Libre opinion - Devant l'arrogance libérale, mobilisons-nous!
Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec
18 janvier 2012
Éducation
Étudiantes et étudiants, cette année, marquons l'histoire; faisons reculer le gouvernement Charest par rapport à la hausse de 1625 $ des droits de scolarité et assurons pour les générations à venir une éducation accessible et de qualité. Le 10 novembre dernier, nous étions plus de 30 000 personnes dans les rues de Montréal pour dénoncer cette mauvaise décision libérale. Soyons encore plus nombreux cet hiver.
L'automne dernier, malgré notre détermination, le gouvernement s'est obstiné. Non seulement a-t-il minimisé la solidarité qui animait le mouvement, mais il a poussé l'insulte jusqu'à acheter les noms des associations étudiantes sur Internet pour promouvoir son plan. Comme si en le martelant, il allait soudainement devenir meilleur. Mais nous savons que ce plan contribuera à alourdir le fardeau financier des étudiants, favorisera leur endettement ainsi que l'endettement de leur famille et surtout, ne réglera pas les problèmes de gestion des universités!
À la suite des événements de l'automne, l'idée de déclencher une grève revient de plus en plus sur les campus. Déjà, beaucoup d'associations étudiantes projettent de faire des consultations sur les moyens à mettre en place pour faire reculer ce gouvernement. Participez aux débats, émettez vos idées et opinions afin que cette campagne reflète fidèlement votre volonté et vos valeurs.
Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous envisageons de faire la grève cet hiver. Aucun étudiant ne veut volontairement interrompre son cheminement scolaire. Malheureusement, l'entêtement du gouvernement Charest nous oblige à considérer cette option. Nous avons beau démontrer noir sur blanc les conséquences néfastes de l'augmentation des droits de scolarité, effectuer des analyses et des études, ce gouvernement s'acharne à nier les évidences et surtout refuse de voir la réalité. Voulons-nous refuser à nos pairs l'accès à des études universitaires simplement parce qu'ils n'ont pas assez d'argent? Est-ce vraiment ce que nous voulons pour le Québec?
Nous savions dès le départ à qui nous avions affaire, un gouvernement arrogant, entêté et obstiné qui n'a jamais vraiment eu à coeur le bien-être des étudiants et de leurs familles, obnubilé par son idéologie néolibérale de l'utilisateur-payeur. C'est ce même aveuglement qui l'habitait en 2004 lorsqu'il a décidé de s'attaquer aux étudiants les plus pauvres en coupant 103 millions dans l'aide financière aux études. À ce moment, unis et solidaires, nous avons gagné!
Engagez-vous! Joignez-vous au mouvement! Peu importe les moyens et les actions auxquels vous participerez, l'important demeure de signifier au premier ministre Jean Charest que cette hausse ne passe pas, que les étudiants vont se battre pour défendre l'accessibilité aux études universitaires, qu'ils ne laisseront pas les libéraux endetter leur génération et les générations à venir.
Étudiantes, étudiants, levons-nous. Soyons unis, solidaires, et nous gagnerons! Faisons de 2012 l'année de la jeunesse!
***
Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec
L'automne dernier, malgré notre détermination, le gouvernement s'est obstiné. Non seulement a-t-il minimisé la solidarité qui animait le mouvement, mais il a poussé l'insulte jusqu'à acheter les noms des associations étudiantes sur Internet pour promouvoir son plan. Comme si en le martelant, il allait soudainement devenir meilleur. Mais nous savons que ce plan contribuera à alourdir le fardeau financier des étudiants, favorisera leur endettement ainsi que l'endettement de leur famille et surtout, ne réglera pas les problèmes de gestion des universités!
À la suite des événements de l'automne, l'idée de déclencher une grève revient de plus en plus sur les campus. Déjà, beaucoup d'associations étudiantes projettent de faire des consultations sur les moyens à mettre en place pour faire reculer ce gouvernement. Participez aux débats, émettez vos idées et opinions afin que cette campagne reflète fidèlement votre volonté et vos valeurs.
Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous envisageons de faire la grève cet hiver. Aucun étudiant ne veut volontairement interrompre son cheminement scolaire. Malheureusement, l'entêtement du gouvernement Charest nous oblige à considérer cette option. Nous avons beau démontrer noir sur blanc les conséquences néfastes de l'augmentation des droits de scolarité, effectuer des analyses et des études, ce gouvernement s'acharne à nier les évidences et surtout refuse de voir la réalité. Voulons-nous refuser à nos pairs l'accès à des études universitaires simplement parce qu'ils n'ont pas assez d'argent? Est-ce vraiment ce que nous voulons pour le Québec?
Nous savions dès le départ à qui nous avions affaire, un gouvernement arrogant, entêté et obstiné qui n'a jamais vraiment eu à coeur le bien-être des étudiants et de leurs familles, obnubilé par son idéologie néolibérale de l'utilisateur-payeur. C'est ce même aveuglement qui l'habitait en 2004 lorsqu'il a décidé de s'attaquer aux étudiants les plus pauvres en coupant 103 millions dans l'aide financière aux études. À ce moment, unis et solidaires, nous avons gagné!
Engagez-vous! Joignez-vous au mouvement! Peu importe les moyens et les actions auxquels vous participerez, l'important demeure de signifier au premier ministre Jean Charest que cette hausse ne passe pas, que les étudiants vont se battre pour défendre l'accessibilité aux études universitaires, qu'ils ne laisseront pas les libéraux endetter leur génération et les générations à venir.
Étudiantes, étudiants, levons-nous. Soyons unis, solidaires, et nous gagnerons! Faisons de 2012 l'année de la jeunesse!
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Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec
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