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    La machine étudiante s'ébranle

    Pour protester contre la hausse des droits de scolarité, 11 000 étudiants entamaient hier une grève qui pourrait s'étendre

    15 février 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Des étudiants de l’UQAM en grève ont manifesté hier dans les rues de Montréal.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Des étudiants de l’UQAM en grève ont manifesté hier dans les rues de Montréal.
    La machine est huilée, et se met tranquillement en branle. Près de 11 000 étudiants de l'Université du Québec à Montréal et de l'Université Laval (environ 1000) seraient actuellement en grève générale illimitée, soit un peu plus de 2 % de tous les 475 000 étudiants au cégep et à l'université.

    Membres d'une Coalition élargie de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, soit le groupe le plus militant du mouvement, ces étudiants en débrayage affirment qu'ils pourraient être deux fois plus nombreux en début de semaine prochaine à protester contre la hausse des droits de scolarité de 1625 $ d'ici 2017. «C'est pas un hasard, les associations qui entrent en grève plus tôt que d'autres. Il y a une caravane de mobilisation qui se met en branle. On veut que le mouvement de grève générale illimitée double», a déclaré Camille Toffoli, porte-parole des associations étudiantes de l'UQAM.

    Deux grandes absentes

    Deux grandes absentes du mouvement se font toutefois remarquer: la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, assure que ça ne saurait tarder. «On attend qu'une majorité de nos associations décrochent des mandats avant de se dire en grève. D'ici là, on va laisser aux étudiants le temps de regarder le plan d'action, a-t-elle indiqué. Il y a une volonté d'augmenter la pression. On vise avoir plus de monde en grève que le 10 novembre dernier, et on était 70 000.»

    Avec déjà 3000 de ses membres déjà en débrayage, la FEUQ attend ainsi qu'une majorité de ses associations membres se soient dotées d'un tel mandat pour déclarer officiellement qu'elle est en grève générale illimitée. Les votes commenceront à s'intensifier dans la semaine du 20 février et se tiendront ainsi jusqu'au 22 mars, jour de manifestation étudiante nationale.

    Idem pour la FECQ, qui commencera la semaine prochaine à tenir le décompte de ses appuis. «Ça va commencer à se tenir dans la semaine du 20 février et ça va débouler en mars pour que le jour de la manifestation, tous nos membres soient en débrayage», a expliqué son président, Léo Bureau-Blouin. Selon lui, le fait que le mouvement de grève ait démarré surprend les autorités. «Le gouvernement misait sur le fait que la mobilisation allait s'essouffler, mais il est surpris de voir qu'on est au rendez-vous», a-t-il ajouté.

    Les membres de la CLASSE effectueront un «blocage» demain du Centre de commerce mondial à Montréal. Des manifestations sont prévues à Montréal et Québec, respectivement les jeudis 23 février et 1er mars. «S'il y a encore une ministre de l'Éducation, elle a un problème. Et ça s'appelle le mouvement étudiant», a lancé Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de l'ASSE.

    La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a invité les étudiants à «bien réfléchir» aux conséquences d'une grève. «La plus grande perturbation, ça va être dans la vie des étudiants qui choisissent d'exercer leur droit de grève, car à la fin, ils vont devoir reprendre leurs cours», a-t-elle indiqué, au terme de la première journée de reprise parlementaire.












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