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L'école des suspendus

Lisa-Marie Gervais   13 février 2012  Éducation
Anass, Cristofer et Stéphanie, trois des jeunes qui fréquentent Alternative suspension au YMCA de l'avenue du Parc, à Montréal.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Anass, Cristofer et Stéphanie, trois des jeunes qui fréquentent Alternative suspension au YMCA de l'avenue du Parc, à Montréal.
Commençant dès aujourd'hui, les Journées de la persévérance scolaire se tiendront toutes la semaine dans 14 régions du Québec. Le Devoir présente le cas d'Alternative Suspension dont la mission est de prendre en charge les élèves suspendus par leur école.

«Le prof m'avait donné une retenue sans raison et je lui ai crié après. À la fin du cours, il m'a dit: "Je vais régler ton cas." Je me suis levé et je lui ai demandé comment il allait faire ça. Il m'a sorti.» C'est ainsi qu'Anass, jeune Marocain en deuxième secondaire, s'est retrouvé suspendu pour quelques jours de l'école secondaire Jeanne-Mance. Cristofer, lui, confesse avoir «niaisé». Stéphanie, qui a la provocation facile, a dérangé pour un peu d'attention. On lui a aussi montré la porte pour cinq jours.

Suspendre? D'accord. Lorsque la communication est rompue, que le lien de confiance est ténu, bref, qu'il y a crise. Mais laisser aller quelques jours ces jeunes en mal d'école n'est-il pas contraire à ce qu'on voudrait pour eux, soit les garder à l'école le plus longtemps possible? «La suspension sans rien faire, c'est un no man's land, une opportunité perdue», constate Étienne Pagé, directeur d'Alternative suspension, un programme pour contrer le décrochage scolaire au centre Y du Parc que fréquentent Anass, Cristofer et Stéphanie. «C'est un échec pour le parent, qui doit trouver quoi faire de son enfant pendant qu'il travaille, et c'est un échec pour le jeune qui risque d'aller traîner dans les rues.»

Une idée du YMCA

Créé en 1999, Alternative suspension, c'est la bonne idée qu'ont eue les YMCA du Québec, en partenariat avec les directions d'écoles. On propose aux élèves récalcitrants de fréquenter cette «école des suspendus» pour des séjours allant de trois à cinq jours. En fait, ils n'ont pas le choix: c'est obligatoire. Tandis que l'avant-midi est consacré aux travaux à faire exigés par les écoles, l'après-midi est réservé à des ateliers sur l'estime de soi ou l'intimidation, par exemple. «On ne voit pas la suspension comme une punition, mais comme une opportunité. On prend les élèves en période de crise et on les met en lien avec un adulte significatif», explique George Kalimeris, directeur national d'Alternative suspension. «Certains nous disent: "Que pouvez-vous faire en si peu de temps?" On leur répond qu'on donne aux jeunes de l'attention et les moyens de s'exprimer. Je vous mets au défi de trouver un ado qui a passé 30 ou 40 heures de sa semaine avec un adulte significatif autre qu'un parent», poursuit M. Kalimeris.

C'est ainsi qu'Alternative suspension «sauve», avec beaucoup d'efforts et un peu de chance, des centaines d'élèves du décrochage chaque année. Dans tout le Québec, 15 points de services, dont neuf à Montréal, reçoivent les jeunes en difficulté. L'initiative a fait des émules ailleurs au Canada et même en banlieue parisienne. L'objectif est toujours le même: créer un lien significatif avec l'élève, lui faire prendre conscience de sa situation et le guider dans ses choix.

George Kalimeris insiste: Alternative suspension, qui est financée en grande partie par les commissions scolaires, s'inscrit en continuité avec l'école. Elle permet aussi de remettre dans le coup les parents qui auraient rendu les armes. «On appelle les parents chaque soir pour leur raconter ce qu'on a fait avec leur enfant. On met l'accent sur le positif», indique M. Kalimeris. «Notre projet c'est aussi une façon de recréer le lien parent-école, là où il y a rupture», ajoute pour sa part, M. Pagé.

L'école de la deuxième chance

«Ici, on travaille dur, mais on peut relaxer. À l'école, on n'a pas le temps de se libérer. Tu as tellement de pression que tu veux tout lâcher», confie Cristofer. «La directrice ne m'a pas écouté, elle n'a fait qu'écouter la professeure. Et quand ils ont appelé mon père, il a cru les profs», renchérit Anass.

Leur redonner l'attention et le suivi qui leur manquent parfois cruellement. C'est aussi ça, l'objectif d'Alternative suspension. «Ils ont le sentiment de ne pas être écoutés, de pas être respectés et, dans la masse, de ne pas exister. Ils ont besoin de ne pas obéir pour se sentir valorisés», souligne Julien Hamelin, l'intervenant au YMCA du Parc. Des garçons, pour la plupart — même si environ 30 à 40 % de filles fréquentent le programme —, ces jeunes ont souvent une faible estime d'eux-mêmes, faute de soutien parental. D'autres, souvent issus de familles immigrantes, subissent la pression de leurs parents qui ont tout sacrifié pour qu'ils réussissent mieux qu'eux.

Le but n'est pas de faire la morale aux jeunes, insiste M. Pagé. «On leur fait comprendre qu'ils sont face à un mur et qu'il arrive peut-être plus vite qu'ils ne le pensent», note-t-il. «On leur dit que c'est peut-être leur dernière chance et que si on a pris la peine de transférer leurs travaux et de les amener ici, c'est qu'on pense qu'ils sont encore capables de continuer l'école. C'est à eux, ensuite, de prendre la décision.»

Une fois le séjour complété, le retour à l'école est immédiat. Parents, enseignants, directeurs et intervenants sont parties prenantes du processus de réintégration en classe. Mais retourner à l'école après été suspendu n'est pas toujours facile. Il faut éviter de retomber dans ses vieilles habitudes et tenter de recréer les liens qui ont été rompus. Stéphanie admet avoir bien mieux travaillé à Alternative suspension qu'à l'école Père-Marquette, où elle complète sa première secondaire. «J'ai bien plus avancé ici que dans tout le début de mon année. J'aime bien mieux ça ici!», lance la douce rebelle. Pourtant, cela ne doit pas être leur place, assure Étienne Pagé. «On dit toujours qu'un séjour réussi, c'est un jeune qui a aimé ça mais qui ne veut pas revenir», conclut-il, sourire en coin.
 
 
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    13 février 2012 06 h 35
    Bravo pour le travail d'Alternative Suspension, mais ...
    Leur objectif qui est toujours le même, i.e. créer un lien significatif avec l'élève, lui faire prendre conscience de sa situation et le guider dans ses choix relève a priori de l'enseignant, de la direction, bref, du milieu scolaire de l'élève et de ses parents qui sont bienvenus pour s'impliquer à l'école de leur enfant.

    Comment peut-on panser une blessure de rejet vécu par l'élève à la place de ceux qui l'ont rejeté et le retourner avec eux par après en pensant que tout sera résolu? Comment peut-on penser que cet élève va finir par se taire dans un besoin vital qui n'est pas comblé et dont son comportement problématique le crie désespérément?

    Je crois qu'Alternative Suspension ne peut malheureusement compenser pour un lien qui n'existe pas à l'école et que cela n'est qu'un pansement qui protège la plaie dont souffrent de nombreux élèves ... plaie qui est de nouveau mis à nue au retour à l'école tant que la source de cette plaie ne sera pas anhihilée et que le besoin de cet élève ne sera pas comblé adéquatement.

    Si le fait d'être expulsé de son école fait que l'élève crée un lien significatif avec un adulte, lui fait prendre conscience de sa situation et le guide dans ses choix, ne risque-t-il pas de vouloir être expulsé plus souvent afin de combler ce besoin essentiel à tout développement d'un enfant?
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  • Airdutemps - Inscrite
    13 février 2012 08 h 13
    Statistiques
    Existe-t-il des statistiques sur l'origine ethnique des décrocheurs ?
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  • PierreLe - Inscrit
    13 février 2012 09 h 24
    Ce que pensent les jeunes
    Vous savez ce que pensent et se disent entre eux les jeunes qui ont des problèmes a l'écoles M. Pagé ? j'en ai une petitei dée ma petite fille est dans ce lots d'enfants qui se sont fait dire a leur première année au secondaire " Cette année ne t'en fait pas , peu importe tes résultats tu ne doubleras pas " Ça part bien un secondaire ça M. Pagé !!! Après une année a "niaiser" que croyez vous que les élèves moins studieux ou moins apte a comprendre font ? ils doublent leur secondaire 2 .....
    Et tous ces pauvres jeunes de 15 ans laissé a eux même se disent : si je peux avoir 16 ans je vais quitter cette maudite école et je vais aller travailler !!!

    C'est cela qui se passe M. Pagé. dans les écoles secondaire. Notre système d’éducation forme des décrocheurs qui décident d'aller travailler dans des boutiques au salaire minimum...
    Vous leur dites qu'ils vont frapper un mur ???, ce n'est pas ce qu'on entend nous.
    Ils se disent "je vais travailler une année ou deux et ensuite le Gouvernement va me payer pour aller finir mon secondaire" .... C'est tout un mur ça M. Pagé !

    C'est une toute une génération d'assistés sociaux que notre BON Gouvernement est en train de former la M. Pagé.
    Félicitation
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  •  
  • Didier Epars - Inscrit
    13 février 2012 09 h 36
    Fait vécu MA TÉLÉ-RÉALITÉ
    Mon fils vit en ce momentt la suspension pour l’ensemble de la cession actuelle dans son école. Voici un jeune qui a décroché de l’école au secondaire 1 raison familiale (séparation) puis 2 ou je le change d’école pour le changer de fréquentation (en accord avec la direction) puis en 3, il trouve qu’il 's’emmerde' à l’école ainsi qu’il constate un certain mépris des directions lorsque l’on met à chaque rentrée scolaire plus de 4 à 6 semaines pour le fixé dans un groupe, une fois fixé les cours suivis avec les autres profs ne comptent plus, aberrant, et comme faire comprendre (à un adolescent) que l’école se fout pas un peu de sa gueule(je répète il n’a pas de problème de comportement), les enseignants disent qu’il est respectueux de l’autorité.

    Il nous demande de l’inscrit au semi-adulte ce que l’on fait, il réussit ses cours, mais a toujours un problème d’absentéisme, motivé pour moitié par des ennuis de santé et une opération, mais pour la direction cela compte quand même pour des absences dans le bilan total, bref.

    En septembre il est admis conditionnellement à l'amélioration de son bilan de présence, ce qu’il ne fera pas beaucoup, mais il réussit ses cours. Il lui reste deux cours pour aller au cégep, il en prend un de plus en science enrichie étant intéressée par le cégep de Rimouski en navigation.
    L’école refuse de l’inscrire malgré ma rencontre avec la direction et le fait que l’on a passé d’un total décrocheur à un semi-décrocheur motivé qui a un objectif.
    Ils disent qu’isl sont d’accord de l’admettre en septembre, mais il doit assumé sa conséquence.
    Donc, il va perdre 1 an et demi et il vous déteste et moi je dois assumer une école malade, un système exécrable, qui ne se veut pas tellement aidant, même si l’on a des bons résultats scolaires, j’imagine le genre de soutient qu’on ceux qui ont, en plus, des problèmes de comportement.
    MON FIL EST DAN
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  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné
    13 février 2012 10 h 38
    Quelle leçon en tirer?
    Je ne suis pas certain des résultats de l'initiative décrite, théoriquement intéressante.

    Tandis que le quotidien de nombreux professeurs est sombre et humiliant, voilà qu'on offre aux jeunes qui «ont le sentiment de ne pas être écoutés, de pas être respectés et, dans la masse, de ne pas exister», une écoute, un soutien. D'où provient ce sentiment? Ils sont à l'école, pas à Loft Story, ils ne sont pas là pour raconter leur vie et pour exprimer leurs sautes d'humeur.

    Je comprends très bien ce sentiment des jeunes, mais ce n'est pas en faisant croire à tous les jeunes du deuxième secondaire que TOUT ce qui leur passe par la tête mérite d'être exprimé à haute voix qu'on en fait des citoyens. Le quotidien des classes se résume par l'arrogance de nombreux étudiants, comme Anass d'ailleurs.

    Lui-même témoigne de l'ambiguïté du programme : il condamne le fait que «La directrice ne m'a pas écouté, elle n'a fait qu'écouter la professeure. Et quand ils ont appelé mon père, il a cru les profs». Mon Dieu, mais c'est ça l'école, les professeurs sont les professionnels, heureuse directrice qui a donné de la crédibilité au professeur, alors que l'inverse arrive souvent, sans parler des parents...

    Ceux-ci s'impliquent parfois dans à l'école, comme le souhaite Mme. Mino, mais trop souvent en critiquant le traitement de leur enfant, en contestant l'autorité des professeurs et de la direction, comme M. Epars qui s'étonne que son fils soit pénalisé après ses nombreuses absences. Le professeur ne peut se vouer entièrement à chacun de ses élèves, les prendre par la main, les considérer individuellement, connaître leur quotidien et les problèmes qu'ils vivent.

    Ce serait peut-être bien, mais il faudra d'abord réduire considérablement la taille des classes; ajouter des spécialistes; interdire les gadgets électroniques dans l'enceinte. Et finalement, que les parents lancent leur télévision par la fenêtre et parlent ave
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  • Kris13104 - Inscrit
    13 février 2012 11 h 00
    Un vrai problème..
    L'attitude des jeunes récalcitrants est un vrai problème de société. Au Québec, se plier à la discipline, pour certains élèves, est d'autant moins évident que les structures scolaires sont trop souvent peu réactives à intervenir aux manquements et que les parents, stupidement ou par ignorance, soutiennent ceux qui deviennent des «incompris». La discipline est commune pour tous et doit être scrupuleusement respectés, condition indispensable au transfert des connaissances, tout en étant une bonne et nécessaire école de la vie .
    En réciproque, les structures de communication et d'échange associant représentants des élèves et des parents, corps enseignants doivent devenir permanentes, pour assurer une bonne cohésion du microcosme scolaire.
    Enfin, il serait temps d'activer une instruction civique efficace qui permettrait à l'élève de mieux comprendre la société dans laquelle il vit et de mieux se situer dans celle-ci. C'est en particulier la leçon a retirer des pratiques scandinaves reconnues en matière d'enseignement de base.
    Les système scolaire dispose de psychologues, sont-ils suffisamment nonmbreux? Dans l'affirmative qu'ils opèrent.
    Enfin, pour les réfractaires, des établissements particuliers, si possible internat, alliant attention et stricte discipline à un enseignement de qualité et activité formatrice pourraient s'avérer indispensables.
    Problème difficile, solutions courageuses, c'est un choix de sociétés autant qu'une nécessité.
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  • RobertB - Inscrit
    13 février 2012 13 h 01
    La faute à tout l'monde
    C'est toujours la faute aux enseignants, à l'école, mais les parents qui divorcent, travaillent trop pour avoir des biens matériels, avoir leurs vacances soleil durant les classes, jouent le soir en ligne, donnent du cash aux enfants pour acheter la paix, les laissent travailler 25 heures semaine chez MacDo, leur achètent toutes les bébelles électroniques, qui boivent trop, qui chialent sur tout, ne votent plus, laissent leur enfant sur le net seul dans sa chambre, ne lui font pas à déjeuner le matin, eux, oui eux, blâment le «système» qui ne sait pas comment accrocher les jeunes. Si ce même jeune était accroché d'abord à sa famille, peut-être le serait-il à l'école. Le prof n'est pas le parent, il est un coach du savoir, rien d'autre! Il faudrait cesser de blâmer les enseignants et vous les parents, devenez responsables de vos enfants; peut-être que ces derniers deviendront responsables un jour?
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  • Jack Bauer - Inscrit
    13 février 2012 14 h 55
    @RobertB
    La mentalité que vous décrivez est réelle, et tangible, mais comment pouvons nous ignorer la responsabilité du systeme d'éducation publique en rapport a la déresponsabilisation des parents? Je suis d'accord avec le fait que la responsabilité d'éduquer, motiver etc.. les enfants eest bien sur leurs parents, mais le pillier central du system d'éducation publique obligatioire et paternaliste a définitivement son role dans toute cette affaire.
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  • RobertB - Inscrit
    13 février 2012 16 h 41
    @JackB
    Bien reçu comme réplique! vous n'avez pas tord; par contre, depuis les années 60, l'état providence a déresponsabilisé les parents en tant que groupe. Du «il faut un village pour élever un enfant», nous sommes maintenant à «il faut un psychopédagogue - psychothérapeute». Nous sommes dans la génération E, la génération «j'ai une émotion!».
    Les enseignants en général ne se sentent aucunement valorisés, surtout chez les jeunes enseignants qui arrivent dans un monde où l'université ne les a pas préparé et où les directions doivent gérer des $ et des meubles. En tant que vieux prof qui adore son travail, j'hésite à encourager les jeunes à aller dans cette profession; il y a bien d'autres métier plus simples! Mais je me demande pourquoi j'aime encore mon travail: j'aime les jeunes comme ils sont, pas comme je voudrais qu'ils soient.
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  • Lesfaits - Inscrit
    14 février 2012 11 h 59
    L'école des suspendus
    La problème est beaucoup plus vaste. Les suspensions ne sont qu'un aspect des résultats du système public actuel au secondaire : la classe fourre tout.

    Cette classe fourre tout comprend :
    1 … des élèves au rythme d’apprentissage supérieur
    2 … des élèves au rythme d’apprentissage moyen
    3 … des élèves au rythme d’apprentissage inférieur
    4 … des élèves qui souffrent d’un handicap visuel, auditif, …
    5 … des élèves qui ne sont pas motivés (lesquels deviennent facilement
    des indisciplinés).
    Comment penser qu'un professeur, tout compétent qu'il soit, puisse faire des miracles ?
    D'où vient cette classe fourre tout ? Qui l'a inventée ? Pourquoi ?
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