Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Compressions budgétaires - Les commissions scolaires en ont assez

    Elles estiment ne pas pouvoir en faire plus sans toucher aux services aux élèves

    10 décembre 2011 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Les commissions scolaires envoient un message clair au gouvernement dans le mémoire qu'elles viennent de déposer à l'approche du prochain budget: impossible qu'elles se serrent davantage la ceinture. Appréhendant d'éventuelles coupes exigées par le gouvernement pour le retour à l'équilibre budgétaire, elles soutiennent que toute compression future remettra en cause les services aux élèves.

    «On avait dit qu'on ferait des pieds et des mains pour ne pas que ça touche aux services aux élèves, mais il va falloir qu'on dise la vérité. Quand on vise toujours les centres administratifs qui hébergent des professionnels qui travaillent sur le terrain, on ment à la population en disant que ça ne touche pas les services directs», a affirmé Josée Bouchard, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), en entrevue au Devoir. «Il est clair qu'on a fait nos devoirs», a-t-elle ajouté en précisant qu'un gros effort a déjà été fait pour deux vagues de compressions totalisant 150 millions.

    Si elle a reconnu qu'il y a des surplus — 120 millions pour l'année 2009-2010 étant le chiffre disponible le plus récent —, la présidente de la FCSQ soutient qu'ils fondent à vue d'oeil. «On a déjà 13 commissions scolaires en déficit. Si on nous coupe encore, il y en aura beaucoup plus», a-t-elle indiqué. La FSCQ a dévoilé un plan d'action sur deux ans pour simplifier sa gestion et assainir ses finances, mais refuse toujours de chiffrer le montant de ce qui serait épargné.

    Elle a également interpellé le gouvernement pour qu'il soit tout aussi exigeant envers le réseau d'écoles privées, une question d'équité, croit-elle. «Le réseau privé a même droit à des subventions pour faire des réparations et construire de nouveaux bâtiments, alors il nous semble équitable qu'il contribue de façon importante, a souligné Mme Bouchard. On voudrait que ce soit pris au sérieux une fois pour toutes!»

    Des déductions pour le transport


    Lors de son dernier conseil général qui avait lieu la fin de semaine dernière, la FSCQ en a aussi profité pour dénoncer une autre situation inéquitable dans une résolution adoptée à l'unanimité: les parents qui font manger leurs enfants à l'école ont droit à des déductions fiscales pour le remboursement de la surveillance, tandis que ceux qui choisissent de les faire dîner à la maison n'ont pas accès à ces crédits pour le transport scolaire qui les voyage.

    Par ailleurs, la FSCQ a exprimé son impatience devant le dossier de l'arrimage des élections municipales et scolaires, qui traîne en longueur. Selon une annonce de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, une rencontre des partenaires devait avoir lieu cet automne. Depuis, plus rien. «On n'a même pas été approchés par la ministre pour en discuter, a déploré Mme Bouchard. C'est un manque de respect.»












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.