dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Libre opinion - Devant l'arrogance libérale, mobilisons-nous!

Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec  18 janvier 2012  Éducation
Étudiantes et étudiants, cette année, marquons l'histoire; faisons reculer le gouvernement Charest par rapport à la hausse de 1625 $ des droits de scolarité et assurons pour les générations à venir une éducation accessible et de qualité. Le 10 novembre dernier, nous étions plus de 30 000 personnes dans les rues de Montréal pour dénoncer cette mauvaise décision libérale. Soyons encore plus nombreux cet hiver.

L'automne dernier, malgré notre détermination, le gouvernement s'est obstiné. Non seulement a-t-il minimisé la solidarité qui animait le mouvement, mais il a poussé l'insulte jusqu'à acheter les noms des associations étudiantes sur Internet pour promouvoir son plan. Comme si en le martelant, il allait soudainement devenir meilleur. Mais nous savons que ce plan contribuera à alourdir le fardeau financier des étudiants, favorisera leur endettement ainsi que l'endettement de leur famille et surtout, ne réglera pas les problèmes de gestion des universités!

À la suite des événements de l'automne, l'idée de déclencher une grève revient de plus en plus sur les campus. Déjà, beaucoup d'associations étudiantes projettent de faire des consultations sur les moyens à mettre en place pour faire reculer ce gouvernement. Participez aux débats, émettez vos idées et opinions afin que cette campagne reflète fidèlement votre volonté et vos valeurs.

Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous envisageons de faire la grève cet hiver. Aucun étudiant ne veut volontairement interrompre son cheminement scolaire. Malheureusement, l'entêtement du gouvernement Charest nous oblige à considérer cette option. Nous avons beau démontrer noir sur blanc les conséquences néfastes de l'augmentation des droits de scolarité, effectuer des analyses et des études, ce gouvernement s'acharne à nier les évidences et surtout refuse de voir la réalité. Voulons-nous refuser à nos pairs l'accès à des études universitaires simplement parce qu'ils n'ont pas assez d'argent? Est-ce vraiment ce que nous voulons pour le Québec?

Nous savions dès le départ à qui nous avions affaire, un gouvernement arrogant, entêté et obstiné qui n'a jamais vraiment eu à coeur le bien-être des étudiants et de leurs familles, obnubilé par son idéologie néolibérale de l'utilisateur-payeur. C'est ce même aveuglement qui l'habitait en 2004 lorsqu'il a décidé de s'attaquer aux étudiants les plus pauvres en coupant 103 millions dans l'aide financière aux études. À ce moment, unis et solidaires, nous avons gagné!

Engagez-vous! Joignez-vous au mouvement! Peu importe les moyens et les actions auxquels vous participerez, l'important demeure de signifier au premier ministre Jean Charest que cette hausse ne passe pas, que les étudiants vont se battre pour défendre l'accessibilité aux études universitaires, qu'ils ne laisseront pas les libéraux endetter leur génération et les générations à venir.

Étudiantes, étudiants, levons-nous. Soyons unis, solidaires, et nous gagnerons! Faisons de 2012 l'année de la jeunesse!

***

Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Michel Richard - Inscrit
    18 janvier 2012 07 h 17
    l'homme qui a vu l'homme qui . . .
    "beaucoup d'associations étudiantes projettent de faire des consultations sur les moyens à mettre en place pour faire reculer ce gouvernement"

    Si je comprend bien, certaines associations (pas toutes) sont en train de planifier comment elles vont planifier ce qu'elles pourraient faire pour essayer de faire changer une décision qui est déjà prise.

    Si j'étais le gouvernement, je ne tremblerais pas beaucoup.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    18 janvier 2012 08 h 34
    Seul moyen de négociation: la menace
    Que nos étudiants menacent de quitter le Québec et d'étudier ailleurs! Ils verront combien cela leur coûte.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Lapointe - Abonné
    18 janvier 2012 09 h 12
    Que font leurs parents?

    La question des frais de scolarité ne concerne évidemment pas que les étudiants.

    Leurs parents sont évidemment aussi concernés. Ce sont eux qui défraient une bonne partie des coûts après tout.

    Et ce n'est pas qu'une question de coûts. Il s'agit aussi de se demander quelle sorte de société nous voulons pour les prochaines générations et quelle sorte de système d'éducation en particulier.

    Je trouve donc que les parents des étudiants ainsi que l'ensemble des citoyens bien silencieux face à cette augmentation.

    N'est-il pas anormal que les étudiants soient laisssés à eux-mêmes?

    La responsabilité ne revient-elle pas d'abord aux hommes et aux femmes qui leur ont donné naissance? Et à nous tous qui élisons des gens pour nous représenter?

    Vous les étudiants vous devriez aussi haranguer vos parents et les adultes en général, pas seulement les gouvernements.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MJ - Inscrite
    18 janvier 2012 10 h 34
    Une participation active des associations étudiantes au processus politique
    Le meilleur service que vous pourriez vous rendre serait de contribuer activement à la défaite du gouvernement libéral aux prochaines élections, et ce, en vous impliquant politiquement par le biais de vos associations étudiantes. Des fronts communs avec d’autres groupes sociaux par exemple qui partagent vos revendications et vos idéaux ont plus d’impact sur le gouvernement que des revendications isolées. Il faut se rappeler les fronts communs au Québec dans les années 1970, à propos de la solidarité sociale. Le temps est venu de ces grands fronts communs contre un gouvernement sourd aux revendications populaires (ex. contre un développement économique sauvage, contre l’exploitation des gaz de schiste, pour le développement des énergies vertes, pour une véritable démocratie, etc.).

    Le gouvernement libéral de Charest et la CAQ de Legault sont réfractaires aux revendications des étudiants et à plus d’accessibilité aux études supérieures. Si l’on veut que le Québec tout entier devienne impliqué dans la modernité, il faut plus de diplômés universitaires qui puissent participer, dans tous les domaines, entre autres, au développement harmonieux du territoire, à l’utilisation des énergies vertes, à la protection de notre environnement et de nos terres agricoles pour le bien-être des générations futures.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MJ - Inscrite
    18 janvier 2012 10 h 37
    Une participation active des associations étudiantes au processus politique (suite)
    Même si Legault, dans son discours très démagogique à propos de sa coalition, prêche, dans un but électoraliste, pour une réunion des intérêts entre divers groupes politiques, sociaux et économiques, les intérêts entre ces divers groupes sont inconciliables. La CAQ est en quelque sorte un calque du PLQ dans son style de gouvernance et ne désire, en réalité, que faire accéder la classe entrepreneuriale au pouvoir afin de consolider son emprise sur l’Etat, en s’accaparant le pouvoir et les richesses communes, tout en délaissant la mission de redistribution des richesses par l’Etat. Dans ces deux optiqns politiques (PLQ et CAQ), ne réside aucun espoir pour l’accessibilité aux études supérieures.

    @ Jean Lapointe

    Ce n’est pas en “haranguant leurs parents” que les étudiants pourront obtenir gain de cause. Ce point de vue est plutôt bancal et ne tient pas compte de la réalité. Le salaire des parents et leurs décisions quant à la manière de boucler leur budget est de leur ressort exclusif. A moins que certains jeunes adultes n’entreprennent contre leurs parents des poursuites judiciaires en vue d’obtenir les fonds nécessaires pour leurs études supérieures - ce qui a déjà été fait de façon marginale dans le passé dans certaines familles bourgeoises - mais cela compromettrait gravement la relation parents-enfants, sans garantie de résultat du point de vue pécuniaire. Et ce n’est pas un système de bourses déficient ni un système de prêts qui garantit un endettement lourd à porter que l’enseignement supérieur deviendra plus accessible pour tous.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • G Danis - Abonné
    18 janvier 2012 11 h 58
    @Jamais un Québec un pays
    Erreur, le Québec a le taux de diplomation (et non pas diplômassions !) et d'accessibilité aux études supérieures le plus élevé au Canada (à l'exception de la Nouvelle-Écosse qui a un meilleur taux de diplomation puisqu'elle draîne les étudiants des maritimes). Revoyez vos chiffres avant de dire n'imprte quoi !
    Vous pouvez consulter les chiffres de Stat can et du MELS à ce sujet.

    Les étudiants travaillent déjà en grande majorité au cours de leurs études et terminent avec une dette moyenne de 14 000 $ pour des études de baccalauréat. Que veut-on ? Doubler cette dette ? Faire diminuer le nombre d'étudiants universitaires ? Et pourquoi ? Pour que les universités se lancent dans d'autres projets immobiliers ? Pour augmenter le nombre de cadres ? Augmenter les salaires des dirigeants universitaires ? (qui a déjà augmenté de beaucoup au cours des dernières années)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lemay,Michel - Abonné
    18 janvier 2012 12 h 48
    Equité
    Le Québécois est-il en phase avec la réalité ? Souverainiste, il ne cesse de réclamer la mamelle fédérale. Pas de camera de surveillance sur les routes se dit-il, ce n'est qu'un autre stratagème de l'Etat pour soutirer de l'oseille. Il se lève et hurle contre les péages, les hausses d'électricité, les frais de scolarité.... Il grogne contre les attentes dans un système de santé gratuit. Il se déclare écolo et peine à utiliser correctement les bacs verts et bruns.
    Un peu d'introspection m'apparait nécessaire dans notre petite société d'idividuslistes. Moi, je veux, les autres voyez votre problème. Réfléchissons
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • mpb - Abonné
    18 janvier 2012 16 h 30
    Vision de l'éducation
    Quelle vision de l'éducation voulons-nous pour le Québec ?
    Là est la véritable bataille.
    L'étudiant n'est pas qu'un simple futur payeur de taxes et futur numéro de compte dans une banque où il aura emprunter pour payer sa maison et son auto.
    La logique libérale obéit à la logique économique et c'est dans cet esprit qu'elle a diffusé une vision de l'éducation qui répond elle aussi à cette logique.
    Je demande à tous les étudiants de réfléchir. L'éducation est-elle une question d'investissement personnel de l'individu ou au contraire une responsabilité collective ?
    En tant que collectivité, nous avons de sérieuses questions à nous poser. Allons-nous continuer de courir à notre perte sur le tapis roulant libéral ? Ou voulons-nous changer notre fusil d'épaule et revenir à des choix collectifs sensés ?
    Cessons de nous comparer au reste du Canada et optons pour des modèles qui fonctionnent tout autant mais dans une logique différente, comme la Finlande.

    En tant qu'étudiante, je ne me bats pas pour un gel des frais de scolarité. Je demande plus : une remise en question de la voie que nous avons décidé d'emprunter.
    Sinon nous sommes perdus.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hullois - Abonné
    18 janvier 2012 19 h 50
    La gratuité pour l'équité intergénérationnelle
    À l'origine, les parents appuyaient considérablement les enfants pour qu'ils s'éduquent. C'est pour ça que les programme d'aide aux études sont basés sur le revenu familial.

    Et maintenant? Je demande et je demande, et je peine à trouver des étudiants qui sont aidés par leur famille. J'eusse ouï parlé de certains, amis de frères d'amis, qui avaient ce privilège. Ça se limite à ça.

    Les baby boomers ont fait moins d'enfants. Sous prétexte de pouvoir leur payer un meilleur avenir, souvent. Mais maintenant, la réalité se montre à être différente. Les jeunes sont abandonnés. On leur apprend les bonnes valeurs du travail. L'accès aux prêts est facile. Pourquoi-donc les parents aideraient?

    Alors ils gardent leur argent. Et c'est qui qui va payer pour leurs retraites? Pour leur santé qu'ils ont saccagé comme nulle autre génération avant elle?

    Ce sont nous, les jeunes. Les jeunes travailleurs n'auront jamais représenté une si faible proportion de la population, et nous devrons financer les retraités qui n'en auront jamais représenté une si grande.

    Heureusement, j'ai fini mes études. Mais je suis solidaire à ceux qui ont la malchance d'être que quelques années plus jeunes que moi. Le fardeau fiscal des baby boomers égoïstes et insoucieuse, ce sont les jeunes qui devront la supporter.

    Et comment on prépare cette génération à assumer un fardeau financier sans antécédents? En limitant leur accès aux études supérieures et en augmentant leurs dettes!!!

    Mais où est l'équité intergénérationnelle!?!

    Les sondages ont révélé que, contrairement aux générations antérieures qui étaient convaincu que leurs enfants auraient un meilleur avenir qu'eux-même, on réalisait maintenant que nos enfants l'auront fort probablement pire que nous l'avons eu.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    18 janvier 2012 22 h 13
    Deux visions
    Pour le Québec des riches, étudier, c'est s'endetter pour s'enrichir plus tard. Pour le Québec des gens ordinaires, étudier, c'est se donner une formation pour rendre un meilleur service à la nation. Deux visions totalement opposées. Où se situe le PLQ, le PQ et QS ? Vous avez deviné juste.
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
10 réactions
5 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012