Droits de scolarité - La hausse serait peu profitable
C'est la conclusion à laquelle en arrivent des chercheurs de l'IREC
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les étudiants ont été des milliers à descendre dans la rue en novembre dernier pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.
Une étude de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) montre que les droits de scolarité proportionnels aux revenus, payables une fois le diplôme obtenu, seraient beaucoup moins néfastes que la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.
Commandée par la Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval (CADEUL), l'étude montre également que la hausse des droits ne permet pas de renflouer les coffres des universités de façon significative. «Si on considère juste ce que paient les étudiants québécois, la hausse des frais ne donnerait pas tant d'argent que ça aux universités. Et ça découragerait les étudiants de faire des études supérieures, ce qui aurait des effets néfastes considérables pour l'économie du Québec. Le gouvernement serait perdant», a dit Oscar Calderon, l'un des chercheurs de l'étude de l'IREC.
En clair: La hausse des droits ne serait pas aussi profitable que le gouvernement le prétend puisqu'elle engendrerait des coûts importants, jusqu'à 192 millions, ce qui représente près de 60 % des sommes perçues par celle-ci.
Les travaux d'Oscar Calderon et de Jules Bélanger montrent que les étudiants débourseront 381 millions de plus en raison de la hausse, dont 116 millions serviront à bonifier le programme de l'Aide financière aux études (AFE), comme l'avait annoncé le ministère de l'Éducation. Le reste, soit 265 millions, irait dans les coffres des universités.
M. Calderon fait remarquer qu'en ne tenant compte que de la part des Québécois (et non celle des étudiants étrangers), ce sont 185 millions qui servent à financer les universités, une somme qu'il juge minime et qui contraste avec le discours gouvernemental. «Ça représente 1,2 % du budget du ministère de l'Éducation, ce qui n'est pas si élevé que ça, au fond», a-t-il soutenu. Pourtant, pour justifier la hausse, le gouvernement prétend que les nouvelles sommes financeront significativement le manque à gagner des universités.
Réaction étudiante
La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) s'inquiète des conclusions de l'étude qui avait pour mandat de dresser, pour les dix dernières années, le portrait des coûts de l'AFE et celui du financement des universités, ainsi que de calculer l'effet de la hausse sur le programme d'aide financière aux études. «C'est une autre preuve que le gouvernement libéral n'a pas fait ses devoirs en ce qui concerne l'impact de la hausse des droits de scolarité pour les Québécois!», a fait savoir par voie de communiqué Simon Gosselin, secrétaire général de la TaCEQ. «Après avoir appris dans le dernier rapport du Comité consultatif sur l'Aide financière aux études que la hausse entraînerait la perte de plusieurs milliers d'étudiants, une autre étude nous démontre cette fois-ci qu'elle entraînera en plus des coûts très élevés pour les contribuables. C'est complètement absurde», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l'étude s'est aussi penchée sur la gratuité scolaire. Les chercheurs estiment que l'élimination complète des droits de scolarité ferait épargner à l'État 77 millions en coût de programme de l'AFE. «Et en additionnant une baisse en crédits d'impôt de 63 millions, nous estimons que l'impact total de l'élimination des droits serait de 140 millions», soulignent les chercheurs dans leur rapport.
Commandée par la Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval (CADEUL), l'étude montre également que la hausse des droits ne permet pas de renflouer les coffres des universités de façon significative. «Si on considère juste ce que paient les étudiants québécois, la hausse des frais ne donnerait pas tant d'argent que ça aux universités. Et ça découragerait les étudiants de faire des études supérieures, ce qui aurait des effets néfastes considérables pour l'économie du Québec. Le gouvernement serait perdant», a dit Oscar Calderon, l'un des chercheurs de l'étude de l'IREC.
En clair: La hausse des droits ne serait pas aussi profitable que le gouvernement le prétend puisqu'elle engendrerait des coûts importants, jusqu'à 192 millions, ce qui représente près de 60 % des sommes perçues par celle-ci.
Les travaux d'Oscar Calderon et de Jules Bélanger montrent que les étudiants débourseront 381 millions de plus en raison de la hausse, dont 116 millions serviront à bonifier le programme de l'Aide financière aux études (AFE), comme l'avait annoncé le ministère de l'Éducation. Le reste, soit 265 millions, irait dans les coffres des universités.
M. Calderon fait remarquer qu'en ne tenant compte que de la part des Québécois (et non celle des étudiants étrangers), ce sont 185 millions qui servent à financer les universités, une somme qu'il juge minime et qui contraste avec le discours gouvernemental. «Ça représente 1,2 % du budget du ministère de l'Éducation, ce qui n'est pas si élevé que ça, au fond», a-t-il soutenu. Pourtant, pour justifier la hausse, le gouvernement prétend que les nouvelles sommes financeront significativement le manque à gagner des universités.
Réaction étudiante
La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) s'inquiète des conclusions de l'étude qui avait pour mandat de dresser, pour les dix dernières années, le portrait des coûts de l'AFE et celui du financement des universités, ainsi que de calculer l'effet de la hausse sur le programme d'aide financière aux études. «C'est une autre preuve que le gouvernement libéral n'a pas fait ses devoirs en ce qui concerne l'impact de la hausse des droits de scolarité pour les Québécois!», a fait savoir par voie de communiqué Simon Gosselin, secrétaire général de la TaCEQ. «Après avoir appris dans le dernier rapport du Comité consultatif sur l'Aide financière aux études que la hausse entraînerait la perte de plusieurs milliers d'étudiants, une autre étude nous démontre cette fois-ci qu'elle entraînera en plus des coûts très élevés pour les contribuables. C'est complètement absurde», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l'étude s'est aussi penchée sur la gratuité scolaire. Les chercheurs estiment que l'élimination complète des droits de scolarité ferait épargner à l'État 77 millions en coût de programme de l'AFE. «Et en additionnant une baisse en crédits d'impôt de 63 millions, nous estimons que l'impact total de l'élimination des droits serait de 140 millions», soulignent les chercheurs dans leur rapport.
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