Collège de Bois-de-Boulogne - Rentable, le développement durable
Bois-de-Boulogne se distingue en «Formation professionnelle et technique»
Le collège de Bois-de-Boulogne et l'entreprise Olymel, société en commandite de la Coopérative fédérée du Québec, ont récemment été les lauréats du prix Mercure dans la catégorie «Formation professionnelle et technique», dans le cadre d'un concours en éducation présenté sous l'égide de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Cet établissement collégial dessert les entreprises de toutes tailles d'ici et d'ailleurs depuis 40 ans.
Avant de décrire le long et le large du projet qui a valu un Mercure au collège de Bois-de-Boulogne, sa directrice de la formation continue et des services aux entreprises, Carole Gaudin, livre une vue d'ensemble de ses activités dans le milieu des affaires: «Notre rôle, c'est d'offrir des formations sur mesure aux entreprises de tout le Québec. Je dirais qu'on intervient à l'échelle nationale parce qu'on ne cible pas seulement la région de Montréal, mais l'ensemble du Québec, et même que, depuis quelques années, on travaille avec les communautés autochtones du Grand Nord, chez les Inuits et les Cris; l'an dernier, on a dispensé des programmes en Californie et on se tourne également vers le Nouveau-Brunswick et quelque peu du côté de l'Ontario.»
Elle fournit des explications sur le rayonnement obtenu par le collège: «C'est la qualité de nos interventions pédagogiques dans un créneau qui nous est assez unique. On travaille principalement sur le plan des activités de formation en gestion des ressources humaines, qui s'adressent à des gestionnaires qu'on peut appeler de premier et de deuxième niveaux. On applique une approche vraiment andragogique où on s'adresse directement aux adultes dans les lieux de travail; on privilégie ainsi une formation pratique plutôt que théorique.»
Des comédiens professionnels sont appelés en renfort pour réaliser des mises en situation se rapprochant le plus possible de la réalité des milieux de travail: «On se déplace, on se rend dans les entreprises et on livre notre enseignement aux heures qui leur conviennent. De plus, notre spécificité repose sur le fait que, au cours des dernières années, on a développé des programmes complets qui nous servent à transmettre nos acquis de façon assez complète aux mêmes endroits pendant plusieurs années, ce qui ne nous empêche pas de donner de la formation ponctuelle à droite et à gauche.» Elle fournit deux exemples révélateurs: «On est à la SAQ depuis plus de 20 ans et il en va de même de notre partenariat avec la Coop fédérée.»
Un partenariat indispensable
Alain Legault, conseiller pédagogique aux entreprises, a piloté pour le collège le projet conjoint avec Olymel, duquel a résulté l'application du programme Everest couronné du prix Mercure: «Il relève vraiment d'une formation sur mesure. En fait, il émane à l'origine d'une idée de la compagnie Olymel, qui s'est demandé quelles seraient les compétences requises pour qu'un superviseur puisse bien faire son travail. Elle nous a consultés à ce sujet et on a réalisé une analyse croisée pour combiner compétences et techniques de savoir-faire qui devaient entrer en ligne de compte pour bâtir un programme adéquat. Finalement, on a élaboré un plan de formation pour les superviseurs de première ligne s'étendant sur 22 journées de formation et sur un total de 154 heures; il s'échelonne sur deux ans et comprend quatre paliers d'acclimatation, d'où le terme relié à l'escalade, Everest, dont il a été baptisé.»
Il serait impensable et impossible d'élaborer un tel ensemble pédagogique sans la participation étroite de l'entrepreneur: «C'est pour cette raison qu'on obtient de bons résultats, lance Mme Gaudin. Et M. Legault de poursuivre: «On a un comité qui se rend dans l'entreprise pour faire de l'écoute et se livrer à des observations sur place en demandant aux gens de se livrer à des mises en situation de ce qui se passe chez eux; dans ce but, on utilise les services de comédiens, comme on le mentionnait précédemment.» Bois-de-Boulogne personnalise chacune de ses interventions en recourant à une démarche de cas par cas.
Il revient à l'expérience Olymel: «Quand on a monté ces journées de formation pour cette compagnie, il y avait de son côté un comité de consultation qui était composé de membres de la direction à divers paliers et aussi des participants et superviseurs; on pouvait s'assurer qu'on n'était pas dans le champ avec ce qu'on disait et que nos propos correspondaient vraiment avec leurs expériences vécues. On a développé cette formation grâce à leur écoute et c'est pourquoi on peut prendre la parole et leur dire dès le premier cours: voici qui vous êtes, voici vos valeurs, voici votre mission et voici d'où on part pour monter jusqu'au sommet de l'Everest.»
Le bilan et le suivi des services
Il y a environ 125 personnes qui, sur une base volontaire, suivent le programme depuis environ un an. Alain Legault mesure les résultats obtenus: «L'aspect pratico-pratique fait en sorte que dès le lendemain d'une formation on peut appliquer ce qu'on a appris la veille. Il y a des retombées immédiates d'ordre direct et indirect qui font en sorte que le programme est très apprécié.»
Forte des succès remportés, Carole Gaudin se penche vers l'avenir: «Actuellement, ce qui est clair et net, c'est qu'on développe des activités de reconnaissance des acquis et des compétences en entreprise. On est en train de se doter d'un plan d'affaires en tenant compte qu'on travaille beaucoup en gestion des ressources humaines, dans le secteur de la santé et dans celui des approvisionnements, de même qu'on intervient de plus dans l'informatique et dans les communications, avec le volet des réseaux sociaux, qui est le tout dernier-né. Pour l'heure, nous sommes en pleine expansion et en recrutement; il y aura dans les prochaines semaines un coordonnateur des services aux entreprises qui se joindra à notre équipe. On veut exploiter davantage et différemment l'offre envers la clientèle.»
***
Collaborateur du Devoir
Avant de décrire le long et le large du projet qui a valu un Mercure au collège de Bois-de-Boulogne, sa directrice de la formation continue et des services aux entreprises, Carole Gaudin, livre une vue d'ensemble de ses activités dans le milieu des affaires: «Notre rôle, c'est d'offrir des formations sur mesure aux entreprises de tout le Québec. Je dirais qu'on intervient à l'échelle nationale parce qu'on ne cible pas seulement la région de Montréal, mais l'ensemble du Québec, et même que, depuis quelques années, on travaille avec les communautés autochtones du Grand Nord, chez les Inuits et les Cris; l'an dernier, on a dispensé des programmes en Californie et on se tourne également vers le Nouveau-Brunswick et quelque peu du côté de l'Ontario.»
Elle fournit des explications sur le rayonnement obtenu par le collège: «C'est la qualité de nos interventions pédagogiques dans un créneau qui nous est assez unique. On travaille principalement sur le plan des activités de formation en gestion des ressources humaines, qui s'adressent à des gestionnaires qu'on peut appeler de premier et de deuxième niveaux. On applique une approche vraiment andragogique où on s'adresse directement aux adultes dans les lieux de travail; on privilégie ainsi une formation pratique plutôt que théorique.»
Des comédiens professionnels sont appelés en renfort pour réaliser des mises en situation se rapprochant le plus possible de la réalité des milieux de travail: «On se déplace, on se rend dans les entreprises et on livre notre enseignement aux heures qui leur conviennent. De plus, notre spécificité repose sur le fait que, au cours des dernières années, on a développé des programmes complets qui nous servent à transmettre nos acquis de façon assez complète aux mêmes endroits pendant plusieurs années, ce qui ne nous empêche pas de donner de la formation ponctuelle à droite et à gauche.» Elle fournit deux exemples révélateurs: «On est à la SAQ depuis plus de 20 ans et il en va de même de notre partenariat avec la Coop fédérée.»
Un partenariat indispensable
Alain Legault, conseiller pédagogique aux entreprises, a piloté pour le collège le projet conjoint avec Olymel, duquel a résulté l'application du programme Everest couronné du prix Mercure: «Il relève vraiment d'une formation sur mesure. En fait, il émane à l'origine d'une idée de la compagnie Olymel, qui s'est demandé quelles seraient les compétences requises pour qu'un superviseur puisse bien faire son travail. Elle nous a consultés à ce sujet et on a réalisé une analyse croisée pour combiner compétences et techniques de savoir-faire qui devaient entrer en ligne de compte pour bâtir un programme adéquat. Finalement, on a élaboré un plan de formation pour les superviseurs de première ligne s'étendant sur 22 journées de formation et sur un total de 154 heures; il s'échelonne sur deux ans et comprend quatre paliers d'acclimatation, d'où le terme relié à l'escalade, Everest, dont il a été baptisé.»
Il serait impensable et impossible d'élaborer un tel ensemble pédagogique sans la participation étroite de l'entrepreneur: «C'est pour cette raison qu'on obtient de bons résultats, lance Mme Gaudin. Et M. Legault de poursuivre: «On a un comité qui se rend dans l'entreprise pour faire de l'écoute et se livrer à des observations sur place en demandant aux gens de se livrer à des mises en situation de ce qui se passe chez eux; dans ce but, on utilise les services de comédiens, comme on le mentionnait précédemment.» Bois-de-Boulogne personnalise chacune de ses interventions en recourant à une démarche de cas par cas.
Il revient à l'expérience Olymel: «Quand on a monté ces journées de formation pour cette compagnie, il y avait de son côté un comité de consultation qui était composé de membres de la direction à divers paliers et aussi des participants et superviseurs; on pouvait s'assurer qu'on n'était pas dans le champ avec ce qu'on disait et que nos propos correspondaient vraiment avec leurs expériences vécues. On a développé cette formation grâce à leur écoute et c'est pourquoi on peut prendre la parole et leur dire dès le premier cours: voici qui vous êtes, voici vos valeurs, voici votre mission et voici d'où on part pour monter jusqu'au sommet de l'Everest.»
Le bilan et le suivi des services
Il y a environ 125 personnes qui, sur une base volontaire, suivent le programme depuis environ un an. Alain Legault mesure les résultats obtenus: «L'aspect pratico-pratique fait en sorte que dès le lendemain d'une formation on peut appliquer ce qu'on a appris la veille. Il y a des retombées immédiates d'ordre direct et indirect qui font en sorte que le programme est très apprécié.»
Forte des succès remportés, Carole Gaudin se penche vers l'avenir: «Actuellement, ce qui est clair et net, c'est qu'on développe des activités de reconnaissance des acquis et des compétences en entreprise. On est en train de se doter d'un plan d'affaires en tenant compte qu'on travaille beaucoup en gestion des ressources humaines, dans le secteur de la santé et dans celui des approvisionnements, de même qu'on intervient de plus dans l'informatique et dans les communications, avec le volet des réseaux sociaux, qui est le tout dernier-né. Pour l'heure, nous sommes en pleine expansion et en recrutement; il y aura dans les prochaines semaines un coordonnateur des services aux entreprises qui se joindra à notre équipe. On veut exploiter davantage et différemment l'offre envers la clientèle.»
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Collaborateur du Devoir







