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Université de Sherbrooke - Pas de relâche

«Un cours à l'extérieur crée un environnement plus relaxant»

18 février 2012 | Pierre Vallée | Éducation
L’école de chant choral se tien-dra au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir L’école de chant choral se tien-dra au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke
L'Université de Sherbrooke ne fait pas relâche en été. En effet, comme l'enseignement se fait en alternant cours en classe et stages en milieu de travail, ces derniers souvent à l'automne et en hiver, beaucoup d'étudiants se retrouvent sur les bancs d'école en période estivale. S'ajoutent à cela des activités spécifiques que l'université organise ou accueille. En voici quelques-unes au programme cet été.

L'école d'été de chant choral de la Faculté de musique de l'Université de Sherbrooke existe depuis douze ans. L'édition 2012 se tiendra du 23 au 30 juin, au campus de Longueuil. Robert Ingari, professeur et directeur de la maîtrise en direction chorale, en assume la direction artistique. «L'Université de Sherbrooke est la seule université au Québec à offrir une formation en direction chorale. Ailleurs au Canada, comme aux États-Unis, c'est une formation qu'on retrouve dans presque toutes les universités.»

Pourtant, la musique chorale ne date pas d'hier et les oeuvres sont abondantes. «Ça remonte à la Renaissance. Plusieurs grands compositeurs — je pense à Bach, Mozart, Copeland — ont écrit de la musique chorale. Chez les anglophones, c'est une musique qui est appréciée depuis très longtemps, mais chez les francophones, c'est plus nouveau. Au Québec, on sent qu'elle se développe.»

L'école d'été de chant choral s'adresse à deux clientèles. «La première, ce sont mes étudiants en direction chorale qui doivent s'y inscrire.» Se joindront à eux des choristes amateurs ou semi-professionnels qui veulent perfectionner leur art. Cet été, trente-cinq places leur sont réservées.

Appuyés par Robert Ingari et son équipe de professeurs, les choristes d'été devront maîtriser quatre oeuvres de compositeurs contemporains. «C'est de la musique contemporaine mais qui est très accessible, nous ne sommes pas ici dans la dissonance.» Accessible, oui, mais aussi exigeante. «Les choristes amateurs doivent être de très haut niveau et l'horaire est intense, de 9 heures à 20 heures.» Le tout se termine par un concert à la salle Redpath, où les choristes d'été, accompagnés par la pianiste Carmen Picard, donneront leur interprétation des oeuvres étudiées.

Sexe, amour et spiritualités

Les professeurs Martine Pelletier et Patrick Snyder, de la Faculté de théologie, donneront cet été un cours portant sur le sexe, l'amour et les spiritualités. Le cours se déroulera en cinq journées, soit les vendredis 4, 11, 25 mai ainsi que les 1er et 15 juin, et se tiendra à l'extérieur, si la météo le permet. «L'idée de donner le cours à l'extérieur crée un environnement plus relaxant, explique Martine Pelletier. Il y a beaucoup d'idées préconçues sur le sujet, et déplacer le cours à l'extérieur peut aussi favoriser un certain déplacement au plan des idées.»

Entre ces rencontres, les étudiants auront des lectures et des travaux à faire. Les étudiants qui sont déjà inscrits à un programme de premier cycle universitaire obtiendront trois crédits. On peut évidemment s'inscrire en tant qu'étudiant libre. Le choix du sujet, selon Martine Pelletier, s'est imposé de lui-même. «C'est un sujet qui touche beaucoup de personnes et il y a toujours eu une tension entre le sexe, l'amour et la spiritualité.»

Le cours abordera plusieurs contenus, certains historiques, d'autres plus contemporains. «Un des objectifs du cours est de casser des mythes. Par exemple, on a souvent l'impression que les anciens Grecs vivaient dans une société plutôt permissive quant au sexe. Ce qu'on sait moins, c'est que les Grecs croyaient que la perte de sperme équivalait à une perte de virilité chez l'homme et qu'il fallait mieux limiter l'acte sexuel, sinon on risquait d'affaiblir l'homme.» Le cours se penchera aussi sur les liens entre la sexualité, l'amour et la spiritualité dans les grandes traditions religieuses, soit l'hindouisme, le bouddhisme, le judaïsme, le christianisme et l'islam.

Harmonies et orchestres

Du 17 au 20 mai, le campus principal de l'Université de Sherbrooke accueillera, pour la 25e année consécutive, le Festival des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec, organisé par la Fédération des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec.

«Ce festival s'adresse principalement aux élèves du primaire et du secondaire qui font partie d'une harmonie ou d'un orchestre scolaire, explique Jean-Marie Messier, coordonnateur du festival. Nous accueillons ainsi chaque année de 9000 à 10 000 jeunes musiciens, pour qui ce festival représente un cadeau de fin d'année, une sorte de récompense pour avoir bien travaillé leur instrument durant l'année scolaire.» Le festival a aussi une définition assez sou-ple de ce qu'est un groupe musical, puisque, en plus des harmonies et des orchestres philharmoniques, les drum-lines et les show-bands sont les bienvenus. «Nous avons rajouté cette année les ensembles vocaux.»

L'activité principale, on s'en doute, est de faire de la musique. «Les groupes offrent des prestations devant un public et devant des juges. Les commentaires de ces derniers sont enregistrés et servent d'outil pédagogique. C'est une occasion pour les jeunes de se perfectionner. Le festival permet aussi aux jeunes d'aller encourager les autres musiciens de leur école. C'est aussi une occasion d'aller voir ce qui se fait dans les autres écoles, ce qui favorise une saine concurrence entre les groupes musicaux.» Toutes les prestations sont enregistrées et diffusées via Internet. «Comme les groupes viennent de tous les coins du Québec, les parents et amis n'ont pas toujours les moyens d'accompagner leurs jeunes. Grâce à Internet, ils pourront ainsi au moins assister aux prestations.»

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Collaborateur du Devoir
 
 
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