dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Enseignement intensif de l'anglais au primaire - Un beau mirage pour les parents

Luc Papineau, enseignant et coauteur du Grand mensonge de l'éducation  31 janvier 2012  Éducation
Depuis quelques mois, de nombreux enseignants du primaire publient dans les journaux des lettres pour exprimer leur mécontentement quant au projet d'anglais intensif à la fin de la sixième année. En tant qu'enseignant de français de première secondaire, je m'interroge sur les connaissances et les compétences de mes prochains élèves en français, mais aussi dans les autres matières, si on leur retire la moitié de leur dernière année du primaire pour la consacrer à l'enseignement de l'anglais.

Je comprends mal aussi que bien des parents soient obnubilés par ce mirage d'enfants bilingues et oublient que ce projet du ministère de l'Éducation créera de nombreux problèmes avec lesquels ils devront vivre et dont, manifestement, ils sous-estiment la gravité.

Ainsi, au cours de sa sixième année, un enfant aura donc au moins deux enseignants à tour de rôle. À ce que je sache, n'est-ce pas ces mêmes parents qui se plaignent du manque de stabilité du personnel enseignant?

Et quelle formule sera retenue? Enseignera-t-on l'anglais pendant une demi-année? Si oui, quel impact cela aura-t-il sur les résultats aux examens de fin d'année pour les élèves finissant leur sixième en anglais? Ils seront nettement désavantagés par rapport à leurs collègues. Si l'on décide de fonctionner avec une demi-semaine linguistique, que fera-t-on dans le cas des écoles ayant un nombre impair de classes de sixième?

Et, au fait, où trouvera-t-on les spécialistes pour enseigner la langue de Shakespeare à nos enfants quand le Québec connaît une pénurie d'enseignants dans ce domaine? Comme parent, accepterez-vous que l'enseignant de votre enfant pour une demi-année ne soit pas qualifié?

Visées politiques


Également, comment réagiront certains parents au stress que vivront leurs enfants qui n'auront qu'une demi-année de préparation pour les évaluations finales du primaire? Si vous êtes parent d'un enfant éprouvant déjà des difficultés scolaires, comment arriverez-vous à vous assurer que son rythme d'apprentissage soit respecté? Avec la réforme scolaire, on n'a pas cessé d'expliquer qu'il fallait tenir compte de ce rythme d'apprentissage et voilà tout à coup que le MELS coupe une demi-année d'enseignement sans penser que cela aura des impacts négatifs sur les clientèles fragiles ou en difficulté?

Pour un ministère qui vise un taux de diplomation de 80 % des élèves et qui entend contrer le décrochage, est-ce une bonne formule que d'imposer l'anglais intensif à certains enfants qui n'ont aucun intérêt pour cette matière? Cette mesure devait-elle absolument être universelle et obligatoire? Il est paradoxal de voir le gouvernement mettre en place une telle mesure alors qu'on dénonce généralement davantage les lacunes des jeunes en français.

Une chose que je sais pour avoir discuté avec des enseignants du primaire: peu d'entre eux voudront travailler en sixième année. En effet, quel prof voudra préparer des élèves à des examens en deux fois moins de temps? Quel prof voudra avoir deux groupes différents dans une même année alors que des collègues des années précédentes n'en auront qu'un seul? Il y a fort à parier que les postes de sixième reviendront à des gens qui n'en voudront pas ou qui n'auront pas une solide expérience du métier pour faire face à pareil défi. Encore une fois, comme parent, je serais inquiet.

Au MELS, on répète à satiété que les enseignants sont des professionnels au jugement compétent. Il est regrettable cependant que les objections de ces derniers ne fassent pas le poids devant les visées politiques du gouvernement Charest et le point de vue de certains pédagogues.

Je termine en soulignant à quel point je suis heureux que ma fille n'ait pas à connaître ce régime pédagogique et j'espère que les parents du Québec sauront voir au-delà de ce mirage pour comprendre les effets réels qu'aura ce projet sur bien des enfants. Que font les comités de parents? Que fait la Fédération des comités de parents du Québec? Il n'est pas trop tard pour agir.

***

Luc Papineau, enseignant et coauteur du Grand mensonge de l'éducation
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Michele - Inscrite
    31 janvier 2012 08 h 13
    Quant le politique devient expert en éducation
    La nécessité de renforcer les compétences linguistiques des élèves en français a été identifié lors des états généraux sur l'Éducation en 1995. Le programme de 2000, met de l'avant l'apprentissage du français. Longuement réfléchi, suivant un processus formel et démocratique, ce programme a été élaboré par des experts et des enseignants.

    Comment se fait-il qu'un parti politique puisse contourner ce processus?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    31 janvier 2012 08 h 30
    Le stress des enfants
    Je constate que les enfants ont le dos large, à voir la corporation syndicalo-professionnelle enseignante invoquer le stress de ces pauvres victimes.
    Il faudrait demander aux milliers d'enfants anglophones canadiens qui se trouvent immergés chaque jour en milieu francophone, comment ils se sentent. Mais voilà, nos profs angoissés savent-ils parler l'anglais? Le veulent-ils?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Airdutemps - Inscrite
    31 janvier 2012 08 h 41
    La clique du MÉQ
    Que deviendront les enfants et les parents qui refuseraient de se conformer à cette règle édictée par le MÉQ ?

    Subiront-ils le sort de ceux qui ont refusé le nouveau programme concernant l'enseignement des religions ?

    La clique du MÉQ a sûrement suivi des cours dans l'ancienne URSS.

    Crois ou meurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Franfeluche - Abonné
    31 janvier 2012 09 h 17
    Enseignement intensif
    Si j'ai bonne souvenance, il y a eu déjà dans notre commission scolaire de l'enseignement intensif de l'anglais dans une sixième année. Toutefois, dans cette classe, on y retrouvait que des élèves ayant de la facilité sur le plan académique. Alors que va-t-il arriver avec les autres ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ragazzino - Inscrit
    31 janvier 2012 09 h 42
    Incompétence, mais grave.
    Ce projet du MELS et du gouvernement sera un échec total.

    Les arguments de monsieur Papineau sont tout à fait justes, surtout celui de devoir trouver les ressources humaines nécessaires pour enseigner l'anglais à tous ces marmots. Il y a beaucoup trop de francophones qui enseignent l'anglais au Québec, car rares sont les francophones assez doués en anglais pour pouvoir l'enseigner avec un accent et une prononciation justes, ainsi que les connaissances culturelles requises pour pouvoir rendre leur classe vivante et intéressante.

    Nul besoin d'augmenter les heures d'enseignement de l'anglais, mais seulement de revoir complètement le programme, de privilégier l'embauche d'enseignants *anglophones* (de grâce, ils sont 400 millions juste à côté de nous!) et d'améliorer la formation des futurs enseignants francophones, dont les compétences en anglais sont parfois douteuses.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Jutras - Abonnée
    31 janvier 2012 10 h 01
    La diversité trop souvent oubliée
    Le diversité est la règle fondamentale en écologie et c'est aussi vrai pour les sociétés humaines. L'enseignement intensif de l'anglais en 6e peut être positive pour les uns et toxique pour d'autres. Il n'y a pas deux enfants pareils, les enseignants le savent et sont inquiets de l'attitude bulldozer de l'appareil politique. Les écoles à parcours particuliers fonctionnent bien en général, par exemple le programme d'école international (PEI) et les autres écoles à vocations particulières en musique ou en sports sont des succès pourquoi imposer l'unilatéralisme pour l'anglais?

    Dominique
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Charles F. Labrecque - Abonné
    31 janvier 2012 10 h 09
    Incompréhention
    Vous dites que vous ne comprenez pas les parents qui semble obnubilés par ce mirage du bilinguisme chez leurs enfants. Et bien sachez que la majorité de ces parents savent, que leurs enfants qui veulent réussir dans la vie devront être bilingues.Aussi ces parents savent bien que leurs enfants n'auront pas tous la possibilité de devenir fonctionnaire unilingues.
    Nous devons comprendre que depuis quelques années ily a de plus en plus de familles qui déménagent vers d'autres pays dans le seul but de permettre leurs enfants d'étudier dans un autre langue pour leur assurer un meilleur avenir. Déjà dans mon entourage je connais trois familles qui ont quittées la province pour étudier dans un autre langue.
    Il est surprenant de lire dans le même texte, que le professeur admet qu'après avoir étudier durant six années le langue française les étudiants ne sont pas encore en mesure de bien maîtriser cette langue. Cela nous permet de dire qu'ils existent de graves lacunes dans dans notre système d'enseignement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Vallee - Abonné
    31 janvier 2012 10 h 24
    Le bilinguisme, mon oeil!
    Nous allons former des ignorants qui baragouinent deux langues, et on essaie de nous faire croire qu'ils pourront mieux gagner leurs vie. La majorité ne devront leur gagne pain qu'à leur capacité d'exercer adéquatement leur métier.
    Le petit nombre qui a vraiment besoin de maîtriser les deux langues devrait en assumer l'apprentissage; c'est un choix de vie.
    Je me débrouille assez bien en 3 langues et je ne le dois pas à l'état. Je n'en avais pas besoin dans ma vie professionnelle; ce fut un choix personnel.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    31 janvier 2012 11 h 28
    L’anglais n’a pas sa place au primaire.
    L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à cet âge de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

    C’est au secondaire que l’enseignement de l’anglais doit être fait, pas d’une façon homéopathique ou sur le même pied que le français, mais d’une façon sérieuse avec des cours d’anglais (et non pas avec des cours en anglais), et avec des périodes d’immersion en milieu anglophone.

    C’est de cette façon que moi-même, à un âge très respectable de plus de trois quarts de siècle, j’ai appris l’espagnol de façon plus que satisfaisante, avec quatre cours universitaires de 45 heures (3 heures par semaine pendant 15 semaines), avec de l’étude et des devoirs tout au long, avec 3 stages d’immersion de 3 semaines chacun, avec de la lecture et l’écoute d’émissions hispanophones à la télé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philippe Landry - Abonné
    31 janvier 2012 11 h 36
    La politique n'est pas qu'abstraction
    Qu'on le veuille ou non, les Québécois ont accordé un troisième mandat majoritaire au gouvernement Charest avec les conséquences connues d'avance d'un tel choix : une meilleure intégration à la société Canadienne et une aide à l'assimilation volontaire. C'est le choix des Québécois, il faut le respecter (à regret pour certains, dont moi)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    31 janvier 2012 15 h 19
    Anglais intensif pour élèves forts
    Depuis plusieurs années, l'école Ahuntsic Annexe de la CSDM offre un programme d'Anglais intensif et Défi académique aux élèves de 5e et 6e année du primaire. Évidemment, en raison des exigences de ce programme seuls les élèves ayant réussi un examen d'admission et d'excellents résultats scolaires sont admis dans ce programme. À ce que j'en sais, c'est un programme populaire qui fonctionne très bien. Après deux années, les élèves maitrisent très bien l'anglais.

    Est-ce que ce programme intensif est pour tous, je ne le crois pas. Mais pour les enfants ayant de la facilité à l'école, je ne vois pas pourquoi on les priverait de cette occasion d'apprendre l'anglais. La politicaillerie n'a rien à voir ici, et n'y a pas sa place non plus.

    http://www2.csdm.qc.ca/ahuntsic/fr/annexe/?p=3
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • luc papineau - Inscrit
    31 janvier 2012 15 h 40
    Ah bon.
    Jacques Saint-Cyr:

    Quand vient de dénigrer un texte, vous ne retenez que ce qui vous arrange. L'expression «corporation syndicalo-professionnelle enseignante» est très éclairante sur votre vison des choses. Aucun des enseignants intervenu dans ce débat ni moi ne le faisons sur des bases syndicales. Vous dites que les enfants ont le dos large. Je ne sais pas ce que vous connaissez de la réalité des classes «ordinaires» au primaire, mais couper la moitié d'une année scolaire et espérer maintenir les mêmes exigences relève de la pensée magique quand on songe aux élèves en difficulté.

    Charles F. Labrecque: combien de familles déménagent pour permettre à leur enfant d'apprendre l'anglais par rapport à celles dont l'enfant connait déjà des difficultés scolaires? Avez-vous des chiffres pour appuyer vos propos? Votre entourage est-il un échantillon représentatif? Il existe déjà des programmes linguistiques dans plusieurs école publiques et privées du Québec. Déménager me semble un peu exagéré.

    Vous écrivez qu'il «est surprenant de lire dans le même texte, que le professeur admet qu'après avoir étudier durant six années le langue française les étudiants ne sont pas encore en mesure de bien maîtriser cette langue.» Oui, en effet, l'école québécoise est malade de toutes ces interventions politiques et ministérielles. Une demi-année en anglais en sixième est la prochaine aberration à venir....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    31 janvier 2012 16 h 21
    Attendu que les jeunes
    préfèrent les groupes anglophones, les chanteurs anglophones...la musique anglophone...
    Gilles Vigneault et ses rigodons...ça pogne pas...

    Si j'étais professeur d'anglais je me servirais de tout cela pour faire apprendre l'anglais aux jeunes...ils sont déjà motivés...

    il ne sert à rien de se mettre la "tête dans le sable" et d'ignorer
    la nécessité ABSOLUE de savoir l'anglais
    à moins de rester figé à Saint Foulard et de ne jamais sortir
    de son parc...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie Allard - Inscrit
    31 janvier 2012 22 h 05
    pourquoi avoir si peur d'apprendre une langue seconde?
    Il est possible d'apprendre plusieurs langues en même temps et l'apprentissage d'une langue seconde au primaire n'empêche aucunement la maîtrise de sa langue maternelle.

    Québécoise d'origine, j'ai fréquenté 17 écoles différentes dans plusieurs pays et ce, en cinq langues premières (huit langues au total). Je n'ai étudié le français que pendant deux ans au primaire et une autre année avant la fin du secondaire (j'ai cependant beaucoup lu dans cette langue).

    Dans certaines écoles, en plus des cours d'une langue seconde,
    on y enseignait aussi certaines matières dans cette langue, comme, par exemple, la géographie ou les sciences naturelles. Parfois, une troisième langue était ajoutée de facon intensive à l'enseignement primaire ou secondaire.
    Pourtant, celà n'empêchait aucunement les élèves de maîtriser leur langue maternelle.

    Au contraire, les élèves de ces écoles semblaient avoir une meilleure maîtrise de leur langue maternelle, sachant comprendre les différences entre les langues qu'ils apprenaient.

    Lorsque je suis revenue ici, avoir de bonnes notes et savoir respecter nos profs semblait être devenu une honte plutôt qu'une fierté.

    On dirait qu'ici on prend plaisir à se complaire dans la médiocrité et dans le moindre effort et on semble cracher sur tout ce qui pourrait tenter de s'élever au dessus de la moyenne sauf dans le sport...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    2 février 2012 10 h 56
    Je connais une amie
    qui a demeuré à New-York pendant 5 ans, son mari travaillait pour le Gouv. du Canada, aux Nations-Unies. Ses enfants (5 et 6 ans) savent maintenant trois langues: espagnol, français, anglais. Elle avait une bonne qui parlait espagnol. Les enfants ne mélangent pas les langues et ont appris dans un laps de temps assez court l'anglais et l'espagnol...

    Il ne faut jamais sous estimer les capacités intellectuelles des petits
    québécois, ne pas MÉPRISER nos enfants
    ils sont super intelligents...

    L'option politique ne doit pas aveugler au point de
    dénigrer l'intelligence de nos compatriotes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
16 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012