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L'école 100 % en français - La camisole de force

Marie-Andrée Chouinard   5 janvier 2012  Éducation
Parler en français, dans une école francophone, et au Québec de surcroît, où le français est la langue officielle et commune. Cela ne devrait-il pas couler de source? Dans la réalité, le naturel a du fil à retordre. Et pour la plus grosse commission scolaire de la province, située au carrefour migratoire que constitue Montréal et dont 53 % des élèves n'ont pas le français comme langue maternelle, le défi est colossal.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    5 janvier 2012 07 h 47
    Étant donné l'imposition des cours d'anglais dès la première année du primaire ...
    Est-ce à dire que les élèves vont être pénalisés d'appliquer ce que leur enseignant d'anglais leur conseillent de faire, i.e. de pratiquer l'anglais en le parlant lors de conversation ou de le chanter ? Ou c'est seulement ceux qui parlent une autre langue que l'anglais qui seront discriminés et sanctionnés ?

    Nous avons un sérieux problème de cohérence dans notre milieu de l'éducation au Québec, grâce à notre gouvernement, aux employeurs publics, aux syndicats et au ministère de l'éducation qui lui, est rempli d'anciens employés des commissions scolaires publiques, dont plusieurs cadres.

    Il faudrait interdire les cours d'anglais au primaire et valoriser le goût de l'apprentissage de la langue française par de l'écriture, de la compréhension de texte, de la conjugaison écrite et de l'analyse dès la 1ère année du primaire (comme dans les écoles privées) au lieu de mélanger les élèves avec une autre langue et qu'ils ne comprennent rien au sens et à l'écriture du français, et ce, même rendu à l'université. Notre supposée langue première au Québec est rendue à égalité avec l'anglais grâce au PLQ (dont John James Charest qui se nomme Jean Charest pour paraître d'origine francophone quand il ne l'est pas du tout) et autres fonctionnaires du Québec qui ont décidé que le Québec était rendu bilingue en entier, que notre histoire catholique, francophone et amérindienne se devait de rester cachée dans des racoins loin des yeux de tous et du public, tels que le retrait du crucifix à l'assemblée nationale ou le nom de Capitale nationale pour remplacer le nom de la ville de Québec (d'origine amérindienne Kébèk), etc..

    Nous sommes en train de perdre notre histoire, nos racines, notre identité québécoise distincte, nos terres, nos biens, nos droits et notre démocratie au profit d'une minorité qui s'enrichit; il faut certainement faire quelque chose pour les arrêter avant qu'il ne soit trop tard.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    5 janvier 2012 09 h 05
    Rien d'étonnant là-dedans

    Je trouve qu'il n'y a rien d'étonnant au fait qu' on n'ait pas réussi à faire en sorte que la langue française devienne la langue de tous les jours pour tous les enfants qui fréquentent les écoles de la CSDM.

    C'est qu'il ne faut pas s'attendre à ce que des lois puissent remplacer de façon satisfaisante l'indépendance d'un pays.

    Il ne faut pas oublier que la Charte de la langue française n'était pas je pense considérée comme une fin en soi pour Camille Laurin et ses collaborateurs.

    Elle devait d'abord chercher à éveiller chez les Québécois une plus grande confiance en eux-mêmes et un plus grand amour de ce qu'ils sont, ce qui a été réalisé en partie.

    Elle était surtout considérée je pense comme un préalable à l'indépendance politique du Québec. Elle devait préparer le terraine vers l'indépendance.

    Or, aujourd',hui on constate qu' on est en train de perdre ce que la Loi 101 nous a apportée. On en a tiré tous les fruits qu'on a pu mais la situation actuelle es tencore loin d'être satisfaisante.

    Il ne reste plus maintenant qu'à mettre le cap sur l'indéepndance parce que l'usage de lois sur la langue ne suffisent plus. Elles risquent au contraire de susciter de plus en plus d'aversion.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 janvier 2012 09 h 39
    Brusque retour des choses?
    J'ai lu dernièrement qu'aux États-Unis (dont certains aiment tant s'inspirer), plusieurs Américains appelons-les de souche, fuient les grandes villes vers la périphérie pour ne pas que leurs enfants aillent aux mêmes écoles que les immigrants et les Noirs qui se trouvent à être parmi les plus pauvres, évidemment.

    Quand je demande aux gens que je connais pourquoi ils sont déménagés en banlieue, ils me répondent toujours que c'est pour la qualité de vie, etc., mais jamais pour fuir les immigrants alors que...

    Comme par hasard, maintenant, "53 % des élèves n'ont pas le français comme langue maternelle" dans les écoles francophones de Montréal. Où sont les petits Québécois de souche francophone? En banlieue.

    Par contre, on apprend aussi, que "80 % des enfants des nouveaux arrivants fréquentaient (autrefois) le réseau scolaire anglophone, alors qu'ils sont aujourd'hui plus de 90 % à passer directement dans les écoles francophones". Donc ils apprennent le français même si ce n'est pas tout à fait de bonne grâce, pas vrai?

    Pourquoi les banlieues sont-elles si prospères et populaires? La classe moyenne s'y est-elle "réfugiée" pour éviter de côtoyer les classes d'immigrants?
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  • Franfeluche - Abonné
    5 janvier 2012 09 h 47
    Alors ?
    J'en ai soupé de ces critiques qui ne proposent rien en retour. Puisque vous trouvez que cette initiative de la CSDM est maladroite, que lui proposez-vous pour améliorer avec efficacité l'usage du français dans ses écoles ?

    À mon avis, cette initiative a le mérite d'une part de sonner une fois de plus la clochette d'alarme et d'autre part de proposer une solution qui, sans être parfaite, vient dire aux occupants de l'école qu'il est important que ça se passe en français.
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    5 janvier 2012 10 h 00
    Bravo!!!!
    La CSDM vient de transformer les écoles francophones en camps de concentration et certains,ici,s'en accommodent et en redemandent.
    Mais dans quelle sorte de monde vivons-nous au Québec?
    L'idée de mettre tout le monde dans le même moule et d'effacer toutes différences n'augure rien de bon pour la société,au contraire les gens vont voir le français comme la langue des faibles et des losers.
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  • Denis Paquette - Abonné
    5 janvier 2012 10 h 57
    Une langue n'est jamais gratuit, mais le fruit d'efforts
    Arrêtons de rêver, en couleur, dans la vie il y a peu de choses de gratuit et qui coulent de source.
    Si nous voulons que le Québec parle français nous nous devons de nous en occuper et d’y voir, surtout dans le contexte, qui est le nôtre.
    La vie m’a apprise qu’il y a peu de chose qui coule de source, tout exige efforts et acharnements
    C’est enfant de penser qu’il y a des causes qui vont faire que le monde consentira spontanément à faire exceptions pour nous, ce n’est pas comme ça, que le monde est fait
    La responsabilité au niveau de la langue est la nôtre et c’est à nous d’y voir
    Notre manie enfantine de vouloir vivre dans le plus meilleur pays du monde, nous joue parfois de vilains tours et nous fait nous conduire comme des soumis et des valets offerts aux plus offrants
    Le français au même titre que la liberté au Québec ne se négocie pas.
    Nos ancêtres ont travaillés trop fort pour que nous les abandonnions au premier venu, aussi, ambitieux, soit- il
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  • Bernard Gervais - Abonné
    5 janvier 2012 11 h 47
    Décision justifiée
    Malgré les réserves exprimées à ce sujet par la chercheuse François Armand de l'Université de Montréal, la décision de la CSM d'imposer encore plus le français dans ses établissements me semble tout à fait justifiée.

    On oublie un peu trop souvent qu'un nombre important des élèves, fréquentant ses écoles, sont issus de familles ayant déjà l'anglais comme deuxième langue, et celle-ci n'est pas sans les attirer.

    Au moins, avec une telle politique, la CSM fait sa part pour nous rappeler l'importance de protéger et de valoriser le français - l'un des principaux symboles de notre identité - alors que, par exemple, certaines institutions, telles que le Club de hockey Canadien, font preuve à son égard d'une indifférence honteuse et que beaucoup de médias, croyant que cela fait plus branché, accordent une attention démesurée aux produits culturels américains.

    Sans compter notre ineffable et assez anglophile PM qui veut imposer aux élèves francophones de 6e année une immersion en anglais de 5 mois, au lieu de faire réparer les écoles souvent vétustes où ceux-ci étudient. Une autre folie de ce gouvernement libéral qui mérite d'être « débarqué » !
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  • jeanduc - Abonné
    5 janvier 2012 12 h 32
    Le pouvoir politique?
    Tant que la majorité francophone ne s'unira pas en se donnant le pouvoir politique, elle glissera indubitablement sur la pente de plus en plus abrupte de l'assimilation. Par quelle pensée magique,peut-on croire qu'en laissant faire les choses, l'anglicisation dans le grand Montréal se règlera? Il y a pourtant urgence d'agir. Comment alors expliquer la division au sein des souverainistes?
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  • Michel Page - Inscrit
    5 janvier 2012 15 h 12
    Un système cohérent en français - cours, classes, milieu, et parascolaire- : condition à l’intégration positive et à vitalité du français dans le grand Montréal

    " Learn speaking English by being around that language at all times. In your country, you hear and speak your language constantly. You will notice that many people who are good English speakers are the ones who studied in an English speaking school. They can speak English not because they went to an English speaking school, but because they had an environment where they can be around English speaking people constantly. "

    Extract: Talk English. Speaking Rules you need to know...

    Me comprenez-vous? Et on ne se chicane pas au Canada-anglais sur de telles règles: ça va de soi!
    On en a marre de chicanes à propos de tout et de rien, alors que l'apprentissage du français et l'intégration positive exigent au moins que le milieu scolaire français soit cohérent, inclusif et cohésif...
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    5 janvier 2012 18 h 21
    L'anglais au secondaire seulement
    L’anglais n’a pas sa place au primaire.

    L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à cet âge de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

    C’est au secondaire que l’enseignement de l’anglais doit être fait, pas d’une façon homéopathique ou sur le même pied que le français, mais d’une façon sérieuse avec des cours d’anglais (et non pas avec des cours en anglais), et avec des périodes d’immersion en milieu anglophone.

    C’est de cette façon que moi-même, à un âge très respectable, j’ai appris l’espagnol de façon plus que satisfaisante, avec quatre cours universitaires de 45 heures (3 heures par semaine pendant 15 semaines), avec de l’étude et des devoirs tout au long, avec 3 stages d’immersion de 3 semaines chacun, avec de la lecture et l’écoute d’émissions hispanophones à la télé.
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  • Jean-Marie Comeau - Abonné
    5 janvier 2012 23 h 19
    Le réaffirmer...
    Il ne faut pas penser que les lois peuvent régler pour toujours la place de la langue française sur notre territoire. De nombreuses personnes continuent de travailler fort pour que la langue anglaise reprenne plus de place chez nous. Nous ne pouvons pas espérer faire l'économie d'un travail sans cesse à reprendre pour assurer une présence de notre langue qui soit signifiante chez nous. Peu importe que l'on soit fédéraliste, nationaliste, souverainiste ou indépendantiste, nous sommes d'abord québécois francophone. Je crois que ça vaut la peine de se le rappeler et de l'affirmer haut et fort.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    6 janvier 2012 09 h 18
    C'est dès maintenant qu'il faut agir.
    Mme Chouinard,vous avez droit à votre opinion en tant que journaliste. C'est la moindre des choses. Mais actuellement à Montréal même, nous n'avons plus le temps de tergiverser. En imposant la loi 101, le parti québécois a donné sa fierté et sa juste place à la langue française. La décision de la CSDM n'est pas pour moi "une camisole de force". Dans le contexte actuel, cette expression est trop négative, voire même provocatrice, déplacée et excessive. La décision prise par la CSDM est plus justement une réaction d'alerte et de fierté vis-à-vis de notre langue. N'ayons pas peur de le dire: nous sommes actuellement en 2012 en période de forte assimilation commanditée par le fédéral. Ne pas le voir, c'est faire l'autruche. Il est très facile d'écrire pour exposer un point de vue différent ou critiquer une manière de faire. Dans le contexte actuel, c'est une attitude individualiste et dépassée qui dérange. Assez "discutailler" ou "criticailler", il est devenu URGENT de se tenir debout tous ensemble et de crier haut et fort notre fierté d'être francophone au Québec. Est-il normal de devoir parler l'anglais avant le français pour trouver un emploi à Montréal. Voilà la situation désespérante dans laquelle se trouve actuellement Montréal. J'appuie avec FORCE et VIgueur la décision juste et adéquate de la CSDM. Ce n'est surtout pas "une camisole de force", mais une décision de toute première nécessité pour tout le peuple du Québec. Par ce temps hivernal, c'est plutôt un chaud manteau qui fait obstacle au vent glacial du laissez-faire et de l'assimilation. Il est des moments où les journalistes feraient mieux de se taire.
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  • Ouhgo - Inscrit
    6 janvier 2012 09 h 51
    Que notre langue soit UTILE!
    Notre "langue belle" sera recherchée par par les immigrants quand elle leur sera utile, nécessaire, pour gagner leur vie: LANGUE DE TRAVAIL !

    Seul un État libre impose sa langue au travail, voire à ceux qui veulent adopter cette terre pour vivre.

    On refuse cet État libre, par nonchalance, on est envahis: on nous impose la langue conquérante, en fait, nous courons après cette langue par notre identité moribonde. La murale du Grand Théâtre, à Québec le dit: "Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves?" Nous descendons au tombeau, comme des sans-papier, smiling to the world. R.I.P. la colonie française qui a échoué en Amérique.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    6 janvier 2012 09 h 54
    A Mme Chantal_Mino.
    Bravo pour votre perspicacité. Quelle analyse juste des difficultés de l'apprentissage, et surtout de la maîtrise de la langue maternelle par les écoliers, voire même les adultes. Etant moi-même une spécialiste de la langue française, je suis parfois dans l'obligation de réouvrir une grammaire pour certains accords des participes passés à la forme pronominale. Personnellement, je suis fatiguée qu'on colporte et vante à la va-comme-je-te-pousse cette mode du plurilinguisme. Il existe très certainement des gens doués pour les langues, mais je pense honnêtement qu'il s'agit d'une minorité. Seuls les interprètes qui ont l'occasion de mettre en pratique les langues apprises sont en mesure de les parler et de les écrire à peu près correctement. Et encore, probablement le font-ils avec des dictionnaires et des grammaires tout près d'eux. Je réagis négativement à cette mode du plurilinguisme, et ce, dès le plus jeune âge. Je n'y crois pas, à quelque exception près. Ici au Québec, ce qu'il faut d'abord maîtriser, c'est la langue française dans toutes ses subtilités. Uniquement cela, c'est déjà beaucoup. Avec vous, je suis d'accord pour que l'on pratique l'analyse grammaticale et la dictée afin d'avoir une bonne connaissance de la langue maternelle d'abord et avant tout. Cela est absolument nécessaire si l'on veut ensuite aller vers l'apprentissage de langues étrangères. Si cette condition n'est pas respectée, c'est le cafouillis total pour la suite. Face à cette maladie du plurilinguisme, on oublie trop souvent qu'il existe la traduction simultanée sur plusieurs sites d'internet. D'abord et avant tout le français au Québec, c'est d'abord cela qu'il est important de faire.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    6 janvier 2012 10 h 23
    A Raymond Saint-Arnaud.
    Quelle conception juste et fondée de l'apprentissage d'une langue ou de plusieurs langues secondes. D'abord et avant tout la maîtrise de la langue maternelle. Cela est capital. Cessons le bourrage de crâne pour nos jeunes élèves. A l'élémentaire, je fais même passer la pratique d'un sport avant l'apprentissage d'une langue seconde. Cela est plus sain pour le développement équilibré de l'enfant. C'est l'application du principe:"un esprit sain dans un corps sain". Un écolier en jeune âge, c'est d'abord un enfant qui a besoin de bouger et de vivre, ensuite de développer son intelligence, et ce, dans la meilleur équilibre possible.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    8 janvier 2012 10 h 01
    Attendu que 53% des élèves n'Ont
    pas le français comme langue maternelle, c'est une entreprise colossale de les obliger à parler français ...à l'école...

    La solution serait de laisser chaque communauté avoir SON école....et qu'elle fasse l'enseignement dans sa PROPRE langue
    tout en sachant très bien qu'en dehors de son école c'est FRANÇAIS, dans les commerces, restaurants, bureaux des gouvernements fédéral et provincial. transport en commun etc...
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