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Menace d'une grève étudiante

La FECQ et la FEUQ vont accentuer les moyens de pression

La Presse canadienne   24 janvier 2012  Éducation
Les fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ-FEUQ) n'écartent pas la possibilité de déclencher une grève générale d'ici la fin de la session si le gouvernement Charest maintient la hausse prévue de 1625 $ des droits de scolarité.

C'est ce qui a été décidé lors d'un congrès conjoint tenu en fin de semaine. La FECQ et la FEUQ vont entre-temps intensifier les moyens de pression pour forcer le gouvernement à faire marche arrière.

Ainsi, tout le mois de février, chaque association fera «au moins» une action par semaine qui visera directement les libéraux du premier ministre Jean Charest. Les bureaux de députés pourraient notamment être «visités» par des étudiants. Des séances d'appels téléphoniques à répétition pourraient également être organisées, tout comme des actions dans les conférences de presse tenues par des élus libéraux. La rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale, le 14 février prochain, devrait aussi être ciblée par les militants étudiants.

Manifestation nationale

De plus, une manifestation nationale aura lieu le 22 mars à Montréal. Les deux fédérations étudiantes veulent mobiliser une foule encore plus nombreuse que le 10 novembre dernier où environ 30 000 étudiants s'étaient rassemblés.

La FECQ et la FEUQ affirment que le gouvernement fait la sourde oreille à leurs revendications et qu'il refuse carrément de les rencontrer.

Selon les fédérations, l'attitude du gouvernement oblige les étudiants à envisager des actions et même la grève. «C'est bien important de comprendre que les étudiants ne font pas ça de gaieté de coeur, bien au contraire, a affirmé en entrevue Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. Cependant, on pense que toute victoire implique sa dose de sacrifice. Devant tant de fermeture de la part du gouvernement, ça ne nous laisse plus le choix.»

Il croit que le premier ministre Jean Charest ne place pas l'éducation en tête de ses priorités. «Par exemple, le premier ministre nous répète ad nauseam qu'on doit investir des milliards de dollars dans un Klondike hypothétique au nord du 49e parallèle. Mais ce qu'on s'est dit finalement, c'est que le véritable Klondike est peut-être dans la tête de chacun des jeunes Québécois et que, si on investissait ne serait-ce qu'une fraction de ce que le gouvernement s'apprête à investir dans le Plan Nord, on pourrait avoir les meilleures universités au monde», a dit Léo Bureau-Blouin.
 
 
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