À l'Université Laval - De Bordeaux à Thunder Bay
«Les résultats sont meilleurs en une semaine à Percé qu'en 15 semaines de cours»
L'Université Laval offre pas moins de 59 écoles d'été cette année. C'est plus que les 52 proposées en 2011 et presque le double des 31 à l'été 2008. Cette croissance fulgurante prouve que cette formule, sur laquelle l'Université Laval mise depuis une dizaine d'années, fonctionne et suscite un réel engouement, tant chez les enseignants que chez les étudiants.
Dans le secteur des écoles d'été, l'Université Laval s'est révélée être à l'avant-garde et en remet cette année en bonifiant son offre. «On a commencé, dans le dossier des écoles d'été, avec des gens qui disaient: "C'est quoi, ces bibittes-là? Ça sert à quoi?". Mais il y a vraiment un tournant majeur qui se fait. Les gens dans les facultés — les doyens, les directeurs de département — commencent à comprendre et à voir l'intérêt d'organiser de telles écoles», explique Marie-Andrée Doran, adjointe au vice-recteur aux études et aux activités internationales, qui possèdent le mandat de la mise sur pied et de l'organisation des écoles d'été.
Preuve de l'enthousiasme présent à l'Université Laval, plusieurs écoles d'été y feront leur apparition en 2012. D'a-bord, le volet Art et patrimoine, déjà bien garni, a été enrichi. L'école Nouveaux Patrimoines et musées, élaborée en collaboration avec le Musée de la civilisation de Québec (MCQ), sera donnée pour la première fois cette année. Celle sur le tourisme et le patrimoine sera aussi inaugurée cet été au Musée de la mémoire vivante, à Saint-Jean-Port-Joli.
Du côté des sciences, de nouveaux titres s'affichent aussi, dont Traits des espèces: pour une approche fonctionnelle de la biodiversité, des organismes à l'écosystème, ainsi que Sujets spéciaux en génétique des champignons. À noter aussi la Value Chain Optimization (VCO) Summer School, organisée par l'Université Laval, qui se déroulera en mai prochain à l'Université Lakehead de Thunder Bay.
Le volet société prend lui aussi du galon. Une nouvelle formation donnée à Wendake, élaborée par la toute jeune Chaire de recherche sur le développement durable du Nord, aura pour thème «Peuples autochtones, développement des ressources et territoires». Une école d'été en éthique organisationnelle s'est aussi ajoutée. En plus, une Université internationale d'été en pédagogie universitaire se tiendra de l'autre côté de l'Atlantique, à Bordeaux.
La Faculté des sciences de l'administration transporte, quant elle, ses séjours de formation estivaux au Mexique, aux États-Unis et en Chine. L'École internationale d'été de Percé, rattachée à la Faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels, demeure quant à elle un endroit-phare pour l'Université Laval. De nouveaux enseignants s'y joignent pour donner des ateliers de création dans le décor gaspésien. Claude Bordelau sera à la tête de deux d'entre eux, soit celui en design d'environnement et celui en illustration de prévisualisation. Seymore Segal viendra, quant à lui, diriger des ateliers de peinture, tandis qu'Anne Peyrouse supervisera un atelier de création littéraire.
Retour de Lino
Mais l'École internationale d'été de Percé conserve aussi ses valeurs sûres. Parmi les professeurs-vedettes, Lino remet à l'horaire son populaire atelier de création en illustration. «Pour moi, c'est un cadeau, aller à Percé. C'est la plus belle semaine d'enseignement que je puisse avoir, parce que j'ai le temps d'approfondir avec tout le monde. Ça m'apporte beaucoup de gratification au niveau de mon travail», s'enthousiasme l'artiste lors d'une entrevue téléphonique accordée au Devoir depuis la France.
Une formule stimulante pour l'enseignant, donc, mais surtout bénéfique pour les étudiants. «Les résultats, en fait, sont meilleurs en une semaine à Percé qu'en 15 semaines de cours généralement donnés à l'université», assure celui qui est aussi chargé de cours à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Montréal. «L'avantage, c'est que c'est une formation concentrée. Donc, les gens sont captifs, ce qui est complètement différent de la formule universitaire où on a cinq cours en même temps, des allers-retours chez soi, toute une vie à gérer. Quand on est à l'école d'été de Percé, on est là pour une semaine dans un lieu extraordinaire. Donc, c'est beaucoup plus propice à la création.»
Et les étudiants en redemandent. Lino donne cet atelier depuis plusieurs étés et certains participants se réinscrivent année après année. Basée sur la relation entre les mots et les images, «la formule éprouvée» de son cours attire des gens dans la vingtaine comme dans la soixantaine, des professionnels du design comme des gens n'ayant jamais eu le temps de se consacrer à la création. Lino précise que l'endroit et le décor où se déroule la formation ajoutent au succès de l'aventure. «Ça modifie plein de choses. En fait, l'environnement est assez unique. L'Université Laval a mis la main sur trois belles maisons fantastiques. Les maisons sont sur le cap et sont un peu à l'écart du monde. Donc, il y a des jours, si on ne va pas aux villages, on ne voit personne. On ne voit que nous, les étudiants, le Rocher percé, la mer... C'est hautement inspirant.» En d'autres mots, «ça vaut le détour», assure l'illustrateur, qui croit que «c'est un modèle à multiplier, tellement l'idée est fantastique».
Projet d'avenir
La formule de l'école d'été est appelée à s'ouvrir davantage au cours des prochaines années. L'Université Laval regarde la possibilité d'en créer certaines dans une optique d'orientation, pour «aider les étudiants à faire des choix, à palper de plus près des domaines qui les intéressent» et ainsi les conforter dans leur choix d'études, explique Marie-Andrée Doran.
Entre autres pour s'adapter aux baby-boomers de plus en plus intéressés à suivre des cours d'été, l'Université Laval tentera aussi, d'ici l'année prochaine, «de faire en sorte que ce soit plus facile pour des gens de l'extérieur qui ne sont plus aux études de s'inscrire à certaines formations ponctuelles créditées. Pour l'instant, on doit cheminer via les études libres, envoyer un paquet de papiers, mais on essaie de simplifier les processus», assure-t-elle.
À cela s'ajoute la volonté de multiplier les partenariats avec d'autres universités. «Ça permet de mettre en commun, à certains moments, des expertises particulières qu'on n'irait pas chercher autrement», justifie-t-elle. «J'organise, pour 2013, une école d'été en e-santé avec l'Université de Bordeaux, prend pour exem-ple Marie-Andrée Doran, aussi directrice de l'Institut des technologies de l'information Sociétés (ITIS). Il y aura de belles collaborations et ça pourra permettre de faire avancer le dossier santé du Québec.»
Dans le secteur des écoles d'été, l'Université Laval s'est révélée être à l'avant-garde et en remet cette année en bonifiant son offre. «On a commencé, dans le dossier des écoles d'été, avec des gens qui disaient: "C'est quoi, ces bibittes-là? Ça sert à quoi?". Mais il y a vraiment un tournant majeur qui se fait. Les gens dans les facultés — les doyens, les directeurs de département — commencent à comprendre et à voir l'intérêt d'organiser de telles écoles», explique Marie-Andrée Doran, adjointe au vice-recteur aux études et aux activités internationales, qui possèdent le mandat de la mise sur pied et de l'organisation des écoles d'été.
Preuve de l'enthousiasme présent à l'Université Laval, plusieurs écoles d'été y feront leur apparition en 2012. D'a-bord, le volet Art et patrimoine, déjà bien garni, a été enrichi. L'école Nouveaux Patrimoines et musées, élaborée en collaboration avec le Musée de la civilisation de Québec (MCQ), sera donnée pour la première fois cette année. Celle sur le tourisme et le patrimoine sera aussi inaugurée cet été au Musée de la mémoire vivante, à Saint-Jean-Port-Joli.
Du côté des sciences, de nouveaux titres s'affichent aussi, dont Traits des espèces: pour une approche fonctionnelle de la biodiversité, des organismes à l'écosystème, ainsi que Sujets spéciaux en génétique des champignons. À noter aussi la Value Chain Optimization (VCO) Summer School, organisée par l'Université Laval, qui se déroulera en mai prochain à l'Université Lakehead de Thunder Bay.
Le volet société prend lui aussi du galon. Une nouvelle formation donnée à Wendake, élaborée par la toute jeune Chaire de recherche sur le développement durable du Nord, aura pour thème «Peuples autochtones, développement des ressources et territoires». Une école d'été en éthique organisationnelle s'est aussi ajoutée. En plus, une Université internationale d'été en pédagogie universitaire se tiendra de l'autre côté de l'Atlantique, à Bordeaux.
La Faculté des sciences de l'administration transporte, quant elle, ses séjours de formation estivaux au Mexique, aux États-Unis et en Chine. L'École internationale d'été de Percé, rattachée à la Faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels, demeure quant à elle un endroit-phare pour l'Université Laval. De nouveaux enseignants s'y joignent pour donner des ateliers de création dans le décor gaspésien. Claude Bordelau sera à la tête de deux d'entre eux, soit celui en design d'environnement et celui en illustration de prévisualisation. Seymore Segal viendra, quant à lui, diriger des ateliers de peinture, tandis qu'Anne Peyrouse supervisera un atelier de création littéraire.
Retour de Lino
Mais l'École internationale d'été de Percé conserve aussi ses valeurs sûres. Parmi les professeurs-vedettes, Lino remet à l'horaire son populaire atelier de création en illustration. «Pour moi, c'est un cadeau, aller à Percé. C'est la plus belle semaine d'enseignement que je puisse avoir, parce que j'ai le temps d'approfondir avec tout le monde. Ça m'apporte beaucoup de gratification au niveau de mon travail», s'enthousiasme l'artiste lors d'une entrevue téléphonique accordée au Devoir depuis la France.
Une formule stimulante pour l'enseignant, donc, mais surtout bénéfique pour les étudiants. «Les résultats, en fait, sont meilleurs en une semaine à Percé qu'en 15 semaines de cours généralement donnés à l'université», assure celui qui est aussi chargé de cours à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Montréal. «L'avantage, c'est que c'est une formation concentrée. Donc, les gens sont captifs, ce qui est complètement différent de la formule universitaire où on a cinq cours en même temps, des allers-retours chez soi, toute une vie à gérer. Quand on est à l'école d'été de Percé, on est là pour une semaine dans un lieu extraordinaire. Donc, c'est beaucoup plus propice à la création.»
Et les étudiants en redemandent. Lino donne cet atelier depuis plusieurs étés et certains participants se réinscrivent année après année. Basée sur la relation entre les mots et les images, «la formule éprouvée» de son cours attire des gens dans la vingtaine comme dans la soixantaine, des professionnels du design comme des gens n'ayant jamais eu le temps de se consacrer à la création. Lino précise que l'endroit et le décor où se déroule la formation ajoutent au succès de l'aventure. «Ça modifie plein de choses. En fait, l'environnement est assez unique. L'Université Laval a mis la main sur trois belles maisons fantastiques. Les maisons sont sur le cap et sont un peu à l'écart du monde. Donc, il y a des jours, si on ne va pas aux villages, on ne voit personne. On ne voit que nous, les étudiants, le Rocher percé, la mer... C'est hautement inspirant.» En d'autres mots, «ça vaut le détour», assure l'illustrateur, qui croit que «c'est un modèle à multiplier, tellement l'idée est fantastique».
Projet d'avenir
La formule de l'école d'été est appelée à s'ouvrir davantage au cours des prochaines années. L'Université Laval regarde la possibilité d'en créer certaines dans une optique d'orientation, pour «aider les étudiants à faire des choix, à palper de plus près des domaines qui les intéressent» et ainsi les conforter dans leur choix d'études, explique Marie-Andrée Doran.
Entre autres pour s'adapter aux baby-boomers de plus en plus intéressés à suivre des cours d'été, l'Université Laval tentera aussi, d'ici l'année prochaine, «de faire en sorte que ce soit plus facile pour des gens de l'extérieur qui ne sont plus aux études de s'inscrire à certaines formations ponctuelles créditées. Pour l'instant, on doit cheminer via les études libres, envoyer un paquet de papiers, mais on essaie de simplifier les processus», assure-t-elle.
À cela s'ajoute la volonté de multiplier les partenariats avec d'autres universités. «Ça permet de mettre en commun, à certains moments, des expertises particulières qu'on n'irait pas chercher autrement», justifie-t-elle. «J'organise, pour 2013, une école d'été en e-santé avec l'Université de Bordeaux, prend pour exem-ple Marie-Andrée Doran, aussi directrice de l'Institut des technologies de l'information Sociétés (ITIS). Il y aura de belles collaborations et ça pourra permettre de faire avancer le dossier santé du Québec.»







