dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Moisissures: des écoles de tout le Québec pourraient être touchées

Lisa-Marie Gervais   12 janvier 2012  Éducation
La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, a assuré hier à l’école Saint-Gérard que des tests de qualité de l’air seraient effectués dans tous ses établissements.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, a assuré hier à l’école Saint-Gérard que des tests de qualité de l’air seraient effectués dans tous ses établissements.
Très médiatisé à Montréal, le problème de qualité de l'air pourrait toucher plusieurs écoles ailleurs au Québec. C'est ce qu'a soutenu Louis Drouin, de la Direction de la santé publique, lors d'une rencontre avec les médias au sujet de la fermeture de l'école Saint-Gérard pour cause de moisissures.

«C'est clair qu'avec ce qui se passe avec la CSDM [Commission scolaire de Montréal], l'ensemble du réseau scolaire doit se poser des questions sur l'ensemble des bâtiments scolaires», a dit le Dr Drouin. Pour Diane De Courcy, présidente de la CSDM, il est facile de montrer du doigt la plus grosse commission scolaire du Québec, mais le problème risque de se poser ailleurs , a-t-elle soutenu.

La présidente a assuré hier que les tests se feront dans toutes les écoles de sa commission scolaire. D'ici deux mois, elle soumettra, en collaboration avec la Direction de la santé publique, un programme sur la qualité de l'air auquel on allouera 10 millions de dollars pour la première année.

Les établissements qui seront inspectés en priorité seront ceux où on a mené des travaux de maçonnerie, dans les entretoits et les sous-sols en raison d'infiltration d'eau. Sans pouvoir avancer le nombre d'écoles qui seront prioritaires, le directeur du service des ressources matérielles de la CSDM, Bruno Marchand, estime qu'une cinquantaine d'écoles par année feront l'objet d'une évaluation et, s'il y a lieu, d'un nettoyage.

L'Alliance des professeurs de Montréal estime que les délais de réparation et ceux pour tester la qualité de l'air sont «trop longs». Elle souhaiterait que Québec investisse les sommes pour permettre l'évaluation de toutes les écoles en une seule année. «Le ministère des Transports s'est occupé des paralumes dans le tunnel, mais là, on a des enfants et des enseignants malades. C'est trop facile pour la ministre Beauchamp de se cacher», a dit Yves Parenteau, porte-parole de l'Alliance.

Au cabinet de la ministre de l'Éducation, on indique que, l'année dernière, 500 millions ont été accordés aux commissions scolaires pour l'entretien du parc immobilier, soit trois fois plus qu'en 2005.

Quant aux élèves des écoles Hochelaga et Baril, qui ont été déplacés peu de temps avant Noël également en raison d'un problème de moisissures, ils devront demeurer dans un centre communautaire pour encore une semaine au minimum.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • FERNAND - Inscrit
    12 janvier 2012 07 h 20
    Le cynisme dure.
    Pendant que JJCharest se promène dans le Grand Nord avec ses tinamis à grand frais pour les citoyens du Québec, le Grand Sud souffre d'un manque de ressources, essentielles pour sa survie.
    Le manque de ressources pour les sans-abris (problèmes en santé mentale).
    Le manque de ressources pour les personnes âgées, "parquées" dans les centres où elles sont maltraitées.
    Et maintenant le manque de ressources pour nos écoles qui sont en train de fermer par manque d'entretien. Il ne faut donc pas être surpris de l'état lamentable des programmes de l'éducation qui ne fonctionnent plus. Les profs. et les étudiants travaillent, dans certains cas, dans des taudis et dangereux pour leur santé.
    Et que fait le Grand Timonier? Il se promène dans le Grand Nar avec nos milliards dans ses poches pour construire des routes pour les compagnies qui vont "défoncer" notre sol sans aucune obligation sérieuse de leur part de nous remettre des redevances dignes de ce nom.
    Pourtant on nous a toujours dit que le cynisme ne dure qu'un temps.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • rene lefebvre - Inscrit
    12 janvier 2012 07 h 51
    Chercher l'erreur.
    Pendant que les élèves et le personnel des écoles de la CSDM étaient exposés à de graves dangers pour la santé depuis des années, Mme De Courcy et les syndicats de professeurs s'activaient à protéger les élèves contre la menace de l'anglais dans les corridors et la cour de récréation au lieu de chercher à corriger un problème criant déjà identifié, analysé, soupesé et qui ne fait pas de doute parmi tous les experts de gauche ou de droite. Devant cet aveuglement volontaire, tout citoyen est en droit de se demander que font les gens élus et payés pour identifier et corriger les problèmes les plus criants dans nos écoles.

    Est-ce que c'est parce ça fait mieux et que c'est plus politiquement correcte que l'on chercher à protéger les élèves contre une menace incertaine qui n'existe que dans la tête de certains unilingues au détriment de la santé de milliers d'élèves? Il fallait procéder au plus criant sans négliger l'autre. Est-ce que des enfants meurent pour avoir parlé anglais à la récréation ou pour avoir été exposés à de l'air empoisonné par des champignons? La réponse est évidente. Cependant, il est plus facile de noyer le poisson en blâmant le MEQ, en disant que l'on fait des "études" et en affirmant que d'autres écoles ont aussi ce problème. C'est à se demander si Mme de Courcy à les qualifications nécessaires pour diriger la CSDM, la plus grosse commission scolaire du Québec, mais aussi la plus lente à bouger.

    Joseph Louis
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Charles F. Labrecque - Abonné
    12 janvier 2012 08 h 55
    La cause
    Saviez vous que la principale cause de cette prolifération de la moisissure dans les écoles au Québec découle du manque de d'une ventilation adéquate dans chaque classes. Souvent nous constatons que pour réduire la consommation d'énergie pour le chauffage des écoles la première action était de réduire la quantité d'air frais dans les systèmes de ventilation. Ainsi l'air expirée par les élèves étant souvent très polluée reste captée dans l'école et cette pollution s’accole aux parois de la bâtisse ainsi les moisissures se développent. Poue corriger une grande parti du problèmes il faut augmenter le débit d'air extérieur par la ventilation adéquate de chaque classe.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    12 janvier 2012 10 h 22
    Une chose pourtant évidente
    C'est pourtant une évidence, une chose que nous savons tous : une école, comme tout autre édifice, viaduc ou pont, doit être entretenu.

    Sauf qu'ici, au Québec, bien des immeubles publics et infrastructures routières ont été longtemps négligés par nos dirigeants (par oubli, mais le plus souvent par manque d'argent) et ce, avec les résultats qu'on connaît maintenant.

    De plus, il faut dire que s'assurer sans faire de bruit que ceux-ci soient toujours en bon état ne fait généralement pas la une des médias, notamment lors d'élections.

    Pas pour rien, par exemple, que notre cher PM préfère, en éducation, promettre d'équiper chaque classe d'élèves de ce qu'on appelle un « tableau intelligent », au lieu de parler de l'entretien des écoles où ceux-ci étudient ! Ça, c'est une nouveauté et les journalistes vont en parler !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mehdi Chabri - Inscrit
    12 janvier 2012 12 h 08
    Et pendant ce temps...
    Les industries pharmaceutiques bénéficient d'exemptions fiscales de 600 millions $$$. Bien des dollars qui permettraient de prendre soin de nos infrastructures entre autres celles qui concernent notre avenir, la jeunesse.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    12 janvier 2012 13 h 21
    Que faisaient-ils ?
    Ces administrateurs pendant tout ce temps ? n'est-ce pas leur devoir de voir à ce genre de choses ? On dirait à les entendre qu'ils ont découvert un élément pour redorer l'image des commissions scolaires alors qu'ils dormaient au gaz pendant tout ce temps. Ils auraient pu agir pendant les vacances d'été de 2011 au lieu de chambouler la vie de tout ce monde.

    Suggestion : Pour les écoles avoisinantes affectées, pourquoi ne pas envoyer ces élévès à l'ancien couvent des Soeurs Du Nom de Jésus à Outremont ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    12 janvier 2012 15 h 09
    Pendant ce temps dans les écoles privées...
    Les écoles privées sur l'ile de Montréal sont dans une toute autre situation que celle des écoles publiques: bâtiments rénovés, annexes neuves, gymnases hyper-équipés, équipement informatique de pointe, bibliothèques bien garnies, etc. C'est une honte quand on sait que la majorité des élèves montréalais se trouvent dans des conditions sub-optimales. Tout ça grâce en grande partie aux généreuses subventions du gouvernement provincial, donc avec l'argent provenant des impôts payés par une majorité de citoyens dont les enfants vont à l'école publique.

    Il me semble qu'un gouvernement qui aurait à coeur l'éducation verrait à ce que les écoles publiques soient bien pourvues à tous les niveaux avant de verser un seul cent aux écoles privées. Peut-être qu'une approche comme celle-là aurait aussi comme conséquence de freiner l'exode des bons élèves vers le privé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
7 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012