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La survie du cégep Gérald-Godin menacée

Croulant sous le poids de son déficit, l'établissement affirme qu'il ne survivra pas aux coupes de 19,5 millions exigées par le ministère de l'Éducation

Lisa-Marie Gervais   24 décembre 2011  Éducation
Le cégep Gérald-Godin est le seul établissement collégial francophone de l’ouest de l’île de Montréal.<br />
Photo : Source: Marc Crammer
Le cégep Gérald-Godin est le seul établissement collégial francophone de l’ouest de l’île de Montréal.
Déficitaire, le cégep Gérald-Godin, seul cégep francophone de l'ouest de l'île de Montréal, pourrait être contraint de fermer ses portes. Selon son directeur général, Christian Roy, ce petit collège de 1100 étudiants ne survivra pas aux coupes de 30 millions (réduites à 19,5 millions par la suite) qu'a imposées le ministère de l'Éducation, en vue d'atteindre l'équilibre budgétaire au gouvernement.

«Est-ce que vous voulez qu'on disparaisse? C'est ce qu'on dit au ministère. Je viens de réécrire à la ministre pour lui demander c'est quoi ses attentes et son plan. S'ils pensent qu'on est mieux de fermer, qu'ils le disent», a dit M. Roy, visiblement exaspéré.

Déjà aux prises avec un déficit de 770 000 $, la part de compressions que devra absorber le cégep Gérald-Godin, si l'exercice est mené de façon paramétrique (au prorata du nombre d'étudiants), soit 166 000 $, creuserait un déficit impossible à rattraper à court terme. «Pour la plupart des 48 cégeps, ce montant n'est pas grand-chose, mais pour les petits collèges en déficit comme nous, c'est pas possible. Ça nous prendrait dix ans à retourner à l'équilibre budgétaire», a-t-il indiqué en disant craindre pour la qualité de la formation.

Le casse-tête paramétrique


Deux autres cégeps, de Maisonneuve et de Gaspé, sont dans le rouge, mais pour diverses raisons, ne craignent pas autant pour leur survie, croit M. Roy. «Le cégep de Gaspé ne peut pas fermer, il n'y en a pas d'autres dans la région. Ça deviendrait politique. Mais moi, je ne peux pas dire à la ministre de me mettre sous tutelle. Il y a plein d'autres cégeps sur l'île de Montréal. Certains vont dire "pourquoi on le maintient en vie s'il n'est pas rentable?"»

Tout a commencé lorsque, sommée par sa collègue au Conseil du trésor de réaliser des économies dans son réseau, la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a demandé aux cégeps de couper à même leurs fonds de réserve, d'autant que la loi leur interdit de faire des profits ou des déficits. Ces surplus étaient des sommes, entre autres versées par le fédéral pour l'éducation supérieure et la rénovation des bâtisses, que certains cégeps avaient décidé de ne pas utiliser immédiatement.

Mais la Fédération des cégeps, qui représentent 48 collèges, a bataillé ferme et a alors proposé que les montants de la compression soient retranchés à même les prochains budgets de fonctionnement de tous les établissements, y compris ceux en déficit. En désaccord, le directeur général du cégep Gérald-Godin a interpellé la ministre Beauchamp. Sensible aux arguments de ce dernier, elle a exigé une entente à l'unanimité des conseils d'administration des cégeps pour donner le feu vert à des coupes paramétriques.

Et voilà que point d'unanimité il n'y a, puisque le cégep Gérald-Godin, devenu le «bum de Montréal» comme le dit lui-même Christian Roy, est le seul à s'opposer. «Certains m'ont dit qu'en refusant les compressions paramétriques, je mettais en péril le réseau collégial!, s'est-il étonné. Je comprends que certains cégeps, qui ont réussi à accumuler des surplus, veulent pouvoir continuer à bien faire profiter leur institution, mais de là à dire qu'on brise la solidarité...»

Seul cégep francophone


Rien pour rassurer M. Roy, la Fédération des cégeps aurait été informée que le ministère de l'Éducation va quand même procéder à des ponctions de façon paramétrique, et ce, dès janvier. «Ce qu'on ne comprend pas, c'est pourquoi, tout d'un coup, le ministère va contre ce que dit la ministre. Pourquoi on nous a demandé d'aller demander l'avis de nos C.A. si finalement on se fait couper quand même», a-t-il déploré.

Cet ancien consultant spécialisé en développement stratégique chez SECOR trouve dommage qu'un tel établissement, aussi petit soit-il, disparaisse du paysage à prédominance anglophone et allophone de l'Ouest-de-l'Île. «Une institution qui préserve la culture francophone comme Godin, c'est fondamental dans l'Ouest-de-l'Île. Je ne comprends pas qu'on ne veuille pas préserver cet équilibre-là, a soutenu M. Roy. On ne pourra pas gagner cette bataille-là si personne ne nous aide.»
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    24 décembre 2011 06 h 00
    Sur-financement et sous-financement
    Le monde de l'enseignement anglophone est. depuis toujours, considérablement sur-financé. Et par Québec et par Ottawa.
    Et le réseau francophone, lui, souffre d'un sous-financement chronique.
    Pourtant, l'économie repose de plus en plus sur le savoir. Plus que jamais, pour tirer son épingle du jeu, le Québec doit compter sur une main d'oeuvre hautement qualifiée.
    A la lumière de ce déséquilibre financier existant entre les deux réseaux, le francophone est pratiquement forcé de joindre le réseau anglophone pour s'assurer d'une formation de pointe.
    Quel désastre que ce gouvernement PLQ-Charest.
    Il est plus que temps que nous fassions notre LIT.
    LOIS : Donnons-nous les lois qui correspondent à nos besoins et qui respectent nos valeurs
    IMPÔTS : Récoltons tous nos impôts et taxes et décidons nous-mêmes de leur utilisation en fonction de nos besoins et priorités.
    IMMIGRATION: Choisissons nous-mêmes les personnes que nous voulons, aux conditions qui seront nôtres.
    TRAITÉS : Négocions ententes et traités qui nous permettront d'occuper notre place en ce monde.
    Devenons maîtres chez nous.
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  • nb165 - Inscrit
    24 décembre 2011 07 h 14
    Ben voyons donc
    Croyez-vous que ce gouvernement va faire un effort pour sauver ce CEGEP? Le nom, l'endroit où il est situé dans les châteaux forts du Parti Libéral du Québec et surtout, c'est un CEGEP français pas un CEGEP anglais...Ouf tout joue contre lui...Oubliez cela fermeture certaine et Vive le Québec des mafieux!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    24 décembre 2011 08 h 07
    Et la fréquentation?
    Quelle était la fréquentation du CEGEP il y a 5 ans?

    La dénatalité des années 80 et surtout 90 entraine évidemment une baisse de fréquentation au CEGEP. Or, au lieu de couper et de transférer les sommes pour les soins de santé de nos ainés, qui eux sont en explosion démographique, les directeurs de CEGEP ont protégé leurs jobs en allant chercher des étudiants à l'étranger, jusqu'à Madagascar! En région, comme à Gaspé ou en Beauce, plus de 10% des étudiants sont maintenant des étrangers! Ils viennent étudier sur notre bras pour la plupart grâce à des ententes gouvernementales, des ententes-bidons

    Bref, on paie pour sauver les jobs des nomenklaturistes. Mais personne n'en parle.
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  • Jean Alfred Renaud - Inscrit
    24 décembre 2011 08 h 25
    Investire en nous-mêmes ou se laisser déconstruire encore un peu plus?
    Il faudra voir qui sera pour la disparition du cégep Gérald Godin dans l'ouest de l'Île de Montréal, et pour quelles raisons? Parions que ce sera la base électorale du Parti libéral collusionnel... pour des raisons d'économie à courts termes.
    Et qui sera contre et pour quelles raisons? Ici, ce devrait être la majorité francophone québécoise... certainement pas pour des raisons d'économie à courts termes. Ce ne peut être que pour des raisons d'affirmation nationale.
    "La" question, d'autres avant moi l'ont posée, c'est "être ou ne pas être"!
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  • dense simard - Abonnée
    24 décembre 2011 08 h 55
    cégep
    politique, politique, politique! Tout est politique. Comment se fait-il que par harsard l'on ferme un établissement francophone. Le seul qu'il y ait dans l'ouest de Montréal. J'peux-tu dire que je suis contre, malgré le fait que je n'habite pas cette ville?
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  • Q1234 - Inscrite
    24 décembre 2011 08 h 55
    Libérons-nous des libéraux!
    Couper dans l'éducation et donner à la construction! Voilà bien la façon dont on coupe les dépenses! Et voyez, les ponts s'écroulent aussi! Éduquer les citoyens par un système d'éducation public fort, voilà où investir quand on a une vue à moyen terme et non juste à court terme, et c'est pas Legault qui l'a non plus!

    Il est temps qu'on se donne un pays éduqué!
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    24 décembre 2011 09 h 17
    Et John Abbott?
    Après une lutte acharnée de parents de langue française de l'ouest de l'ile de Montréal, dont Bruno Roy faisait partie, le cégep Gérald-Godin fut créé dans les années 90 afin de permettre aux étudiantes et étudiants de langue française de l'ouest de l'île de Montréal d'avoir accès à des cours en français. Toutefois, ce cégep est en compétition avec un immense cégep de langue anglaise, John-Abbott. Il est symptomatique de constater que ce cégep de langue anglaise fait le plein d'étudiantes et d'étudiants de langue française provenant non seulement de l'ouest de l'île, mais aussi de toute la région de Vaudreuil-Soulange.

    Dans un contexte où, à Montréal, la langue française est exclue de plusieurs milieux de travail et de la haute direction des entreprises et des commerces, des cégeps de langue française comme Valleyfield et Gérald-Godin souffrent des pressions compétitives provenant de John-Abbott. Dans ce contexte, la disparition potentielle de Gérald-Godin n'est-elle pas le présage de la disparition progressive des institutions de langue française à Montréal? L'ouest de l'Île redeviendra-t-il une sorte de Rhodésie de laquelle la langue française sera exclue des institutions d'enseignement et des milieux de travail?

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • lise bélanger - Abonnée
    24 décembre 2011 09 h 18
    Deux poids, deux mesures
    `Je vais vous parlez du mega centre hospitalier anglophone payé par les taxes de tous, soit 50% du budget pour les deux méga hôpitaux pour 7% de la population.

    Changeons de ministère:

    Le gouvernement québécois, n'a aucunement les moyens de maintenir le seul CEGEP de la langue officielle dans le West Ilsland?


    Conclusion: si vous êtes un québécois vous êtes un citoyen de second ordre de toute évidence. Si vous voulez avoir une méga aide, instruction, santé etc... piétinez le français, détestez-vous, joignez les rangs de ceux qui vous méprisent et...votez du bon côté.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    24 décembre 2011 11 h 51
    Dehors, les libéraux !
    Avant de toucher à ce cégep essentiel - le seul francophone dans la partie ouest de l'île de Montréal - et qui compte plus de 1 000 étudiants, le ministère de l'Éducation devrait plutôt réduire le nombre effarant d'employés qu'il a.

    Par ailleurs, pensez-vous que Charest oserait fermer un cegep anglophone, ou même couper certains services que celui-ci offre ? Jamais notre cher PM n'oserait faire cela de peur, bien entendu, de heurter la seule clientèle électorale qui lui reste !

    Une bonne raison - et il y en a bien d'autres ! - pour foutre à la porte les libéraux lors des prochaines élections !
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  • Yanick B. - Inscrit
    24 décembre 2011 11 h 51
    Français, seule langue officielle du Québec
    Puisque le français est la seule langue officielle du Québec, je ne comprends pas pourquoi on s'obstine à financer un système anglophone. Que ce soit en santé ou en éducation, le bien public devrait être fondamentalement francophone.
    Retirons notre argent des écoles publiques anglophones, et arrêtons d'encourager la concurrence de l'anglais face au français dans notre propre système.

    Si des anglophones désirent garder leurs écoles, ils le feront.... par le privé.

    Yanick Bois
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  • Alexandra Gagnon - Inscrite
    24 décembre 2011 12 h 03
    Maudit PLQ...
    Ce que je ne comprends pas, c'est qu'un certain pourcentage de Québécois (je ne me souviens malheureusement plus du chiffre exact) trouve que Jean Charest serait encore le mieux placé pour être le premier ministre de notre belle province!! Ces gens-là parlent-ils français?? Ou sont-ils des anglophones de Westmount??

    Le Québec est à majorité québécoise, il est temps que nous reprenons ce qui nous appartient avant que notre fierté soit qu'un lointain souvenir.
    Nous avons passer de ''maîtres chez nous'' à ''traîtres chez nous''.
    Lorsqu'un gouvernement préfère favoriser les 'big corporations' plutôt que ces citoyens, je pense qu'il est temps de lui mettre un pied au c..

    Et non, François Legault et sa CAQ ne sont pas mieux!!!
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  • Florian Fortin - Inscrit
    24 décembre 2011 12 h 08
    Francophone et "péquiste" ?
    Il faut se souvenir que le CEGEP Gérald-Godin a été créé dans la confusion politique. Les libéraux avaient décidé qu'il fallait ouvrir une institution collégiale pour desservir les francophones de " l'West Island"; suite aux pressions des autres cégeps de l'île de Montréalo, ils avaient décidé d'en faire une simple succursale du CÉCEP Saint-Laurent.
    Quand le PQ a repris le pouvoir, il a plutôt décidé d'en faire un collège autonome et de lui donner le nom d'un célèbre ancien ministre péquiste,
    Serait-ce une vengeance (douce au coeur...) de la part des libéraux de vouloir provoquer la fermeture du collège?
    Ce collège a pourtant développé des spécialités qui lui sont propres, comme la production pharmaceutique ou la sécurité dans les aéroports, en coopération avec l'industrie pharmaceutique et l'aéroport de Montréal.
    Ayant participé à la mise en marche de cette institution, je trouve déplorable l'attitude du Ministère de l'Éducation d'abandonner ce collège qui a sa place dans la mer anglophone où il doit évoluer. Il est à peine naissant qu'on veut le faire mourir...
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    25 décembre 2011 10 h 52
    La lâcheté proverbiale du P. Q.
    On se réfère ici au sur-financement du réseau d'enseignement anglophone au Québec. Cette communauté, il faut le souligner, ne cesse de décroître. Il ne faut pas oublier qu'il en va de même dans le système de santé, et que malgré la dénalité, elle aussi évoquée sur ce forum, nous formons 82% de la population du Québec. Et s'il y a deux sphères particulièrement mal en point chez nous, ce sont l'éducation et la santé...

    On s'en prend au parti libéral dont le départ serait une bénédiction, mettant fin à l'hégémonie abusive des intérêts de la communauté anglophone, sans même qu'elle ait à l'imposer. C'est avoir la mémoire courte! Un seul exemple: la levée de bouclier généralisée du monde politique, ce qui inclut le premier ministre péquiste de l'époque, sinon le chef du P. Q., lorsque l'ex ministre de la santé, Denis Lazure, a affirmé que la construction d'un CHUM anglophone était inutile. Pourtant, n'importe qui connaît Montréal et sait compter jusqu'à 4, comprend qu'il avait raison. Le problème c'est que le P. Q. n'a pas évolué d'un poil: il a hérité des craintes ataviques de René Lévesque (à qui Camille Laurin a dû tordre un bras pour proposer la loi 101) et ce n'est pas Mme Marois qui se fout de l'indépendance dont elle se sert plutôt que de la servir, qui y changera quoi ce soit. À mon avis, presque 44 ans plus tard il est temps de regarder ailleurs.

    En 1968 Réné Lévesque fondait le Parti québécois; quelques jours plus tard Pierre Bourgault, lors du congrès extraordinaire du RIN, en octobre, en proposait la dissolution. J'ai voté contre, même sachant que j'avais tort: ça me creuvait le coeur. Je ne croyais pas que Lévesque était indépendantiste: j'avais raison. J'ai pris ma carte d'option nationale après avoir écouté une conférence d'Aussant et lu le programme du parti, qui tient en peu de chose: un coup de barre économique vers l'indépendance. Parlons argent, il est temps.
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    26 décembre 2011 11 h 36
    Le scandale de la déconstruction
    Le seul fait que les Libéraux ne considèrent pas le contexte socio géographique dans lequel évolue le cegep Gérald-Godin témoigne de leur vision limitée et méprisante de l’avenir de la nation québécoise, vision qui se décline au diapason de son électorat du West Highland, une gifle qui traduit bien son arrogance et confirme sa nature profondément nocive pour le Québec.
    Bourassa, que j’ai rarement apprécié parce qu'il fuyait la contreverse par crainte de l'affrontement, a démontré beaucoup plus de respect pour notre nation. On ne confie pas un volant à quelqu’un qui tient absolument à vous précipiter dans un gouffre.
    Mais à qui confierons nous ce volant si nous souhaitons contrôler notre destinée? Les caquistes vont nous maintenir dans les limbes, le PQ ne fera rien avancer et il avalerait d'éventuels alliés ''naturels''. Une alliance Aussant et David/Khadir réunirait une vision sociale respectable et un pragmatisme ouvert, des bases solides sur lesquelles on peut bâtir un pays.
    Évidemment, les consommateurs que sont devenus les québécois préféreront peut-être le feu de bengale caquiste plutôt que d'assumer une démarche engagée dans la construction de leur maison où on ne permettrait jamais un scandale comme celui qui se trame autour de la survie du cegep Gérald-Godin, un symbole de notre identité.

    Raymond Turgeon
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  • Roland Berger - Abonné
    26 décembre 2011 17 h 29
    À Raymond Turgeon
    vous avez raison : le cégep Gérard-Godin est un symbole de notre identité. Charest fera en sorte d'assurer sa disparition en le menant à la famine.
    Roland Berger
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 décembre 2011 09 h 39
    On ne peut pas savoir ce qu'on ne sait pas
    ...et ce qu'on sait, c'est ce qu'on nous dit.

    Pourtant, il ne faudrait pas.
    Il semble y avoir ici plus à savoir que ce qu'on nous dit.

    On parle de problèmes administratifs, de coupures décrétées par ce gouvernement à la vocation publique douteuse.
    On ne dit pas que ce cégep manque d'élèves, il y en a 1100.
    On parle de la Fédération des cégeps qui largue ou ignore le cégep francophone, sourde à son statut particulier, comme si pour la Fédération même, tout se résumait à une question d'argent.
    Voilà le drame on fond, tout se résume à une question d'argent, rien ne vaut un budget bien argenté.
    On n'y échappera pas; pour bien comprendre ce qui nous arrive, il faudra y aller au fond des choses.
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    27 décembre 2011 09 h 56
    la loi 101 pour les Cégeps
    La solution qui s'impose d'elle-même; appliquer la loi 101 au niveau collégial. Pourquoi personne ici n'a évoqué cette solution? Est-ce un tabou?
    Il n'est pas normal que les collèges anglophones recrutent à pleines portes alors que les collèges francophones situés dans les secteurs où les bassins démographiques de jeunes adultes sont les plus denses au Québec, peinent à recruter.
    Le pire scénario, et je crains que ce ne soit précisément cela qui se produise si rien n'est fait, c'est qu'une fois Gérald-Godin fermé, il ne soit tout simplement acquis par un collège anglophone pour servir de campus satellite afin de pouvoir loger le surplus de clientèle anglophone. Vanier, John Abbott ont certainement déjà un oeil sur Gérald-Godin au moment où j'écris ces lignes...
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 décembre 2011 10 h 57
    Veille la sentinelle
    Votre commentaire est précieux madame Poisson.
    C'est vrai, personne n'a commenté la nouvelle dans le sens que vous l'avez fait; la nouvelle elle-même est silencieuse sur ce point.
    Mais ne soyez pas trop dure.
    Tout se passe si sournoisement.
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    27 décembre 2011 12 h 22
    @ monsieur François Ricard- En ajout à votre commentaire
    Université
    Surfinancement anglophone VS sous-financement francophone…
    "...Les ressources consacrées au financement des universités au Québec ne manquent pas. C'est leur répartition qui est injuste. En haussant de façon sans précédent les frais de scolarité des étudiants, le ministre Bachand se livre à un véritable taxage des étudiants au profit de la minorité anglophone d'allégeance libérale....."
    http://www.capsurlindependance.org/wp-content/uplo
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  • Emmanuel Denis - Inscrit
    27 décembre 2011 12 h 41
    Vivement la Loi 101 au cégep !!!

    La très faible fréquentation du seul cégep francophone de l'ouest de Montréal est la conséquence de 2 décisions politiques :

    1. Le refus d'instaurer la Loi 101 dans les cégeps;

    2. l'adoption de la Loi sur les écoles passerelles...

    En comptabilisant tous les étudiants collégiaux allophones, immigrants et francophones de l'ouest de Montréal qui fréquentent les cégeps anglophones, on se rend compte qu'il y a près de 10 000 de ces étudiants qui étudient actuellement au cégep anglophone !

    Est-ce normal et respectueux de la langue officielle du Québec que de voir près de 10 000 étudiants allophones et francophones de l'ouest de Montréal s'angliciser au collégial.

    Pourtant, jusqu'ici, le Parti québécois est le seul parti politique du Québec qui a eu le courage de promouvoir la Loi 101 au cégep. À l'Assemblée nationale, les partis d'opposition devraient faire front commun pour dénoncer l'anglicisation marquée des étudiants allophones et francophones du collégial vivant dans l'ouest de Montréal. L'opposition parlementaire doit faire entendre son point de vue sur la forte fréquentation des cégeps anglophones de la part des allophones et francophones de l'ouest de Montréal !

    L'anglicisation dans l'ouest de Montréal est importante, car des études linguistiques ont même révélé que l'absence d'universités et d'hôpitaux francophones jumelés à la rareté des écoles secondaires et primaires francophones étaient responsables de l'assimilation annuelle de plusieurs dizaines de francophones de souche dans l'ouest de Montréal. Malheureusement, cette assimilation de francophones dans l'ouest de Montréal reste souvent méconnue, car les francophones ne s'intéressent pas et ne fréquentent pas cette partie de Montréal...

    Même les organismes de francisation en savent peu sur la situation linguistique qui prévaut à l'ouest. Et rares sont les journalistes qui s'intéressent à la situation linguistique de cette section d
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    27 décembre 2011 13 h 42
    La loi 101... une panacée ou un gouffre qui ne cesse de ses creuser?
    Peut-on rafistoler une passoire? POSER LA QUESTION C'EST Y RÉPONDRE...

    La loi 101 ne cesse d'être grignoter par la cour sûprême CANADIENNE depuis des décennies. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvé avec, comme l'avait si bien écrit Michel David dans le dossier des écoles passerelles, une loi suintant "L'hypocrisie authentique", faites pour les bien nantis. La presque défunte loi 101, qu'on fasse semblant de la rafistoler, ou qu'on en écrive une nouvelle comme Mme Marois, qui ne sait plus à quelle loi se vouer, l'a sorti de son chapeau comme une magicienne, rien ne changera tant que nous ne deviendrons pas une vraie nation dans un vrai pays. Il n'y a pas d'autres solutions pour faire du français au Québec une langue vraiment nationale.

    Le reste n'est que demi-mesure, cataplasme pour... une langue de bois. De quoi avons-nous peur?
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  • Nigel G. Spencer - Inscrit
    27 décembre 2011 14 h 54
    Q1234<<Libérons-nous des libéraux!>> F. Ricard:<<Vive le Néo-duplessisme!>>
    Mais oui, parfaitement d'accord. Encore mieux, <<Libérons-nous de Québec>>. Le Village-en-aval nous étouffe à tout point de vue: éducation, santé, voirie, voirie et voirie. La corruption et le bureaucratisme poussent beaucoup mieux en vase close. Comme ça nul besoin de se demander pourquoi la mafia québécoise de la construction nous facture 30% de plus que la mafia en Ontario et ailleurs dans le monde. Nul besoin non plus de se demander pourquoi la rare unanimité de tous les partis à Montréal sur le remplacement du Turcot est balayée du revers de la main par les <<sauveurs>> dans le bunker.
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  • Nigel G. Spencer - Inscrit
    27 décembre 2011 18 h 59
    De régime péquiste en régime <<libéral>>,
    la doctrine Legault est toujours le mot d'ordre du MEQ depuis 2 décennies, donc <<productivité avant tout>> (c.a.d. que personne ne <<poche>> pour que tout paraisse beau dans les écoles, les collèges et les universités). Entre cela et la doctrine Bouchard fidèlement suivi par le PQ et les Libéraux depuis 1982, on peut tout régler sans le Canada en faisant voter nous-mêmes des lois-matraque rétroactives telles la loi 111, ou bien la 142, etc., etc., etc. Ici on sait tout faire en ménage...ou est-ce en manège? Quoi qu'il en soit, toutes sauf les disciplines <<utiles>> sont sous une pression intolérable depuis fort longtemps dans les CEGEP.
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  • Nigel G. Spencer - Inscrit
    28 décembre 2011 10 h 25
    Ceci dit...
    même dans les disciplines favorisées (relativement) les étudiant(e)s ne trouvent pas de emploi valable de toute façon, les cadeaux aux compagnies n'ayant inspiré aucun retour de l'ascenseur.
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