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Anglais intensif - Les parents sont d'accord, mais à certaines conditions

Les besoins de chaque école doivent être pris en compte, selon un sondage de la FCPQ

Lisa-Marie Gervais   14 février 2012  Éducation
S'ils sont d'accord avec son implantation, les parents ne veulent toutefois pas d'un programme d'anglais intensif uniforme: il devra se mouler aux besoins de chaque école, tenir compte des élèves en difficulté et, surtout, être évalué après trois ans.

Ce sont les conditions gagnantes qu'a dévoilées hier la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) au terme de son conseil général qui a eu lieu en fin de semaine. «Si dans un milieu on veut implanter un programme de 300 heures, c'est bien. Et si un autre en veut 400, c'est bien aussi», a indiqué Gaston Rioux, le président de la FCPQ. «C'est très important de s'adresser aux conseils d'établissement. C'est l'endroit privilégié pour faire part des préoccupations et des ajustements qu'on pourrait devoir apporter au programme d'anglais.»

La FCPQ précise toutefois que ses membres ont voté à 87 % en faveur d'un tel projet d'apprentissage d'une langue seconde. «Ça fait depuis le début des années 80 que les parents réclament d'avoir de l'anglais intensif. Et ce n'est pour l'instant que 12 % des classes qui en ont», a précisé M. Rioux.

Le président de la FCPQ a par ailleurs souligné qu'il régnait une grande confusion autour de cette initiative gouvernementale et qu'elle mériterait d'être mieux expliquée aux parents. «On s'est rendu compte qu'il y a un manque d'information. Les parents confondent l'immersion avec l'anglais et certains pensent que les cinq mois d'anglais intensif, c'est tout le temps», a indiqué M. Rioux.

Le gouvernement avait annoncé il y a un an son intention de rendre obligatoire l'anglais intensif sur la moitié de l'année en 6e. L'idée est de leur enseigner de 300 à 400 heures d'anglais réparties selon un horaire préétabli. Une école pourrait par exemple choisir d'offrir l'anglais tous les matins de l'année et d'enseigner les autres matières l'après-midi ou bien de n'enseigner que de l'anglais pour les cinq premiers mois et les autres matières le reste de l'année.

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a dit avoir entendu les demandes des parents pour plus de souplesse et de clarté. Elle a également assuré que l'implantation du programme serait graduelle. «Je comprends que je dois sûrement communiquer encore plus clairement auprès des parents et des enseignants le fait qu'il peut y avoir de la souplesse, a dit la ministre. Mais c'est pour cela qu'on s'est donné cinq ans: ce n'est pas une mesure qui entre tous azimuts et en brusquant les gens.»
 
 
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  • Claude Kamps - Inscrit
    14 février 2012 07 h 30
    Quelle ignorance des faits réels, un ballon électoraliste...
    Hier j'ai entendu la ministre « sourire», répondre qu'avec ou sans ce raccourcissement d'une demi année du français en 6e, «un élève faible restera faible, un moyen, moyen et un fort, fort» cela vaut la comparaison de son ancienne collègue «des gaz de schiste et des pets de vaches»!!

    Ne pourrais t'on pas en 6e faire en sorte que le plus possible d'élèves faibles deviennent moyens au minimum?

    Trop de jeune rentre au secondaire sans avoir le minimum de vocabulaire français et on veut supprimer la moitié d une année de français?
    Quand à l'orthographe, on ferait mieux de leurs apprendre à bien utiliser un correcteur sur ordinateur, mais des règles de bases sont toujours nécessaires à la compréhension d'un texte!
    Le dernier point, le plus important pour apprendre, la lecture est elle si forte pour qu'on perde 6 mois d'exercice en français?
    Parlons calcul, pas mathématique, multiplier, additionner, soustraire, ces notions sont trop souvent médiocre à la fin du primaire.
    Tout cela parce qu'il y a trop d’élèves par classe et trop d’élèves trop faible pour la 6e...

    Quelle formation ces professeurs de primaire qui souvent ne parlent pas anglais auront pour que ce 6 mois soit une réussite ?
    Je me demande quel langue parlerons ces élèves de 6e à Montréal multi-ethniques entre eux durant les poses et au secondaire, l'anglais a besoins de 600 mots et très peu de grammaires pour arriver à se comprendre...
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  • François Dugal - Abonné
    14 février 2012 07 h 40
    Mandarin
    À quand les cours de mandarin intensifs?
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  • Regine Pierre Regine Pierre - Abonnée
    14 février 2012 07 h 58
    Combien d'enseignants du primaire sont parfaits bilingues?
    Les parents ont admis hier que la réforme Legault était un échec et qu'ils se sont trompés en n'appuyant pas les enseignants? Pourtant, ils font la même chose dans le dossier de l'enseignement intensif de l'anglais, comme si les enseignants n'avaient pas comme premier objectif le bien de leurs enfants.

    Je forme des enseignants en formation initiale et en perfectionnement depuis 40 ans et la raison pour laquelle je n'ai jamais pu donner la formation que je voulais en didactique de la lecture, c'est qu'autant mes collègues que les étudiants n'étaient pas bilingues. Or, 80% de la recherche en didactique de la lecture est en anglais.

    Les choses commencent à changer avec les nouvelles générations, mais parler du quotidien ou de ses intérêts musicaux en anglais ce n'est pas suffisant pour enseigner les sciences ou la géographie en anglais. Or, il n'y a aucun programme actuellement dans les universités francophones qui donne cette formation. Par ailleurs, les postes en anglais intensif ne peuvent être alloués à des enseignants en langue seconde qui ne sont pas formés pour cela. Et si le ministère optait pour cette solution, qu'aviendrait-ils des enseignants en poste? Par ailleurs, les maisons d'édition ont-elles reçu la commande du ministère pour produire le matériel didactique en anglais, indispensable? Combien d'années est-ce que ça va leur prendra?

    Surtout puisque tout le monde admet maintenant, y compris, M. Legault, que la réforme Legault est un vaste échec, sur quoi les maisons d'édition vont-elles se fonder pour produire ce matériel. Finalement, la révision des programmes et des méthodes développés dans l'esprit de la réforme, ne devrait-elle pas être prioritaire?

    Encore une fois dans ce dossier, comme dans celui de la réforme, la pensée magique a pris le pas sur la raison. Les parents doivent savoir que, contairement, à ce qu'a soutenu un collègue, hier, les conséquences d'un enseignement improvisé pourraient êtr
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    14 février 2012 08 h 05
    Qu'on recrute des anglophones
    Ceux-ci sont scandaleusement absents de la fonction publique québécoise. Voilà une belle occasion d'agir. Mais j'entends déjà les syndicats:
    Le compétences ne sont pas les mêmes.
    L'enseignant en charge de l'immersion doit être parfaitement bilingue pour saisir les circonvolutions cervicales de l'homo quebecensis.
    L'äme québécoise est en danger.
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  • Regine Pierre Regine Pierre - Abonnée
    14 février 2012 08 h 17
    Combien d'enseignants du primaire sont parfaitement bilingues? (suite)
    Les parents doivent savoir que, contrairement à ce qu'a soutenu, un collègue,hier, l'enseignement improvisé de l'anglais pourrait-être très dommageable pour leurs enfants surtout si c'est en 6e année où leur passage au secondaire est en jeu.

    Au fait, les enfants seront-ils évalués en anglais aux examens du Ministère?
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    14 février 2012 09 h 07
    Quelle est la langue de travail au Québec?
    Nous pourrions nous demander pourquoi les parents sont en faveur de l'enseignement de l'anglais intensif avec une telle unanimité. Les seules difficultés qui sont soulevées concernent des détails concernant l'organisation scolaire. Toutefois, aucune question substantielle n'est soulevée relativement à l'avenir de la langue française.

    Certains me diront que la principale raison pour laquelle il existe une telle unanimité chez les parents est que ceux-ci désirent que leurs enfants soient capables de parler l'anglais, la principale langue en Amérique du Nord sinon dans le monde. Les seuls problèmes qu'ils entrevoient se situent au plan pédagogique et ceux-ci sont laissés à la responsabilité de l'école qui devrait bien se débrouiller comme elle le fait pour tout le reste.

    Toutefois, ce n'est pas d'hier qu'existe chez beaucoup de parents québécois la croyance que l'anglais est la langue de travail vraiment payante et permettant le plus d'avancement même au Québec. Malgré les batailles pour un Québec français, malgré la loi 101, cette croyance que la langue anglaise est préférable au français comme langue de travail est profondément enracinée. Et c'est peut-être ça la véritable raison qui explique cette grande unanimité chez les parents.

    Si la raison non avouée de l'enseignement intensif de l'anglais est la croyance que cette langue est la véritable langue de travail, nous nous retrouvons dans la situation des francophones hors Québec qui se sont définis comme «bilingues» plutôt que comme francophones. Ils se faisaient dire que puisqu'ils étaient de parfaits «bilingues», ils pouvaient travailler en anglais et abandonner leur français.

    J'aurais aimé que les parents soulèvent des conditions plus substantielles. Si l'on veut que nos enfants apprennent l'anglais, ce n'est pas pour le cette langue devienne la langue de travail au Québec.
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    14 février 2012 09 h 23
    Wow !
    Assimilation intensive !!! Let's go alligator !
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    14 février 2012 09 h 25
    Syndicats ?
    Jacques Saint-Cyr, laissez les syndicats tranquilles : ce sont grâce à eux que vous pouvez encore vous exprimer librement sur un blogue internet. Réveillez-vous les larbins !
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  • Q1234 - Inscrite
    14 février 2012 09 h 28
    Un Québec français avant toute autre langue!!
    Le Québec s'anglicise et notre gouvernement veut offrir plus d'anglais???? C'est à ni rien comprendre! Il nous semble que des ressources doivent être mise pour valoriser le français au Québec et non l'anglais! Je refuse que mes impôts servent à l'anglicisation du Québec. Avez-vous vu bien d'autres peuples payer pour se faire assimiler? Un peu de fierté!
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  • Jean Lapointe - Abonné
    14 février 2012 09 h 29
    C'est de l'inconscience

    Ces gens-là font preuve d'une inconscience totale.

    Comment peuvent-ils ne pas voir qu'en valorisant ainsi l'enseignement de la langue anglaise nous risquons, étant donné la situation dans laquelle nous sommes, de perdre de plus en plus de Québécois qui ne se considéreront plus comme des Québécois mais comme des Canadiens bilingues qui n'auront plus de Québécois que le nom, dans la plupart des cas.

    C' est que c'est ce que vise le gouvernement Charest sans le dire ouvertement.

    Ce qui est en danger c'est non seulement le français à long terme, mais c'est surtout notre identité.

    L'école existe pour perpétuer un héritage non pas pour inculquer une idéologie politique.

    Les Libéraux de Jean Charest sont des fédéralistes unitaristes à la Pierre Trudeau. Ce qu'ils visent c'est la construction d'un Canada bilingue dans lequel l'identité québécoise aurait disparu.

    Et ils se servent de l'école pour parvenir au but qu'ils poursuivent.

    L'identité québécoise , à laquelle tiennent sûrement malgré tout beaucoup de ces gens de l'Association des parents d'élèves, est donc volontairement attaquée par ce gouvernement.

    Si nous y tenons vraiment, ce que j'espère, il faut au contraire donner priorté à l'école parce que c'est par l'école que nous pouvons nous perpétuer comme société distincte.

    Et il faut donc concevoir l'école à tous les niveaux dans cette perspective.

    C'est ce à quoi sert, entre autres, l'école dans toutes les sociétés du monde.

    Pourquoi nous, nous ferions autrement pour soi-disant protéger l' «unité nationale canadienne »?

    Allons-nous accepter que des gens utilisent l'école pour tenter de nous inculquer une identité différente de celle que nous ont reléguée nos parents et l'école que nous avons connue?

    C'est impensable non ?
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  • Marthe Pouliot Duval - Abonné
    14 février 2012 09 h 40
    titre racoleur...
    «LES PARENTS SONT D'ACCORD»... Ah oui? Ce n'est pas si simple que ça.
    Et les enseignants??? Dans quelle proportion le sont-ils , eux?
    Commençons donc par offrir aux enfants des services de base solides qui leur permettent de faire des apprentissages en français d'abord dans un climat serein et non pas teinté des querrelles de chacun.
    Diminuons le ratio enseignant/élève, supportons les enseignants plutôt que de les dénigrer sans cesse et j'en passe.
    Les parents qui voulaient surseoir aux exigences de la loi 101 finiront par l'emporter...et c'est dommage.
    Je ne suis pas contre l'apprentissage d'autres langues mais je veux que nos enfants sachent d'abord l'importance et la richesse qu'est le trésor d' une langue maternelle, en l'occurence ici notre français.
    Ce n'est pas la «mère-patrie» qui nous sauvera avec son anglais envahissant.
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  • André Michaud - Inscrit
    14 février 2012 09 h 41
    ET les profs compétents?
    Y a t'il assez de profs compétents pour enseigner l'anglais de façon efficace? J'en doute.

    La plupart des profs d,anglais francophones ont un mauvais accent et parlent plus français que anglais dans leurs cours. Ça prend des profs anglophones pour bien apprendre.

    Moi mes meilleurs profs d'anglais ont été un américain et un australien, en plus de conseils de ma voisine irlandaise.

    Qui voudrait apprendre le français avec un anglo au mauvais accent, qui parle plus anglais que français dans ses cours?
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  • jeanclro - Abonné
    14 février 2012 09 h 54
    Le nombril n'est pas l'univers!
    Nous sommes plus sur une ile déserte , il faut s'ouvrir sur le monde et apprendre a communiquer avec ! Et pourquoi pas en plus le mandarin! Ont devraient exposer nos enfants a plus de langues possibles!
    Les politiques indépendantistes ont fait que les Québecois se sont regardé le nombril trop longtemps pensant que c'était le centre de l’univers! Plusieurs pense encore que le Québec est un pays ! Si ont est pas les premiers ont reste derrière!
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  • Jean Richard - Abonné
    14 février 2012 10 h 18
    Et pourquoi pas l'immersion scientifique
    L'anglais si incontournable qu'il faille y sacrifier toute une année ?

    Nous vivons dans un monde où la science et la technologie sont sans aucun doute beaucoup plus incontournables que l'anglais. Or, nous vivons dans un monde où le niveau de connaissance de la majorité des gens pourrait être qualifié d'analphabétisme scientifique, et parallèlement, d'analphabétisme technologique.

    Ce double analphabétisme, scientifique et technologique, est non seulement à la source d'une absence d'esprit critique, mais il mène à de nombreux dérapages - la crise des compteurs intelligents par exemple, ou encore l'incapacité à distinguer le marketing vert de l'écologie, la croyance qu'on va sauver la planète avec des ampoules fluocompactes et des voitures hybrides.

    Alors, qu'attendons-nous pour faire la promotion de l'immersion scientifique ? Puisque la 6e année du primaire est réservée à la langue qui va sauver l'humanité, on pourrait choisir soit la 5e, soit la 1re du secondaire. C'est très simple à mettre en place : comme avec l'anglais, il suffirait de penser à recycler les professeurs d'histoire, de français, de mathématiques en professeurs de science. La pensée magique fera le reste.

    Et pour ceux qui ont de la difficulté à nager, l'immersion sera une belle occasion de se noyer.
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  • Bremme - Inscrit
    14 février 2012 10 h 21
    Comme en Louisiane
    Notre «louisianisation» se poursuit. Le bilinguisme c'est l'étape intermédiaire avant l'abandon de sa langue. Et il semblerait que ce sondage basé sur l'opinion de seulement 500 personnes sur 7 millions a dit que nous voulons tous que nos enfants soient bilingues.
    En passant, pourquoi mon voisin fermier (j'habite à la campagne) aurait-il besoin de parler anglais à ses vaches pour qu'elles donnent plus de lait? Surtout qu'il parle l'anglais comme une vache espagnole (comme un Basque l'espagnole).
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  • d.lauzon - Inscrit
    14 février 2012 10 h 27
    Solidifier la position du français avant tout
    Ce qui dérange bien des francophones et francophiles au Québec, c'est le fait que le français est de plus en plus fragilisé. C'est pour cela que ce programme d'enseignement intensif de l'anglais en 6ème année est perçu par bien des Québecois(es) comme une pierre de plus qui viendrait, à plus ou moins long terme, risquer de faire tomber l'édifice.

    La solution que je préconise pour garantir et solidifier davantage la situation du français au Québec serait de mettre sur pied un programme intensif d'enseignement du français pour les jeunes fréquentant les écoles anglaises et ce, dès la lère année du Primaire. Le but fixé serait donc de s'assurer que tous ces jeunes puissent parler le français couramment dès la fin du Primaire. Ces cours intensifs devraient se poursuivre dans les écoles secondaires et les Cégep anglophones. Tout ça devrait nous amener, d'ici quelques années, à entendre plus de gens parler français dans les quartiers tels que Côte St-Luc, Hamstead, Beaconsville, Westmount, etc.

    Quand on aura la garantie que tous les jeunes fréquentant les institutions d'enseignement anglophones en sortiront avec une maîtrise complète du français, l'idée que les jeunes francophones puissent bénéficier d'un programme intensif d'anglais et même faire l'apprentissage d'autres langues ne sera plus perçue comme une menace.

    P.S. Pour que les jeunes puissent développer un réel attachement à une langue, il faut que l'enseignement soit axé surtout sur la communication. Les cours de français et d'anglais devraient donc inclure toutes sortes d'activités qui favoriseraient les échanges entre les jeunes au lieu de se limiter uniquement à la théorie.

    P.S. Des échanges entre écoles anglaises et françaises pour des activités particulières comme des visionnements de films, des séances de théâtre d'impro, etc. pourraient être organisées. La ligne de démarcation entre les deux solitudes devrait être abolie.
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  • JJDLL - Inscrit
    14 février 2012 11 h 03
    Français intensif
    Français intensif?

    Quand les enfants du Québec auront-ils accès à des cours de français intensifs? Une fois le français bien maîtrisé, ils pourraient alors se mettre à apprendre l'anglais ...plus tard mais avec des bases solides.

    Pour aller plus vite, la logique de l'anglais à tout prix pourrait mener à l'anglais depuis la maternelle avec des cours aux parents en même temps?
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  • Portage - Inscrit
    14 février 2012 11 h 09
    Where have you been?
    @ D. Lauzon

    "un programme intensif d'enseignement du français pour les jeunes fréquentant les écoles anglaises"

    Cela existe déjà dans les écoles anglaises -- depuis très très longtemps. Dès la maternelle!

    "Beaconsville" n'existe pas.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    14 février 2012 11 h 22
    87% des parents, vraiment?
    Ce ne sont pas 87% de tout les parents d'élèves du Québec qui sont en accord avec ce projet mais bien 87% de la minorité de parents qui sont membre de la Fédération des comités de parents du Québec et qui ont voté pour le projet. La nuance est importante. J'ai l'impression qu'on veut forcer la main à l'ensemble des parents en faisant croire aux opposants qu'ils sont une minorité et qu'il ne leur sert à rien de protester!

    La maîtrise du français est la base de l'apprentissage pour les jeunes francophone. La sixième année est une année importante et voilà qu'on veut mettre des bâtons supplémentaires dans les roues des élèves déjà en difficulté ou qui vivent dans la pauvreté (1 enfant sur 4 à Montréal) et dans celles des enseignants débordés, avec des classes surpeuplées ou ils doivent gérer des troubles de comportement, des handicaps physiques et intellectuels et de l'intimidation.

    @jeanclro

    "Nous sommes plus sur une ile déserte , il faut s'ouvrir sur le monde et apprendre a communiquer avec !"

    Je comprends l'anglais et je m'intéresse depuis toujours aux autres cultures. Enfant, j'apprenais des chansons en japonais, j'en connais maintenant en micmac, en espagnol, en roumain, en occitan, en tibétain, en latin et même an anglais médiéval. Ça ne change rien au fait que la majorité des humains ont une autre langue maternelle que l'anglais et que ce n'est pas en faisant la tournée des Clubs Med qu'on découvre véritablement le monde, à moins que notre vision du monde se limite à la culture américaine. Si j'allais en Amérique du Sud, l'espagnol me serait sûrement plus utile que l'anglais pour peu que je m'éloigne de mon hôtel.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    14 février 2012 12 h 09
    Oui à l'anglais intensif, pour les meilleurs élèves
    Soyons réalistes. Comme pour la course à pied ou le saut à ski acrobatique, il y a des élèves plus doués que d'autres à l'école. On encourage les doués en sports avec toutes sortes de programme dits d'élites. Idem pour les arts. Je ne comprends pas pourquoi il en serait autrement pour les élèves doués académiquement.

    Ces élèves doués peuvent très bien réussir un programme d'enseignement intensif en anglais pour le 3e cycle du primaire. Pour un exemple voir le lien du programme AIDA de l'école Ahuntsic à Montréal.

    http://www2.csdm.qc.ca/ahuntsic/fr/annexe/?p=3

    Qu'on arrête de tout mélanger. L'anglais est une langue de communication universelle. Ça ne fait pas mal de l'apprendre, de la lire, de l'écrire, ni de la parler. Connaitre une autre langue est meme bénéfique pour la culture personnelle.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    14 février 2012 12 h 35
    Correction
    Désolée, je voulais écrire "...qui sont membre des comités de parents".
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  • Francois Dorion - Abonné
    14 février 2012 12 h 39
    Culture
    Avec 400 heures d'enseignement de l'anglais intensif, les élèves n'auront que la faculté de comprendre la musique pop anglaise dont on nous submerge à la radio.
    Cela peut difficilement être considéré comme une bonne introduction au savoir et à la vie.
    De plus, cela ne peut que concurrencer la culture francophone, qui est en voie de renaisance au Québec.
    Je n'ai rien contre le fait que l'on enseigne l'anglais comme culture complémentaire, mais on ne doit pas pour cela faire en sorte que le français soit abandonné; après tout, c'est la langue qui a donnÉ naissance à la physique moderne, à la chimie, à la photo et au cinéma. Ça demeure encore la langue de l'avenir.
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  • Ken Ko - Inscrit
    14 février 2012 14 h 39
    Les plaintes sont vraiment pitoyables
    Les autres pays emergents allouent de plus en plus des ressources à enseigner leurs enfants dans plusieurs langues, commençant avec l'anglais. Mais la plupart d'entre eux manquent un avantage reel et undéniable - la proximité à une société dans laquelle la langue predomine. Au lieu de considérer "la mer anglophone" comme un avantage pour augmenter la capacité naturelle des leurs citoyens pour mieux concurrencer dans le monde, il y a encore des quebecois qui ont trop de peur et voir l'anglais comme une menace. C'est là ils vont perdre contre les chinois, les coréens, les indiens, les suisses, les brésiliens etc. Peut-être ceux et celles qui se plaignent sont vraiments le tiers monde...comment expliquer alors la volonté à renier la richesse qui se trouve à la portée...donc, continuez la dependence au Canada anglais...
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  • d.lauzon - Inscrit
    14 février 2012 15 h 29
    On ne peut pas tout accorder sans rien recevoir en compensation


    Pour éviter que la langue et la culture francophone ne se perdent, il faut qu'à chaque gain fait du côté de l'anglais (écoles passerelles et cours intensifs en 6ème années du primaire, etc) que l'on exige en contre-partie que des progrès se fassent à l'égard du français. Et c'est ce que j'explique dans mon précédent commentaire, à savoir des cours de français intensifs à implanter dans tous les établissements scolaires anglophones du Québec.

    Quel Parti politique aura le courage de mettre de l'avant une telle proposition?
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  • Roland Berger - Abonné
    14 février 2012 16 h 11
    Souplesse et aberration sociale
    La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) prône la souplesse. Les enfants des commissions scolaires cossues pourront donc être anglicisés plus rapidement, ce qui correspond sans doute à la proportion des parents francophones qui tiennent à ce que leurs enfants soient bilingues le plus tôt possible.
    La seule façon de réussir serait ici de choisir les enfants qui, tout le long du primaire, ont réussi au-delà de la moyenne, bien au-delà de la moyenne. Seuls ces enfants pourraient acquérir l'anglais sans détériorer davantage leur maîtrise du français. Il suffirait pour ce faire de mettre sur pied des écoles primaires pour enfants particulièrement intelligents et studieux et d'autres pour la moyenne et les futurs décrocheurs. Les premières produiraient des enfants bilingues «all the way», et les secondes, des enfants unilingues promus à l'échec au secondaire. Quel bel avenir pour le Québec !
    Roland Berger
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  • Anonymous - Inscrit
    14 février 2012 21 h 25
    Lost Generation
    Moi, ce qui me désole, c'est qu'on est en train de bousiller toute une génération: on souhaite créer des petits entrepreneurs armés jusqu'aux dents pour leur entrée sur le Marché, mais sans investir dans les programmes sociaux complémentaires. On souhaite optimiser les compétences de nos jeunes sur le terrain, libérer leur esprit d'innovation, leur inculquer les préceptes sacro-saints du management: pourquoi diable s'entêter à les enchaîner au boulet qu'est la langue de Molière? allons, gardons la tête froide, nous vivons à l'heure de la Mondialisation: parler la langue des Affaires et plus que vital pour notre... notre... notre quoi au juste?...
    Hum, oui, bon, bref, repensons à notre devise: l'économie d'abord. La société, dîtes-vous? L'argent viendra en temps de croissance.
    Entretemps, les jeunes se fracassent la mâchoire face aux réformes qu'on introduit çà et là. On met en désordre leur système d'éducation en retranchant les ressources mal allouées pour les remplacer par des fantaisies politiques. On souhaite leur apprendre à écrire, compter, penser, mais plus que tout à se réaliser dans la résilience. Avale ce dont t'es fait: Pea soup. Plus tôt ça passera, plus vite ça se digérera.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    14 février 2012 21 h 34
    C'est ridicule de tenter d'apprendre l'anglais en 6e année
    L'anglais devrait commencer dans les garderies. C'est l'âge idéal pour apprendre l'anglais puisque les enfants sont comme une éponge. Et pourquoi pas enseigner aussi le chinois mandarin... l'espagnol... Nos enfants et petits-enfants si adapteraient facilement... il pourrait le parler et l'enseignement contribuerait à leur montrer à l'écrire en 1ère, 2e, 3e, etc. année

    Sur les 6 000 langues dans le monde, 50% sont menacées de disparition; 96% d’entre elles sont parlées par 4% de la population mondiale; 90% ne sont pas représentées sur Internet.

    Une langue disparait toutes les deux semaines et 90% des langues africaines n’ont pas de transcription écrite.

    Ce classement est une estimation, les chiffres sont indicatifs et à prendre avec précaution.
    1. Chinois Mandarin – Chine, Singapour, Taïwan – 1 080
    2. Anglais – Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Inde, Afrique – 508
    3. Espagnol – Espagne, Amérique Latine – 382
    4. Hindi – Inde, Pakistan – 315
    5. Français – France, Canada, Belgique, Luxembourg, Suisse, Afrique, Océanie, Antilles, Asie du Sud-Est- 290
    6. Russe – Russie, CEI – 285
    7. Malais-indonésien – Indonésie, Malaisie, Singapour, Brunei – 260
    8. Arabe – Afrique du Nord, Moyen-Orient – 230
    9. Portugais – Brésil, Portugal, Angola, Mozambique, Guinée Bissau – 218
    10. Bengali – Bangladesh, Inde – 210
    http://populationsdumonde.com/classements/les-10-l
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