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UQAM - Un été international

Les élections américaines seront mises sous la loupe

18 février 2012 | Réginald Harvey | Éducation
Charles-Philippe David, titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand et professeur au Département de science politique de l’UQAM<br />
Photo : - Archives Le Devoir Charles-Philippe David, titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand et professeur au Département de science politique de l’UQAM
La Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, créée en 1996 et rattachée à l'UQAM, présente cette année une école d'été: «2012, la grande bataille!» Des spécialistes analyseront le déroulement et la portée des élections aux États-Unis.

Plusieurs séminaires, qui attirent des gens issus de divers milieux universitaires en quête d'une expérience de savoir novatrice, se dérouleront dans le cadre des activités d'été de la Chaire Raoul-Dandurand et seront axés sur différentes thématiques. Charles-Philippe David, titulaire de la Chaire et professeur au Département de science politique de l'UQAM, n'est pas peu fier de mentionner que les écoles d'été de la chaire s'autofinancent: «Le succès est tel qu'il y a un grand nombre d'étudiants en provenance d'autres universités qui s'inscrivent à ces écoles-là, qui portent notamment sur les missions de paix à travers le monde.»

Le professeur indique de quelle façon les écoles d'été se sont greffées au parcours de la Chaire: «On a vraiment une mission que j'appelle "académique plus", c'est-à-dire de vulgarisation avec le grand public, de promotion et de diffusion des connaissances auprès de plusieurs personnes, organisations et partenaires qui sont à l'extérieur de l'université. Alors, il nous semblait que ces écoles représentaient la bonne façon de joindre toutes ces clientèles qui gravitent autour de celles-ci, pour offrir des formations de courte durée dans toutes sortes de domaines; évidemment qu'on s'adresse aussi aux étudiants de l'UQAM, qui se présentent en grand nombre.»

Il en trace un bref historique et les décrit: «C'est une grande réussite et on va les tenir pour la sixième année. On a commencé avec une école et on est maintenant rendu avec quatre qui sont prévues du début mai à fin juin. Leur durée varie de une semaine à deux semaines, bien que la moyenne s'échelonne sur une période de deux semaines; elles durent toute la journée, s'étendent parfois jusqu'en début de soirée et prennent diverses formes. Durant la fin de semaine, les participants doivent même faire très souvent du travail à la maison pour se rattraper dans leurs lectures et préparer la semaine suivante. Finalement, c'est très intensif, parce qu'il faut obtenir le nombre d'heures de formation requis pour en arriver à l'obtention de quatre crédits.»

En provenance de nombreux horizons

Il dégage un élément intéressant de ce type de formation: «Contrairement aux cours habituels et traditionnels, ceux-ci incluent très souvent des gens de provenances et de milieux tout à fait divers, ce qui est très stimulant pour les participants; par exemple, il peut y avoir des travailleurs humanitaires, des hauts fonctionnaires du gouvernement, des gens qui viennent d'organisations internationales ou qui s'occupent de politique étrangère.»

À titre de conférencier invité à maintes reprises durant ces exercices pédagogiques à clientèles variées, il tire cette observation: «La relation que tissent les étudiants traditionnels avec ceux qui proviennent de milieux extérieurs est extrêmement enrichissante: ils se livrent à des exercices et à des simulations ensemble; il ne s'agit pas seulement d'un enseignement théorique et il y a vraiment un côté pratique où il y a beaucoup de mises en situation et de jeux de rôle, qui font en sorte que tout le monde apprend beaucoup à travers toutes ces interactions.»

Les écoles tirent une autre forme d'enrichissement du personnel enseignant: «Ce ne sont pas des professeurs uniquement traditionnels. Par exemple, la personne qui est chargée des trois premiers séminaires, qui portent sur les missions de paix des Nations Unies, sur les opérations humanitaires et sur la consolidation de la paix, c'est Yvan Conoir; il est un praticien et une personne expérimentée dans ce domaine, mais qui possède aussi tous ses diplômes. C'est un gars qui s'est occupé de toutes sortes de choses à OXFAM, à Care Canada et au Centre Pearson.»

Il précise: «Les conférenciers dans ces écoles-là sont pour la plupart des professeurs aguerris dans leur champ de spécialisation, qui viennent d'ici et de l'étranger, mais il y a aussi beaucoup de praticiens, de gens qui viennent, par exemple, de la Croix-Rouge internationale, des Nations Unies, de Droit et démocratie, etc. Si on regarde le line-up des profs qui ont donné les cours en juin dernier, ceux-ci provenaient d'un horizon extraordinairement diversifié; il en sera de même cette année.»

Internationalisme

Le titulaire de la Chaire assure que sont abordées les mêmes grandes thématiques sur lesquelles se penche celle-ci: «Il est question de toute l'intervention de la communauté internationale: on aborde les sujets de l'action humanitaire, de la responsabilité de protéger, de l'avenir des missions de paix, de la relation entre les civils et les militaires, de la façon de déployer et de justifier la force, et quoi encore; c'est sans fin. Le programme est énorme et correspond normalement à ce qu'on estime devoir être notre politique étrangère.»

Charles-Philippe David délaisse ces trois écoles pour se tourner vers la quatrième, qui s'intéressera à la «grande saison électorale 2012»: «Pour la première fois, on offrira une école d'été sur la politique américaine. Guillaume Lavoie, une figure bien connue dans les médias, animera ce séminaire-là; il est un gars très "réseauté" et branché sur la politique américaine, qui parcourt beaucoup de terrain électoral et qui effectue plusieurs visites aux États-Unis. On aura également de nombreux invités venus de là-bas pour expliquer comment tout cela fonctionne, soit les primaires, le système électoral, les conventions, la présidentielle, etc. On va de plus se tourner vers les enjeux que représentent la politique étrangère et la politique intérieure, la santé, l'énergie et évidemment l'économie.»

Et il y va de cette remarque: «Comme elle se déroule pour la première fois cette année, on la teste sur une période d'une semaine, mais je fais le pari que l'an prochain, en 2013, elle s'étalera sur deux semaines.»

***

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