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Rimouski - L'ISMER sera estival

L'océanographie est donnée en partage à une vingtaine d'étudiants

18 février 2012 | Thierry Haroun | Éducation
L'école d'été en océanographie de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) se tiendra cette année du 29 mai au 1er juin. Regard sur une école qui prône une approche multidisciplinaire du milieu marin, en compagnie de Jean-Pierre Gagné, directeur du comité des programmes d'études supérieures en océanographie à l'ISMER, une composante de l'Université du Québec à Rimouski.

«Pour cette semaine, vous aurez besoin d'apporter des vêtements chauds et des vêtements imperméables ainsi que des bottes en caoutchouc imperméables pour les sorties sur le terrain. Prenez un sac à dos pour pouvoir emporter votre repas, votre gourde et vos affaires personnelles.» Telle est une des recommandations que tout étudiant inscrit à l'école d'été de l'ISMER l'an dernier devait suivre avant de s'engager dans cette aventure de découvertes du milieu marin sous toutes ses facettes ou presque. Et, cet été, cette même recommandation tient toujours.

«Dans le cadre de cette école, il y a notamment une sortie qui est prévue dans le marais de Sacré-Coeur, près de Rimouski, souligne Jean-Pierre Gagné. C'est un professeur en géologie qui accompagne les élèves. Il est appuyé par des enseignants auxiliaires en biologie. L'idée de cette activité est de faire découvrir les caractéristiques du marais. Les biologistes vont emmener avec eux des carottiers qui permettent de retourner les sols et les sédiments et ainsi décrire aux étudiants comment vivent les organismes dans les sédiments. Il faut bien sûr que les étudiants prévoient des vêtements chauds et des bottes, parce que, l'été dernier, cette sortie a débuté à 13h30 pour se terminer à 20h.»

C'est un peu ça, l'école d'été en océanographie de l'ISMER, à laquelle participent une vingtaine d'étudiants venus de partout au Québec, de l'Outaouais à la Côte-Nord, en passant par la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. «L'école accueille des étudiants de cégep principalement, mais elle est aussi ouverte aux enseignants et à toute personne qui s'intéresse aux sciences de la mer. Les activités se déroulent dans nos installations à l'ISMER et sur le terrain, c'est ça qui est intéressant avec notre approche, qui est multidisciplinaire», indique M. Gagné.

Par ses activités diverses, lit-on dans la documentation officielle, cette école initie l'élève à l'océanographie côtière, tout en favorisant une approche qui touche une foule de disciplines des sciences de l'environnement. Durant ces trois journées et demie, l'étudiant aura l'occasion de rencontrer des professeurs et des étudiants diplômés des quatre disciplines de base de l'océanographie, soit la biologie, la chimie, la physique et la géologie.

Les métiers de l'océanographie

Concrètement, l'océanographe physicien tente de comprendre les mouvements de l'eau en fonction de différents facteurs, comme les marées, les vents, les variations du débit d'eau douce ainsi que les variations dans l'espace et le temps. L'océanographe chimiste cherche à comprendre ce qui détermine la présence et la persistance des composés chimiques dans l'eau de mer. Il étudie les interactions qu'ont les contaminants et les sédiments ou les organismes. Il s'intéresse aussi aux grands cycles biogéochimiques (carbone, azote, oxygène) et aux effets de l'homme sur les systèmes estuariens et marins.

L'océanographe biologiste, lui, étudie les organismes vivant dans les mers, comme les plantes microscopiques, les crustacés et les mollusques. Il s'intéresse également à la rivalité entre ces organismes, aux relations trophiques et à tous les facteurs qui peuvent déséquilibrer ces relations, comme les changements du climat et la pollution. Enfin, l'océanographe géologue s'intéresse à l'évolution des fonds marins, c'est-à-dire à la nature des sédiments, aux mécanismes de leur mise en place et à l'historique de leur accumulation.

Toujours dans le cadre du programme de cette école d'été, une minicampagne d'observation et d'échantillonnage est prévue. Sa réalisation se traduit par un travail sur les battures et sur l'eau, à bord d'une petite embarcation. L'étudiant utilisera des appareils servant à prendre des mesures et des échantillons dans l'eau et il fera l'examen détaillé d'une partie de la zone intertidale en explorant les sédiments, la faune et la flore. Et, lors de la dernière journée de la semaine, une synthèse de ses observations s'impose.

L'émerveillement

«Les étudiants vivent de belles expériences ensemble pendant ces trois journées et demie, rappelle le professeur. Ils apprennent à se connaître. Ils ont ce regard émerveillé sur la mer, sur la vase, sur la boue, sur les organismes qu'ils retrouvent sur le terrain. Ils sont exposés à tout ce que fait un océanographe dans la bonne humeur.» D'autant plus enrichissant comme expérience pédagogique, ajoute M. Gagné, que l'estuaire du Saint-Laurent «est un milieu extrêmement riche en plantes marines et en espèces de poissons».

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