Lettres - Pourquoi une hausse des droits de scolarité?
L'un des arguments accompagnant ces jours-ci le débat entourant la hausse des droits de scolarité est bien souvent celui que la hausse est nécessaire afin que nos universités puissent demeurer compétitives au niveau international, tout en offrant un enseignement de qualité et un cadre propice à la recherche.
Ainsi, en consultant les classements internationaux d'universités, comme celui du Times Higher Education, il appert qu'aucune université québécoise francophone ne figure cette année dans les cent premières. Seule l'Université McGill réussit à avoir une place enviable.
Pour certains, deux facteurs vont expliquer cette situation. Le premier étant le fait que ce classement favorise davantage les universités anglo-saxonnes. Le second est que les étudiants québécois ne payent pas suffisamment pour avoir accès aux études universitaires, ce qui a comme conséquence que nos universités ne réussissent aussi bien qu'elles le devraient.
Or, en regardant plus attentivement ce classement, on constate également que trois universités suédoises se classent parmi les cent premières. Pourtant dans ce pays ayant, doit-on le rappeler, une population semblable à celle du Québec, l'université est gratuite pour tous les étudiants. Si ce classement ne favorise pas les établissements où la langue d'enseignement est le français, il ne doit également pas favoriser ceux où la principale langue est le suédois.
Par conséquent, l'argument selon lequel une hausse des droits de scolarité est nécessaire pour améliorer la performance et la compétitivité au niveau international de nos universités ne tient pas la route.
Bien entendu, les classements internationaux sont à prendre avec précautions, cependant il n'en demeure pas moins qu'ils existent, qu'ils sont consultés et qu'ils font souvent office d'autorité. [...]
***
Mathieu Vaugeois - Montréal, le 13 novembre 2011
Ainsi, en consultant les classements internationaux d'universités, comme celui du Times Higher Education, il appert qu'aucune université québécoise francophone ne figure cette année dans les cent premières. Seule l'Université McGill réussit à avoir une place enviable.
Pour certains, deux facteurs vont expliquer cette situation. Le premier étant le fait que ce classement favorise davantage les universités anglo-saxonnes. Le second est que les étudiants québécois ne payent pas suffisamment pour avoir accès aux études universitaires, ce qui a comme conséquence que nos universités ne réussissent aussi bien qu'elles le devraient.
Or, en regardant plus attentivement ce classement, on constate également que trois universités suédoises se classent parmi les cent premières. Pourtant dans ce pays ayant, doit-on le rappeler, une population semblable à celle du Québec, l'université est gratuite pour tous les étudiants. Si ce classement ne favorise pas les établissements où la langue d'enseignement est le français, il ne doit également pas favoriser ceux où la principale langue est le suédois.
Par conséquent, l'argument selon lequel une hausse des droits de scolarité est nécessaire pour améliorer la performance et la compétitivité au niveau international de nos universités ne tient pas la route.
Bien entendu, les classements internationaux sont à prendre avec précautions, cependant il n'en demeure pas moins qu'ils existent, qu'ils sont consultés et qu'ils font souvent office d'autorité. [...]
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Mathieu Vaugeois - Montréal, le 13 novembre 2011
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