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L'école 100 % francophone, un raccourci dangereux?

La CSDM fait complètement fausse route, estime une spécialiste

Lisa-Marie Gervais   4 janvier 2012  Éducation
Il n'y aura pas de coercition et aucune police de la langue, avait assuré Diane de Courcy, présidente de la CSDM, au moment de l'annonce.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Il n'y aura pas de coercition et aucune police de la langue, avait assuré Diane de Courcy, présidente de la CSDM, au moment de l'annonce.
La nouvelle politique linguistique de la CSDM, qui commandera de parler le français partout, y compris dans la cour d'école, favorisera-t-elle l'apprentissage de la langue de Molière par les petits immigrants? Le milieu de la recherche est sceptique. Même qu'il démontre le contraire.

Imaginez. Une école 100 % francophone où la langue de Molière résonne partout, y compris durant les activités parascolaires, de la salle de classe à la cour d'école en passant par la cafétéria et les couloirs. Une école où les nouveaux arrivants et les allophones n'auront d'autre choix que de communiquer en français, langue qu'ils devront maîtriser s'ils veulent s'intégrer à la grande famille québécoise.

C'est ce que mettra de l'avant la Commission scolaire de Montréal (CSDM), selon une annonce faite en novembre dernier. Dès la prochaine rentrée scolaire, une nouvelle politique linguistique — plutôt un renforcement des principes déjà édictés par la politique élaborée il y a deux ans — obligera les élèves à parler le français partout à l'école. Mais on invitera les enfants allophones — 47 % des élèves de la CSDM n'ont ni le français ni l'anglais pour langue maternelle — à laisser leur langue, que ce soit l'espagnol, le chinois ou l'arabe, à la maison.

La CSDM mise sur l'apprentissage et la réussite en français, que la recherche désigne comme un facteur de la persévérance scolaire. Pas si vite, rétorque Françoise Armand, professeure à l'Université de Montréal, qui craint ce genre de raccourci. Pour cette spécialiste de l'enseignement du français langue seconde en milieu pluriethnique, la CSDM fait complètement fausse route en voulant imposer le français aux allophones: non seulement cette approche ne favorisera pas l'apprentissage de la langue de Molière, mais elle risque au contraire d'avoir des effets négatifs sur l'élève. «L'exclusion des autres langues est mise en lien avec l'apprentissage du français. C'est plutôt inquiétant», soutient-elle. D'autant que la recherche menée au cours des 50 dernières années indique tout le contraire.

Ce qu'indique la recherche

Mme Armand déplore que certains cadres de la commission scolaire n'aient pas lu les travaux des Canadiens Peal et Lambert (1962), qui ont démontré les effets positifs du bilinguisme dans le développement de l'enfant. Lambert avait aussi mis de l'avant les concepts de bilinguisme «soustractif» et «additif» pour démontrer que, lorsqu'une langue n'était pas valorisée, l'enfant avait tendance à la refouler, à l'abandonner (bilinguisme soustractif).

La conséquence néfaste est que l'apprenant n'a plus recours au bagage cognitif et à la richesse que lui procuraient son bilinguisme et les allers-retours dans les deux langues. «Les enseignants doivent encourager ces transferts linguistiques», insiste-t-elle. La chercheuse, qui forme justement des enseignants à oeuvrer dans des contextes plurilinguistiques, notamment à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, prône plutôt l'ouverture. «Les enseignants curieux des langues des enfants vont créer un climat qui permet de décrisper le français comme langue de scolarisation», souligne-t-elle.

Une politique du français mur à mur inhibera l'élève, créant un certain mutisme et un désengagement, croit la chercheuse. «Est-ce qu'on veut vraiment imposer à des gamins de parler français toute la journée, y compris à la récréation, un moment où il devrait plutôt se détendre?», lance-t-elle, avant d'enchaîner avec une image forte: «Imaginez que vous partiez avec un groupe de francophones en Chine et qu'on vous demande de parler chinois partout à l'école, du matin au soir. Vous n'avez pas le droit d'échanger un seul mot de français, pas même autour d'un café pour soulager la tension et votre fatigue...»

Police de la langue

Il n'y aura pas de coercition et aucune police de la langue, avait assuré Diane de Courcy, présidente de la CSDM, au moment de l'annonce. En plus de refléter le souhait de politiciens comme Pierre Curzi ou encore de la ministre de la Culture et responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, cette politique linguistique, qui demeure encore à élaborer, reflète aussi la volonté de nombreux parents, comme le révèle un sondage mené par la CSDM en 2011. Sur 811 répondants (dont plus des deux tiers sont des parents d'origines diverses), 70 % se disent d'accord avec le fait d'imposer aux élèves l'obligation de parler français dans tous les espaces scolaires et 83 % estiment que cette règle devrait aussi s'étendre à tout le personnel de l'école.

«Comment ne pas être d'accord avec le fait qu'on veuille que le français soit parlé le plus possible? La CSDM joue avec ça, a constaté Mme Armand. Au fond, c'est un appel au secours. Il y a beaucoup d'immigrants et d'élèves venant de milieux défavorisés à la CSDM. Et, en plus, elle est prise dans des tensions énormes, des remises en question de sa structure.»

À l'heure de la mondialisation, Mme Armand s'étonne du message qu'une telle politique linguistique envoie. «Quelle est la vision qu'on donne de l'enseignement à l'école? Que tous les enfants deviennent des unilingues anglophones?» Elle estime qu'il est temps que le Conseil supérieur de l'éducation se penche sur la question. «On accueille les enfants venus d'ailleurs en leur imposant le français partout à l'école. Mais, d'autre part, on veut implanter l'anglais intensif en 6e année. Peut-on clarifier où on s'en va?»

«On est capable de gérer cette complexité. Mais mettons-nous sur la place publique et ne faisons pas de politiques simplistes qui relèvent d'une vision passéiste de l'apprentissage des langues», a-t-elle conclu.
 
 
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  • Jc Leblond - Inscrit
    4 janvier 2012 01 h 26
    Ça me rappelle...
    ...des histoires au sujet de francophones ailleurs au Canada à qui on interdisait de parler français dans les couloirs. Ou d'autochtones dans les pensionnats. Inutilement humiliant. Je vis dans Parc Extension et j'entends nombre de jeunes qui parlent français entre eux même si leurs parents n'ont jamais appris la langue.

    Ridicule et inefficace. De quoi apprendre à des enfants à détester la langue française.
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  • 1bernard1 - Inscrit
    4 janvier 2012 04 h 50
    mauvaise solution...
    Un enseignement plus intensif du français orale et écrit avec des compétences acquises bien défini et bien évalué serait une meilleur solution que la création d'une police de la langue.
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  • Yves Côté - Abonné
    4 janvier 2012 05 h 39
    Je parie que...
    Je parie que si dans une province anglaise une commission scolaire prenait la même mesure pour l'usage de la langue anglaise dans ses écoles, personne n'y trouverait à redire... Ou si quelqu'un le faisait, il en paierait le prix du ridicule devant tous.
    Mais bien sûr, quand il s'agit du Québec, les choses sont forcément différentes.
    Comme par définition ou magie, l'idée même de parler le français plutôt que l'anglais devient suspecte !
    Suspecté de fanatisme, de fermeture d'esprit, d'anachronisme, voir condamnée de passéisme ou de régression intellectuelle, l'unilinguisme français doit sans cesse apparaître comme l'évidence d'un handicap insurmontable pour tout humain prétendant à l'égalité de droits et de traitements. Ce qui, bien évidemment, ne doit jamais apparaître à l'endroit d'un unilinguisme anglais bien plus généralisé dans le monde entier. en commençant par au Canada et surtout, combat anglophile l'obligeant, au Québec...
    Faut arrêter de prendre les Québécois pour des innocents. Le Québec mérite autant d'être français de langue que le reste de l'Amérique du Nord est anglais. Les Québécois n'ont pas plus à rougir de vouloir faire perdurer leur langue au Québec que les anglophones auraient à le faire partout ailleurs sur ce continent à propos de la leur.
    (suite ci-dessous)
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  • Yves Côté - Abonné
    4 janvier 2012 05 h 39
    Je parie que ... (suite et fin)
    Bien évidemment, la connaissance de l'anglais par les Québécois est loin d'être un handicap pour gagner sa vie. Bien plus que pour les anglophones d'Amérique du Nord, le bilinguisme représente pour eux un avantage professionnel; bien sûr. Le continent en question parle anglais et, encore plus, est celui qui donne le ton universel en matière de langue. Le nier ne sert à rien sinon qu'à s'illusionner.
    Mais cela n'oblige pas pour autant le Québec à devenir ou vouloir se percevoir comme bilingue. Déjà que depuis les années 70 le Canada essaie de convaincre le monde entier que sa population l'est, alors que la stricte réalité est toute autre et que rien ne permet de croire que les choses changent, pourquoi faut-il chercher sans cesse à montrer que l'unilinguisme français serait comme une maladie honteuse au Québec ?
    Et pour que tout soit dit, parce que j'entend déjà et encore toujours les mêmes arguties démagogiques faciles, bien que je n'aie pas la prétention de me dire bilingue, loin de là, oui je me débrouille suffisamment en anglais pour soutenir une conversation... Mais surtout, non je ne crois en rien que l'unilinguisme français ne corresponde à une tare ou un syndrome individuel ou collectif qui condamne à l'ignorance et la débilité.
    Pas plus au Québec que dans n'importe lequel des pays francophones du monde.
    Vive le Québec libre et français de langue !
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  • Durandal le retour - Inscrit
    4 janvier 2012 06 h 20
    Résister permet de rester jeune et vivant
    Bien évidemment qu'il faut résister dans cet océan unificateur anglo-saxon.

    Résister c'est faire preuve d'intelligence, de vision, de générosité, de vie tout simplement !

    Résisiter c'est garantir la différence, c'est créer, et la créativité c'est ce qui permet d'avoir le choix et de rester libre.

    La pire des menaces serait d'aboutir à un monde lisse, uniforme. qui, de fait, aurait tué toute créativité, toute différence, et donc toute liberté !
    Cela, nous le ressentons tous, tellement le danger est de plus en plus présent.

    Et les exemples ne manquent pas..
    Regadez ce qui s'est passé dans les pays de l'Est, avec le modèle imposé, pseudo "égalitaire" communiste.. les gens sont morts debout en moins d'1 siècle. .

    Regardez le modèle économique anglo-saxon qui s'est imposé au monde, avec la dictature des marchés .. ce système a failli détruire le monde et le monde ne s'en est pas encore sorti !

    Votre histoire vous a offert la possibilité de résister pour défendre votre langue, c'est à dire votre culture, contribuant ainsi à maintenir cette diversité vitale, dont le monde a plus que jamais besoin !
    Alors, surtout, ne vous laissez pas endormir par un pseudo confort, une pseudo facilité, car c'est la mort assurée.

    Comme l'a dit De Gaulle, Vice le Québec libre !
    Je souhaite à tous mes cousins et cousines une très bonne année 2012 pleine de santé, de bonheur et de prospérité.

    Durandal
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  • François Ricard - Abonné
    4 janvier 2012 06 h 22
    Royal Canadian Air Force
    En 1954, j'ai joint les rangs de la RCAF.
    Comme tous les autres "canadiens-français" du temps, je ne parlais pas l'anglais. Mais il nous a fallu l'apprendre et vite.
    D'abord cantonnés à St-Jean,Qc,tout se passait en anglais. Entre nous, il y avait interdiction formelle d'utiliser le français en quelque circonstance que ce soit. Partout et toujours. Même durant nos heures de loisir. Et si nous étions pris à tricher, on nous imposait une punition.
    En quelques semaines nous avions appris à nous débrouiller. Après deux mois, nous conversions en anglais tout naturellement.
    Nous étions jeunes. Nous acceptions de nous plier à cette mesure coercitive car, inconsciemment, nous avons vite réalisé que le Canada était anglais et qu'il était normal que nous parlions la langue du pays.
    Inefficace la coercition? Pas si sûr.
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  • Pulcinella - Inscrit
    4 janvier 2012 07 h 18
    Une solution des années 60, yeah, yeah, yeah !
    Pourquoi Lambert, comme si on était dans le années 60 ?
    La solution de valorisation (et de coercition) a été tentée au cours des 40 dernières années avec le résultat qu'on observe.
    Tous les états du sud des US ont des lois linguistiques et des contraintes, la Californie étant la plus contraignante à l'égard de l'espagnol.
    Il est pathétique que des journalistes ignorants choisissent des spécialeux bavards (une pédagogue recyclée probablement) pour traiter de problèmes débattus depuis des décennies dans moult colloques aux frais du contribuable québécois.
    Si on est pas obligé de parler une langue, on passe à autre chose. Lambert serait d'accord avec ça s'il vivait encore.
    Le ridicule ne tue pas.
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  • André Doré - Abonné
    4 janvier 2012 07 h 22
    Il y a bien d'autres moyens...
    En 1984, alors que je faisais une maîtrise à Guelph, Ontario, mon épouse s'était inscrite à des cours d'anglais avec une amie. À la pause, alors qu'elles discutaient en français entre elles, la professeure leur a signalé qu'il était impoli (!) de parler français en présence des anglophones qui suivaient d'autres cours et qui étaient à la pause eux aussi...!!! Imaginez... il était impoli de parler l'une des langues officielles du pays dans son propre pays...!!!
    De la même façon, je crois qu'il est très mal avisé de restreindre l'usage de la langue anglaise en dehors des cours, pour ceux qui veulent aussi apprendre l'anglais et pour ceux qui sont anglophones, mais inscrits à l'école française.
    Il y a bien d'autres moyens pour inciter les néo-québécois, les anglophones et les québécois à être fiers de la langue française. Utilisons-les...!!!
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  • Jean Laporte - Abonné
    4 janvier 2012 07 h 41
    En Ontario et ailleurs...
    Dans plusieurs écoles de commission scolaire francophone en milieu fortement anglophone la règle du français partout dans le milieu scolaire est la norme. Ce règlement est en vigueur depuis des décennies en Ontario et ailleurs dans le ROC. Alors les propos de Mme Françoise Armand ne semble pas avoir beaucoup d'échos et ceci dans des lieux ou la défense du français est question de survie linguistique
    depuis des lustres.
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  • LFerretti - Inscrit
    4 janvier 2012 07 h 55
    Ça suffit, l'intimidation contre le fait français!
    Ceci est une bonne décision. Les enfants parlent leur langue maternelle à la maison, ils fréquentent la télé et le web dans la langue de leur choix. L'école est presque le seul endroit où ils ont l'occasion et la chance de se familiariser avec la langue française, qui est la langue officielle du Québec; et ainsi apprendre à la maîtriser avec autant d'aisance et de subtilité qu'un autre enfant dont c'est la langue maternelle.
    Limiter l'usage de la langue française seulement à la classe, alors que l'enseignant-e utilise déjà une partie du temps de parole et que le reste est à partager entre tous les enfants dans un contexte forcément orienté, est nettement insuffisant. Les enfants doivent avoir l'occasion de parler la langue française dans des contextes plus spontanés et s'habituer ainsi à ce qu'elle devienne la langue naturelle de leurs échanges.
    Ils ne deviendront pas moins bilingues pour autant, au contraire!
    Lucia Ferretti
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    4 janvier 2012 08 h 15
    Bravo à la CSDM.
    Donner un message clair que dans les écoles à Montréal c'est en français que ça se passe est une mesure correcte en autant qu'elle soit appliquée intelligemment et je fais confiance à Diane de Courcy, présidente de la CSDM quand elle dit que sans qu'il n'y ait coercition et aucune police de la langue, la position linguistique de la CSDM sera appliquée.

    Il faut être aveugle pour ne pas voir que Montréal s'anglicise et ce n'est pas avec les politiques de laisser-aller et les écoles passerelles du gouvernement Libéral qu'on changera la donne mais bien en prenant des mesures pro-actives comme celle qu'adopte la CSDM . Alors je dis bravo!
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  • Michele - Inscrite
    4 janvier 2012 08 h 18
    L'article 10 de la charte québécoise des droits et libertés
    Selon la charte québécoise il est interdit de discriminer, exclure ou priviliégier à partir de référents linguistiques.

    Avant d'appliquer cette stratégie, vaudrait mieux vérifier si elle respecte la charte québécoise.
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  • meme40 - Inscrit
    4 janvier 2012 08 h 19
    On en est encore là...
    Belle évolution... S'il faut le faire faisons-le! Ca va nous reposer des( focking frogs)... et autres graffitis , et écorchures d'oreilles et d'âme.En français, le mépris de certains des anglicisés prendra peut-être tournure de respect Parce qu'une langue n'est pas seulement un amas de mots... c'est une culture..
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  • Denis Paquette - Abonné
    4 janvier 2012 08 h 26
    Les bene,oui oui
    Voilà les bene, bene, oui, oui, montent aux barricades et oublient que le milieu d’enseignement doit refléter la nation et non l’anarchie
    Au Québec, il y a le continent et toute les provinces qui peuvent servir d’exutoire a la tension linguistique, n’avons-nous pas une télévision majoritairement anglo-saxonne, n’avons-nous pas suffisamment de commerces et de compagnies ayant tendances d’utiliser exclusivement l’anglais, etc.
    Mais petits s’amis ne vous inquiéter pas l’anglais n’est pas en train de disparaitre, même des revues scientifiques prestigieuses qui dans le passé se faisaient en français se font dorénavant en anglais.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    4 janvier 2012 08 h 50
    Une telle mesure ne peut être isolée

    Pour qu' une telle politique soit plutôt bien reçue par les enfants et leurs parents et pour qu'elle soit aussi efficace que possible , il m'apparaît évident qu'il faudrait d'abord que le Québec soit un pays indépendant de langue française.

    Mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire en attendant, même si toutes les politiques susceptibles d'être suivies ne peuvent qu'être en partie insatisfaisantes et ne peuvent que susciter des oppositions très fortes.

    Mais comme il faut faire quelque chose dès maintenant, il me semble qu'une telle mesure ne pourra donner quelques bons résultats que si elle s'accompagne de tout un ensemble de mesures destinées à faire du Québec un pays de langue française.

    En d'autres termes, je me demande si, en attendant l'indépendace, si en attendant que suffisamment de Québécois la réclament, il ne faudrait pas revoir au complet la Charte de la langue française.

    Mais pour cela il nous faudrait au pouvoir des gens que cette question préoccupe et des gens déterminés à agir dans ce domaine comme dans bien d'autres, ce qui n'est pas le cas actuellement avec le PLQ.

    Les Libéraux de Jean Charest sont pour une certaine liberté, qui est en fait un laisser-faire. S'ils sont maintenus au pouvoir on a tout à craindre parce que le laisser aller peut mener au meilleur comme au pire. Mais c'est le pire qui est le plus probable.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    4 janvier 2012 08 h 52
    Idôlatrie
    Faire de la langue la solution à tous ses problèmes identitaires relève de la pensée magique. Nous ne sommes pas des français de 1905 qui courent vers la Revanche contre l'Allemagne de Bismarck, par l'imposition d'une langue unique et une démographie à l'avenant. Nous vivons dans un autre monde, c'est la qualité d'accueil qui déterminera notre avenir, pas l'imposition forcée d'une vision nationale, mythique ou rêvée par ailleurs.
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  • Robert Leger - Inscrit
    4 janvier 2012 08 h 53
    Incompétente !
    On trouvera toujours des imbéciles qui ne tiendront pas compte des droits collectifs. Cette chercheuse est totalement incompétente !
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  • Jean Richard - Abonné
    4 janvier 2012 08 h 55
    On met la table pour... l'anglais
    On l'a un peu dit plus haut : on veut faire disparaître toutes les langues sauf le français et... l'anglais qu'on enseignera de façon intensive à la fin du primaire. Et quelle langue a tout à gagner de l'exercice ? L'anglais, bien sûr, qui est déjà valorisé à outrance. La perdante, le français, qui sera perçue comme langue de coercition.

    Il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans le ROC et aux États-Unis pour constater que l'expression unilinguisme anglophone est quasiment un pléonasme.

    En disant aux enfants d'immigrants « Laissez votre langue à la maison », on ne fait que renforcer cette polarisation anglais-français, là où le français ne fait plus le poids pour survivre. La présence d'autres langues aurait pu servir de contre-poids à l'anglais. Contrairement à l'anglais, ces autres langues n'ont aucune visée impérialiste sur la culture québécoise. Je n'ai jamais senti de condescendance de la part d'un Chinois parce que je ne parlais pas le mandarin. Et si les hispanophones acceptent gentiment de m'aider à parfaire ma connaissance encore très élémentaire de cette langue, ce n'est pas pour m'hispaniser. Mais j'ai beaucoup fréquenté les anglophones et là, le tableau est moins reluisant. Plusieurs sont très fiers de pouvoir parler français, mais chez tant d'autres, le speak white fait encore partie de la culture impérialiste.

    Bref, je suis d'accord avec l'idée que la CSDM fait fausse route avec sa politique, et j'ajoute que ce qu'elle veut surtout sortir des écoles, ce n'est pas l'anglais mais bien les autres langues, et ce faisant, elle veut nous priver de la diversité culturelle et linguistique nécessaire à la survie du français.
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  • France Marcotte - Abonnée
    4 janvier 2012 09 h 05
    On ne s'entend pas sur la manière ou sur l'intention?
    Madame de Courcy de la CSDM et madame Armand semblent d'accord sur l'intention qui est qu'on en arrive à parler français dans les écoles francophones de Montréal (ah ce n'est pas déjà le cas?).
    Mais elles ne sont pas d'accord sur la manière.
    À moins que madame Armand...

    C'est sûr que les mots "obliger", "restreindre", rebutent; ça fait "état policier" et on n'en est pas à une suspicion de cette eau près.
    Et faudrait savoir si c'est vrai que "Au fond, c'est un appel au secours" de la part de la CSDM qui panique, qui veut faire vite.

    Si on s'entend sur l'intention et que c'est la manière qui chiffonne, c'est un moindre mal. Les spécialistes de l'éducation sont si dépassés par la question qu'ils doivent débattre par médias interposés?

    C'est vrai que c'est bien compliqué de pallier au désir.
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  •  
  • Shilvi Martin - Inscrit
    4 janvier 2012 09 h 16
    Je suis dedans
    Des études des année 60 vraiment?
    Il faut avoir des enfants d'âge scolaire maintenant pour comprendre l'urgence d'agir.
    A l'école que fréquentent mes enfants (CS Marguerite-Bourgeoys), les francophones sont à 39%. Il n'y a pas de "police de la langue" mais on dit aux enfants "en français svp". Ça fait partie du Code de vie de l'école que tous parents signent (l'ont-ils compris?).
    Cette règle du français partout est essentielle car c'est le seul endroit où les enfants peuvent être en immersion. Déjà que leur rythme d'apprentissage ralentit celui des francophones... et je sais de quoi je parle.
    Arrêtez de me faire pleurer avec vos théories du pauvre petit allophone, il est à l'école pour apprendre!
    Je ne sais si vous comprenez mais dans l'Ouest-de-l'île, le français se porte très très mal et comme les immigrants sont dorénavant installés partout sur l'île de Mtl, le même problème se retrouvera à St-Léonard, Anjou, etc.
    Si on veut retrouver le service en français dans nos commerces, il faut changer le modèle actuel car il ne fonctionne pas. Et on ne regarde pas une étude de 1960, époque où il y avait peu d'immigrants au Qc...
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    4 janvier 2012 09 h 24
    Ingénierie sociale
    Les pratiques passées ont été la plupart du temps des désastres colossaux. Il est difficile de contrôler les forces vives d'une société. Vivant en milieu minoritaire, je le vie au quotidien dans les écoles du hors-Québec. Cela dit, il ne s'agit pas de ne rien faire. Peut-être faut-il s'inspirer des rares cas qui ont produit les résultats escomptés? Bonne chance entk. Le français mérite mieux.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    4 janvier 2012 09 h 40
    Si notre milieu «francophone» était unilingue français...
    mais nous répondons facilement en anglais a des anglais qui ne veulent ou ne peuvent parler français...

    Dans Montréal vivre en anglais seulement est tout à fait possible et souvent conseiller dans bien des industries surtout les PME de moins de 50 employés...

    La première mesure serait de faire la même obligation du français au travail dans tout les commerces et industries à partir de 2 employés...
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  • Y. Morissette - Inscrit
    4 janvier 2012 09 h 56
    Je dis oui à la langue française dans les écoles de Montréal.
    Mme Armand, vous ignorez tout de l'Urgence du français dans une grande ville comme Montréal. En tant que chercheuse, vous ignorez complètement la situation difficile du français à Montréal. Votre situation et votre pratique de spécialiste des langues devrait normalement vous inciter à mieux comprendre ce pouquoi il est devenu impératif de mettre en valeur partout au Québec notre langue officielle qui est le français. Dans la majorité des pays du monde, que ce soit l'Allemagne, la France, l'Italie, la Chine ou la Russie, il existe une contitution qui oblige tous les immigrants à connaître et pratiquer la langue du pays pour obtenir la nationalité dudit pays. Pourquoi en serait-il autrement au Québec qui est actuellement en pleine période d'assimilation. En tant que spécialiste des langues, vous devriez en être consciente. Faites toujours de plus en plus de recherches avec d'éminents spécialistes, vous ne disposez pas pour autant d'une analyse ou d'une conception juste de l'état du français à Montréal. Votre expérience de chercheuse et d'enseignante,si elle doit prêter à considération, ne vous donne cependant pas une parole de portée ou à valeur universelle. Pour ce qui est du français dans les écoles du Québec, il revient d'abord et de plein droit à la population et aux parents des élèves de décider du statut du français dans les écoles pour lesquelles ils paient des taxes. Cela a priorité sur votre statut de spécialiste qui ne s'est jamais frottée aux combats des rues pour la survie du français au Québec. Quant à la sauce de la "mondialisation", gardez-la pour votre prochain repas entre spécialistes. Cela est même devenu une idée réactionnaire. Oui, haut et fort, pour le français partout dans les écoles du Québec parce qu'une seule chose importe: celle de parler correctement la belle langue de chez nous comme le dit si bien Yves Duteuil. Quant à la pratique de plusieurs langues, que faites-vous de la traduction
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  • rene lefebvre - Inscrit
    4 janvier 2012 10 h 06
    La peur de l'inconnu et la promotion du français
    Pour avoir enseigné l'anglais à la CSDM pendant plusieurs années, j'ai souvent vu des profs de français partir des campagnes dont l'intention était de bannir l'anglais plutôt que de promouvoir le français. À mes questions, mes collègues répondent qu'ils en ont marre d'entendre des élèves parler anglais dans les corridors et sur la cour de récréation. Je réalise que c'est surtout parce que mes collègues ne comprennent pas ce qui se dit et trouvent ça trop frustrant, développant ainsi une forme de paranoïa.

    Ce sont les moyens que l'on utilisera pour "promouvoir" le français qui me font peur. Les parents anglophones qui choisissent d'envoyer leurs enfants à l'école francophone ne veulent pas que leurs enfants aient honte de leur langue parce que des petits tyrans paranoïaques abuseront de leur pouvoir. Ce sont souvent des enfants d'immigrants qui remportent le prix ultime de la Dictée des Amériques et plusieurs professeurs échouent l'examens de français lors de leur embauche. Que mes enfants en profite pour parler anglais à la récréation est une bonne chose. Une enquête récente à montré que les parents francophones d'enfant à l'école publique en ont marre de voir que leurs enfants sachent si peu maîtriser l'anglais après tant d'années à l'apprendre. Que l'on offre des bourses et des prix plutôt que de punir car le renforcement positif a bien meilleur goût que la punition.

    Joseph Louis
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  • Jean-Simon Voghel Robert - Abonné
    4 janvier 2012 10 h 18
    Avez-vous lu l'article?
    Je trouve surprenant que plusieurs commentateurs interprètent les propos de Mme. Armand comme une porte d'entrée à l'anglais à l'école. On oubli que les jeunes allophones de la CSDM parlent plus de 130 langues et que les enfants anglophones ont un réseau scolaire bien à eux. C'est donc une porte d'entrée à l'arabe, le mandarin, l'ordou, l'espagnol, etc. En chiffre, c'est plus de 50% (http://www.csdm.qc.ca/PrescolairePrimaire/Programm des élèves qu'accueille la CSDM qui n'ont pas le français comme langue maternelle, et comme le dit Mme de Courcy, "47 % des élèves de la CSDM n'ont ni le français ni l'anglais pour langue maternelle." En faisant le calcul, on voit bien qu'il y a très peu d'anglophones dans le réseau de la CSDM...

    Ce qu'ajoute Mme. Armand à propos de la politique de la CSDM est que l'apprentissage de la langue française pour les jeunes allophones est liée, dépendante, ne peut pas se faire sans le développement de leur langue maternelle. L'apprentissage d'une langue seconde se fait toujours sur les bases solides de la langue maternelle. C'est pourquoi l'école doit permettre aux enfants allophones de développer leur langue maternelle (par exemple par le programme PELO).

    De toute manière, c'est bien beau dire 100% français, comment voulez-vous que ça se concrétise dans les cours d'école? Qui sera là pour reprendre les enfants qui osent contourner le nouveaux règlement? Les enseignants qui surveillent à la récréation ont surement beaucoup d'autres choses à faire que de jouer à la police. Si la CSDM veut vraiment aider les enfants allophones, il faudra qu'elle considère les résultats des recherches en apprentissage des langues et qu'elle évite de proposer des solutions simplistes et inapplicables.
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  • André Michaud - Inscrit
    4 janvier 2012 10 h 27
    mauvaise cible
    Mon père avec une 4i`me année primaire écrivait avec moins de fautes que les jeunes de secondaire 5 aujourd'hui. Pour avoir travaillé 35 ans au MELS et vu des tonnes de copies de l'examen de français écrit de secondaire 5 , je peux vous l'assurer!!

    Était-ce parce qu'il parlait français à la récréation??? foutaise!!
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  • Nicole Faucher - Abonné
    4 janvier 2012 10 h 45
    Nicole J.
    Il faut prendre tous les moyens pour d'abord promouvoir la langue française au Québec et protéger notre culture. Après un excellent apprentissage du français on pourra ajouter une année d'immersion à la langue anglaise pour ceux qui ont réussi parfaitement leur examen de français !!!
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  • Helpaul - Inscrit
    4 janvier 2012 10 h 51
    @1bernard1
    Vous avez raison: "Un enseignement plus intensif du français orale(sic) et écrit avec des compétences acquises bien défini(sic) et bien évalué(sic) serait une meilleur(sic) solution
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  • Michel Page - Inscrit
    4 janvier 2012 10 h 59
    Un système cohérent en français, cours, classes milieu, et parascolaire condition à la vitalité minimale du français..
    à Mme Armand ,
    Chère professeure,
    vous semblez mélanger des paramètres de natures différentes, dont lorsque vous mélangez mondialisation à votre plaidoyer nihiliste...
    En particulier le programme d'anglais intensif improvisé par le gouvernement libéral constitue une incohérence à plusieurs égards.. Une telle initiative opportuniste devrait être dénoncée et vivement rejetée Tout cela mène à ce qu'on nome le bilinguisme social, caractérisé par un transfert net à la langue anglaise par le biais de l'attrait de cette langue sur les allophones...

    Sans cohérence de l'enseignement du français dans nos écoles (classes, cours, milieu...) un milieu tel celui de Montréal, dont la population francophone aura baissé graduellement depuis la hausse de l'immigration allophone et anglotrope j, ne peut constituer un milieu d'immersion et d'intégration positive à la langue française, langue commune et cohésive...i

    Ma recherche m'incite à appuyer madame D. de Courcy et l'initiative de la CSDM. Je déplore toutefois le grand retard de la CSDM ( et de d'autres commissions scolaires de la grande région de Montréal) car le problème aura émergé depuis déjà plusieurs années.

    Bien votre
    Michel P.
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  • France Marcotte - Abonnée
    4 janvier 2012 11 h 06
    Percer sa bulle
    M.Voghel Robert pose une excellente question: avez-vous lu l'article?

    Une question qu'on pourrait souvent se poser.
    On dit qu'une proportion importante de la population a des problèmes de lecture.
    Lire c'est écouter, d'où sans doute une des explications.

    Donner l'exemple de l'écoute pour honorer la langue française que l'on prétend chérir, ce n'est pas trop contraignant et c'est une excellent exemple à donner pour inciter à vouloir apprendre le français, une langue dont l'écoute permet de se comprendre.
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  • Leproff - Inscrit
    4 janvier 2012 11 h 21
    Éduquer à la langue par la francisation
    Durant quelques années, au début des années 2000, j'ai donné des cours personnalisés en français à des petits Bosniaques qui ne parlaient que leur langue sur la cour de récréation. On n'en a pas fait toute une histoire. J'ai simplement indiqué à la directrice de l'école que dès le moment où ces enfants manieraient les automatismes de la langue de Molière, ils cesseraient d'utiliser leur langue et s'exprimeraient en français.

    C'est ce qui s'est produit.

    Donc, la morale est simple: si les commissaires désirent que les allophones s'expriment en français suir la cour de récréation, ils doivent augmenter les périodes de francisation.
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  • lise bélanger - Abonnée
    4 janvier 2012 11 h 22
    Seule langue du Québec
    Nous n'avons d'autres choix que d'imposer la langue française. comme toute autre langue dominante s'est imposée ailleurs au monde.

    C'est en parlant français partout que l'on devient québécois.

    Sans une mesure précise faisant comprendre que la langue au Québec c'est le français, nos petits allophones baragouineront 3 langues sans en parler aucune vraiment bien, le français de temps en temps à l'école, la langue d'origine à la maison et l'anglais que leur parents vont leur montrer puisque la plupart des immigrants travaillent en anglais au Québec.

    Surtout, d'aucun ne se sentira québécois mais ils ne leur restera qu'une sorte de melting pot américain auquel s'identifier.

    Demander que la langue française soit partout présente à l'école est un minimum et un incontournable.
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  • SusanK - Abonné
    4 janvier 2012 11 h 29
    BRAVO - IL ÉTAIT TEMPS
    Je suis anglophone de naissance et d'élevage, ma mère ne parle pas le français.

    Il y a 50 ans à l'école, j'étais la seule anglo de l'école et je n'ai eu aucun choix que de parler le français. Je n'en suis pas morte et puisqu'à cet âge, notre cerveau est une éponge, ce ne fut pas long avant que je devienne totalement bilingue.

    Les chercheurs et compagnie peuvent bien commenter. Ils n'ont jamais été dans cette situation. Il faut que les jeunes puissent penser en français sinon la langue française qu'ils apprendront en classe s'évaporera à la première occasion et l'anglais ou autre dominera.
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    4 janvier 2012 11 h 31
    Les réseaux sociaux, majoritairement en anglais et par notre propre faute
    Mme Armand, dans sa grande tour d'ivoire universitaire, n'a certainement pas eu le temps de constater l'évolution du monde virtuel ces 5 dernières années.

    Facebook, Twitter, Flickr et j'en passe, sont à 75% en anglais ici même, au Québec. Les principaux coupables sont les Québécois francophones qui publient des commentaires dans cette langue pour être compris de leurs «amis» outre-frontière, sachant très bien que leurs compatriotes canayens vont les comprendre sans broncher.

    Et la « langue maternelle » de l'allophone? Elle est écrasée au même titre que le français dans chacun des réseaux précités.

    So much for cultural diversity.

    Je suis d'accord que l'école est en train de devenir le seul lien des jeunes immigrants avec leur société d'accueil.

    Il n'y a pas à rougir d'y imposer le français, puisque les alternatives – ou plutôt la SEULE alternative linguistique, si importante pour Mme Armand, attend l'élève dès que la cloche de 16h a sonné.
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  • Suzanne Barbeau - Inscrit
    4 janvier 2012 11 h 34
    la francophonie
    Il vaut mieux insister sur le français, la francophonie, sinon dans dix ans tout va tourner en only English.
    J'enseigne le français en Italie et je vous assure qu'ici, c'est en italien partout.
    Même chose en France.
    Bravo aux théories des éminences grises mais la réalité est celle-ci: Montréal, tout le monde le sait, c'est le tremplin des immigrant qui ont hâte de trouver du travail à Toronto ou aux États-Unis, où il vont souvent rejoindre un parent.
    Si l'on veut se respecter sur tous les nobles efforts conquis depuis la loi 101, il faut parler français, un point c'est tout.
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  • Elise D - Inscrite
    4 janvier 2012 11 h 36
    Mauvais souvenirs
    Quand j'avais 7 ans, je passais mes vacances en Bretagne. Un jour, pour saluer mes amies, je leur ai dit "Kenavo" qui veut dire au revoir en breton. Un vieil homme qui passait par là, m'a saisie par le bras et m'a dit "tu ne peux pas dire ça, c'est interdit!". J'ai eu vraiment peur.

    Ma grand-mère m'a expliqué qu'il y a très longtemps les enfants n'avaient pas le droit de parler breton à l'école, juste le français était autorisé. Si un enfant était pris à parler breton, il était puni; la seule façon de s'en sortir était de dénoncer un camarade qui parlait breton. Les vieil homme, des décennies après les faits, réagissait encore au seul fait d'entendre parler breton.

    Non, ce n'est pas une bonne idée. Cela crée un climat de dénonciation et de méfiance chez les enfants.
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    4 janvier 2012 11 h 58
    C'est maintenant ou jamais
    Voulons-nous ou non un Québec dont la langue commune soit le français?
    Voulons-nous faire vivre cette culture que nous avons préservée et la partager avec les arrivants?
    Il faut des règles qui assurent les bases de la langue commune pour tous et ainsi donner un message clair "Au Québec , c'est en français que cela se passe"

    Oui, apprendre l'anglais est une obligation mais qui ne doit se faire au détriment de la langue de la collectivité.
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    4 janvier 2012 13 h 03
    La société francophone est malade de ses héros.
    « Au fond, c'est un appel au secours » (Françoise Armand).

    Les humanistes de calibre seront d'accord avec l'idée que de l'enfant à l'adulte, tout s'articule selon le processus de l'identification. Alors combien bien même que l'on renforcerait ces gamins à coups de décharges électriques s’ils ne se conformaient pas au présent diktat, l'intégration ne serait pas au rendez-vous! Nous allons alors nous retrouver un jour avec des élèves qui posséderont un poli français du même acabit que l'amabilité des politiciens en campagne.

    Ici, c'est la religion primordialement qui interdit l'émancipation (le libre arbitre), car cela saborderait leur entreprise de domination. C'est la raison pour laquelle, les intellectuels d'ici (pour la plupart) demeurent fixés pour ce qui a trait à leur pensée synthétique, quoiqu’intelligents (analytique).

    Des indépendantistes qui sont incapables de sortir de leur bulle pour s'apercevoir que lors d’un référendum gagnant, les Anglais auraient le beau jeu de nous mater sévèrement.

    De laisser enquêter par leurs pairs des policiers impliqués dans des meurtres.

    Comment un jeune doué voudrait-il prendre exemple sur les auteurs de telles aberrations?

    « Si les médecins sont eux-mêmes contaminés, l’hôpital doit impérativement faire appel à ceux de l’étranger » (Confusius).
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  •  
  • camelot - Inscrit
    4 janvier 2012 13 h 10
    Ouverture
    "Mais on invitera les enfants allophones — 47 % des élèves de la CSDM n'ont ni le français ni l'anglais pour langue maternelle — à laisser leur langue, que ce soit l'espagnol, le chinois ou l'arabe, à la maison."

    Je suis d'accord pour que le français soit présent partout. Mais il me semble que les minorités peuvent enrichir notre vision du monde à travers leur langue dans un cadre scolaire approprié, comme des cours de géographie, de musique ou d'histoire.
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  •  
  • Jean Rousseau - Inscrit
    4 janvier 2012 13 h 14
    La société québécoise souffre de ses héros. ***

    « Au fond, c'est un appel au secours » (Françoise Armand).

    Les humanistes de calibre seront d'accord avec l'idée que de l'enfant à l'adulte, tout s'articule selon le processus de l'identification. Alors combien bien même que l'on renforcerait ces gamins à coups de décharges électriques s’ils ne se conformaient pas au présent diktat, l'intégration ne serait pas au rendez-vous! Nous allons alors nous retrouver un jour avec des élèves qui posséderont un poli français du même acabit que l'amabilité des politiciens en campagne.

    Ici, c'est la religion primordialement qui interdit l'émancipation (le libre arbitre), car cela saborderait leur entreprise de domination. C'est la raison pour laquelle, les intellectuels d'ici (pour la plupart) demeurent fixés pour ce qui a trait à leur pensée synthétique, quoiqu’intelligents (analytique).

    Des indépendantistes qui sont incapables de sortir de leur bulle pour s'apercevoir que lors d’un référendum gagnant, les Anglais auraient le beau jeu de nous mater sévèrement.

    De laisser enquêter par leurs pairs des policiers impliqués dans des meurtres.

    Comment un jeune doué voudrait-il prendre exemple sur les auteurs de telles aberrations?

    « Si les médecins sont eux-mêmes contaminés, l’hôpital doit impérativement faire appel à ceux de l’étranger » (Confucius).
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  •  
  • Mario Gauthier - Inscrit
    4 janvier 2012 13 h 55
    ...Je me souviens...
    ...D'un dicton que l'on voyait partout, à une époque: "bien parler, c'est se respecter".

    On avait oublié d'y ajouter: "en tant que peuple".

    Ceux qui se cachent derrière des alibis très douteux du genre "les effets positifs du bilinguisme dans le développement de l'enfant" ont-t-ils vraiment conscience que l'enjeu de ce "débat", s'il en est un, est d'abord culturel i.e. sociétal et non pas marchand ou politique?

    Cela dit, ce n'est pas en instaurant une "police de la langue" que l'on y parviendra. C'est dans le respect des différences que le tout devrait se passer. Mais il y a le corps social et le corps familial.

    Je ne crois donc pas, comme le suggère un des intervenants, que "l'école [doive] permettre aux enfants allophones de développer leur langue maternelle. En tant que société, il incombe à tous et chacun de défendre notre culture. Et dans cette culture il y a une langue

    Et si la culture des nouveaux arrivants n'est pas celle du pays qui les reçoit, c'est à eux qu'incombe la responsabilité de maintenir leur culture vivante.

    Quant à l'apprentissage de l'anglais, c'est un vieux, trop vieux débat.

    Personne ne comprend qu'il s'agit, à la base, d'un choix collectif et donc, culturel?




    Demeurer vigilant, toujours...
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  •  
  • Jc Leblond - Inscrit
    4 janvier 2012 14 h 04
    Intéressant...
    ...bien des gens dans les commentaires ci-haut semblent penser que si les enfants ne parlaient pas français pendant la récréation, ce serait pour parler anglais. Or ça n'est pas ce dont il est question. Les enfants qui fréquentent les écoles francophones n'ont pas l'anglais pour langue maternelle. Ça n'est pas d'Anglais VS Français dont il est question ici. La grande majorité des enfants qui fréquentent le système scolaire français, toutes origines confondues, utilisent le français comme langue commune.

    La question est de savoir s'il est vraiment utile, pour favoriser l'intégration, de réprimander un enfant qui échangerait quelques mots dans sa langue maternelle avec son frère. De lui donner l'impression que sa langue maternelle est "sale", comme le Canada Anglais a voulu faire avec le français. Et si cette mesure vient répondre à un problème réel.

    J'ai l'impression qu'il s'agit d'une vengeance indirecte contre les abus bien réels que nous avons subi aux mains de la domination canadienne et anglaise. Une vengeance dont les enfants d'immigrés font les frais. Nous avons passé des décennies à décrier avec raison la discrimination dont nous étions victimes, à décrier avec raison la façon dont le fait de parler français était source d'humiliation quotidienne dans les forces armées, dans les grandes compagnies ou dans les écoles d'autres provinces. Si, au Collège Militaire de St-Jean, le Canada a profité de sa position de pouvoir pour bafouer nos droits ou nous humilier, devons-nous maintenant vraiment nous abaisser nous-mêmes à ce niveau?

    Oui le fait français est d'une importance cruciale. Si vraiment nous croyons cela sérieusement, plutôt que de faire subir des petites vengeances à des enfants, il serait plus approprié de mieux nous occuper de notre système d'éducation et de faire l'indépendance pour vrai. Notre frustration est légitime. Assurons-nous qu'elle mène à des réalisations concrètes plutôt qu'à de peti
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  •  
  • Diane Blaquiere - Inscrit
    4 janvier 2012 14 h 41
    Parler pour parler
    Référer à "les travaux des Canadiens Peal et Lambert (1962)" pour soutenir le bilinguisme est une autre preuve que le milieu UNIVERSITAIRE ne suit pas la cadence.
    Personne ne nie le fait que l'apprentissage des langues sera un atout autant cognitif que culturel. Pour avoir reçu des étudiantes étrangères en immersion pendant quelques années entre 1997 et 2001, je puis vous assurer que sans une immersion totale, une langue ne s'apprend pas. Sans l'oral d'abord, il faudra oublier l'écrit.

    Étant moi-même trilingue, je n'ai eu aucun succès avec ma jeune anglaise parce que je me suis trop souvent servie de ma capacité à adopter sa langue. Je suis toujours en contact avec mes étudiantes étrangères retournées dans leur pays aujourd'hui.

    Une jeune japonaise (sans l'alphabet de départ) et une jeune allemande dont je ne possédais pas du tout la langue sont toutes deux reparties complètement francisées et le sont demeurées.

    Mes activités actuelles en francisation me confirment par ailleurs un glissement inquiétant vers l'anglais.
    Des démarches récentes pour mon fonds de retraite....gagné au Québec mais géré à Toronto ne m'ont donné AUCUN accès à un service en français d'une très importante compagnie installée avantageusement au Québec. Ce service était pourtant disponible quand j'y travaillais.

    Au travail, c'est pire!
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  •  
  • vision - Inscrit
    4 janvier 2012 15 h 09
    assimilation
    Le gouvernement Charest.
    Veux que des la 6 années des cours intensifs en anglais pour tous les jeunes Québecois sans exceptions .Mais cette regle ne s'applique pas aux écoles anglophones .(trouvez l'erreur) ???
    quel message ont envoie aux jeunes Que.l'anglais c'est plus important que le francais.au Québec
    Merci Monsieur Charest Avec vous la francophonie n'a pas besoin d'ennemies.
    Yves Lorange
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  •  
  • Jc Leblond - Inscrit
    4 janvier 2012 15 h 18
    Portion coupée de mon commentaire précédent
    La fin de mon commentaire précédent a été coupée:

    Notre frustration est légitime. Assurons-nous qu'elle mène à des réalisations concrètes plutôt qu'à de petits gestes mesquins.
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  •  
  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    4 janvier 2012 15 h 28
    Excellents commentaires de "Je suis dedans" de Shilvi Martin et de Lucia Ferretti

    (1)
    Imaginez... se veut-il dénonciateur OU bien, provocateur - pour mieux faire réagir ?

    Ce qui me tracasse le plus, c'est que Lisa nous réfère qu'à un seul point de vue.

    Pourquoi? manque de temps? c'était si pressant ?
    Ou bien lirons-nous demain une analyse d'un-e autre spécialiste? Du moins je l'espère.

    Mais ce qui me fait m'inquiéter le plus c'est que Mme Armand (en didactique, à l’ U de M) provienne du sérail qui soutient le multiculturalisme canadien : elle a bien signé le "Manifeste pour un Québec pluraliste". On sait maintenant que les conseillers de B-T étaient majoritairement des universitaires qui ont signé ce "Manifeste". C'est très parlant, non?

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle
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  •  
  • Jc Leblond - Inscrit
    4 janvier 2012 15 h 43
    Attention de ne pas confondre les problèmes!
    Il ne s'agit pas ici, Mme Blaquière, de faire parler la langue maternelle des élèves à leurs enseignants. Ces enfants sont déjà en immersion complète dans un milieu francophone. La jeune japonaise ou la jeune allemande n'a pas moins appris le français parce-qu'elles parlaient de temps à autre à des copains ou parents en allemand ou japonais.

    Personne n'est en train de dire que l'on doive s'adresser à ces enfants en chinois ou en espagnol. De même, votre tragique expérience avec votre fonds de retraite qui n'offre pas de services à la clientèle en français est désolante et honteuse dans un pays qui a la prétention d'être bilingue. Mais cela n'a rien à voir avec le fait de faire la police avec des enfants de six ans pendant la récréation.
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  •  
  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    4 janvier 2012 15 h 52
    LE FRANÇAIS IMPOSÉ À TOUS : VRAIMENT ?
    (2)

    Voyons ses grands arguments :

    -- " elle déplore que certains cadres de la commission scolaire n'aient pas lu les travaux des Canadiens Peal et Lambert (1962)..."

    Elle a donc vérifié auprès d'eux. Même si c'était le cas, pourquoi cette référence à 2 spécialistes canadiens - datant du début de la révolution tranquille, et même avant l'ère du "fameux bilinguisme de Pierre Elliot-T", qui a échoué ? C'est comme se fier sur le renard pour analyser les poules ? J'exagère un peu, mais...

    -- " L'exclusion des autres langues est mise en lien avec l'apprentissage du français. "C'est plutôt inquiétant" " ; elle ajoute même que " La CSDM " joue avec ça "! " F.A.

    Je ne sais si Mme Armand - qui semble si inquiète pour l'avenir du bilinguisme - a remarqué que l'anglais est omniprésent à la télé, sur internet, les magazines, ET que nous baignons (7 à 8 millions) dans une mer de plus de 400 millions d'anglophones ?

    Nous sommes - ainsi que les enfants - de véritables éponges. Et la mondialisation est en marche pour faire le reste!

    Je ne suis pas inquiet du tout quand à l'avenir de l'anglais... Mais du français c'est une autre affaire... Qui doit se protéger : eux ou nous ?

    Quant à la comparaison avec la Chine... Wouah! Un peu beaucoup tiré par les cheveux!

    Le seul point pertinent, à mon sens (même si paradoxal), est lorsque Mme Armand nous dit :

    «On accueille les enfants venus d'ailleurs en leur imposant le français partout à l'école. Mais, d'autre part, on veut implanter l'anglais intensif en 6e année. Peut-on clarifier où on s'en va?»

    En effet, l'anglais au secondaire seulement - mais bien enseigné !

    Mais elle oublie que ce n'est pas imposé à tous : il y a la clause canada ; et que l'on peut maintenant s'acheter le droit d'être instruit en Anglais.

    Je conclurai sur une crainte encore plus grande : l'appel qu’elle fait au CSLF...

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    4 janvier 2012 16 h 12
    @ Yves Cote'
    En faite J'ai pense' la meme chose que vous. les provinces anglaise sont libre de prendre ou etablir des loi consernant les langues et personne sy plaint

    en faite si vous relisez l'histoire Canadienne la langue Francaise a ete abolit et aujourd'hui on voit bien que c'est Francophone sont vraiment Anglophone aujourd'hui leur Francaise laisse a desirer

    Pour ma part je suis daccord avec ca qu'il ait une police de langue tant pis. les Quebecois sont toujours les premier a mettre des baton dans leur propre loi meme quant c'est a leur avantages
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    4 janvier 2012 16 h 12
    De quoi parle-ton?
    Décider collectivement que l'école française doit l'être dans tous les aspects de son exercice dans les écoles du Québec, est-ce refuser l'ouverture, l'évolution?
    Ou, se donner un instrument pour permettre que l'on puisse vivre ensemble.

    Je me rappelle dans une école secondaire de NDG les classes avaient changé de
    clientèle. Les enfants immigrants formaient une plus grande partie de la classe. Or ils répondaient en anglais lorsque le professeur les questionnaient et disaient que cela ne leur donnerait rien d'apprendre le français. De guerre lasse certains prof. ont toléré malheureusement ce qui a amené à faire des changements.
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    4 janvier 2012 16 h 22
    A Michele
    Vous me parlez de Charte Quebecoise? Faite moi rire
    Si la loi 101 est bien bafouer sentons nous libre de faire de meme avec la charte quebecoise
    Le Nouveau Brunswick est Juste a cote’ allez vivre aux bilinguisme si vous le voulez
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    4 janvier 2012 16 h 36
    @ Elise D
    Je ne sais pas ou vous voulez en venir mais les britaniques l’ont bien fait en Amerique tu nord en Australie, en Nouvelle Zelande en Ecosse et en Irlande aujourd’ui tout ces territoire sont a 100% Anglophone. Pour vivre dans une societe il nous faut des loi et des regles. Pour faire du Quebec Francais il nous faut des loi et des regles aussi dur qu’elles peuvent etre. Je suis immigrant et en Afrique quand un eleve ne connaissait pas son cour le prof lui donner une correction et je vous assure le jour d’apres il connaissait tout

    Souvent la correction et loi draconienne sont un moyen efficace tres efficace
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  • Marc André Bélanger - Inscrit
    4 janvier 2012 17 h 07
    @Djemy Djemy (et autres)
    « Souvent la correction et loi draconienne sont un moyen efficace tres efficace » Avez-vous bien lu l'article? La recherche menée au cours des 50 dernières années indique tout le contraire, dans le cas qui nous concerne.

    Y a-t-il des études (et non des faits anecdotiques) qui appuient la décision de la CSDM?
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  • Diane Blaquiere - Inscrit
    4 janvier 2012 17 h 27
    Parler pour parler
    @JC Leblond. Attention de ne pas confondre les problèmes!

    Je crois que vous n'avez absolument rien compris à mon commentaire. Je vous parle d'assimilation par manque de rigueur de l'enseignement de la langue française dans toutes les activités scolaires. Je ne suis pas pour la police de la cour de l'école (va sans dire) mais pour l'obligation d'adopter la langue française officiellement à l'école par des moyens ludiques mais convaincants.

    Le lien étant que le laxisme a conduit au phénomène où même pour un service d'entreprise installée au QC, on sera de moins en moins "OBLIGÉ" de parler français comme conséquence de l'anglais qui lui devient de plus en plus utilisé à l'école. J'ai beaucoup de jeunes enfants autour de moi et croyez-moi, ce n'est pas à l'école qu'ils apprennent leur français. La langue commune des allophones entre eux est l'anglais en très grande proportion....dans la cour de l'école et dans les loisirs publiques. ET j'habite en région.
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  • Hugues Marier - Abonné
    4 janvier 2012 17 h 40
    Drôle d'article
    Comme le fait si bien remarquer M. Dubois, pourquoi Mme Gervais ne nous réfère-t-elle qu'à une seule spécialiste ? Spécialiste dont les propos sont d'ailleurs difficiles à suivre, c'est le moins qu'on puisse dire. Comment le fait d'imposer le français pourrait-il nuire à la francisation ? Je trouve au contraire que l'approche de la CSDM est excellente. Elle devrait cependant s'accompagner d'autres mesures destinées à diminuer la pression sur la langue française : notamment diminuer le taux d'immigration, qui est pour l'instant deux fois plus élevé au Québec qu'aux États-Unis (il n'y a aucune justification à un tel taux, si ce n'est de grossir la base électorale du PLQ), renforcer les cours de francisation aux parents de ces allophones (au lieu de leur couper les fonds), abolir l'enseignement de l'anglais au primaire (il n'y a aucune urgence en ce sens à cet âge, encore moins d'imposer l'immersion obligatoire pour tous, et l'anglais à des fins professionnelles s'apprend très bien au niveau secondaire).
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  • parade21 - Abonné
    4 janvier 2012 18 h 15
    Faire le débat politique
    Il faut, bien entendu, élargir le débat et le tenir dans l’arène politique. Que ce soit pour la langue ou la laïcité, ce gouvernement envoie des messages flous, sinon contradictoires. Plutôt que d’appliquer avec rigueur et courage politique la charte de la langue française, la ministre St-Pierre se réfugie derrière la Cour suprême et permet les écoles passerelles. De même pour la laïcité. Elle opte pour la laïcité ouverte et les accommodements raisonnables plutôt qu’une laïcité claire qui enverrait un message que le Québec sépare très nettement l’Église, toutes les églises, de l’État. Et cela se fait par une charte de la laïcité. On attend toujours.

    La langue et la laïcité sont deux piliers de la société et de la culture québécoise. Nous avons eu la charte de la langue française. Cette charte est en lambeaux et la loi 101 aussi. Il faut lui redonner du tonus pour que tous les québécois, anciens ou nouveaux, comprennent bien le message que la langue officielle au Québec est le français. Ce qui n’empêche pas des individus de continuer de vivre dans leur culture d’origine. Cela fait partie du processus d’intégration à la société d’accueil. L’objectif de la CSDM est louable. Mais elle est seule dans son coin, abandonnée par un gouvernement qui favorise le bilinguisme institutionnel d’un côté, et de l’autre tente de nous faire croire qu’il défend le français par des campagnes de publicité qui iront se perdre dans le cimetière de l’oubli.
    Le message du gouvernement du Québec doit être sans équivoque. La société québécoise a opté, historiquement, pour la laïcité claire et une langue officielle qui est le français. Pas pour des accommodements religieux déraisonnables et pour une défense molle du français. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Et si la CSDM poursuit son objectif de 100% de français, seule dans son coin, elle se prépare à vivre un enfer.
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  • Amsterdam - Inscrit
    4 janvier 2012 19 h 34
    multilingue
    quel déception de constater une approche digne du système communiste
    quel message envoie t elle... celle de l intolérance envers les autres.
    Durant les fêtes, une mosquée et des autos ont été vandalisés à Gatineau.
    avec vos obsessions de toujours blâmer les autres pour votre insécurité cela nous amènera vers des scènes de violences et d intolérance...
    Pourtant nos chers québécois de souche se sont offusqué du suicide d une adolescente de 15 ans justement à cause de l intimidation, de l intolérance face à la différence...

    Si vous ne faites pas d enfants, si vous préférez vous amuser et divorcer au lieu de bâtir des familles solides, vous n auriez pas à craindre l immigration, les anglais et je ne sais plus...
    Bientôt on n aura pas le droit de parler la langue de notre choix sinon on appellera la police (les nazis l ont fait envers les juifs)....

    en tout cas, les Québécois on un sérieux examen de conscience à faire, en regardant le taux de divorce 56%, de suicide, d avortement
    ect.... est ce plutot de notre faute....
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  • Amsterdam - Inscrit
    4 janvier 2012 19 h 47
    immigration
    j aimerais bien avoir les statistiques du nombre de Québécois qui immigré ailleurs au canada depuis le 50 dernières années...
    vous étiez incapable de les garder au Québec car vos salaires sont moindres....
    j en connais dans tous les coins du Canada, médecins, chirurgiens, professeurs d université, ingénieurs, ambassadeurs, Nations unis, juges à la cour suprême, travailleurs de tous les métiers
    bref, si c était vraiment rose au Québec pourquoi préfèrent ils vivre ailleurs. ILs ont la liberté d envoyer leurs enfants dans des écoles Catholiques Françaises... ILs gardent les valeurs de leurs ancêtres, ils sont catholiques n ont pas peur de s affirmer et n ont pas peur des autres cultures.
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    4 janvier 2012 20 h 23
    @ Marc Andre Belanger
    Avez vous lu les commentaires des ceux a qui j'ai repondu?
    Ya til des etudes qui ont oblige le Canada Anglais d'abolir l'apprentissage du Francais dans le temps? J'en suis sur que vous connaissez mieux que moi l'histoire du canada je suis qu'un immigres

    pourquoi toute les fois qu une loi qui doit privileger le Francais a l'Anglais doit etre voter ou appliquee cela suscite un remu menage? les anglophones se genent pourtant pas quand il s'agit d'effacer le francais dans leur quotidien. allez y a vancouver vous verez ou le viet namien ou chinois a plus d'importance que votre langue Francaise

    de toute les facons Quebecois cette langue est votre si vous ne vous battez pour la conserver c'est pas nous les immigres qui le fera au contraire on s’assimile a tout et mieux a l’anglais

    oh pour vous repondre J'ai tres bien lu l'article du jour. En plus avant d'immigrer ici on nous a dis que c'est en Francais que ca se passe au Quebec alors je suis a 100% daccord quand il sagit de promouvoir le francais
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  • Roland Berger - Abonné
    4 janvier 2012 21 h 54
    La néantise d'esprit
    Madame Armand, comme beaucoup d'intellectuels dont la survie est assurée pas l'État, fait preuve non pas d'une néantise d'esprit. Les Québécois doivent se montrer ouverts à la disparition de leur langue et de leur culture. Rien de moins.
    Roland Berger
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  • Frédéric Pageau - Inscrit
    4 janvier 2012 21 h 58
    Un oublie des chercheurs....
    Ce qu'oublie de mentionner mme Armand c'est que ceux qui sont bilingues tôt, ils ont un vocabulaire pauvre dans les deux langues!

    http://www.youtube.com/watch?v=4GnYRljmDi8

    De plus à Montréal, l'école en raison d'une certaine ghétoisation, est souvent le seul endroit où les enfants peuvent pratiquer le français!

    Bref, je ne vois pas le problème, à moins que l'on soit pour l'anglicisation et la non intégration des immigrants!
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  • Sissidy - Inscrit
    4 janvier 2012 22 h 25
    commentaire
    c'est la meilleure façon de faire haïr le français et notre culture. Proposer et non imposer. s'affirmer, pas désaffirmer l'autre. c'est une réalité si facile mais qui rend un arrière gout mauvais, même aux bonne choses.
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  • Normand Paradis - Abonné
    5 janvier 2012 05 h 18
    Oui à l'intentionnalité, oui à l'exigence de parler français à l'école française; oui à la méthode.
    Distinguons entre les les choix qu'une société peut faire ou pas. J'ai enseigné le français dans les écoles francophones en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan. Croyez-vous que les minorités peuvent se permettre d'admettre dans leurs écoles toutes les langues sur un pied d'égalité. Même dans les écoles «bilingues» de la Saskatchewan (il n'y a plus d'écoles françaises comme tel) nous ne permettons pas l'anglais durant les récréation car c'est souvent la seule occasion pour certain élèves de pratiquer le français hors d'un environnement pédagogique.
    C'est une nécessité de recourir à la coercition. Il est vrais que le résultat obtenu n'est pas mirobolant et ne transformera pas la situation instantanément. Mais c'est l'unique frein objectif à la perte de contrôle de notre destination culturelle et aide à l'acquisition du français. Cela signifie que dans nos écoles françaises québécoises la langue française développe un statut de «langue seconde» et que les écoles pour éviter de devoir enseigner le français comme langue seconde doivent l'imposer comme langue de communication ordinaire, langue de vie sociale.
    LACADIANISATION. [http://lequebecenquestion.blogspot.com/2010/02/lac ]
    Lors de la publication de L'acadianisation de l'église catholique en Acadie 1763-1953 par L. Thériault en 1980 l'acadianisation en Acadie était conçue comme la reprise en main se ses institutions. Au Québec l'acadianisation représente une abdication de notre responsabilité. «L’acadien de coeur au lieu de rougir de sa langue maternelle, la cultivera et la parlera dans toutes les occasions... Il la parlera invariablement dans la famille et sur la rue, la fera apprendre à ses enfants à l’école...» «Il n’y a que les peuples esclaves qui rougissent de leur nationalite ...Et ce qui pousse au paroxysme de l’indignation, c’est que ces esclaves essayent de masquer leur servilité et leur lâcheté sous la belle e
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  • Frédéric Pageau - Inscrit
    5 janvier 2012 08 h 46
    Ce ques ces recherches ne disent pas...
    Ce qu'oublie de mentionner mme Armand c'est que ceux qui sont bilingues tôt, ils ont un vocabulaire pauvre dans les deux langues!

    http://www.youtube.com/watch?v=4GnYRljmDi8

    De plus à Montréal, l'école en raison d'une certaine ghétoisation, est souvent le seul endroit où les enfants peuvent pratiquer le français!

    Bref, je ne vois pas le problème, à moins que l'on soit pour l'anglicisation et la non intégration des immigrants!
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  • Frédéric Pageau - Inscrit
    5 janvier 2012 08 h 59
    Ce que la chercheuss ne dit pas!
    Ce qu'oublie de mentionner mme Armand c'est que ceux qui sont bilingues tôt, ils ont un vocabulaire pauvre dans les deux langues!

    http://www.youtube.com/watch?v=4GnYRljmDi8

    De plus à Montréal, l'école en raison d'une certaine ghétoisation, est souvent le seul endroit où les enfants peuvent pratiquer le français!

    Bref, je ne vois pas le problème, à moins que l'on soit pour l'anglicisation et la non intégration des immigrants!
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 janvier 2012 11 h 18
    immersion
    Quand j'ai fait des cours d'immersion en anglais en Ontario et en Colombie-Britannique, il était interdit aux élèves de communiquer entre eux dans une autre langue que l'anglais à l'intérieur des classes. Je n'ai jamais vu ça comme une insulte, ni comme un rejet de ma langue. La seule façon de VRAIMENT apprendre une langue, c'est de communiquer dans cette langue-là.

    Peut-être serait-il plus efficace de faire des activités en équipes (le professeur chiosirait les équipes et éviterait de mettre plusieurs allophones ayant la même langue maternelle dans la même équipe, afin qu'ils soient obligés de se parler en français).
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 janvier 2012 11 h 25
    C'est aussi aux individus de se tenir debout
    Je suis une Québécoise francophone, quoique j'aie un nom anglais, et -ce que vous ne pouvez pas voir sur la tribune- j'ai aussi une tête d'anglaise. La famille de mon père est d'origine irlandaise, mais francisée. Quand des inconnus s'adressent à moi (québécois de souche ou non), ce n'est pas rare qu'ils me parlent spontanément en anglais. Quand je leur réponds en français, ils me disent : "Ah, vos traits m'ont laissé croire que vous étiez anglaise." Qu'on me croit anglaise, soit...le problème, c'est que même si je l'étais, ce serait à moi de m'ajuster et de parler aux autres en français, et pas à eux de me parler en anglais.

    Un de mes amis est mulâtre, de sorte qu'on le prend pour un immigrant, bien que ce sont un Gaspésien totalement québécois. On s'adresse à lui en anglais parce qu'il semble être étranger (et on fait le saut quand il répond en faisant exprès d'accentuer son accent gaspésien).

    Tenez-vous debout et parlez aux gens en français. Les allophones qui ne croient pas important d'apprendre le français, si vous leur parlez en anglais, vous leur dites carrément : "Vous avez raison, ne vous donnez pas le mal d'apprendre le français, nous allons faire l'effort de vous parler en anglais." Et ce qui me désole (à la lumière des deux exemples ci-haut), c'est qu'on n'attend même pas de se faire parler en anglais pour plier l'échine : on parle en anglais dès qu'on soupçonne qu'on a affaire à un anglais ou un allophone !!!
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  • Regine Pierre Regine Pierre - Abonnée
    6 janvier 2012 08 h 04
    Quelle expertise!
    Les recherches sur lesquelles Françoise Armand appuie son point de vue ont plus de 40 ans et n'ont plus rien à voir avec la réalité d'aujourd'hui. Par ailleurs, l'interprétation qu'elle en fait est pour le moins faussée. Rappelons que le Dr. Lambert est le père des écoles d'immersion qui devaient permettre aux anglophones d'apprendre le français en étant immergés dans un environnement francophone. Concrètement les jeunes anglophones étaient intégrés dans des classes francophones où toutes les matières leur étaient enseignées en français et où l'environnement scolaire était francophone. Jamais il n'a été question d'empêcher les anglophones de parler anglais en dehors de l'école. Les études qui ont évalué ce modèle ont toutes démontré son efficacité auprès des enfants anglophones francophones, ce que traduit le concept de bilinguisme additifs auquel réfère Françoise Armand. Non seulement les anglophones ne perdent-ils pas leur langue, mais l'apprentissage du français, en plus de les rendre bilingues, a des effets positifs sur leur développement cognitif. Le bilinguisme soustractif quant à lui ne se manifeste qu'en milieu minoritaire.

    La proposition de la CSDM est non seulement scientifiquement valide mais c'est une nécessité pour assurer la survie du français dans un contexte où les enfants francophones sont maintenant minoritaires dans toutes les écoles de la grande région montréalaise, comme le confirment des données récentes de Statistique Canada, et où l'attrait de l'anglais auprès des jeunes n'a jamais été aussi fort. C'est aussi une nécessité pour permettre aux jeunes allophones d'apprendre le français dans toutes ses dimensions et pas seulement dans ses dimensions scolaires. Il suffit de vivre dans un quartier multiethnique, pour réaliser que la fréquentation d'écoles francophones n'empêche aucunement les enfants, qu'ils soient francophones où allophones, d'utiliser leur langue maternelle dans la fam
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  • Q1234 - Inscrite
    6 janvier 2012 14 h 10
    Enfin, un peu de courage politique!

    Ce qui est incroyable , c'est que cette politique n'était pas déjà en fonction dans nos écoles! Il est normal partout de parler la langue du pays enseignée dans les écoles, je ne m'attends pas à parler français dans une école étasunienne alors pourquoi s'attendrait-on à parler l'anglais dans les école québécoises??? Un Québécois qui veut protéger sa langue est taxé d'attardé, de non-ouvert sur le monde etc. Et imposer l'anglais au détriment de toutes les autres langues sur le globe ça s'appelle comment? Chaque nation a le devoir de protéger sa langue chez elle, pourquoi devrions-nous avoir honte de promouvoir et protéger la nôtre???
    Le Québec est français! Et si nous devons encore l'affirmer, affirmons-le!
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  • J.Gabriel - Inscrit
    6 janvier 2012 14 h 32
    N'importe quoi!
    Je suis ravi de la politique de la commission scolaire sur la langue. Elle vient légitimer une pratique qui est déjà bien installée. En effet, cela fait longtemps que j'impose le français dans ma classe, ne serait-ce que pour contrer les insultes et propos orduriers que les élèves tiennent à mon encontre ou pire encore, à l'encontre d'un autre élève. L'école est un lieu de socialisation, aussi bien qu'ils apprennent à le faire dans la langue des institutions. D'autant plus que la langue n'est pas un vulgaire moyen de transaction, c'est une personne qu'il faut apprivoiser et qui ne donne pas ses diamants facilement. Plus les rapports avec la langue des institutions et l'élève sont harmonieux, plus l'élève a de pouvoir, non seulement dans l'exécution de ses tâches, mais aussi sur lui-même. Penser, c'est parler. Et parler requiert l'adoption de tous les méandres d'une langue, de ces éléments essentiels qui se trouvent en écho dans une langue.
    Les propositions de cette soi-disante experte montre une fois de plus les dérives des pédagogos...
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  • Tresa Murphy - Inscrite
    7 janvier 2012 23 h 22
    Les jeunes d'aujourd'hui auront des compétences plurilingues!
    Une vision simpliste du monde: que c’est réconfortant!
    Aahhh le noir et le blanc!
    Le noir c’est mauvais, le blanc c’est divin!
    L’anglais c’est l’ennemi, le français c’est notre salut!
    Une langue a pour fonction principale de communiquer, et ce que vous communiquez m’attriste beaucoup…Ce n’est pas de l’ouverture, de l’espoir, de l’amour, c’est de la peur, de la haine et de l’insécurité.
    Écoutez, pendant que vous êtes restés sur vos préjugés, le monde a beaucoup évolué…
    Je vous encourage de regarder plus loin que votre nombril…vers le Conseil de l’Europe pour le concept du plurilinguisme : Il y a de nombreuses études et politiques dont le Québec pourrait vous inspirer au lieu cette comparaison vieillie aux « méchants » Anglais.
    http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/default_fr.asp
    Heureusement, les jeunes d’aujourd’hui ont des compétences plurilingues! Ils sont pour la plupart des trilingues (non seulement bilingues) et ils savent s’adapter à divers environnements. Ils pourront travailler à la belle ville de Québec, s’aventurer en Chine, faire une descente à New York, même un saut à Paris et se sentir chez eux partout sur la planète!
    Sauf peut-être à Montréal (où parler leur langue maternelle, qu’elle soit l’anglais ou toute autre langue, fera rouler les yeux et rugir les politiciens). Pour moi c’est simple : il s’agit d’une question de droits humains. Le droit de s’exprimer dans la langue de son choix (dans son temps libre) ne serait-ce pas plus important qu’un rêve politique séparatiste? Mais, le message est clair dans plusieurs de vos commentaires : les droits linguistiques avant les droits humains. La « victime » devient l’agresseur, le cycle de la violence linguistique se perpétue. Aaaahhh c’est triste, car la ville est belle et des gens éclairés, il y en a beaucoup! Mais, ils sont plus timides que les personnes qui se prononcent de manière polémique.
    Et bi
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  • Isabelle Anne Beck - Abonné
    8 janvier 2012 14 h 08
    La prochaine fois que je t'entends parler russe...
    Le respect de soi, de sa culture et de son identité linguistique c’est aussi celui des autres. L’intégration des immigrants est un processus à double sens. En est-on vraiment à croire qu’en exigeant des élèves qu’ils laissent chez eux leur langue et leur culture on leur donnera envie d’apprendre le français et de s’intégrer à leur société d’accueil? L’apprentissage de la langue commune chez nos élèves doit-elle se faire à coups de réprimandes et au détriment de leur identité linguistique et culturelle? Je n’y crois pas une seconde. Le rejet ne mène pas à l’intégration et les rapports harmonieux à une langue et à une culture ne s'établissent pas de cette façon.
    J’ai enseigné de nombreuses années en classe d’accueil auprès d’élèves immigrants dont je salue ici les efforts et le courage. J’ai choisi de leur transmettre mon amour de la langue française, de la culture québécoise dans toute sa diversité et de leur faire comprendre l’importance de la maîtrise du français pour leur réussite éducative et professionnelle et pour leur intégration sociale, entre autres. Je me suis intéressée à eux et ai toujours permis, par moment et de manière judicieuse, le plus souvent à des fins pédagogiques et humaines, la présence de leur langue maternelle dans ma salle de classe. Je ne les ai jamais punis d’être ce qu’ils sont, des humains tout à fait normaux qui ont parfois besoin de souffler, de réfléchir et d’échanger dans leur langue maternelle. Cette ouverture et ce respect de ma part, les élèves me les ont bien rendus en s’ouvrant et en s’intéressant à leur tour aux apprentissages, comprenant bien qu’il s’agissait d’intégration et non d’assimilation.
    Il y a tant à faire au niveau des services d’intégration linguistique. Misons plutôt sur la francisation que sur la coercition. Qu’il serait dommage que les élèves reçoivent comme message que leur langue maternelle est nuis
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    9 janvier 2012 08 h 43
    On fausse le débat
    Lorsqu'on suggère que les enfants puissent être brimés parce qu'ils doivent apprendre la langue avec laquelle ils pourront communiquer avec des polonais, chinois, arabe, allemand,on fait fausse route.
    Le Québec a choisi de ne pas privilégié les ghetto mais de proposer l'ouverture aux autres.
    Les enfants doivent garder la langue d'origine puisqu'elle fait partie de leur culture et leur donne un outil supplémentaire. Ils parlent leur langue dans la famille, avec les amis, dans leurs magasins.
    La langue française permet à toutes ces personnes d'avoir une langue commune pour communiquer dans la sphère publique et ce cela se fait avec des règles qui ne punissent pas mais qui incitent à l'effort.
    L'enrichissement de la culture de l'autre ne peut se faire que si il y a au départ, une langue commune avec laquelle communiquer. Ainsi je pourrai m'approcher de l'autre.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    9 janvier 2012 08 h 49
    @ Madame Beck
    Vous avez parfaitement raison. On ne peut enfoncer dans la gorge des immigrants la langue française. On doit les encourager à l'utiliser partout le plus possible et surtout dans les cours d'école. Il y va aussi bien de leur intérêt que du nôtre. Une bonne façon d'encourager les immigrants à utiliser notre langue est de la parler nous-mêmes correctement.
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  • Michelle Sizelski - Inscrite
    9 janvier 2012 10 h 09
    Au privé, point de multilinguisme
    Au collège privé que j'ai fréquenté au primaire et au secondaire, il allait de soi que le français était la langue d'échange dans et à l'extérieur des cours. Les pions et les professeurs le rappelaient constamment; mais, bien que les étudiants rechignaient un peu à obtempérer, aucun parent ne s'en est jamais plaint. Il semble normal, dans le cadre scolaire et pour apprendre et perfectionner la langue, de s'exprimer en français tout le long de l'école. Ce n'est pas une question politique comme on tente de nous le faire avaler, mais simplement une question pédagogique. Cessons ce psychodrame sauce 101!
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  • Sylva - Inscrit
    9 janvier 2012 11 h 55
    Pour en finir avec l'autoflagellation!
    Le Québec souffre d'un cancer pernicieux; la honte, l'auto-flagellation et la peur de se montrer intolérant. On nage en pleine mentalité pea-soup infériorisé version branchée 2011.
    Je tiens à pointer du doigt ce galimatias multiculturaliste avec lequel on nous rabâche les orelles. Ceux que je qualifierais de curés trudeauistes ont eu la même influence néfaste que les vrais curée; nous culpabiliser.
    Une société doit prendre des moyens pour assurer l'intégration des immigrants. Penser qu'avoir une langue commune forte serait de se fermer aux autres et au monde est le pire cliché. L'aplatissement devant l'anglais n'est pas de l'ouverture. Une éducation solide, une culture générale forte et l'accès à des médias et des manifestations culturelles internationales; voilà l'ouverture.

    C'est ridicule de prétendre que parce que quelqu'un est mal intégré dans la culture d'ici et moulé dans la culture américaine, il est ouvert.
    Les nords-américains ont une conception stupide de l'ouverture; ça se calcule à la grosseur d'un chinatown et à la pluralité génétique de sa population. Visitez la plupart des villes en A. du N; vous chercherez longtemps avant de trouver du cinéma étranger ou de la musique autre que la pop anglophone.

    Pourquoi ce qui est normal ailleurs devient exagéré ici. En Suède, les réfugiés sont payés pour suivre les cours de langue et sinon ils sont renvoyés illico. Le fait d'apprendre cette langue les empêchent-ils de prospérer et d'apprendre l'anglais et d'être ouverts sur le monde? Et les suédois de souche qui parlent une langue, sont-ils taxés d'arriérés, de débiles et de mésadaptés?

    Ailleurs, est-ce qu'on parle de fascisme quand, en immersion. il est interdit de parler une autre langue que celle de l'apprentissage?

    Au lieu de voir une telle mesure comme étant pplitique, pouquoi ne pas la voir simplement comme un moyen pédagogique. Au Québec, ceux qui font de la politique, ce sont ceux qui font r
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  • Lea Land - Inscrite
    9 janvier 2012 15 h 49
    Mise au point
    Mise au point

    Une spécialiste réagit pour défendre la pédagogie, pour permettre à de jeunes enfants allophones d'apprendre le français dans de bonnes conditions et non sous la surveillance de policiers de la langue.

    On apprend à partir de ce que l'on connait déjà; un enseignant curieux des langues des enfants allophones leur permet de mieux réfléchir sur le fonctionnement des langues et de mieux apprendre. En plus, il crée une complicité, un climat de confiance entre lui et ses élèves, tout aussi favorable à l'apprentissage.

    Défendre le français au Québec, oui, de tout coeur oui, mais ne mélangeons pas la pensée magique (l'imposition d'une politique linguistique ne transformera pas les élèves allophones en francophones unilingues !) et la réalité complexe de l'enseignement dans des classes pluriethniques de Montréal.

    A lire les commentaires hargneux, qui indiquent une totale fermeture à l'Autre et surtout une non-lecture de l'article, on ne peut que s'inquiéter de la qualité des débats autour de la langue.

    D'autres voies doivent se faire entendre, au service d'une vision nuancée, plus ouverte et plus inclusive, merci encore de cette mise au point, Mme Armand.
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  • citoyenne du Quebec - Inscrite
    9 janvier 2012 19 h 35
    La langue commune s’intègre à un répertoire

    Je suis pleinement en accord avec le fait d’être absolument nuancé quant au besoin des enfants et des adolescents lors des pauses scolaires.
    L’exclusion et les attitudes négatives face aux autres langues que le français sont assez présentes dans les médias et dans les couloirs, partout au Québec. Pourtant, ce n’est pas ainsi qu’on motive les élèves à apprendre le français et à vouloir faire partie de cette société en toute légitimité.
    C'est certain qu'il faut trouver des solutions pour contrer l'attraction de l'anglais. J'en suis consciente. Mais peut-on réfléchir un peu plus fort que ça ? Je nous en sais capables.

    Je suis pleinement d’accord avec Isabelle Anne Beck.
    Quand est-ce que l’ensemble des citoyens comprendra qu’on peut parler français ET aussi parler d’autres langues tout en se sentant pleinement québécois(e) et citoyen(ne) du Québec ?
    Je suis convaincue que c’est seulement ainsi que les futurs citoyennes et citoyens du Québec de demain poursuivront de chérir le français. Si on les oblige d’un côté absolument à tout prix à parler le français à l’école, dans la cafétéria, etc., et d’un autre côté on les rejette de la québécitude, c’est plus probable alors qu’ils se tournent vers d’autres langues, qu’ils ne se sente pas l’appartenance québécoise, et qu’ils se dirigent vers une société bilingue à l’avenir, ce qui n'est pas notre but à toutes et tous.

    Ce n’est que mon humble avis. Mais je souhaite remercier le courage de la journaliste et de la chercheure, car c’est très bon de voir ce débat vivre avec toutes ses voix et de toutes ses nuances. Je sais que les enseignantes et enseignants qui ont la vision d’un Québec à la fois fier d’être francophone et fier de toutes ses origines et appartenances plurilingues se verront soutenu(e)s et c’est ce qui m’importe.
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  • Jc Leblond - Inscrit
    9 janvier 2012 22 h 56
    @ Sylva et Pierrette Ste Marie
    franchement bizarre comment certains commentateurs ont interprété comme étant de savoir si l'on doit enseigner le français aux enfants immigrants ou non. Par Jupiter! TOUT le monde est d'accord sur ce point!! Ce qui est remis en question c'est la pertinence de faire la police dans la cour de récréation et dans les couloirs. SYLVA, ça n'est pas de l'autoflagellation que de se demander si c'est la meilleur façon de s'assurer que ces enfants apprennent le français. Et puis quel rapport, exactement, avec les réfugiés en Suède? On parle ici d'enfants dans la cour d'école. PIERRETTE STE MARIE, je crois que TOUS les commentateurs ici sont d'accords que l'apprentissage du français est primordial pour favoriser les échanges et une société cohérente. Ça n'est pas le sujet de l'article, c'est VOUS qui faussez le débat.
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  • Richard Desrochers - Inscrit
    10 janvier 2012 04 h 17
    madame Beck a raison
    J'imagine que tous ces amants intolérants de la langue française ont apprécié les sacres typiquement québécois du Bye bye version 2011. Belle mentalité. N'est-ce pas plutôt la haine de la culturre anglaise qui incite certains à se mettre en rogne contre cette culture?
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  • Veronique Lucignano - Inscrit
    10 janvier 2012 09 h 09
    Un peu de calme dans le débat svp !
    C’est rassurant de lire des commentaires sensés !
    Comme si la peur de voir le français perdre la place qu’il a acquise au Québec ne libérait que la hargne et un besoin de revanche chez certains : on a écrasé ma langue, le français, à mon tour de ne donner aucune droit de vie aux langues des enfants allophones ! Et on hurle si vite à la naïveté, à la trahison à la cause du français, on se fait peur en interprétant que la spécialiste veut laisser la place à l’anglais: comment cela, inadmissible !

    Encore une fois, le fait d’apprendre le français n’est absolument pas remis en question dans l’article et pour connaitre Mme Armand, je peux assurer que c’est bien une experte qui est présente dans les écoles, qui défend la place du français et qui sait de quoi elle parle, n’en déplaise aux critiques qui choisissent la grande simplicité : salir la réputation des gens qu’ils ne connaissent pas pour faire passer un message sans nuance et sans argument.

    Il s’agit bien de questionner les conditions qui vont favoriser, dans le respect mutuel, cet apprentissage d’une autre langue, le français, par les élèves allophones. Prendre en compte, de façon ciblée, la présence de leur langue maternelle pendant les apprentissages du français est un plus qui permet à l’élève de prendre appui sur ce qu'il sait déjà. C'est de la pédagogie de base: l'enseignant reconnait ses connaissances et ses habiletés et s'en sert comme une richesse: ce n'est pas un handicap que de parler une autre langue que le français ! Par ailleurs, se sentant respecté, l'élève est davantage motivé et engagé.
    Heureusement que je connais beaucoup d’enseignants sensibles, compétents et ouverts qui le font, ce qui est dommage, c’est qu’ils se sentent parfois obligés de fermer leur porte de classe… mais cela vaut la peine : ils font réussir leurs élèves, leur donne le goût du français (servi sans vinaigre)... et en plus avec le sourire ! C
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    10 janvier 2012 16 h 16
    Quand on y pense
    Il y a quelques années, on parlait de créer une nouvelle langue qu'on appellerait "l'esperanto". En y pensant bien, la langue anglaise est à peu près ce qui se rapproche le plus de l'esperanto. Indépendamment qu'elle soit la langue officielle des deux pays les plus puissants au monde, aussi bien au plan économique que militaire, la langue anglaise est composée de trente pour cent de mots français, elle contient de nombreux mots de langue latine, de mots venant de la langue allemande, de mots et tournures de phrases de la langue danoise et autres langues scandinaves, enfin, c'est une langue qui emprunte constamment et c'est une des raisons pour lesquelles elle est devenue une langue reconnue mondialement et qui est enseignée dans le plus grand nombre de pays. Toutes les langues sont devenues des satellites de la langue anglaise et sont tranquillement mais sûrement attirée par sa gravité.
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  • Veronique Dumoulin - Abonné
    11 janvier 2012 22 h 23
    Je ferai la sourde oreille!
    Je terminerai mon baccalauréat cette année en enseignement du français langue seconde dans le but de travailler en classe d'accueil, un domaine passionnant et très enrichissant!

    Pour avoir lu plusieurs études sur le sujet et avoir entendu de nombreux spécialistes pendant ma formation, cette loi me semble totalement pathétique. Malheuresement pour certains, je n'ai pas l'intention de la respecter lorsque je surveillerai durant les récréations. Je ferai plutôt la sourde oreille, car je sais que la maîtrise de la langue d'origine est nécessaire pour un bon apprentissage d'une langue seconde. Comme l'ont déjà mentionné certains, voilà pourquoi un programme d'enseignement des langues d'origine est mis en place dans les écoles (PELO). Ça serait donc très contradictoire de devoir appliquer cette loi...

    De plus, je pense que personne ne peut contredire le fait que l'école est le reflet de la société. Que penser alors d'une école assimilatrice plutôt qu'intégratrice? Belle société. La culture est une richesse; il faut l'exploiter. Imaginez plusieurs personnes ayant des baggages culturels différents et interagissant ensemble dans une langue donnée: le français. Notre société serait plus forte, plus outillée, plus riche! C'est ce qu'on appelle l'interculturalisme (dont se vante le Québec en passant). Pour se faire, il faut d'abord faire preuve d'ouverture face aux différences et s'assurer que chaque individu développe un sentiment d'appartenance envers la société dans laquelle il vit et interagit. À mon avis, ce n'est pas en privant les enfants de leur culture durant les récréations qu'ils vont développer l'amour du français et, par ricochet, du Québec.

    Évidemment, je ne suis pas contre l'enseignement du français sans quoi je n'aurais pas étudié dans ce domaine. J'ADORE ma langue et je souhaite de tout coeur transmettre mon amour et ma culture québécoise à mes futurs élèves. Mais cela ne pourra certainement pas se fair
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  • Veronique Dumoulin - Abonné
    12 janvier 2012 13 h 59
    Je ferai la sourde oreille (suite)
    D'abord une correction: «malheureusement»

    Puis ma dernière phrase qui n'a pas pu apparaître dans le message précédent: «Mais cela ne pourra pas se faire dans des conditions qui seraient selon moi pratiquement racistes.»
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  • Veronique Lucignano - Inscrit
    13 janvier 2012 09 h 11
    Merci les profs !
    Quand je lis les commentaires d'enseignantes qui accueillent les immigrants (Beck et Dumoulin), que cela me rassure, c'est pour les soutenir qu'il faut continuer à résister à de telles politiques et le dire dans les médias !
    On n'apprend pas une autre langue en se faisant humilier ("je te l'ai déjà dit: ta langue c'est à la maison, je ne veux pas t'entendre dire un mot en russe, tu ne connais pas le réglement de l'école !!").
    On apprend le français avec un enseignant formé à ce métier, amoureux du français et curieux des langues de ses élèves.
    Ce qui est frappant, c'est qu'aucun moyen n'est proposé, qu'est-ce qu'on attend des enseignants ? La politique simpliste est lancée, on agite les vieilles peurs des francophones québécois blessés par la négation et le mépris de leur propre langue maternelle, on les éloigne de la vraie question: quelles sont les conditions qui facilitent l'apprentissage d'une langue ? Est-ce la coercition, la négation de la langue maternelle dans la cour d'école ou la prise en compte de la présence de la langue maternelle dans l'apprentissage d'une nouvelle langue ? La CSDM s'attend à ce que les enseignants qui surveillent dans la cour, qui circulent dans les couloirs appliquent la politique mais "sans être des policiers de la langue"... N'ont-ils pas autre chose à faire ? N'ont-ils pas plutot besoin que du soutien soit donné à leurs élèves allophones ? N'ont-ils pas besoin d'être soutenus eux-mêmes : c'est exigeant et complexe d'enseigner en milieux pluriethniques.
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  • bonasse - Inscrite
    18 janvier 2012 23 h 32
    On se bat pour rien!
    J'ai lu, je ne me souviens pas trop où, qu'au rythme où se propagent les cultures dominantes, dans 100 ans la langue française aura complètement disparu.

    Mathématiquement, seuls le mandarin, l'anglais et l'arabe pourront subsister.

    Molière est du passé. La langue de Molière commence à passer. Moi je m'organise pour me faire comprendre et je mets mes énergies ailleurs...
    Mes sympathies aux nostalgiques en mal d'une cause à défendre et, oui oui oui, je sais : je mérite la guillotine.
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