédération étudiante collégiale du Québec.
Certais départements ou associations facultaires, comme l'École nationale d'administration publique ou le département d'éducation physique et de kinésiologie de l'Université de Montréal, ont toutefois choisi de se prévaloir de leur droit de grève seulement le 22 mars. Pour ceux qui ont choisi de commencer plus tôt la grève, des votes de reconduction seront tenus chaque semaine ou à une fréquence prédéterminée.
«La ministre [de l'Éducation, Line Beauchamp] n'a maintenant plus le choix de prendre au sérieux notre grève. Si elle ne recule pas rapidement, le système d'éducation du Québec sera de plus en plus paralysé», a indiqué un des porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, à l'issue d'un congrès qui se tenait en fin de semaine. Il s'est réjoui de voir 3000 personnes affluer lors d'une manifestation hier en fin d'après-midi, qui a démarré place Émilie-Gamelin, près de l'Université du Québec à Montréal.
On attend autant de gens, voire plus, lors d'une autre manifestation qui se mettra en branle ce jeudi depuis le square Phillips au centre-ville de Montréal. Une autre marche de protestation contre la hausse de 1625 $ des droits de scolarité aura lieu à Québec le jeudi suivant, 1er mars.
La Coalition affirme qu'elle a une «panoplie d'alternatives» à proposer au gouvernement pour financer l'éducation, comme le Plan Nord, par exemple. «Le Plan Nord, comme de plus en plus d'intervenants le disent, est un "bar ouvert" pour les compagnies minières étrangères. Pourquoi ne pas aller chercher de l'argent en redevances?», a soutenu M. Nadeau-Dubois.
À Montréal, le premier ministre Jean Charest a cependant fait comprendre que les étudiants devraient se faire à l'idée de payer leur «juste» part. «Pas besoin de vous dire que la politique que nous avons adoptée a été mûrement, mûrement réfléchie», a dit M. Charest.
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Avec La Presse canadienne
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