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    Le décrochage scolaire s'est amplifié dans plusieurs régions

    Plusieurs commmissions scolaires ont affiché un taux de décrochage en hausse au cours de la dernière décennie

    20 février 2012 |La Presse canadienne | Éducation
    Québec — Au cours de la décennie 2000, loin de se résorber, le taux de décrochage scolaire a grimpé dans plusieurs régions du Québec.

    Au total, 20 commissions scolaires sur 72 affichaient en 2009 un taux de décrochage supérieur à ce qu'il était 10 ans plus tôt, selon une compilation des données officielles fournies par le ministère de l'Éducation et effectuée par La Presse canadienne.

    Non seulement le problème s'amplifie dans bien des coins du Québec, mais il atteint souvent des proportions inquiétantes. Au terme de la décennie, dans l'ensemble du réseau public, 30 commissions scolaires — soit 42 % du total — affichaient toujours un taux supérieur à 20 %.

    L'objectif du gouvernement consiste à ramener à 20 % le taux d'abandon scolaire d'ici 2020.

    Pour l'ensemble du Québec, la tendance est cependant à la baisse. De 1999 à 2009, dans le réseau public, le taux de décrochage, pour les garçons et les filles, a chuté de 24,5 à 21,3 %. Il serait aujourd'hui de 17,4 %.

    Mais cette bonne performance peut masquer une aggravation du problème, quand on l'examine de plus près sur une base régionale ou en comparant la situation des garçons et des filles. Le pire tableau apparaît en milieu autochtone, alors que durant la période observée, le taux de décrochage a bondi à la commission scolaire Kativik de 78 à 80 %, et chez les Cris de 70 à 91 %.

    Ailleurs aussi, dans une moindre mesure, la situation a empiré. Quelques exemples parmi la vingtaine de commissions scolaires affichant en 2009 une performance pire qu'en 1999: la commission scolaire des Samares (de 32,8 à 33,4 %), la commission scolaire des Chênes (de 26,5 à 28,8 %), la commission scolaire de la Riveraine (de 19,7 à 25,6 %), la commission scolaire Eastern Shores (de 26,1 à 32,2 %), celle du Lac-Témiscamingue (de 16,4 à 18,5 %), celle des Navigateurs (de 13,1 à 15,6 %), celle du Pays-des-Bleuets (de 15,6 à 17,6 %), celle du Lac-Saint-Jean (de 11,4 à 13,3 %), de La Jonquière (de 11,4 à 13,6 %), celle de la Capitale (de 20 à 21 %) ou encore celle de Sherbrooke (de 23,1 à 24,1 %).

    Les régions où on trouve des taux d'abandon dépassant les 30 % sont: Montréal, une partie de l'Outaouais, les Laurentides et le Nord du Québec.

    Celles où le taux dépasse les 20 %, malgré tous les efforts entrepris, sont: la Basse-Côte-Nord, Québec, l'Estrie, la Côte-Nord, les Basses-Laurentides, la Montérégie, Drummondville et Nicolet.

    Le phénomène continue à frapper davantage les garçons que les filles. En 2009, dans l'ensemble du Québec, on calcule qu'environ un sur quatre quittait l'école sans aucun diplôme, contre seulement 15 % des filles. Sur le total des 72 commissions scolaires, il n'y en a que 14 (19 %) où le taux de décrochage des garçons se situe sous la barre des 20 %.












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