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Droits de scolarité - La hausse serait peu profitable

C'est la conclusion à laquelle en arrivent des chercheurs de l'IREC

Lisa-Marie Gervais   24 janvier 2012  Éducation
Les étudiants ont été des milliers à descendre dans la rue en novembre dernier pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les étudiants ont été des milliers à descendre dans la rue en novembre dernier pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.
Une étude de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) montre que les droits de scolarité proportionnels aux revenus, payables une fois le diplôme obtenu, seraient beaucoup moins néfastes que la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.

Commandée par la Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval (CADEUL), l'étude montre également que la hausse des droits ne permet pas de renflouer les coffres des universités de façon significative. «Si on considère juste ce que paient les étudiants québécois, la hausse des frais ne donnerait pas tant d'argent que ça aux universités. Et ça découragerait les étudiants de faire des études supérieures, ce qui aurait des effets néfastes considérables pour l'économie du Québec. Le gouvernement serait perdant», a dit Oscar Calderon, l'un des chercheurs de l'étude de l'IREC.

En clair: La hausse des droits ne serait pas aussi profitable que le gouvernement le prétend puisqu'elle engendrerait des coûts importants, jusqu'à 192 millions, ce qui représente près de 60 % des sommes perçues par celle-ci.

Les travaux d'Oscar Calderon et de Jules Bélanger montrent que les étudiants débourseront 381 millions de plus en raison de la hausse, dont 116 millions serviront à bonifier le programme de l'Aide financière aux études (AFE), comme l'avait annoncé le ministère de l'Éducation. Le reste, soit 265 millions, irait dans les coffres des universités.

M. Calderon fait remarquer qu'en ne tenant compte que de la part des Québécois (et non celle des étudiants étrangers), ce sont 185 millions qui servent à financer les universités, une somme qu'il juge minime et qui contraste avec le discours gouvernemental. «Ça représente 1,2 % du budget du ministère de l'Éducation, ce qui n'est pas si élevé que ça, au fond», a-t-il soutenu. Pourtant, pour justifier la hausse, le gouvernement prétend que les nouvelles sommes financeront significativement le manque à gagner des universités.

Réaction étudiante

La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) s'inquiète des conclusions de l'étude qui avait pour mandat de dresser, pour les dix dernières années, le portrait des coûts de l'AFE et celui du financement des universités, ainsi que de calculer l'effet de la hausse sur le programme d'aide financière aux études. «C'est une autre preuve que le gouvernement libéral n'a pas fait ses devoirs en ce qui concerne l'impact de la hausse des droits de scolarité pour les Québécois!», a fait savoir par voie de communiqué Simon Gosselin, secrétaire général de la TaCEQ. «Après avoir appris dans le dernier rapport du Comité consultatif sur l'Aide financière aux études que la hausse entraînerait la perte de plusieurs milliers d'étudiants, une autre étude nous démontre cette fois-ci qu'elle entraînera en plus des coûts très élevés pour les contribuables. C'est complètement absurde», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'étude s'est aussi penchée sur la gratuité scolaire. Les chercheurs estiment que l'élimination complète des droits de scolarité ferait épargner à l'État 77 millions en coût de programme de l'AFE. «Et en additionnant une baisse en crédits d'impôt de 63 millions, nous estimons que l'impact total de l'élimination des droits serait de 140 millions», soulignent les chercheurs dans leur rapport.
 
 
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  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 05h39
    Le savoir appartient à tous
    L’éducation n’est pas un instrument individuel mais une institution collective qui est censée être au service de la transmission d’un patrimoine commun.
    Le sous-financement est bien plutôt un mal-financement dû au fait que l’on demande à l’université des fonctions de développement économique qui sont étrangères à sa mission fondamentale. L’enseignement manque de plus en plus de ressources et la recherche accapare une portion de plus en plus grande des fonds. Cet accent sur la recherche au détriment de l’enseignement se traduit par un problème de sous-financement de l’enseignement à cause d’un accroissement constant du financement de la recherche.
    Une partie importante des dépenses de nos université sont dans le domaine de la recherche au détriment de la formation de nos étudiants qui est laissée dans les mains de chargés de cours. Cependant, moins de 1% du budget total des universités provient de la commercialisation de la recherche. Ces revenus sont faibles parce que les licences sont cédées trop tôt. On assiste ainsi à une appropriation de la recherche financée en très grande partie par le public par le secteur privé. Une autre PPP qui ne favorise que les riches. Cette activité commerciale ne rapporte rien aux universités et équivaut à financer publiquement de la recherche pour les entreprises privées qui en récoltent tous les fruits. Les ententes partenariales entre l’industrie et les universités ne profitent qu’à l’industrie et détournent les universités de leur mission première au profit de certains intérêts privés.

  • ragazzino
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 07h12
    La CADEUL... Ouf.
    La CADEUL a perdu toute crédibilité aux yeux de la communauté universitaire lorsque ses dirigeants se sont comportés comme une bande d'amateurs lors du débat et du référendum sur les droits de scolarité. Il est tout à fait normal qu'elle ait commandé cette étude de l'IREC, qui n'aurait su produire une étude menant à un autre résultat que celui-ci. Il ne s'agit pas d'une véritable étude, mais bien de munitions médiatiques commandées par la CADEUL. Il serait souhaitable que l'IREC nous explique sa méthodologie.

    Du reste, ce n'est pas tout le monde qui doit aller à l'université, il faut cesser de survaloriser la formation universitaire au détriment des méties et programmes techniques. Si un étudiant veut vraiment obtenir un bac ou une maîtrise ou un doc, il fera les efforts pour y parvenir. L'éducation universitaire ne constitue pas un droit, ça se mérite.

    Les Ontariens ne sont ni moins intelligents ni moins instruits que nous. Si ça se trouve, ils sont 100 fois plus engagés dans leur collectivité et 100 fois moins individualistes que les Québécois. Même chose pour les provinces maritimes. Que des provinces gèlent ou abaissent leurs frais, soit, mais jamais au grand jamais ne descendront-ils au niveau du Québec, un niveau socialement et économiquement insoutenable. Les étudiants québécois qui ont manifesté sont les premiers du pays à ne pas connaître la véritable valeur d'une éducation post-secondaire.

    Bref, la perte de milliers d'étudiants annoncée par la TaCEQ n'est que le fruit d'une imagination fertile et d'une raison déconnectée de la réalité.

  • pabsta
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h53
    Vous pouvez lire le rapport.
    @ragazzino: Vous pouvez lire le rapport de recherche. Il est disponible à cette adresse : http://www.irec.net/index.jsp?p=35

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h53
    Le savoir appartient à tout le monde
    Le savoir appartient à tout le monde.
    Le savoir doit donc être accessible à tout le monde également, riches et pauvres.
    Nos universités ont des problèmes. Surtout des problèmes de financement causés par une mauvaise gestion.
    Elles investissent énormément en recherche. Par contre, cette recherche ne leur rapporte qu'à peine 1% de leurs revenus. La recherche profite aux entreprises.
    Nos universités, qui fonctionnent comme des entreprises privées, sont toutes subventionnées par le gouvernement, c'est-à-dire par nous, le peuple. Il serait temps que le peuple ait un droit de regard dans l'administration de ces universités.

  • Xavier Ovando
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h01
    Il est bon d'avoir des munitions lorsqu'on pars en guerre
    La France a la gratuité scolaire Ainsi que la Finlande, l'Uruguay, la Suède, même le Méxique. Et ont des imbéciles parmi leur population.... Au Québec nous avons de toute évidence des imbéciles. Donc on devrait avoir la gratuité scolaire.

    Qu'esse tu pense de mon raisonnement Ragazzino?

    Peace et sors donc de ta bulle mec... ça te fera du bien... va voir dans la rue a place de faire du bénévolat pour le parti libéral.

  • Maximeval
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h23
    La CADEUL... BRAVO!
    @ragazzino La CADEUL a fait un excellent travail tant lors du référendum que lors de la production de cette recherche ! La CADEUL a l'habitude de faire elle-même ses recherches (Avis sur la philanthropie, sur le classement des universités, etc) maintenant si elle voulait avoir une étude "économique", il valait mieux faire affaire avec une Institut de recherche spécialisée dans ce domaine, voilà pourquoi ils ont approché l'IREC. Si vous voulez voir la méthodologie :

    http://www.irec.net/upload/File/EducationAidefinan Janvier 2012.pdf

    Vous allez tout comprendre et j'ai bien hâte d'entendre vos contres arguments :p.

    Finalement, pour la perte des milliers d'étudiants, malheureusement elle n'est pas annoncée par la TaCEQ, mais bien par le gouvernement. Eh oui ! Selon un rapport du Comité Consultatif sur l'Aide financière aux Études (un comité du MELS) il y aura une baisse d'effectif de l'ordre de 2,5% suite à la hausse, soit entre 5000 et 9000 étudiants ! *Je dois cependant admettre que le gouvernement à l'habitude de prendre des décisions qui sont le "fruit d'une imagination fertile et d'une raison déconnectée de la réalité." ;)

  • Kris13104
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h27
    réalisme
    L'accès à l'enseignement, qulque soit ce dernier, autant primaire que secondaire ou supérieur est un investissement sur l'avenir d'une nation. À ce titre, il fait partie des devoirs de souveraineté qu'un gouvernement doit mettre en oeuvre.
    De même, les formations supérieurs doivent être ouvert à tous les jeunes dont les qualités intellectuelles le permettent sans que le facteur financier puisse constituer un frein c'est pourquoi un enseignement supérieur de qualité devrait ouvrir des possibilités de gratuité totale ou quasi totale, assortie peut-être à des contraintes de service public.

  • MJ
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 10h03
    Dans le cadre d’écarts croissants entre riches et pauvres...
    Cette étude de l’IREC le confirme: la hausse des droits de scolarité serait plus une mesure de nature élitiste reflétant la vision idéologique du gouvernement en matière d’éducation, puisqu’elle ne permettrait pas vraiment de “renflouer les coffres de l’université de façon significative”. Au surplus, les programmes de prêts et bourses du MEC engendrent des coûts de gestion importants. Tout compte fait, la gratuité scolaire apporte plus de bénéfices à la société tout entière puisqu’elle permet à chacun de faire fructifier ses talents et d’exercer un métier ou une profession dont les revenus en découlant seront ensuite imposés selon une échelle progressive.

    Si j’avais à refaire mes études universitaires aujourd’hui et que j’avais l’âge de ces étudiants, compte tenu des modestes revenus dont disposait ma famille d’origine, et compte tenu de tous les “instruments et outils technologiques” indispensables dans un cursus universitaire, je n’aurais tout simplement pas les moyens d’entreprendre ces études. D’ailleurs, j’ai entrepris mes études universitaires à un âge plus avancé, et j’en ai payé le prix par la suite, autant du point de vue conjugal et familial, que de l’emploi (plus difficile de trouver un bon emploi à un âge plus avancé en période de récession économique ou de conjoncture politique de “patronage”) et de l’endettement. Même si j'ai tout sacrifié en vue de ces études, ma plus grande “richesse” (intellectuelle et intérieure) provient de celles-ci. Malgré tous les écueils auxquels je me suis butée dans ma vie, je ne regrette pas d’avoir fait ces études qui me permettent de mieux comprendre le monde dans lequel je vis et de jouir davantage de la vie, et ce, même dans la simplicité volontaire.

    Dès lors, il est injuste que parmi les 99% de la population, l’aspect financier serve à éliminer de jeunes talents essentiels pour le développement d’une

  • Andree-Anne Sylvestre
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 10h09
    Contre la grève
    La grève imminente : un retard dans l’obtention de nos diplômes, un retard quant à l’entrée sur le marché du travail, un délai supplémentaire pour acquitter ses dettes étudiantes, une possible session annulée engendrant une perte monétaire importante... Est-ce que la grève ne camouflerait pas une peur d’entrer dans le monde des grands? De relever le défi que représente le marché du travail? Les études ne sont qu’une étape dans la vie d’une personne, ou du moins devraient l’être.

    Il faut aussi tenir compte de ces personnes travaillant à temps plein et qui retournent aux études afin d’acquérir de nouvelles compétences, qui perçoivent l’instruction comme une opportunité d’avancement, de réalisation de soi, un droit que nous nous payons et un devoir que nous nous faisons. En tant qu’employée à temps plein et étudiante à temps partiel depuis un long moment, je peux me permettre d’énoncer que toute personne dans ma situation est consciente de la richesse que l’université apporte tant individuellement que collectivement et c’est un privilège que de pouvoir en bénéficier, et ce lorsque nous sommes admis au programme choisi puisqu’il est évident qu’il y a une forte demande et un nombre de places limité. Les universités tentent d’offrir le plus de services possibles à ceux qui désirent atteindre leurs objectifs professionnels et une augmentation des services signifient évidemment une augmentation des coûts.

    J’encourage d’autres moyens de pression outre que la grève. Cependant, le feuillet d’information distribué par l’UQAM datant d’octobre 2011 les réfute totalement, ce qui ne me surprend pas lorsque l’on se fit au ton du feuillet en général, on sent bien un total manque d’objectivité. Pourquoi ne pas envisager de déduire le montant correspondant à la hausse des frais de scolarité de notre facture de la session et de laisser ainsi un solde impayé, voilà un moyen de pression q

  • Bernard Terreault
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 10h47
    Il n'y a pas de système parfait
    Si on étudie le financement des universités dans les pays les plus avancés d'Amérique, d'Europe et d'Asie (par exemple, ÉU, Allemagne, Japon), on y constate une très grand diversité. Presque inexistants en Europe, les frais sont aussi nuls dans les "universités impériales" élitistes du Japon mais plus ou moins élevés dans les multiples universités privées japonaises, et aux ÉU ils sont de modérés dans les universités d'État à exorbitants dans les institutions privées. Pourtant es trois systèmes sont reconnus par leur excellence. Deux conceptions de la "justice" s'affrontent : une qui considère la connaissance comme un bien collectif (beau en principe) et doit de ce fait être financée collectivement, l'autre qui fait remarquer que ladite connaissance profite quand même plus au banquier ou au médecin qu'au client de banque ou au patient, et donc que le banquier et le médecin devraient rembourser cette formatioon qui leur a été si profitable.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 11h02
    On prend l'argent où?
    Dans ce même journal, on semble compatir avec es étudiants. N'oublions pas les autochtones. Ah oui, les urgences. Désespoirs, les garderies, etc Chacun a sa petite vérité
    Les étudiants: " L'éducation, ce n'est pas une dépense, c'est un investissement".
    Les garderies: " Les garderies sont le sillons de nos futurs diplômés. Il faut que.." D'ailleurs " les éducatrices en garderies gagnaient moins cher que les gardiens de zoo" Pas beau cela
    Les autochtones: " On les stationnent dans les réserves. Ils sont les peuples..."

    Et ainsi de suite. Tout devrait être gratuit. On nous montre comme exemple la France. Désolé, pas trop un bon exemple.

    Si on regardait tous le budget comme une immense tarte: on divise comment. Et lâchez moi " On taxe les riches, etc". Je n'en peux plus. On la divise comment la tarte car il y a toujours un maximum. Plusieurs ne veulent rien savoir des besoins de son voisin. On se ferme les yeux. Plus facile à quémander.

  • ragazzino
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 11h07
    Suite
    @ Xavier Ovando

    On se connait? C'est bizarre, j'ai l'impression que non, pourtout vous me tutoyez comme si on se côtoyait tous les jours, comme quoi l'université n'a pas le même effet sur tout le monde.

    Il faudrait peut-être sortir de votre bulle :

    La France offre peut-être la gratuité scolaire, mais il se développe en parallèle un système de grandes écoles élitistes qui coûtent hyper cher, mais que tout le monde veut fréquenter. Pourquoi? Parce que les universités françaises publiques sont complètement pourries, sans ressources, aux classes bondées et aux professeurs inaccessibles.

    Le Mexique n'est pas un modèle d'équité sociale non plus, l'Uruguay encore moins.

    En ce qui concerne la Suède, ils font payer 50 000 $ à leurs étudiants étrangers par année. Vous voulez qu'on refile la même facture à nos étudiants étrangers alors? Je ne crois pas.

    L'Allemagne élimine progressivement la gratuité scolaire dans la majorité de ses Länder.

    N'oublions pas non plus la situation géopolitique du Québec. Nos voisins directs, donc nos concurrents directs en matière de recherche et d'excellence, sont les provinces anglo-canadiennes et les États-Unis, qui n'offriront *jamais* la gratuité scolaire.

    Peace vous-même. Si vous êtes incapable de vous comporter en adulte sur le site d'un journal sérieux, retournez militer au sein de la FEUQ ou de la FECQ.

    @Maximeval

    Je connais bien l'IREC, je sais que l'étude sera bien construite et bien documentée. Je sais que les auteurs de l'étude sont des gens sérieux. Mais jamais l'IREC ne produira quelque chose d'objectif sur les droits de scolarité. Comme je le disais, le résultat de l'étude était connue d'avance. Le discours politique et social au Québec est unidirectionnel, et le débat, lui, absent par un monopole idéologique pas de centre-gauche, mais de gauche.

    Pour ce qui est du MELS, d'autres rapports et études infirment ce qu'autres études et rapports affirment.

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h08
    Victor Hugo
    J'enfreint possiblement une règle de nétiquette, mais je peux m'empêcher de citer Victor Hugo:
    "Messieurs, toute question a son idéal. Pour moi, l’idéal de cette question de l’enseignement, le voici : l’instruction gratuite et obligatoire. Obligatoire au premier degré, gratuite à tous les degrés….Les portes de la science ouvertes à toutes les intelligences. "

  • ragazzino
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 11h10
    Suite...
    Si de 5000 à 9000 étudiants ne vont pas à l'université à cause de 350 $ par année, ce qu'ils n'ont pas vraiment envie d'aller à l'université ou qu'ils ne sont pas prêts à faire des sacrifices pour y arriver, qu'ils refusent de travailler à temps partiel et à temps plein tout l'été, de faire un croix sur leur bazou ou sur leur voyage en Amérique du Sud, qu'ils ne s'informent pas sur les contributions de l'AFE (genre 5000 $ pour s'acheter un portable) ou sur la multitude de bourses disponibles, qu'ils ne savent tout simplement pas gérer leur agent et une foule d'autres raisons. Mais, non, je regrette, si vraiment on doit s'insurger pour une hausse aussi minime, les Québécois sont vraiment nés pour un petit pain.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h10
    Deux visions opposées
    Ils se sont de plus en plus rares, mais certains pensent comme les auteurs de la Révolution tranquille, entre autres le gouvernement LIBÉRAL de Jean Lesage, que l'école gratuite de la maternelle à l'université constitue un droit pour tous et un sage investissement des dirigeants politiques dans l'avenir du « pays ». D'autres, pensent au contraire que les individus qui veulent mener des études supérieures doivent s'endetter au besoin pour obtenir le privilège d'un emploi intéressant et bien rémunéré. Le gouvernement libéral-conservateur est de ce côté. Les dirigeants du PQ aussi, et la CAQ aussi, fort probablement. Seul Québec solidaire fait exception. Ah, ces maudits socialistes !
    Roland Berger

  • ragazzino
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 11h14
    Bravo!
    Merci madame Sylvestre.

    Moi aussi, étudiant à temps plein et travailleur à temps partiel depuis longtemps.

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h53
    La gratuité scolaire mais l'obligation de performance
    L'accès à l'université, à cause des sommes faramineuses que nous y investissons, devrait être accordé à ceux qui ont le talent et les aptitudes nécessaires pour réussir, pauvres et riches.
    De plus, à chaque étape, l'étudiant devrait être en mesure de démontrer qu'il maîtrise bien le sujet.
    Nous avons trop d'étudiants qui, pendant des années, traînent sur les bancs de l'université uniquement parce qu'eux ou leurs parents ont les argents nécessaires à pareil farniente estudiantin.
    Le public, qui fournit le gros des argents aux universités, devraient imposer à celle-ci un double système comptable: un pour l'enseignement et la recherche pure et un autre pour la recherche appliquée qui profite surtout aux entreprises.
    Il faut aussi revoir le financement public. Bon an mal an, 35% des argents publics vont pour les universités anglophones. Pourtant la population anglophone, comprenant les transferts allophones, ne représente que 20% de la population. Et c'est comme cela depuis toujours.
    A-t-on vraiment besoin de trois universités anglophones? D'où viennent les étudiants anglophones? Une bonne partie d'ailleurs: de l'Ontario, de Colombie-Britannique, d'autres provinces, d'autres pays.
    Nous subventionnons des étudiants étrangers et nous n'avons pas assez d'argent pour les nôtres. Cherchez l'erreur.
    Chaque année, il y a des dizaines et des dizaines de médecins diplômés de McGill qui ne restent pas au Québec. Bien sûr, ils ne font que retourner chez eux. C'est normal. Nous ferions de même.
    Et ce n'est pas une hausse des frais de scolarité pour les nôtres qui va y changer quelque chose.

  • Andree-Anne Sylvestre
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h08
    Contre la grève suite
    Pourquoi ne pas se concentrer sur ses études pour ensuite, une fois le diplôme obtenu ou même avant, s’engager politiquement pour obtenir l’appui de la population et ainsi changer les politiques en cours et le futur des étudiants. Pourquoi devez-vous imposer votre mode d’action à TOUS les étudiants? D’autant plus que la grève d’un groupe salarié, telle que celle ayant eu lieu chez Postes Canada, a beaucoup plus d’impacts puisque la population est privée d’un service. Une grève étudiante n’a aucun impact réel, ne privant personne de quoi que ce soit hormis les étudiants des services pour lesquels ils ont payé. Un peu ironique non de se pénaliser soi-même?

    Aussi, il ne faut pas oublier de considérer que le secteur privé sera le principal bénéficiaire de nos connaissances, de nos formations, de nos diplômes. Or, ce dernier n’est pas impliqué auprès des étudiants et pour la cause que vous défendez si intensément. N’y aurait-il pas une autre avenue à explorer à ce niveau, sans pour autant tomber dans la commercialisation des services éducatifs?

    Une augmentation raisonnable des frais de scolarité devrait être acceptée par les étudiants aux lieu et place d’être réfutée automatiquement. Ayant fréquenté l’Université de Montréal pendant de nombreuses années, j’ai bien constaté l’impact d’une injection de sommes supplémentaires : finalement, nous avions des toilettes fonctionnelles, finalement, nous avions des salles de cours acceptables, finalement, nous avions de l’équipement informatique adéquat…. Il faut donc voir au deçà des privations personnelles que nous devront nous imposer pour parfaire nos études. Les universités sont des infrastructures vieillissantes qui exigent d’être entretenues et il est évident qu’il est impossible de le faire dans un état de stagnation.

    Le feuillet mentionne aussi que la grève permet aux étudiants d’obtenir une certaine visibilité : 8 grèves, de

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h45
    Madame Dionne
    Vous aussi, vous voulez simplement partager la tarte autrement. Au lieu des riches et des entreprises rentables, vous voulez faire payer la garderie aux parent et l'université aux étudiants. L'hôpital aux malades, pendant qu'on y est? Et pourquoi ne pas privatiser les terrains de jeu?

  • M. Enseignant
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h50
    @ragazzino
    Les gens ont des droits dans nos sociétés et un de ces droits est celui d'avoir accès à l'éducation. Pas accès à l'éducation primaire, mais l'éducation. Elle doit se poursuivre au delà du secondaire pour que l'éducation puisse donner accès à un emploi. Si la Suède est capable de s'offrir l'éducation gratuite nous pourrions aussi l'avoir. Si le Québec donne 6 milliards en subventions aux entreprises il pourrait donner quelques 200 millions pour réaliser la gratuité. Pour ce qui est de l'argument que nos voisins imposent des droits de scolarité plus élevés que nous alors nous devons suivre est ridicule. J'espère qu'ils ne mettront jamais le feu à leurs universités car nous aurions pas le choix de suivre. Votre raisonnement me fait peur. Nous pourrions avoir un seul niveau d'imposition, pas de système de santé universel et pas de couverture social comme aux États-Unis puisque ce sont nos voisins. J'y pense pourquoi ne pas abolir toutes les couvertures sociales... Ça me fait penser à quelque chose mais quoi ??? Ha oui le révolution industrielle, comme il fesait bon vivre à cet époque.

  • S. Arcand
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 12h54
    Idéologiquement vôtre
    Il y a beaucoup d'idéologie dans tout ce débat. L'IREC, institut important et nécessaire, produit systématiquement des recherches qui tendent vers ce que l'on considère comme la gauche. L'IREC fournit un équilibre avec les subtils (sic!) recherches de l'Institut Fraser et de l'Institut économique de Montréal, mais est idéologiquement orientée tout de même. D'accord avec Ragazzino que la hausse anticipée est minime. Ne pas faire d'études universitaires pour une telle hausse relève de l'excuse plutôt que d'une impossibilité financière. C'est archi-faux, et je sais de quoi je parle, que cette hausse va empêcher les jeunes moins favorisés économiquement de poursuivre à l'université. Cet argument est fallacieux et n'aide en rien la cause des étudiants eux-mêmes. Cela ne fait que discréditer l'ensemble des arguments en faveur d'un meilleur investissement en éducation et d'une dépense plus approriée de la part des universités. D'accord aussi pour dire qu'il faut revoir l'ensemble de la question des étudiants étrangers. Des Français qui viennent au Québec et qui paient les mêmes frais que les Québécois, et ce pour étudier en anglais, en quoi cela sert à faire avancer la francophonie, je me le demande.

  • luftmentsh
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 14h26
    Droits de scolarité en Allemagne
    @ragazzino

    Il n’est pas vrai que « l'Allemagne élimine progressivement la gratuité scolaire dans la majorité de ses Länder ». Elle a, au contraire, éliminé les droits de scolarité dans la majorité des Bundesländer qui les avaient introduits. Seuls les étudiants bavarois et bas-saxons en paient encore. (Re)vérifiez vos sources d’informations!

  • ragazzino
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 14h42
    Suite (3)
    @ M. Enseignant

    Votre raisonnement me fait d'autant plus peur que vous occupez un poste d'enseignant...

    Voyons, soyez raisonnable, il faut être de mauvaise foi ou tout simplement idiot pour ne pas comprendre que le Québec évolue principalement dans un contexte socioéconomique nord-américain et que les universités ne sont plus ce qu'elles étaient à l'époque d'Erasmus. Vous suivez? Les universités doivent attirer des professeurs et des chercheurs compétents, offrir à leur corps étudiant des ressources aussi modernes que l'université de la ville ou de la province voisine, voire du pays voisin. Vous n'avez qu'à visiter le campus d'une université ontarienne (que ce soit Queen's, McMaster, Waterloo) pour voir que la différence est gigantesque, autant sur le plan des infrastructures que des ressources.

    Quoi que vous en disiez, monsieur l'enseignant, l'éducation *post-secondaire* ne constitue pas un droit, ne serait-ce que parce que la scolarité n'est plus obligatoire après l'âge de 16 ans au Québec. Si vous vouliez vraiment faire bouger les choses, il faudrait militer pour hausser cet âge à 18 ans.

    Cessez de faire de la démagogie et d'affirmer des choses auxquelles je n'ai même fait allusion. On parle ici des droits de scolarité, j'aurai une opinion différente si on abordait un autre sujet.

    Nous assistons encore une fois à l'incapacité des Québécois francophones (j'en suis un, n'ayez crainte) d'avoir un débat sans tomber dans l'exagération ou la rhétorique de l'épouvantail. Non, mais sérieusement, dans quel monde vivez-vous donc? C'est admirable d'avoir des idéaux, mais il faut aussi garder les deux pieds sur terre.

    Sincèrement, 350 $ par année, c'est franchement pas la mer à boire pour la grande majorité des étudiants québécois. Pour ceux et celles qui sont *réellement* en difficulté, il y a l'AFE.

  • Pierre Brulotte
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 18h00
    Qu'est-ce que le gouvernement va dire
    Je me demande bien ce que le ministère de l'éducation va dire face à ces résultats, leur argument «principal» pour augmenter les frais vient de tomber!
    Pour ceux qui critique cette étude parce qu'elle a été commandée, ils devraient savoir que c'est le cas de la grandes majorités des études (ce qui en veut pas dire qu'elles ne sont pas moins valables).
    Quand à l'augmentation des frais scolaires, elle est de 325$ par année sur 5 ans (1625$ de hausse au total) par étudiant. Pour une famille dont le revenu est de 20 000 par année, la seule hausse des frais de scolarité vient de leur bouffer ne bonne partie de leur salaire... Et pour ce qui est des étudiants qui n'ont pas le support des parents, le budget est encore plus serré!

  • Christian Methot
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 18h48
    Tarification VS Gratuité
    Les frais de scolarité semblent être présentés comme une nécessité par nombre de personnes, comme Ragazzino ci-haut.
    Pour eux, le dilemme est clair : soit on demande aux étudiants de financer le système d'éducation pour le mettre à niveau, soit on ne le fait pas et on se retrouve avec un système pourri. Sans vouloir faire de la philosophie à deux balles, on voit pourtant poindre le faux dilemme dans cette argumentation.
    Si on est pour la gratuité scolaire, on est vraiment né pour un petit pain. Sinon, on fait comme les Américains, les Britanniques et les Canadiens et on demande aux étudiants de payer.
    Pourtant, années après années, des études (dont celle de l'OCDE, un organisme pas du tout à gauche) démontrent que ces pays se démarquent des autres pays occidentaux par l'écart de richesse dans leur population. Alors si il y a des nations où les individus sont nés pour un petit pain, ce sont eux.
    L'OCDE soulignait justement aujourd'hui que la crise est un moment pour revoir nos façon de faire et tenter de diminuer les inégalités sociales et l'organisme suggérait justement des investissements publics dans l'éducation.
    Le problème est surtout idéologique : il y a quelques années, le gouvernement Charest, riche de la péréquation, a donné 1 milliard de dollars par année de réductions d'impôt. Une partie de cet argent aurait pu être investi dans l'éducation.

  • Bernard Gadoua
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 21h22
    Attaque contre la mobilité sociale, c'est tout!
    Cette politique de hausse des droits de scolarité est tout simplement une mesure visant à réduire la mobilité sociale, à diminuer à moyen terme la taille de la classe moyenne en empêchant les talents individuels provenant des classes travailleuses de venir grossir les rangs de cette dernière. Cela n'a jamais rien eu à voir avec le budget de l'État. Tout le reste c'est de la littérature pour idéologue d'estrade!

    @BGadoua

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 22h17
    Oui à une éducation gratuite
    Le plus bizarre de toute l'affaire, nous avons les moyens de donner l'éducation gratuite ici au Québec.

    Par exemple l'abolition des commissions scolaires ferait économisé au gouvernement 300 millions, un montant suffisant pour le financement de nos universités.

    Mais présentement aucun parti ne fera ce virage obligé. Le PLQ ne bougera pas de ce coté pour ne pas froisser son vote anglophone et allophones. Ni Legault ne le fera pas.

    Une coalition pour l'avenir du Québec est la solution pour prendre notre avenir en main comme pays. Nous avons tellement perdu de temps avec le gouvernement Charest qui crève le budget du Québec en doublant le déficit et en pelletant les problèmes en avant.

    Le gros problème sera encore un recul à cause de l'égo de Legault qui remplacera l'égo de Charest.

    Il n'y a pas de temps à perdre avec les trippe d'égos à servir leurs amis et les postes dans des cages à poules ( organigramme ) pour les travailleurs du camp du non lors du référendum de 1995.

    Ce soir la tout le monde était triste, même les fédéralistes.

    Les travailleurs du Non ont eu par la suite une réception Gauloise pour fêter l'empire à nos frais bien sur ou le bon vin à couler.

  • S. Arcand
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 22h42
    lire Marx et mourir
    Je pense que Charest a téléphoné aux forces réactionnaires de droite mondiales, Obama en tête, pour leur demander d'appuyer la hausse des frais de scolarité qui vont jeter à la rue des milliers de jeunes québécois et québécoises dans l'indigence et la précarité. Seuls les riches auront accès à des postes en histoire de l'art et la plèbe, incapable de se payer des frais de scolarité universitaire astronomiques, sera obligée d'espérer que les Couche-tard puissent se syndiquer pour pouvoir jouir d'une minime mobilité sociale. Franchement, mieux vaut investir ces 1625$ dans un tout inclus pour deux à Cuba pour une semaine. Avec l'espoir de rencontrer le Guide suprême de la gratuité, Fidel lui-même et, qui sait, son fidèle serviteur Hugo en personne. Bonne nuit et n'oubliez surtout pas de relire Althusser ce soir. Ça aide à nous conforter dans nos certitudes...

  • kal
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 23h26
    En faveur de la grève; pour de bonnes raisons.
    Pour répondre à certains commentaires, dont le tient @ragazzino. J'arrive très bien à comprendre les argument en faveur de la hausse (et par le fait même en défaveur de la grève). Cependant, je me positionne du côté de la grève. Suis-je pour autant une personne irresponsable, qui refuse de prendre ses responsabilités? Je ne crois pas... Je travaille plus de 40 heures/semaines de mai à septembre, mettant beaucoup plus de la moitié de mon salaire de côté afin de payer mes études. J'étudie à temps plein, m'y investissant à fond, avec l'intention d'obtenir mon doctorat d'ici environ 8 autres années d'études acharnée. Je suis indépendante financièrement. Malgré mon jeune âge, mes parents n'ont pas les moyens de tout me payer. Appartement, épicerie, transport en commun; on connait tous la chanson, la vie coûte cher. Déjà, je commence à éprouver de la difficulté à payer mes études malgré mes efforts et mon travail assidu (autant en classe qu'au travail). Suis-je paresseuse, non je ne crois pas. Cependant, cette hausse me semble injuste. Pour les personnes comme moi qui ont un désir incroyable d'apprendre, mais qui doivent se battre pour trouver l'argent nécessaire. Je me demande si faire de l'éducation une marchandise est une bonne solution. Le savoir, l'éducation, c'est à la base d'une société forte. Il n'est plus ici question d'un prix, mais plutôt d'une conviction, d'une valeur. Pourquoi pénaliser les gens qui souhaitent s'instruire? Il est, à mes yeux, incroyablement attristant de constater que cette société privilégie les questions monétaires au savoir. L'économie et ses applications sont sans aucun doute nécessaires dans notre société, mais privilégierons-nous les chiffres à tout le reste?

  • ragazzino
    Inscrit
    mercredi 25 janvier 2012 03h55
    Droits de scolarité en Allemagne
    @luftmentsh

    Voici ma source :

    http://www.studis-online.de/StudInfo/Gebuehren/

    Aucun Land allemand n'offre une éducation universitaire gratuite, ne serait-ce que des frais afférents.

  • ragazzino
    Inscrit
    mercredi 25 janvier 2012 07h30
    Exagération
    @kal

    Je comprends vos inquiétudes, mais la vie au Québec ne coûte pas si cher que ça. Parfois j'ai l'impression qu'on se plaint le ventre plein au Québec. Les loyers pour étudiants font le double que les nôtres partout ailleurs au pays, pourtant les étudiants ontariens ou albertains ne descendent pas dans les rues pour gueuler (et c'est bien le bon mot) qu'ils sont plongés dans la misère. On a l'impression, à vous entendre vous et d'autres, que la grande majorité des étudiants québécois sont pauvres, vivent dans des taudis, sans forfait cellulaire ou sans forfait Internet. C'est indécent à la fin.

    On ne peut parler de marchandisation de l'éducation avec une hausse aussi peu importante, surtout compte tenu du fait que les droits de scolarité au Québec n'ont pas été indexés depuis 40 ans. Proporitionnellement et tenant compte de l'inflation, nous payons moins cher que nos parents dans les années 60-70. Allons!

    Bien sûr qu'il y a des étudiants en difficulté financière et c'est pour cette raison que l'AFE existe. Mais attention, l'AFE n'est pas une pourvoyeuse, mais bien une *aide* financière qui vient compléter les autres démarchers financières de l'étudiant. Une aide tellement généreuse que certains en profitent pour placer cet argent, pour se payer une nouvelle voiture ou encore pour s'acheter un nouveau frigo.

    Très sérieusement, il est temps que la jeunesse québécoise cesse de se comporter comme des victimes de la Deuxième Guerre mondiale, et qu'ils regardent autour d'eux. Ce qu'on voit dans les rangs de la FECQ ou de la FEUQ, par exemple, ce n'est que de l'immaturité et du militantisme inutile.

  • mpb
    Inscrite
    mercredi 25 janvier 2012 09h04
    @Andree Anne Sylvestre
    Laisser un solde impayé sur la facture universitaire : énormes intérêts à payer par la suite, et ce, même si plusieurs étudiants sont de la partie.

    Une hausse des frais de scolarité, aussi minime soit-elle, est un affront.
    Voulons-nous vraiment accepter cette vision de l'éducation que l'on nous impose? L'éducation est une responsabilité collective sensée être au service de la collectivité. Actuellement, l'éducation rend service aux entreprises privées et aux banques qui profiteront des diplômés pour leur offrir des prêts. Nous ne sommes pas des étudiants aux yeux du gouvernement : nous sommes des clients. Nous nous devons de refuser cette conception de l'éducation.
    Militons pour l'éducation en tant que responsabilité collective.
    En ce sens, toute hausse ne peux pas être acceptée.

  • Sarah Fontaine
    Inscrit
    mercredi 25 janvier 2012 10h35
    @ ragazzino
    Cher ragazzino,

    Vous accusez ceux qui vous répondent d'exagération, mais vous semblez, vous aussi, tomber dans les clichés en accusant les étudiants contre la hausse de "gueuler" pour rien et de se comporter comme des victimes de la Deuxième Guerre mondiale. Sans tomber dans les statistiques à tout va, on pourrait tout simplement se rattacher aux faits et, évidemment, éviter de dire n'importe quoi.

    325$ par année, ça ne paraît pas si grand que ça, c'est vrai. Mais 325$ cumulés (donc, 325$ la première année, 650$ la deuxième, etc.) jusqu'à atteindre une facture de 1625$ et ce, ajouté à une facture de plus de 3400$ (par année, incluant les frais afférents), c'est inadmissible.

    Je sais que je ne parviendrai pas à vous faire changer d'opinion, car il vous semble difficile de respecter une idée contraire à la vôtre sans tomber dans l'insulte, mais je crois qu'il serait temps que vous daigniez porter un oeil sur les arguments contre cette hausse en cessant de croire qu'ils tombent incessamment dans "l'immaturité" et "l'inutilité".

    Je reprends un de vos arguments indiquant que nos parents dans les années 60-70 (allons même jusqu'aux années 80) payaient plus cher que nous, proportionnellement. J'aimerais bien savoir où vous avez pris ces statistiques.
    Selon une recherche de l'IRIS (L'institut de recherches et d'informations socio-économiques), à la fin des années 70, avec un salaire minimum de 3,75$ de l'heure, le nombre de semaines de travail à temps plein afin de rembourser ses frais de scolarité était de 4 semaines. Donc, un mois d'été de travail à temps plein.
    À la fin des années 80, à 5$ de l'heure, il en prenait 2,8 semaines de travail à temps plein.
    Après la hausse, le salaire minimum projeté serait de 12$ de l'heure (ce dont je doute) et il faudrait travailler 8,8 semaines à temps plein afin de payer nos frais de scolarité, soit deux fois plus de temps que nos parents.
    J'espère, au moins, vous avoir fait chang

  • ragazzino
    Inscrit
    mercredi 25 janvier 2012 15h51
    @Sarah Fointaine
    Vous ne me faites pas changer d'avis puisque vos arguments sont recyclés, d'autant plus que l'IRIS, c'est la soeur de l'IREC.

    Tout d'abord, je n'ai insulté personne, je suis toujours resté poli et n'ai visé personne en particulier dans mes commentaires. Il faudrait peut-être relire mes commentaires plus attentivement.

    Ensuite, je ne vois pas en quoi 8,8 semaines de travail à temps plein, quand l'été en compte au moins 12, n'a de si dramatique. Bienvenue dans le monde adulte. Reste que les faits sont là, nous payons moins que nos parents dans les année 60 et 70. On se contrefiche sérieusement de savoir combien de semaines à temps plein il faut travailler. Il faut malheureusement travailler dans la vie... ça semble un concept inconnu de certains. Si l'IRIS veut prôner la paresse et limite le nombre de semaines pendant lesquelles un étudiant universitaire peut travailler à temps plein, soit... (je plaisante, ne vous emportez pas trop vite).

    Finalement, même après hausse, les droits de scolarité du Québec demeureront les plus bas en Amérique du Nord, et, oui, nous vivons en Amérique du Nord, pas en Scandinavie, en Amérique du Nord. Le Québec évolue dans un contexte géopolitique et socio-économique... en Amérique du Nord. C'est bien d'idéaliser l'éducation comme on le faisait à l'époque de la Renaissance. Personne ne refuse de considérer l'éducation comme une richesse collective, mais il faut aussi se rendre à l'évidence que nous montre la réalité et surtout descendre de nos nuages de socialistes et de militants franchement isolés.

  • luftmentsh
    Inscrit
    jeudi 26 janvier 2012 10h06
    Droits de scolarité en Allemagne
    @ ragazzino

    Les montants indiqués ne concernent que les Zweitstudium (second cursus) ou les études Langzeit (c.-à-d. longues : à partir du dixième ou treizième semestre universitaire).

    Encore une fois, seuls les étudiants bavarois et bas-saxons paient des droits de scolarité. Revérifiez votre source d’informations!

  • Sarah Fontaine
    Inscrit
    jeudi 26 janvier 2012 11h41
    @ ragazzino
    Je ne fais qu'utiliser des statistiques provenant de recherches devant des faits non fondés que vous jetez en l'air, cela ne fait pas de mon argument quelque chose de recyclé, il en devient même fondé.
    Ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que dans un rapport de 500$ par session dans les années 80 contre environ 1500$ en ce moment, on paie plus cher que nos parents, au départ.
    Vous donnez l'argument de l'inflation, je vous répond que les frais montent plus rapidement que le salaire minimum et que nous aurons à travailler davantage que nos parents pour payer nos études, car nous payons plus cher pour un salaire qui n'est pas équivalant !
    Peu importe comment on retourne ces chiffres, il est impossible de dire que nous payons moins que nos parents !

    Ce 40h semaine durant plus de deux mois sert seulement à payer ces frais.
    Un étudiant n'a pas oublié la nécessité du travail, car il doit se loger, se nourrir, se vêtir, comme tout être humain ! Il travaillera donc 20h par semaine en plus des études à temps plein. Je ne devrais pourtant pas vous apportez ces précisions, car vous devriez le savoir, étant étudiant vous mêmes.

    Cessez donc de croire que les étudiants qui vous entourent ne sont que des égoïstes gâtés qui ne font rien pour réussir à payer leurs frais de scolarité. La plupart sont déjà endettés et d'autres font tout pour ne pas franchir cette barrière. Donc, je seconde luftmentsh : la prochaine fois que vous cherchez à porter des accusations ou établir des faits, de grâce, vérifiez vos sources !

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 09h10
    Cher Raggazino (1 de 2)
    Cher Ragazzino,

    Je tenterai de ne pas verser dans la méprise, le sarcasme ou l’ironie. Néanmoins, il faut avouer qu’il s’agit d’une tâche somme toute difficile au regard de l’attitude dépeinte dans vos commentaires.

    Précédemment, vous avez affirmé : « Tout d'abord, je n'ai insulté personne, je suis toujours resté poli et n'ai visé personne en particulier dans mes commentaires. Il faudrait peut-être relire mes commentaires plus attentivement ». Eh bien, je l’ai fait; j’ai relu l’ensemble de vos commentaires très attentivement.

    La majorité de ce que vous considérez être des « arguments fondés » sont maximalement des opinions et minimalement des sophismes épouvantables. Débutons…

    Opinion : « L'éducation universitaire ne constitue pas un droit, ça se mérite. » Le fait que l’éducation soit obligatoire jusqu’à 16 n’a strictement aucun lien avec le fait que l’éducation postsecondaire constitue ou non un droit. Vous effectuez un raccourci simpliste.

    Opinion : « Si ça se trouve, ils sont 100 fois plus engagés dans leur collectivité et 100 fois moins individualistes que les Québécois. » Ah oui? Des preuves?

    Jugement non fondé : « Les étudiants québécois qui ont manifesté sont les premiers du pays à ne pas connaître la véritable valeur d'une éducation post-secondaire. » J’y étais, et pourtant…

    Sophisme : « Bref, la perte de milliers d'étudiants annoncée par la
    TaCEQ n'est que le fruit d'une imagination fertile et d'une raison déconnectée de la réalité. » Sur quoi vous basez-vous pour infirmer cet argument? Vous affirmez que l’IREC est biaisée, que l’IRIS est biaisé et que le MELS a tord… Qui donc a la Vérité? L’Institut Économique de Montréal?

    [suite à venir]

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 09h12
    Cher Raggazino (2 de 2)
    Si je ne m’abuse, le sens dans lequel cela a été dit est bel et bien méprisant : « Si vous êtes incapable de vous comporter en adulte sur le site d'un journal sérieux, retournez militer au sein de la FEUQ ou de la FECQ » ET « Voyons, soyez raisonnable, il faut être de mauvaise foi ou tout simplement idiot pour ne pas comprendre que le Québec évolue principalement dans un contexte socioéconomique nord-américain et que les universités ne sont plus ce qu'elles étaient à l'époque d'Erasmus ». Le fait de ne pas être d’accord avec vos propos ne signifie pas de « nier la réalité » ou de « ne pas être sérieux ». Il faut être capable d’accepter que certain-e-s sont en désaccord et perçoivent la société d’une manière différente de la vôtre, avec des priorités différentes. Cela ne signifie pas pour autant que ces personnes soient enfantines.

    Citez un exemple personnel est rarement la solution. Néanmoins, dans la situation présente, vos commentaires sont si empreints de préjugés et de jugements envers les étudiant-e-s universitaires et les Québécois-e-s francophones, que j’ai l’impression qu’une dose d’ « histoire vraie » s’impose.

    325$ par année sur 5 ans signifie une hausse de 1625$ à terme. Plus les frais déjà en vigueur. Oui, je le crois, il s’agit de la mer à boire. Je reçois déjà l’Aide Financière aux Études à laquelle vous faites sans cesse référence comme s’il s’agissait d’un programme de don d’une générosité inégalée! Je suis étudiante à la maîtrise, travaille pour l’université et cumule les bourses d’excellence. Pourtant, je n’y arrive pas. Je ne sais pas dans quel merveilleux monde vous vivez, mais poursuivre des études universitaires, c’est davantage que d’aller à ses cours et de revenir à la maison. Cela implique un temps fou d’étude, de lecture, participer à des conférences hors du Québec, faire des études de terrain, etc. Je n’ai ni voiture

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 09h13
    Cher Raggazino (oups... 3 de 2)
    Mon compte en banque m’affirme (et vous affirme) qu’il ne s’agit aucunement d’ « immaturité », de « victimisation » ou de « rhétorique d’épouvantail ». Malgré mes succès universitaires, je m’endette un peu plus chaque année… grâce à l’AFE qui ne me donne qu’une partie infime en bourse. Je veux aller à l’université, je veux faire mon doctorat. Que me conseillez-vous?

    [fin]

  • ragazzino
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 11h17
    @Veronique Pronovost
    J'ignore sérieusement comment vous n'arrivez pas... Comment gérez-vous votre argent? Avez-vous une voiture? Avez-vous un forfait câble que vous pouvez réduire? Avez-vous un téléphone intelligent dernier cri? Combien de fois sortez-vous par semaine? Combien d'argent dépensez-vous par semaine en sorties?

    Bien sûr, ne répondez pas à mes questions, mais ce sont plein de petits détails qui au final font gonfler la facture inutilement.

    Je suis moi aussi étudiant à temps plein à la maîtrise, j'ai moi aussi déjà fait des demandes de prêts et bourses pendant le bacc et la première année de ma maîtrise, prêts que je ne considère pas vraiment comme des dettes et que je rembourserai volontiers à la fin de mes études. L'éducation est un investissement qui en bout de ligne vaudra les sacrifices que vous aurez faits pendant vos études. J'ai moi aussi reçu quelques bourses d'excellence au bac, mais rien de très important. J'ai toujours travaillé à temps plein ou à temps partiel, mes parents ont cessé de payer ou de contribuer de manière significative depuis longtemps. Pourtant, j'arrive. Sinon, pourquoi ne vous arrêtez-vous pas le temps d'une année pour travailler et renflouer vos coffres?

    Sinon, mes commentaires ne visaient personnne ne particulier, jamais je n'ai dit «vous êtes» telle chose, sauf, oui, pour cette personne qui me tutoyait à qui mieux mieux et qui m'accusait d'être en mission commandée par le PLC (et puis quoi encore...). Toutefois, je suis resté poli en le lui disant.

    Je réponds à vos autres commentaires à l'instant ou plus tard, ne vous inquiétez pas.

    @luftmentsh

    Je vous ai répondu, mais en allemand, donc pas publié. Merci de votre explication. J'avoue avoir consulté un peu trop rapidement. Bref, lorsque j'étudiais dans le BW en 2008, la plupart des Bundesländer avaient des frais de scolarité ou voulaient en introduire. Pareil lorsque je travaillais en Basse-Saxe, on en payait aussi.

  • ragazzino
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 11h38
    @Veronique Pronovost
    - À partir du moment où l'éducation n'est plus obligatoire, elle n'est logiquement plus un droit assuré par le gouvernement ou la Charte des droits et libertés. Nous avons le droit de nous instruire, mais pas gratuitement une fois dépassé le secondaire ou l'âge d'instruction, qui est fixée à 16 ans au Québec. Personne ne vous empêche de fréquenter l'université, votre «droit» (si vous insistez) à l'éducation universitaire vous est assuré, les portes sont toute grandes ouvertes. À vous maintenant d'assurer votre réussite en tant qu'adulte et par conséquent, de gérer vos finances en conséquence. Raccourci? Non. Évidence.

    - La philanthropie est une valeur ancrée dans les sociétés anglo-saxonnees et la société anglo-canadienne ne fait pas exception, c'est une des raisons pourquoi leurs universités s'en tirent d'ailleurs mieux que les nôtres. Les anglophones ont un sens communautaire aiguisé et s'engagent beaucoup dans leur collectivité, surtout à l'université, des clubs universitaires entiers sont dédiés à des causes humanitaires, de bienfaisance ou tout simplement à aider les plus démunis. La notion de «redonner à ceux qui nous ont donné» est très forte. Par exemple, les étudiants ontariens ont des heures de bénévolat obligatoires à faire avant de pouvoir obtenir leurs diplômes d'études secondaires. Jamas, au grand jamais, ce ne serait accepté ni même considéré au Québec. Sinon, il faut y avoir mis les pieds ou compter des anglophones parmi ses amis pour s'en rendre compte. Il ne faut pas toujours une étude de l'IRIS pour affirmer quoi que ce soit madame Pronovost. Il faut aussi apprendre à forger ses propres observations.

    - L'IREC, l'IRIS sont biaisées, oui, elles servent une idéologie et des intérêts bien précis. Ça ne veut pas dire qu'elles ne sont pas composées de gens sérieux, mais ce sont des études dont les tenants sont connus d'avance. Cest tout. Le MELS, lui, se contredit et parfois franche

  • ragazzino
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 12h38
    Suite....
    franchement incompétent.

    La suite plus tard...

  • ragazzino
    Inscrit
    vendredi 27 janvier 2012 16h29
    Suite
    Les étudiants qui ont manifesté ne connaissent pas la valeur réelle d'une éducation universitaire parce qu'ils semblent (et j'utilise bien le verbe sembler pour éviter que vous m'accusiez de généraliser) ignorer les effets positifs sur le plan financier d'un grade universitaire. Que vous ayez à rembourser des dettes de 5000 $ ou 15 000 $, vous aurez 5 ou 10 ans pour les rembourser à des taux d'intérêt tellement bas qu'un salaire 25 000-30 000 $ suffira à respecter l'échéancier. Mais avec un bac ou une maîtrise, vous êtes généralement assuré d'avoir un salaire même supérieur. Oui, c'est platte de rembourser des dettes, mais c'est la vie. Nous ne vivons pas dans une société communiste, nous vivons dans une société capitaliste aux penchants social-démocrates; ne rien faire payer aux étudiants dans un contexte nord-américain serait plutôt un suicide collectif. Ces étudiants (dont vous faites partie, de votre propre aveu) sont même prêts à déclencher une grève pour arriver leurs fins, ce qui retardera inexorablement leur parcours scolaire, donc leur coûtera encore plus cher autant sur le plan académique que financier au bout du compte, d'autant plus qu'ils feront perdre de précieuses heures de cours à des milliers d'autres étudiants qui sont contre cette grève mais qu'on force au silence à cause du monopole idéologique qui sévit au Québec depuis la (glorieuse, et je le dis très sérieusement) Révolution tranquille.

    L'aide financière aux études (études avec une minuscule) est effectivement d'une générosité inégalée, surtout lorsque l'on pense que tout cet argent provient des proches des contribuables québécois.

    Et puis je ne crois pas que ce soit un sophisme, le MELS a déjà publié des études qui affirmaient qu'une hausse n'aurait aucune incidence significative sur le taux de fréquentation. Comme quoi on ne peut pas compter sur eux pour être cohérents...

    Et puis vous n'êtes pas obligée d'aller à TOUTES

  • Patrick González
    Inscrit
    samedi 28 janvier 2012 00h13
    Lisez l'étude...
    Beaucoup de commentaires enflammés dans cette colonne, mais bien peu se rapportent à l'étude qui est censée les avoir motivés. À quoi ça sert de faire des études si personnes ne les lit ? Je viens de la lire. En voici un résumé très très succinct :

    1. Pour l'essentiel, l'étude valide les prévisions annoncées du gouvernement.

    2. Le gouvernement a bien annoncé que le régime des prêts et bourses serait ajusté afin de préserver l'accessibilité. Cet ajustement augmentera le coût du régime de 175 à 192 millions de $. On peut présenter ce ces chiffres négativement comme dans l'article ou dire que le gouvernement dépensera de 175 à 192 millions $ de plus pour aider les étudiants les plus démunis. C'est au goût et on dit la même chose…

    3. En instaurant la gratuité scolaire, il en coûterait de 316 à 545 millions $ supplémentaires pour financer les universités. D'un autre côté, le régime de prêts et bourses coûterait moins cher : on sauverait 140 millions $. Donc, instaurer la gratuité scolaire ne coûterait qu'entre 316 - 140 = 176 et 545 - 140 = 405 millions de $.

    4. Encore une fois, vous êtes libre de tourner la conclusion comme il vous plaît mais la manière qui m'apparaît la plus naturelle est de dire qu'en faisant payer davantage les étudiants les plus fortunés, le gouvernement évite de taxer davantage l'ensemble de la population de 176 à 405 millions de $.

    5. Les auteurs concluent plutôt que l'avantage de ne pas exiger de droits de scolarité, c'est que cela incite des gens défavorisés à s'inscrire -- non pas parce que cela leur coûte moins cher (le régime des prêts et bourses est là pour cela), mais pour des raison psychologiques (biais de perception) documentées dans la littérature spécialisée.

    6. À mon avis, taxer l'ensemble des citoyens de 176 à 405 millions de $ supplémentaires pour éviter un biais de perception n'a pas beaucoup de sens. Qu'on en prenne 20 pour faire une grosse campagne de pu

  • Yves Capuano
    Inscrit
    dimanche 29 janvier 2012 16h59
    Une étude intéressante...

    Lorsque l'on augmente le prix d'un produit, la demande pour ce produit diminue, ceteris paribus (toutes choses étant égales par ailleurs) et la consommation de ce produit diminue en conséquence. Il s'agit de la loi la plus fondamentale de la science économique. Une des seules lois de cette science qui fait l'unanimité. Si le prix du beurre augmente, la demande pour le beurre va diminuer et la consommation et la production de beurre va aussi diminuer, ceteris paribus.

    Pourtant, lorsqu'il est question des droits de scolarité, la majorité des économistes oublient cette loi ou la minimisent en ne reconnaissant pas le fait qu'une augmentation des frais de scolarité universitaires va diminuer la demande en étude universitaires; engendrant donc une diminution de nos diplômés universitaires. L'erreur typique est la comparaison avec l'Ontario: Les frais universitaires y sont plus élevés et la consommation universitaire y est aussi plus élevée. On en conclut, à tord, que le prix de l'éducation n'a pas d'impact sur la consommation d'étude universitaire.
    C'est le cas typique où le ceteris paribus ne s'applique pas. Le Canada anglais, et même les anglos québécois, fréquentent davantage l'université que les francophones pour des raisons culturelles. Pour des raisons historiques, on ne valorise pas autant au Québec que dans le reste du Canada l'éducation universitaire. Cela ne veut pas dire que le coût des études universitaires n'a pas d'impact sur le nombre de nos diplômés universitaires. Au contraire, une augmentation des frais universitaires va retarder notre progression par rapport au reste du Canada. Le taux de diplômation universitaire au Québec est de 21.4% contre 22.6% dans le reste du Canada et de 24.7% en Ontario. De plus cet écart se creuse entre l'Ontario et le Québec car il était de 1.6% en 1991 (13% vs 14.6%) contre 3.3% aujourd'hui. A 140 millions, je suis preneur pour l'université gratuite jusqu'au doctorat

  • Richard Deck
    Inscrit
    lundi 30 janvier 2012 11h09
    21e sciècle: Gratuité, Accessibilité directe et Participation
    Le modèle institutionalisé, élitiste et hiérarchique de l'éducation est un anachronisme archaique.

    On peut accéder à Wikipedia GRATUITEMENT en tout temps, à des tutoriels, des document de référence, des FAQ, des bases de références, des quiz, des animations et cours magistraux sur YouTube gratuitement en tout temps. Des jeux en ligne disponible gratutement qui pourrait tout aussi bien être des jeux pédagogiques. On est plus en 1981, on est en 2012, le dévelopment Open Source et par participation de masse(a la wikipedia) existe depuis plusieurs années, c'est même plus avangardiste et ca prends pas la tête a papineau.

    L'ensemble du matériel pédagogique et des cours devrait être en ligne et accessible pour tous en tout temps; textes( à la wikipedia), présentation magistrale(video), animations multimedias, jeux educatifs/exercices, et quiz. Les étudiants et les parents peuvent participer de facon bénévole pour produire des elements selon une approche Open Source, les plus jeunes peuvent participer a une librairie d'images fait par InkScape, les moins jeunes participer a créer une librairie de documents multimédias etc éventuelment HTML5.

    A terme, tous, étudiant, travailleur qui désir aiguisé ses métodes, travailleur à la recheche d'emploi, ainées, devraient pouvoir télécharger gratuitement tous les cours sur une tablette soit; manuel de reference text et multimedia avec liens vers presentation video pour chaque section de chapitre, section FAQ(texte et eventuellement reponse video), Quiz, exercices, references d'applications etc.

    On a pas besoin de faire tout des la première année, mais ajouter du matériel avec la participation de masse d'année en année, au bout d'un nombre d'année ca sera chose faite et sera renouvellé et amélioré graduellement d'année en année.

  • Paule Savignac
    Abonnée
    samedi 4 février 2012 14h49
    Hausser les frais de scolarité: une fausse bonne idée
    De Louis.Marc.Bourdeau@gmail.com

    Il ne faut pas oublier que toute hausse des frais de scolarité, surtout si elle est brutale comme celle qu'on annonce, provoque un certaine baisse du nombre des nouvelles inscriptions, cela année après année.

    Du côté des universités on peut penser être gagnant. Mais du côté collectif de la lorgnette, tout diplômé paye des impôts et taxes très supérieurs aux non diplômés étant donné un bien meilleur niveau de vie, meilleur salaire, meilleure santé aussi, plus de plus-value apportée à l'économie, etc, Innovation

  • Paule Savignac
    Abonnée
    samedi 4 février 2012 14h59
    «Je ne suis pas une PME»
    Après avoir lu quelques commentaires précédents, j'ajoute celui-ci. Tout est une question de valeurs. Et les gros sous de quelques-uns n'ont que peu de choses à voir dans le bonheur collectif.

    Si on veut comprendre un peu la situation universitaire, vu par un de ses professeurs éminents, on pourra lire avec profit:

    Normand Baillargeon, 2011 «Je ne suis pas une PME». L'instrumentation par la gent d'affaires de l'université, donc par ses gestionnaires à courte vue. Les étudiants vus comme des clients à satisfaire à tout prix.

    Mais où sont donc le sens des valeurs collectives? Le sens du plus grand bonheur possible pour le plus grand nombre?

    Louis.Marc.Bourdeau@gmail.com

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