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Vu d'ailleurs

Christian Rioux   13 janvier 2012  Éducation
Vus de l'étranger, les débats québécois prennent parfois une coloration différente. Un peu comme au cinéma lorsque la caméra se détache de son sujet pour nous offrir un grand angle et s'élever au-dessus du paysage. Le spectateur découvre alors que le héros qu'il imaginait seul au milieu du désert déambule en réalité au cœur de la foule à l'heure de pointe sur une grande avenue de Manhattan. Bref, l'immersion dans notre psychodrame national n'est pas toujours la meilleure façon d'y voir clair.
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    13 janvier 2012 07 h 43
    Quelle synthèse !
    Bravo !
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  • sbgirard - Abonné
    13 janvier 2012 07 h 50
    Vu de loin
    Vus de l'étranger, les débats québécois prennent parfois une coloration différente. Un peu comme au cinéma lorsque le réalisateur choisit les scènes qu'il nous présente afin de nous obliger à adopter son point de vue, même s'il n'a rien à voir avec la réalité. Bref, la déconnection de son sujet n'est pas toujours la meilleure façon d'y voir clair.
    M. Rioux, quand vous êtes en Europe, parlez-nous de ce qui se passe en Europe et laissez les chroniques pontifiantes sur la réalité québécoise à ceux qui sont plus à même de les faire. Tout le monde y gagnera.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    13 janvier 2012 08 h 05
    Banlieue de Bruxelles?
    Et ces Marocains et autres francophones finissent par parler flamand dans leur vie sociale courante?
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  • Anne-Esther - Inscrite
    13 janvier 2012 11 h 26
    @sbgirard
    Si vous n'êtes pas intéressé par le point de vue de nos chroniqueurs à l'étranger, vous n'avez tout simplement qu'à ne pas lire leur billet, de passer outre. Ainsi, vous serez moins dérangé par ses propos... mais aussi moins éclairé!

    Personnellement, les chroniques de M. Rioux me stimulent, et j'aime ce recul pour analyser nos façons de faire. Et plusieurs partagent mon avis. Bravo pour ses chroniques, bravo pour ses analyses fort pertinentes à Kiosque. Mais vous n'aimerez pas cette émission, compte tenu que ce sont des journalistes d'ailleurs qui commentent l'actualité.
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  • Nasboum - Abonné
    13 janvier 2012 11 h 42
    survie
    la plupart des jeunes issus de l'immigration au Québec est bilingue, en plus de parler leur langue d'origine si les parents insistent. C'est un faux débat. Ceux qui ne parlent pas vraiment anglais sont plutôt nos bons québécois de souche, en particulier ceux des régions.
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  • Jean Richard - Abonné
    13 janvier 2012 12 h 07
    Toutes les langues dans le même panier
    Une erreur dans ce débat, c'est de mettre toutes les langues autres que le français dans le même panier. Une autre erreur, c'est de prendre l'Europe et pire, la France comme modèle. Si la France ne se réveille pas, elle sera le fossoyeur du français, à moins que l'Afrique ne sorte un jour du tiers-monde.

    J'ai souvent l'occasion de côtoyer des gamins (du primaire) montréalais issus de l'immigration. Certains, les Latinos surtout, ont un niveau de français parlé supérieur à celui de bien des pure-laine du même âge (ou plus vieux). Or, la majorité de ces gamins parlent encore un peu l'espagnol, mais ils ont tendance à le perdre, ce qui est regrettable, surtout dans le cas d'une langue devenue officielle dans plus d'une vingtaine de pays et qui a le pouvoir de faire contrepoids à l'hégémonie anglo-saxonne.

    Je connais un Argentin, immigré au Québec. Il maîtrise quatre langues, à l'oral du moins. Intrigué, j'ai cherché à en savoir un peu plus et je suis tombé sur ce qui suit :

    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/argentine-r

    Si Montréal veut l'unilinguisme, elle l'aura, mais en anglais, comme Toronto ou Calgary. Le français ne pourra survivre que si on est plus conscient de sa raison d'être en Amérique du Nord, à savoir la préservation de la diversité. Si on condamne la diversité, on condamne le français.
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  • Nasboum - Abonné
    13 janvier 2012 13 h 21
    @jeanrichard
    Bien dit. Il y a au Devoir des lecteurs qui paniquent à l'idée du multilinguisme. Combien de fois doit-on le répéter, parler une langue comme il le faut, c'est bien mais plusieurs c'est encore mieux.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    13 janvier 2012 13 h 39
    Ce que vous dites est bien vrai M. Rioux, mais que faites-vous de l'apprentissage de l'anglais dès la 1ère année du primaire pour tous nos petits québécois ?
    Vous dites que l'apprentissage d'une langue s'apprend mieux par une immersion, une certaine pratique en dehors des salles de classe. Mais que faites-vous de nos petits québécois francophones ? Où peuvent-ils pratiquer leur anglais. Certainement pas à la maison avec leur parents francophones. Nos jeunes québécois francophones se trouvent non seulement désavantagés en n'apprenant pas adéquatement leur langue première, à cause des objectifs d'enseignement visés et de ces nouveaux cours obligatoires en anglais dès la 1ère année du primaire, mais en plus, ils se trouvent désavantagés face à leurs pairs anglophones pour les notes dans les cours d'anglais, car la majorité des immigrants et leurs enfants pratiquent tous les jours l'anglais en dehors de l'école.

    Bref, oui pour une immersion totale en français au Québec, pour un apprentissage en profondeur de notre belle langue française dès la 1ère année du primaire (analyse, conjugaison, compréhension de texte, grammaire, écriture , etc., ce qui n'a pas lieu pour l'instant, sauf dans les écoles privées), et non, pour les cours d'anglais au niveau du primaire au Québec. C'est ce qu'on appelle un équilibre et un respect pour la culture québécoise que nous sommes malheureusement en train de perdre graduellement.
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  • Soumande - Inscrit
    13 janvier 2012 13 h 45
    @sbgirard

    Ne craignez rien. Charest ne fera rien pour imiter les pays européens. À long terme, les Québécois francophones bilingues sont assez nombreux pour faire avancer la cause de l'anglais sous prétexte d'ouverture sur le monde et de mondialisation.
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  • parade21 - Abonné
    13 janvier 2012 14 h 53
    Mais où est passé Mme St-Pierre?
    Les exemples que vous donnez sont éloquents. L'intégration réussie à la société d'accueil doit être sans compromis. Le message doit être bien compris. La langue officielle au Québec est le français. Même le Conseil du patronat le reconnaît. La CSDM est dans la bonne voie. Mais elle doit se sentir bien seule. Tout comme la bande dessinée, Où se trouve Charlie, on cherche, mais en vain la ministre St-Pierre et Jean Charest. Que font-ils et quel discours tiennent-ils pour défendre et soutenir la CSDM dans sa démarche d'intégration des nouveaux arrivants par l'apprentissage de la langue française dans les moindres recoins de l'école? On est dans le mou. Pire, c'est le silence radio complet. Intérêt électoral oblige. Il ne faut surtout pas déplaire à ce noyau dur d'irréductibles libéraux que sont la majorité des anglophones du Québec et de la quasi majorité des allophones. Ce sont des votes sûrs, garantis à 100% élection après élection. Les libéraux de Jean Charest n'ont aucune fierté. Ils ne défendent pas la culture québécoise et particulièrement la langue française. Bien au contraire, il faut faire de tous les petits québécois des bilingues dès leur plus jeune âge. Quand appliquera-t-on une langue unique, le français, dans les garderies privées? Il n'est pas rare de voir affiché, sur leur devanture, des garderies qui s'annoncent bilingues. Et l'anglais dès la première année? Et l'immersion totale en anglais en sixième année? A-t-on vraiment besoin, comme société, que tous les citoyens parlent parfaitement deux langues?

    Nous n'avons pas à rougir, comme société, de nous affirmer et de nous afficher en français partout. Visiblement, la population le comprend et l'exige. Mais pas Mme St-Pierre et M. Charest. Ils sont, objectivement, les dignes descendants de Lord Durham. Nous assistons, lentement mais sûrement, aurait dit Pierre Vadeboncoeur, à un génocide en douce. Un génocide culturel. Pitoyable!
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  • Gilles Théberge - Abonné
    13 janvier 2012 16 h 15
    Vous gagnez la médaille
    Parade 21, c'Est vous qui gagnez la médaille, pour avoir posé la plus meilleure question.

    En effet, la question est bonne et d'une pertinence indiscutable : Où est passée Christine ?

    Remarquez que dans le moment si on ne la voit pas elle ne risque pas de faire d'autres dégâts. Quoique, il ne faut pas sous-estimer sa capacité de nuire.

    On l'a vu avec les écoles passerelles qu'elle a rétablies en prétendant le contraire.

    Et les rumeurs s'amplifient. Est-il vrai que des fondations poussent comme des champignons à Môrial présentement, dédiées avec le perfide désintéressement que l'on imagine pour d'aider de pôvres jeunes enfants à poursuivre leur leur parcours authentique vers leur intégration en anglo-saxophonie ?
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  • Nasboum - Abonné
    13 janvier 2012 21 h 05
    parade21
    Mais sur quelle planète francophone vivez-vous? Réveillez-vous, nous sommes en 2012 et ça n'existe plus des bantoustans unilingues.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    18 janvier 2012 11 h 36
    Bantoustans unilingues!
    Au contraire de ce que Nasboum écrit, il y a encore plein de bantoustans unilingues: les régions anglophones du monde.
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