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Libre opinion - Faillir à la tâche

Tania Longpré, enseignante en francisation à la CSDM  21 décembre 2011  Éducation
Nous apprenons qu'une école primaire de Montréal avait accepté la demande d'un couple de parents musulmans qui demandaient à ce que leur fille de cinq ans, élève à la maternelle, puisse porter un casque d'insonorité afin de ne pas entendre de musique ou de chansons, omniprésentes en classe de maternelle.

Lundi matin, dans une radio populaire de Montréal, la directrice de cette même école se défendait en disant de cette façon «favoriser» l'intégration de la fillette à l'école québécoise. Des auditeurs, provenant de la même communauté, s'indignaient de la décision de la directrice; ils ont raison. Ils subissent, bien malgré eux, les retombées de ce genre d'accommodement. Qui, soit dit en passant, n'est pas répandu au sein de leur communauté.

La directrice de cette école a tort d'accommoder cette marginale famille. Le rôle de l'école québécoise n'est-il pas, justement, d'intégrer les enfants à la réalité de l'école québécoise? Surtout à la maternelle, épisode important de l'adaptation à l'école des enfants, provenant, surtout dans des quartiers comme celui de Saint-Michel, de plusieurs communautés ethniques différentes? L'objectif de la maternelle est aussi de créer un climat de vivre-ensemble. Cette école et cette directrice démontrent aujourd'hui le contraire.

Ayant été moi-même enseignante durant quelque temps à la maternelle lors de mes stages à l'université, je peux vous assurer que cette classe regorge de jeux ludiques, de chansonnettes, de musiques, de bricolages et de farandoles. Priver une enfant de l'atmosphère musicale de la maternelle, c'est lui enlever une bonne partie de cette expérience et cela favorise plutôt l'exclusion de la fillette. Que fait-elle lorsque ses camarades font une farandole en fredonnant une chanson qu'ils connaissent tous par coeur? Est-elle confinée à un coin de la classe? Que fait-elle lorsque des thèmes sont apportés par une chanson? Elle en est privée?

La majorité des classes de maternelle ont un temps de relaxation et de sieste, débutant par des comptines ou des musiques favorisant la détente, ne les entend-elle jamais non plus? Est-elle privée des berceuses d'une enseignante passionnée et dévouée à ses bouts de choux? Que fera-t-elle lors des spectacles de l'école, surtout en cette période de Noël? Aura-t-elle droit à une journée d'exemption de cours, ou participera-t-elle au spectacle en voyant les couleurs vives mais en n'y associant aucun son? Et la directrice appelle cela «favoriser» son intégration? Ce qu'elle fait, présentement, c'est qu'elle est en méconnaissance de pratiques culturelles partagées par tous les autres enfants de son école, voire de toutes les écoles du Québec.

Le rôle de l'école, surtout en quartier multiethnique, est de favoriser la connaissance culturelle de l'école québécoise et du système scolaire québécoise, et ce, pour tous les enfants, sans exception aucune. De contribuer, aussi, au sentiment d'appartenance et à l'inclusion des enfants à la société québécoise, à leur communauté, et à leur nouvelle vie, lorsqu'ils proviennent d'horizons multiples.

La musique, au Québec, est présente partout, pas seulement à l'école. Elle fait partie intégrante de nos vies, que ce soit dans les commerces, à la télévision, dans les films ou encore dans les centres sportifs. L'école doit préparer la fillette et sa famille à cette incontournable réalité. Cette directrice et cette école de l'un des quartiers les plus pluriels de Montréal ont failli à la tâche, qui est pourtant la leur, d'intégrer une enfant aux réalités de l'école québécoise.

***

Tania Longpré, enseignante en francisation à la CSDM
 
 
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 06
    Dealer avec les extrémistes...
    La situation est dérangeante un peu, mais j'appuie cette directrice. Juste le fait que cette enfant est retirée pendant quelques heures de la chape de plomb parentale est un acquis.

    C'est toujours difficile de dealer avec les extrémistes, pensons aux parents catholiques qui protestent contre le cours de culture religieuse. L'école ne peut se contenter d'une position rigide. Elle doit aller rencontrer les extrémistes quelque part. L'important, c'est qu'on permette à l'enfant de baigner dans un climat "normal", de façon à lui permettre, plus tard, de faire un choix, le ménage dans ses valeurs.
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  • jdelisle - Abonné
    21 décembre 2011 08 h 20
    Absurdistan
    Félicitations pour votre texte. Vous avez mis le doigt sur les enjeux réels de ce cas invraisemblable. Connait-on les véritables raisons invoquées par les parents qui ont fait cette demande absurde? J'aimerais les connaître. Au nom de quel principe (religieux ou autre) ont-il formulé leur demande? Que je sache, le Coran n'interdit pas la musique ni le chant, si important dans l'éducation des enfants. La directrice aurait dû invoquer les arguments que vous citez dans votre excellent article, pour le bien de l'enfant. Cette enfant sera marginalisée à la demande de ses parents. Il y a, hélas, des enfants qu'il faut protéger contre leurs parents. Ce cas est éloquent et désolant. Où tracer la ligne? Tel autre parent viendra demander que son enfant soit dispensé de dessiner en classe, de peur qu'il ne dessine Mahomet, tel autre qu'il soit dispensé des activités physiques, tel autre qu'il n'aille pas à la piscine si les cours de natation sont mixtes, etc. Tout cela au nom de la religion, dit-on. Va-t-on une fois pour toute sortir la religion des écoles? Sinon, nous allons nous enfonder de plus en plus dans l'Absurdistan, le royaume de l'irrationnel, voire de la bêtise. Les plus à plaindre dans toute cette affaire saugrenue ce n'est pas la pauvre fillette, mais ses parents et j'ajoute aussi, la directrice qui a pris cette décision stupide. Où est passé le jugement, la logique et le gros bon sens?
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  • Yves Claudé - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 23
    Le discours multiculturaliste : incohérences et régressions
    Comme le fait valoir très justement madame Longpré, les justifications de la direction scolaire qui a accordé un accommodement déraisonnable à une famille qui semble refuser les valeurs et normes de la culture québécoise sont absolument incohérentes. À ce sujet, l’approbation de cet accommodement déraisonnable par la ministre de l'Éducation, Madame Line Beauchamp, représente un geste particulièrement scandaleux et intolérable.

    Sur le site vigile.net, Monsieur Mohamed Lotfi en vient à la conclusion que dans ce cas, c’est l’enfant victime de cet accommodement déraisonnable qui a besoin de protection : « cette affaire (…) relève de la DPJ ! Il s’agit d’assistance à un enfant en danger. Danger d’exclusion. »

    En quoi le fait de permettre à des parents de nuire à l’intégration scolaire de leur enfant pourrait-il constituer une mesure favorable à cette intégration ? On peut constater malheureusement que ce type de discours multiculturaliste incohérent et rétrograde est assez présent au Québec, dans nombre de milieux sociaux et d’institutions qui se rendent complices d’un saccage souvent organisé et planifié des acquis de la modernité.

    Le Parti libéral du Québec, et Madame Line Beauchamp en particulier, se trompent lorsqu’ils s’imaginent que la légitimation des accommodements intolérables les préservera d’une défaite électorale appréhendée !

    Alors que dans de nombreux pays, des femmes et des hommes luttent avec courage et au risque de leur vie pour accéder à une modernité universelle, il est pour le moins scandaleux que des acteurs majeurs du monde scolaire québécois se constituent en adversaires de ces luttes.

    Yves Claudé
    (ycsocio[]yahoo.ca)
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 42
    Ce dynamique jeune homme, fils d'immigrés musulmans au Québec et né au Québec, tient des propos qu'il vaut la peine d'écouter.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 44
    Toujours d'actualité après quatre ans
    Toujours d'actualité après quatre ans

    Libre-Opinion: Mon Québec à moi...

    Mohamed Lotfi - Journaliste 10 octobre 2007 Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/non-classe/159938/libre-op

    «Je m'appelle Mohamed, je suis québécois et je vous emmerde.»

    Naturellement, ils assument leur choix de s'arracher à leurs racines. En regardant leurs enfants prendre un accent qui n'est pas le leur, tranquillement mais inévitablement, ils deviendront aussi québécois que le sont devenus tous ceux et celles qui débarquent sur cette terre depuis quatre siècles. Tôt ou tard, l'immigrant finit par arriver à la même réflexion du personnage principal du premier roman d'Abla Farhoud, Le bonheur a la queue glissante: «Mon pays, c'est là où mes enfants sont heureux.»

    « Je suis arabe, je suis musulman, je suis juif, je suis chrétien, je suis africain, nord-africain, nord-américain, francophone, je suis berbère, je suis montréalais, je suis d'Hérouxville.
    Je m'appelle Mohamed, je suis Québécois et je vous embrasse... »

    Bienvenue chez « NOUS » Mohamed! À quelques parts, je pense qu’on se ressemble!
    Laurent Desbois
    ex-franco-Ontarien, d’origines acadiennes et métisses;
    fier Québécois depuis quarante ans;
    et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement!
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  • DannK - Inscrit
    21 décembre 2011 09 h 16
    Méfions-nous des dérives des accommodements
    Accommoder, au risque de marginaliser. Voilà ce qui résume cette affaire. Et c'est une enfant qui fait les frais d'un intégrisme désolant, d'un obscurantisme d'une autre époque (que nous avons vu ressurgir lorsque les Talibans étaient au pouvoir en Afghanistan en interdisant la musique). Il ne s'agit pas d'accommoder des musulmans "ordinaires" dans ce cas, des musulmans ordinaires qui demanderaient un ajustemen des heures de travail pour des raisons de ramadan ou autre, mais bien d'accommoder une vision carrément rétrograde de l'islam. Il n'y a rien de raisonnable là dedans. Et cela ne reflète en rien l'esprit du multiculturalisme, si condamnable soit-il. Madame la directrice, prenez les décisions qui s'imposent dans le bien de la jeune fille et de nos principes de vivre-ensemble.
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  • MJ - Inscrite
    21 décembre 2011 10 h 55
    Je ne peux y croire!!! Cela dépasse les bornes...
    Aux parents: “Endoctriner” un enfant en bas âge en le privant du plaisir de participer aux activités normales de son groupe de pairs, c’est faire montre de bien peu de psychologie de l’enfant et c’est déjà contribuer à sa marginalisation et à son exclusion sociale. Qu’y a-t-il de mal à écouter et à chantonner en choeur des comptines? Ces parents ont une vision bien étroite du développement de l’enfant au nom d’une certaine idéologie rigide.

    Mme la Directrice, reprenez-vous et considérez d’abord l’intérêt de l’enfant avant de prendre en compte les demandes déraisonnables des parents.

    Demandez à cette fillette si elle veut se joindre aux autres enfants de sa classe en écoutant et en entonnant en choeur les comptines et autres chansonnettes. Elle en meurt d’envie probablement! Les enfants se joignent spontanément aux autres enfants pour s’amuser, peu importe leur couleur, nationalité ou autre. Ce sont les parents qui inculquent dans la tête de leurs enfants des préjugés sur les autres. Cet accommodement complètement absurde et déraisonnable, entériné par la directrice de l’école primaire est tout à fait contraire à l’intégration de cette fillette à son pays d’adoption. Elle se sentira désormais différente, marginalisée et son développement s’en trouvera compromis.
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  • MJ - Inscrite
    21 décembre 2011 11 h 02
    Grandeurs et misères des Chartes des droits et libertés!
    Voilà vers quelle dérive, incohérence et Tour de Babel nous mènent le multiculturalisme et les interprétations erronées, démagogiques et abusives de nos juges (nominations politiques) sur les Chartes des droits et libertés. Si certains de ces immigrants ont fui leurs pays d’origine en se constituant comme réfugiés, ils ne doivent pas reproduire ici les tensions sociales de leurs pays d’origine, sous peine de revivre et nous faire vivre les conflits dont ils ont voulu s’extirper.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    21 décembre 2011 11 h 40
    Des parents et une directrice d'école stupides, point!
    La directrice de l'école a erré en acceptant cette requête qui a été présentée comme une demande d'accomodement religieux. Elle l'a probablement fait parce que les parents sont musulmans, parce que ces gens-là, faut pas les contrarier... Si les parents avaient été des chrétiens fondamentalistes ou des raëliens, je ne suis pas certain que madame la directrice aurait accepté de soustraire la jeune fille à l'écoute de la musique en classe.

    Quant aux parents de cette petite fille, peu importe ce qu'ils bouffent, boivent et croient, ils sont stupides d'interdire à leur fille d'écouter de la musique à la maternelle. Comme le dit bien madame Longpré, c'est tout le contraire de l'intégration qui résultera de cette décision stupide.
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  • tohi1938 - Inscrit
    21 décembre 2011 14 h 57
    De quoi être horrifié...jusqu'au dernier paragraphe, et l'être alors plus encore!
    Le truc pour éviter une saine ou inutile discussion consiste à qualifier un phénomène avec une coloration telle que ce qui sera compris ne pourra être autre chose qu'un effet secondaire, voire inexistant.
    Jusqu'au dernier paragraphe de la lettre ci-dessus, mes sens se sont révoltés à penser que la ferveur religieuse avait le dessus sur le simple bon sens.
    Mais lorsque je suis arrivé au dernier paragraphe où la personne qui a écrit la lettre ose affirmer que le vacarme entendu dans les centres d'achat est de la "musique", je me suis dit que les parents de cette enfant voulant la soustraire à du bruit imbécile avaient compris qu'avec notre société pusillanime, on pouvait tout gagner à condition de savoir s'y prendre.
    En fait, il s'agit de pollution par le bruit, par ce bruit aussi nocif qu'omniprésent qui sévit dans les garderies et les écoles du primaire au secondaire, et qui fait en sorte que les ventes de Ritalin fracassent des records, et que le nombre de "psychologues" augmente à la vitesse grand V.
    Mais voilà, grâce aux rockeurs en mal de publicité, c'est le bruit qui est à la mode et que l'on doit vénérer pour être "in".
    Bien des parents s'en rendent compte lorsque l'enfant après une fin de semaine tranquille chez Papy et Mamie rentre à la maison détendu, aimable, serein et obéissant. La raison, il n'a pas été exposé aux vomissures de décibels comme à la garderie!
    Lisez "Enfants Québec" ou "protection des consommateurs" et vous serez édifiés.
    Honnêtement, si j'avais des enfants en garderie, je m'affublerais des hijabs, kirpans ou autres pour soustraire mes enfants à cette horreur qu'est le bruit.
    Car curieusement, enfin, si on veut, ce qui compte ce n'est pas le bon sens, c'est l'appartenance à une secte!!!!!
    Tout espoir n'est pas perdu, même à la télévision les consommateurs laïques ont gagné pour faire baisser le volume des publicités....
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    21 décembre 2011 14 h 59
    Et si elle fasse partie des statistiques comme la famille Shafia..
    ce qui me fait le plus peur dans cette histoire, c'est que dans 10 ans lorsqu'elle sera adolescente et influencée par la beauté de la musique, qu'elle fasse partie des statistiques comme la famille Shafia..
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  • flong - Inscrit
    21 décembre 2011 17 h 11
    Félicitations à vous
    Dans un premier temps, je tiens à vous féliciter pour la façon que vous avec prise, afin de nous vulgariser ce que devrait-être l'intégration, d'une autre culture à la notre.

    Dans un deuxiè temps je me questionne, sur le fait qu'une direction d'école ne soit pas capable de faire la même évaluation. Se pourrait-il qu'il manque de dirigeants capable de prendre position au lieu de se cacher sous " les accommodements raissonnables"? Poser la question c'est possiblement avoir la réponse.

    Bravo à vous chère Mme Longpré,

    FL
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  • Ixe Treize - Inscrit
    21 décembre 2011 18 h 19
    La directrice maltraite la petite fille...
    De sa maternelle, la principale chose qu’aura intégrée cette enfant, c’est sa marginalité. Dans sa tête d’enfant, elle va se dire à elle-même : "Je suis rejet." Ce sentiment va la suivre pour longtemps. C’est probablement ce que voulaient ses parents en demandant cet "accommodement raisonnable", lui inculquer qu’elle ne fait pas partie de cette société en la traumatisant par l’exclusion dès son jeune âge. La société l’exclue, pourquoi aimerait-elle la société? Elle ne deviendra pas Québécoise, la ségrégation sera réussie!

    Ce qu’on lui fait vivre à cette petite enfant, ce n’est pas un accommodement bienfaisant, c’est de la maltraitance. Maltraitance à laquelle non seulement les parents participent, mais aussi l’école... Surtout l’école! L’école dont la directrice à la responsabilité. En somme, parce qu’elle a la responsabilité de l’école, la directrice maltraite la petite fille.

    Le rôle de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ne se limite pas à protéger les enfants des mauvais parents. Quand les parents sont inaptes, ce qui semble être le cas ici, le rôle de la DPJ est de protéger les enfants de tous les adultes qui pourraient leur faire du mal.

    C’est pas une blague. C’est un cas de DPJ.

    Et puis, au Québec, l’histoire nous a appris que la religion en tant qu’élément déterminant dans l’éducation et le soin aux enfants, ça peut mener à l’abus des enfants. Les orphelins de Duplessis, les abus sexuels dans les pensionnats, en sont des exemples. Mais nous méprisons notre histoire et ses leçons. Nous préférons les oublier et reproduire les erreurs du passé.

    Il n’y a pas si longtemps, au Québec, les enfants c’était important pour nous. Nous les protégions. Nous leur voulions du bien. Aujourd’hui, nous pouvons avoir honte.

    Ayons honte de nous!

    Mais c’est vrai que nous nous indignons lorsque des animaux sont maltraités...
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  • jdelisle - Abonné
    21 décembre 2011 19 h 10
    Les Talibans et la musique
    Un ami m'a écrit ceci qui me semble pertinent pour le débat:
    « Les Talibans ont interdit la musique surtout occidentale, musique du diable selon eux. Ce n'est pas une raison pour laisser sévir au Québec de telle mentalité. Malheureusement, faut croire que la directrice n'était pas au courant de l'origine de cette interdiction et en bonne Québécoise, soumise à tous les dictats religieux, elle a cédé à la demande déraisonnable de fanatiques. Nous avons un urgent besoin d'une charte de la laïcité avant que toutes ces absurdités ne dressent les uns contre les autres dans la violence et l'intolérance.
    Il existe une musique dans les pays musulmans, une musique profane. C'est la même chose pour le théâtre. Il n'existe pas de mise en scène de la vie du Prophète comme il y a la passion de Jésus dans le christianisme. On ne connaît pas de grands dramaturges musulmans, sauf au cours des dernières décennies, certains musulmans se sont lancés dans le théâtre. Mais il est interdit de mettre en scène le Prophète. Sous peine de fatwa. On pourrait en dire autant du cinéma. Quels sont les grands films musulmans? »
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  • Nelson - Inscrit
    21 décembre 2011 19 h 47
    Cet enfant doit être protegé par la DPJ.


    Selon l’article 38 de la Loi, « ...la sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis :

    b) si son développement mental ou affectif est menacé par l’absence de soins appropriés OU PAR L'ISOLEMENT DANS LEQUEL IL EST MAINTENU ou par un rejet affectif grave et continu de la part de ses parents;

    e) s’il est gardé par une personne dont le comportement ou le MODE DE VIE RISQUE DE CRÉER POUR LUI UN DANGER MORAL ou physique;

    Cette situation doit être évaluée.

    Tout en utilisant des interprètes culturels et linguistiques, et des alliées de l'intervention social de la communauté musulmane, pour essayer de dénouer constructivement cette situation, en convainquant les parents que priver de la musique leur enfant EST ILLÉGAL AU QUÉBEC.

    Si la intervention par négociation ne donne pas des résultats , il faut protéger l'enfant, et prendre des mesures pour garantir ses droits.
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  • Marc L - Abonné
    22 décembre 2011 05 h 23
    Une bêtise !
    Mme Longpré, je suis totalement de votre avis, la directrice s'est mise les pieds dans les plats avec cet accommodement envers des parents qui ne montrent pas de signe d'acceptation des valeurs de notre pays. Par couardise, la directrice leur a permis d'exclure leur fille de l'univers des jeunes de son âge. En ces temps de restrictions budgétaires devrons nous inventer de nouveaux programmes à mettre à la disposition des uns et des autres, en fonction de leurs croyances ? Pouvons nous permettre en toute conscience à des parents de considérer leur fille comme une chose leur appartenant et qu'ils peuvent traiter à leur convenance ?

    Il est grand temps que les gouvernements prennent des décisions en fonctions des valeurs de notre société, plutôt qu'en fonction des demandes d'extrémistes de tout acabit, et la seule façon d'y arriver, est par l'imposition d'une charte de la laïcité stricte.

    La collectivité n'a pas à agir de façon différente face à un groupe religieux ou à un autre, et ceux qui invoquent ce droit, ne font en réalité que d'utiliser la discrimination pour en arriver à leurs fins. Disons le clairement, les religions sont basées sur des visions subjectives qui varient considérablement d'un individu à un autre, elles doivent donc demeurer des choix personnels et les individus qui les pratiquent doivent avant tout se soumettre aux lois de notre pays. Personne ne peut imposer une religion à quiconque, tout comme personne ne devrait pouvoir imposer le fardeau de ses croyances à la collectivité.
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  • grannith - Inscrit
    22 décembre 2011 22 h 31
    proteger cet enfant
    Il faut absolument que la DPJ protege cet enfant, au plus vite.et voir que ca ne se reproduise plus
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  • Minona Minona - Inscrite
    29 décembre 2011 08 h 48
    Si tu détestes le soleil...
    En France, certaines personnes se sont objectées à l'interdiction du hijab dans les écoles en disant que les parents musulmans allaient retirer leurs filles des écoles publiques pour les inscrire dans des écoles coraniques et qu'elles perdraient toutes chance d'être intégrer. Eh bien, ça ne s'est pas produit et les adolescentes voilées ont enfin la possibilité d'expérimenter la vie tête nue sans se sentir coupable.

    Lorsqu'on déteste le soleil, on ne déménage pas en Californie alors puisqu'ils n'ont pas déménagé sur une île déserte et qu'ils ont inscrit leur fillette à l'école publique, les parents auraient dû assumer en partant qu'elle serait en contact avec de la musique, de la danse, des arts et toute autre chose favorisant la véritable intégration avec les autres enfants.
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  • Ben_Dupuis - Inscrit
    31 décembre 2011 11 h 30
    l'aplat-ventrisme de Mme la ministre Beauchamp
    Alors la Bravo Mme la minsitre. Vous avez vraiment le don d'exacerber une situation déja suffisamment tendue. Vous ne vous rendez surement pas compte, du haut de votre tour d'ivoire, que la majorité est outrée de votre manque de sens commun? Dites-moi, mme la ministre, on lui mettre un casque pour combien de temps a cet enfant? Avez-vous songé qu'il faudrait aussi lui boucher les deux yeux, pour lui evter tout contact avec notre culture démoniaque? Vous venez, sans doute sans meme vous rendre compte, compte tenue de votre incompetence notoire, de permetre l'innaceptable. Vous cautionez la haine, le rejet, de notre culture par une bande d'exités intégristes qui voient le mal partout. Vous me faites honte Mme la sinistre. Vivement des élections, qu'on vous foute a la porte a grand coup de pied dans le c..
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