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Lettres - Angliciser la jeunesse !

Stéphane Martel - Montréal, le 8 février 2012  10 février 2012  Éducation
La ministre Line Beauchamp et le gouvernement Charest font véritablement preuve d'obstination à vouloir imposer l'anglais intensif à tous les élèves dès la sixième année du primaire. Malgré les protestations de plusieurs parents, de plusieurs enseignants et de certains syndicats, ce gouvernement continue d'aller de l'avant avec son désir d'angliciser la jeunesse québécoise.

Depuis que ce gouvernement est au pouvoir, il a ajouté l'enseignement de l'anglais dès la première année à tous les jeunes francophones du Québec. Mais cela ne lui suffit pas, et ce, quitte à sacrifier les apprentissages des autres matières et un sain cheminement scolaire chez bon nombre de jeunes Québécois.

Ce qui est ironique, c'est de constater l'acharnement de ce gouvernement — censé représenter le seul peuple francophone d'Amérique du Nord — à imposer l'anglais à toute la jeunesse, alors qu'il est si frileux à agir pour défendre et imposer la langue française. Pour ce gouvernement, c'est carrément l'anglais all the way.

***

Stéphane Martel - Montréal, le 8 février 2012
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 février 2012 06 h 50
    Québécois bilingues dans un Québec francophone
    Tout le monde sait qu'être bilingue est mieux qu'être unilingue et que trilingue est mieux que bilingue. Ça ouvre plus de portes dans la vie, spécialement au Québec.

    Le PLQ de M. Charest est anglophile mais les Québécois, majoritairement francophones, ne sont pas obligés d'élire ce parti à chaque élection générale provinciale.

    La façon d’apprendre une autre langue peut varier mais, plus jeune nous apprenons une autre langue, plus facile elle est assimilée et conservée même si peu pratiquée, par la suite.
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  • Vic - Inscrit
    10 février 2012 07 h 11
    JJ semblable à lui-même
    Avec JJ 'au volant', à quoi d'autre peut-on s'attendre ?
    On l'a voulu, on l'a eu, ce 'politicien qu'on mérite'.
    Québecois, arrêtons de 'brâyer' et réveillons-nous
    Il est déjà tard...
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  • Airdutemps - Inscrite
    10 février 2012 07 h 41
    Et les anglophones ?
    Les anglophones seront-ils, eux aussi, forcés d'apprendre le français ?
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  • Stephanie L. - Inscrite
    10 février 2012 08 h 06
    Fracture identitaire
    Le Parti Libéral sait que les anglophones et les allophones votent déjà massivement pour lui mais comme il se sait en perte de vitesse dans les sondages, il investi dans l'avenir, le sien, en accélérant le processus d'anglicisation, non seulement des enfants d'allophones mais aussi des enfants francophones. En effet, quelle meilleure façon de prévenir la naissance de tout sentiment d'appartenance des enfants des nouveaux arrivants envers la société québécoise? Quelle meilleure façon de favoriser une fracture identitaire chez les enfants francophones?

    Ce n'est pas assez que les enfants du Québec deviennent bilingues en suivant la voix normale, soit des cours d'anglais conventionnels comme les enfants des autres pays, ce qu'à peu près personne ne conteste. Il faut encore les empêcher de faire dans leur langue maternelle une partie charnière de leur scolarité. Veut-on écrémer les classes en rendant la réussite scolaire conditionnelle à la maîtrise de la seule langue qui compte véritablement pour le Parti Libéral?

    Un nombre croissant d'enfants francophones est incapable de maîtriser notre langue maternelle et on sait que le décrochage scolaire trouve ses sources dans le cheminement scolaire au primaire. Mais quelle importance tout ça, après tout être sous-scolarisé n'a jamais empêché personne de voter (même s'il faut que le Parti Libéral ait vraiment une vision à très long terme lorsqu'on examine le taux de participation des jeunes aux élections...)

    Je ne m'explique pas le manque de réaction des québécois francophones face à cette imposition de l'anglais jusque dans l'enseignement régulier des écoles francophones mais ceci explique sans doute cela.
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    10 février 2012 08 h 24
    Avenir bilingue?
    L'avenir n'est pas à la disglossie, les actions du gouvernement pro-colonial en matière de langue, en faveur de l'anglais et contre le français, se résume par une citation toute simple de Charest en 1998 :

    « Peu importe ce que je ferai dans ma carrière politique, si je ne peux donner le Canada à mes enfants, j'aurai failli à la tâche. »
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    10 février 2012 08 h 49
    Cela presse
    Il est démontré que de parler deux langues rend plus intelligent. Le plus tôt sera le mieux.
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  • Leys - Inscrit
    10 février 2012 09 h 25
    "Bilinguiser" ou "délinguiser" ?
    Un copain qui enseigne le français au Nouveau-Brunswick m'a fait part de la faible qualité de ses étudiants à l'écrit et à l'oral... dans les deux langues. C'est bien beau de vouloir "bilinguiser" tout ce beau monde, mais encore faut-il que les gens soient en mesure de maîtriser à fond au moins une langue. Pourquoi n'a-t-on pas encore suggéré d'exiger une note minimale dans les cours de langue maternelle (français) pour pouvoir accès à l'anglais et, pourquoi pas, à une troisième langue (espagnol, mandarin) ? À quoi ça sert d'imposer des cours d'anglais à un gamin qui a une note de 50% en français ?
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  • Michel Simard - Abonné
    10 février 2012 09 h 40
    @ dépendantistes
    Le procolonialiste Jacques saint-Cyr nous démontre que les britanocanadians sont moins intelligents que les québécois et que le gouvernement du dominion du Canada devrait obliger tous les anglo-saxons du dominion à apprendre le français et oliger le bilinguisme français-autre langue pour occuper n'importe quel poste dans la fonction publique du dominion, comme tous savent que l'apprentissage du français requiert une intelligence supérieure dont bien des dirigeants anglo-saxons sont incapables.
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  • Réal Ouellet - Abonné
    10 février 2012 09 h 41
    @jacques St-Cyr
    ON peut avoir des preuves au lieu d'une affirmation ex-cathédra?
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  • Jean Richard - Abonné
    10 février 2012 09 h 44
    Au moins deux langues, bien sûr, sauf que...
    « Il est démontré que de parler deux langues rend plus intelligent. Le plus tôt sera le mieux. »

    Bien des gens sont d'accord avec ça, et c'est la raison pour laquelle il faut enseigner LE FRANÇAIS aux enfants.

    Se pourrait-il que les pays les plus unilingues au monde soient les pays dont la langue maternelle soit l'anglais ? L'expression unilingue anglophone n'est-elle pas un pléonasme ?

    Ce n'est pas l'enseignement de l'anglais qui est habituellement remis en cause dans le débat, mais la façon de le faire. Quand on en est rendu à sacrifier une grande partie d'une année scolaire pour accélérer l'apprentissage de l'anglais, on fait de cette langue non pas un outil supplémentaire, mais un élément de base. Hors de l'anglais point de salut.

    La survalorisation de l'anglais comme élément incontournable de la réussite et la place disproportionnée qu'on s'apprête à lui accorder pourrait avoir comme conséquence d'accélérer l'anglicisation du Québec, de Montréal surtout, et il suffira d'une génération pour que la métropole devienne une ville anglophone, donc unilingue, comme Toronto ou Calgary.

    Bref, apprendre une deuxième, une troisième et même une quatrième langue, ça peut aider à développer un enfant. Or, la survalorisation de l'anglais telle qu'elle se pratique risque justement non pas d'ajouter une langue au bagage linguistique de l'enfant, mais de remplacer toutes les langues connues par une seule (on oublie que des milliers d'enfants montréalais issus de l'immigration sont déjà au moins bilingues, et plusieurs trilingues).

    Devenir anglophone unilingue dans un Canada uni ? Non, merci !
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 février 2012 11 h 13
    @Jacques Saint-Cyr
    Alors, les dirigeants unilingues de la plupart des entreprises et des institutions canadiennes, américaines et britanniques sont donc moins intelligents que les dirigeants bilingues ou trilingues d'ailleurs ? Pourquoi ce sont eux qui mènent le monde, qui dominent les médias et la culture pop s'ils sont moins intelligents ?
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  • Stephanie L. - Inscrite
    10 février 2012 11 h 14
    Deux langues secondes
    @Leys

    "Un copain qui enseigne le français au Nouveau-Brunswick m'a fait part de la faible qualité de ses étudiants à l'écrit et à l'oral... dans les deux langues. C'est bien beau de vouloir "bilinguiser" tout ce beau monde, mais encore faut-il que les gens soient en mesure de maîtriser à fond au moins une langue."

    @Jean Richard

    "Quand on en est rendu à sacrifier une grande partie d'une année scolaire pour accélérer l'apprentissage de l'anglais, on fait de cette langue non pas un outil supplémentaire, mais un élément de base."

    Nous risquons de nous retrouver avec une génération de jeunes qui aura deux langues secondes et n'en maîtrisera aucune. Il n'y a pas que le bilinguisme qui soit utile dans le monde du travail au Québec, dans plusieurs domaines il est important de maîtriser parfaitement le français tant à l'oral qu'à l'écrit. Un CV bourré de fautes d'orthographe et de grammaire n'impressionnera personne, même si on y mentionne qu'on y parle anglais. Ce serait mentir aux jeunes francophones que de leur faire croire que parler anglais est plus important que de parler leur propre langue et que le monde du travail leur pardonnera ainsi leurs lacunes dans les autres domaines.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 février 2012 11 h 31
    Anglomanie?
    L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à cet âge de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

    C’est au secondaire que l’enseignement de l’anglais doit être fait, pas d’une façon homéopathique ou sur le même pied que le français, mais d’une façon sérieuse avec des cours d’anglais (et non pas avec des cours en anglais), et avec des périodes d’immersion en milieu anglophone.

    C’est de cette façon que moi-même, à un âge très respectable, j’ai appris l’espagnol de façon plus que satisfaisante, avec quatre cours universitaires de 45 heures (3 heures par semaine pendant 15 semaines), avec de l’étude et des devoirs tout au long, avec 3 stages d’immersion de 3 semaines chacun, avec de la lecture et l’écoute d’émissions hispanophones à la télé.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 février 2012 11 h 32
    Une petite mise au point sur le bilinguisme
    En Allemagne, 90% des Allemands sont unilingues germanophones.
    Or l’Allemagne est la plus puissante économie européenne.
    Donc il n’est pas nécessaire que tous les citoyens d’un pays soient bilingues pour être un pays prospère.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    10 février 2012 11 h 41
    Analphabétisme
    Au Québec, si on ajoute les analphabètes fonctionnels (qui éprouvent de grandes difficultés à lire) aux analphabètes complets (qui ne peuvent pas lire du tout) on arrive au chiffre effarant de 49%! Chanter avec une telle insistance les louanges du bilinguisme à une population dont presque la moitié ne peut lire convenablement, c'est avoir un sens des priorités complètement déficient. On ne parle pas que de personnes âgées, ce chiffre concerne les personnes de 16 à 65 ans.

    Le Parti Libéral devrait peut-être y voir car il paraît que les analphabètes ne sont pas tellement portés à voter...
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  • alarus53 - Inscrit
    10 février 2012 11 h 44
    Sauvons le français!
    "Quand nous défendons le français chez-nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l'hégémonie d'une seule"- Pierre Bourgault
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  • Michel Dion - Inscrit
    10 février 2012 15 h 09
    La langue d’un peuple servile
    Avec un taux de décrochage de 40%, quelle sera, pour plusieurs, l’utilité de cette connaissance de l’anglais, sinon à servir des immigrants anglotropes dans un Canadian Tire de la région de Montréal? Déjà les mots : difficile, ardu, exigeant, contraignant, astreignant, éreintant, éprouvant, endurant, résistant, sont disparus du vocabulaire des jeunes au profit du « tough » universel. Des pans entiers du dictionnaire français sont pulvérisés par les expressions anglaises : « fun », « rough », « full », « cool », « hot », « Down », et j’en passe. Non, la connaissance approximative de plusieurs langues ne rend pas plus intelligent! C’est bien plus dans la maîtrise de toutes les finesses et les subtilités de la langue maternelle que les esprits s’épanouissent. Seuls, les gens lettrés peuvent aspirer au bilinguisme, pour les autres, ce sera la diglossie, cette langue informe des peuples colonisés.
    J’accuse Jean Charest et Madame la Ministre — celle qui se croit inattaquable du fait qu’elle est née et a grandi à St-Glin-Glin — de crime contre l’humanité. Non pas de ce soi-disant crime, dont Pierre Eliott Trudeau accusait de façon théâtrale les souverainistes lorsqu’il défendait le fédéralisme canadien, concept assimilateur découlant du colonialisme britannique. Ici, il s’agit plutôt de la lente agonie planifiée de la langue et de la culture d’une nation, ce qui est un crime contre l’humanité.
    Les naïfs diront que l’anglais nous enrichira. À ceux-là, je vous suggère d’aller voir ces 40 millions d’Américains qui survivent grâce aux banques alimentaires. Ceci n’est qu’un exemple parmi mille qui mettent en doute cette croyance.
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    10 février 2012 15 h 47
    latiniser la jeunesse ; être juste bilingues n'est pas assez
    Oui à l'enseignement de l'anglais, mais pas tout le focus sur juste l'anglais : viser être seulement bilingue est insuffisant pour Montréal, la juridiction la plus trilingue des Amériques. Avec la perte d'influence des états-unis et le gain d'influence de l’Amérique latine (dont nous faisons en quelque sorte aussi partie), il nous faut diversifier nos relations ; plusieurs en témoigneront, apprendre l'espagnol, le portugais ou l'italien facilite la compréhension de concepts fondamentaux du français tels la conjugaison et l'accord en genre et en nombre.

    Il existe chez nous une troisième langue informelle : le latin montréalais issu de la rencontre des italophones, lusophones, hispanophones et québécois ayant voyagé dans le sud. Bem, si vous me creyez pas, on distingue les franco-québécois sul plateau ou sulla plaza par ces emprunts aux autres langues latines ; tous sommes capables de distinguer la "pasta dental" de la "crema solar".

    Avant, nous enseignions le latin "antique" pour bien comprendre les fondements du français. Bien que l'objectif demeure d'actualité, apprendre le latin "antique" est inutile dans le concret : se développer une langue inter-américaine latine, un peu comme l'informel portugnol, en enseignant la grammaire latine et quelques radicaux synonymes m’apparaît une alternative positive au colonialiste tout-en-anglais et au discours, trop souvent terroiriste et replié sur soi, de la défense du français.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Stephanie L. - Inscrite
    10 février 2012 16 h 36
    Un véhicule d'identité
    @Miichel Dion

    "Non, la connaissance approximative de plusieurs langues ne rend pas plus intelligent! C’est bien plus dans la maîtrise de toutes les finesses et les subtilités de la langue maternelle que les esprits s’épanouissent."

    Bien dit! Une langue n'est pas qu'un ensemble de mots servant uniquement à communiquer et on aurait tort de croire qu'il suffit de transformer les enfants en dictionnaire français-anglais ambulants pour qu'ils maîtrisent ces deux langues. Même une personne parfaitement bilingue doit suivre une formation pour travailler dans la traduction. Parler mal plusieurs langues, c'est comme jouer mal de plusieurs instruments de musique: ça peut impressionner les gens mais personne ne vous engagera dans un orchestre pour autant.

    Il faut cesser de penser qu'une langue n'a qu'un rôle utilitaire car elle est aussi un véhicule d'identité, de culture et d'histoire. Nous avons échoué collectivement à transmettre toutes les facettes du français aux jeunes. Il aurait d'abord fallu en prendre nous-même conscience.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    10 février 2012 16 h 42
    Aller selon la clientele
    A choisir entre un employé unilingue francophone ou anglophone, je choisirais l'anglophone sans hésité. Je n'ai que faire d'un employé qui ne peut communiquer avec la majorité de la clientele. Nous sommes en Amérique du nord, si on veut faire des affaires sur le continent, il ne faut pas juste baraguouiner l'anglais, mais le parler et l'écrire courament.
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  • Michel Dion - Inscrit
    10 février 2012 19 h 24
    L' Amérique est à vous
    @Peter Kavanagh
    Mon pauvre monsieur, ne restez pas ici, allez plutôt rejoindre votre clientèle là où elle se trouve. En plus, là-bas, vous y trouverez toute la main d'oeuvre dont vous avez besoin. Avouez que ce n'est pas très intelligent de rester au Québec! L'Amérique est à vous, enfin, je l'espère pour vous.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    10 février 2012 19 h 28
    Exigence pas toujours justifiée
    @Peter Kavanagh

    "Nous sommes en Amérique du nord, si on veut faire des affaires sur le continent, il ne faut pas juste baraguouiner l'anglais, mais le parler et l'écrire courament."

    Vous avez raison mais le problème est qu'on exige maintenant le bilinguisme pour des emplois où cela n'est pas du tout justifié. Le 14 décembre dernier, Le Devoir publiait une lettre de Éric Warren, qui travaille comme recruteur à Montréal. Voici la phrase la plus instructive de sa lettre:

    "Je suis au premier plan pour vous assurer que pour 80 % des postes pour lesquels on exige l'anglais, celui-ci ne sert qu'à discuter qu'avec les anglophones de Montréal."

    "Lettres - Sous la pointe, l'iceberg":
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/338382/le

    Lorsqu'on veut s'intégrer à une société, on apprend la langue de sa majorité. Le français est la seule langue officielle du Québec.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    10 février 2012 21 h 26
    Cher M. Dion
    Si je suis votre raisonnement, les compagnie qui font a faire a majorité avec des clients anglophones devrait déménager hors du Quebec. Dans le fond, vous devez avoir raison. C'est ce que font bien des compagnies. En passant, n'importe quelle entreprise qui fait affaire a l'exterieur du quebec ( a part les quelques pays francophone) vous diront la meme chose. Que ça vous plaise ou non, la langue de commerce international est l'anglais.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    10 février 2012 21 h 36
    Cher Stephanie
    Il est tres probable que ce soit vrais dans bien des cas, Par contre , je vous parle de faire des affaires en dehors du Quebec (ça represente dans mon cas 90% de mes transactions) et j'ai specifié communiqué avec la clientele et non pas passé le balai. De plus, c'est au fournisseur d'un service a s'adapter a sa clientele et non l'inverse.
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  •  
  • Michele - Inscrite
    11 février 2012 11 h 03
    Erratum
    M.Martel, nous ne sommes pas le seul peuple francophone en Amérique du Nord. Vous avez oublié la présence française à St-Pierre et Miquelon, les Acadiens, les Louisianais et encore...
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    15 février 2012 09 h 36
    La connaissance de l'anglais est
    incontournable en Amérique du Nord. Nous sommes entourés de 300,000,000 anglophones USA et Canada compris.
    Les jeunes sont déjà "conquis" ???? par l'anglais.
    Ils écoutent les chanteurs anglophones, les groupes anglophones,
    les musiciens anglophones...
    Je doute fort que Gilles Vigneault et ses "rigodons" attirent
    des milliers de fans sur les plaines. Il faut être réalistes.
    Il faut arrêter de mépriser les capacités d'apprendre de nos jeune,.
    arrêter de les considérer pas intelligents, en affirmant qu'ils vont
    mêler facilement les deux langues...
    C'est une insulte envers la jeunesse.

    "L'esprit c'est comme un parachute
    pour qu'il fonctionne,
    il faut qu'il soit ouvert" disait un auteur conscient.

    Heureusement les PARENTS sont d'accord pour
    l'immersion anglaise en 6iè année. Ils sont réalistes.
    Les portes d'emploi s'ouvrent pour les BILINGUES.
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