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    Université Laval - La liberté des chercheurs menacée?

    Plus de 70 professeurs ont lancé une pétition pour dénoncer le financement privé

    21 février 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Des professeurs de l'Université Laval ont lancé une pétition pour dénoncer le financement d'une cinquantaine de postes de professeurs au moyen de fonds privés, par l'entremise du programme de Chaire de leadership en enseignement (CLE). Lancé il y a environ un an, ce programme permet d'attirer des partenaires financiers dans la recherche qui s'engagent, pour une durée de cinq ans, à payer au moins la moitié du salaire des professeurs-chercheurs qui seront recrutés comme titulaires de l'une de ces 50 chaires.

    Les quelque 70 signataires qui ont paraphé la pétition jusqu'ici craignent que l'autonomie des enseignants soit compromise en raison de pressions des bailleurs de fonds. Professeure au département de sciences politiques, Diane Lamoureux considère ce programme comme une subvention déguisée de l'Université au milieu des affaires. «Le nom de la Chaire est lui-même fallacieux parce que, dans les faits, les titulaires des chaires enseignent très peu. Ils ont trois cours à donner tous les deux ans», a fait remarquer Mme Lamoureux.

    Les instigateurs de la pétition ne sont pas contre l'embauche de professeurs, qui, selon eux, sont de moins en moins nombreux. «Mais on pense qu'il y a d'autres moyens d'aller chercher de l'argent, y compris du privé. Il y a la fondation de l'Université, par exemple», a expliqué Mme Lamoureux. Elle craint la disparition de la recherche fondamentale au profit de la recherche dictée par les entreprises privées. «C'est la liberté des chercheurs et de la connaissance qui est en jeu», a-t-elle ajouté.

    Course au rectorat

    Alors que démarrait hier la course au rectorat de l'Université Laval avec l'ouverture de la période de dépôt de candidatures, les pétitionnaires croient important d'envoyer un message clair à ceux qui voudront devenir recteurs. «Les profs veulent faire entendre leur voix qui est singulièrement contre les choix du recteur actuel [Denis Brière]. On espère que ce ne sera pas le genre d'initiative qui sera encouragée», a indiqué Mme Lamoureux.

    Le programme des CLE vise à créer dix nouvelles chaires par année pendant cinq ans grâce à un financement de 20 millions de dollars provenant de partenaires du secteur privé et de 15 millions de dollars de l'Université. Il existe pour l'instant trois CLE, dans les domaines de la théologie (financée par l'archidiocèse de Québec), de la mise en marché des produits agricoles (financée par l'Union des producteurs agricoles) et des sciences et du développement durable (financée par The Gelber Family Foundation).
     
     
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