Droits de scolarité - Un site Web réplique à celui du ministère de l'Éducation
Le nom de la ministre Line Beauchamp est «pris en otage»
Un microsite Internet dit «indépendant» a vu le jour aujourd'hui à l'intention de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp (www.linebeauchamp.com). Ce site, financé par «un seul individu ne faisant partie d'aucune des associations de luttes pour ou contre la hausse des frais de scolarité», a été créé pour dénoncer celui consacré à l'augmentation des droits de scolarité (www.droitsdescolarite.com), lancé hier par le ministère de l'Éducation (MELS).
Hier, le MELS a souligné que son site fait partie d'un plan de communication qui est l'objet de la première recommandation du Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études (CCAFE), chargé de conseiller la ministre sur la hausse des droits.
Conçu par l'agence de communication Cossette, le site du ministère, aura coûté 50 000 $ au total, ce qui comprend la création et la promotion. Ce montant comprend également l'achat de mots-clés comme «FEUQ», «FECQ», «grève étudiante», pour que le site du MELS apparaisse dans un bandeau publicitaire en haut de page lorsque ces mots sont recherchés dans Google. «Je sais que des étudiants disent qu'on a pris l'argent des contribuables pour faire ça. Mais ça fait suite à la recommandation du CCAFE qui demandait qu'on élabore un plan de communication pour donner davantage d'explications», a noté Dave Leclerc, l'attaché de presse de la ministre Beauchamp.
La mise en ligne de ce site a déclenché ce matin la colère d'une centaine de personnes sur les réseaux sociaux. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) n'a pour sa part vu dans ce site qu'un outil pour faire «jouer la cassette libérale». «Les étudiants les ont interpellés massivement, hier, et eux, ils nous répondent: "Vous n'avez toujours pas compris, alors on va vous faire un site Web"», de dire hier Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. «Les étudiants ont très bien compris. Le plan, c'est d'endetter les générations à venir.» Elle déplore que le «dialogue de sourds» se poursuive. «Un site Internet, ce n'est pas un débat.»
Appropriation médiatique
Pour sa part, le site qui a vu le jour aujourd'hui ne dénonce pas la hausse des droits de scolarité, mais plutôt la «lutte médiatique financée à même le budget d’un ministère décriant un manque de financement. Au-delà des questions relatives aux hausses, la problématique du contrôle de l’information émane inévitablement de ces agissements», peut-on lire.
Le site propose un «échange d'otage» entre le nom de domaine LineBeauchamp.com et celui de Droitdescolarite.com. Ce dernier devrait être modifié «pour exprimer, en plus des avantages d’une hausse, le revers de la médaille.» Le détenteur du site veut ainsi lutter contre l'«appropriation médiatique» des requêtes sur Google entourant les frais de scolarités. Il souhaite en outre que ceux qui veulent dénoncer le site du gouvernement cliquent sur ce dernier, car il en coûterait entre «0,15$ et 1,20$ à chaque clic»,toujours selon l'instigateur.
Manifestation à la rencontre de Jean Charest
Par ailleurs, une vingtaine d'étudiants attendaient de pied ferme aujourd'hui le premier ministre Jean Charest à sa sortie de la salle communautaire où s'est tenue l'assemblée d'investiture du député Sklavounos. Ils brandissaient des affiches de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), tout en scandant des slogans comme: «Charest, on veut étudier, pas s'endetter».
Une foule d'environ 12 000 étudiants, 30 000 selon les organisateurs, avaient débrayé jeudi pour dénoncer la hausse annoncée des droits de scolarité universitaires, descendant dans les rues du centre-ville de Montréal pour manifester. Avec la hausse prévue, les universitaires paieront 75 % de plus pour leurs études en 2016, déboursant 3793 $ en frais pour s'inscrire.
Le gouvernement Charest a annoncé qu'il maintiendrait le cap et a défendu cette augmentation de 325 $ par année pendant cinq ans, la jugeant «équilibrée». Il a par ailleurs acheté les mots clés «grève étudiante» sur le site Web Google, s'assurant ainsi le haut du pavé pour mieux promouvoir son opinion lorsque des internautes font des recherches sur le sujet.
Le Devoir avec la Presse canadienne
Hier, le MELS a souligné que son site fait partie d'un plan de communication qui est l'objet de la première recommandation du Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études (CCAFE), chargé de conseiller la ministre sur la hausse des droits.
Conçu par l'agence de communication Cossette, le site du ministère, aura coûté 50 000 $ au total, ce qui comprend la création et la promotion. Ce montant comprend également l'achat de mots-clés comme «FEUQ», «FECQ», «grève étudiante», pour que le site du MELS apparaisse dans un bandeau publicitaire en haut de page lorsque ces mots sont recherchés dans Google. «Je sais que des étudiants disent qu'on a pris l'argent des contribuables pour faire ça. Mais ça fait suite à la recommandation du CCAFE qui demandait qu'on élabore un plan de communication pour donner davantage d'explications», a noté Dave Leclerc, l'attaché de presse de la ministre Beauchamp.
La mise en ligne de ce site a déclenché ce matin la colère d'une centaine de personnes sur les réseaux sociaux. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) n'a pour sa part vu dans ce site qu'un outil pour faire «jouer la cassette libérale». «Les étudiants les ont interpellés massivement, hier, et eux, ils nous répondent: "Vous n'avez toujours pas compris, alors on va vous faire un site Web"», de dire hier Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. «Les étudiants ont très bien compris. Le plan, c'est d'endetter les générations à venir.» Elle déplore que le «dialogue de sourds» se poursuive. «Un site Internet, ce n'est pas un débat.»
Appropriation médiatique
Pour sa part, le site qui a vu le jour aujourd'hui ne dénonce pas la hausse des droits de scolarité, mais plutôt la «lutte médiatique financée à même le budget d’un ministère décriant un manque de financement. Au-delà des questions relatives aux hausses, la problématique du contrôle de l’information émane inévitablement de ces agissements», peut-on lire.
Le site propose un «échange d'otage» entre le nom de domaine LineBeauchamp.com et celui de Droitdescolarite.com. Ce dernier devrait être modifié «pour exprimer, en plus des avantages d’une hausse, le revers de la médaille.» Le détenteur du site veut ainsi lutter contre l'«appropriation médiatique» des requêtes sur Google entourant les frais de scolarités. Il souhaite en outre que ceux qui veulent dénoncer le site du gouvernement cliquent sur ce dernier, car il en coûterait entre «0,15$ et 1,20$ à chaque clic»,toujours selon l'instigateur.
Manifestation à la rencontre de Jean Charest
Par ailleurs, une vingtaine d'étudiants attendaient de pied ferme aujourd'hui le premier ministre Jean Charest à sa sortie de la salle communautaire où s'est tenue l'assemblée d'investiture du député Sklavounos. Ils brandissaient des affiches de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), tout en scandant des slogans comme: «Charest, on veut étudier, pas s'endetter».
Une foule d'environ 12 000 étudiants, 30 000 selon les organisateurs, avaient débrayé jeudi pour dénoncer la hausse annoncée des droits de scolarité universitaires, descendant dans les rues du centre-ville de Montréal pour manifester. Avec la hausse prévue, les universitaires paieront 75 % de plus pour leurs études en 2016, déboursant 3793 $ en frais pour s'inscrire.
Le gouvernement Charest a annoncé qu'il maintiendrait le cap et a défendu cette augmentation de 325 $ par année pendant cinq ans, la jugeant «équilibrée». Il a par ailleurs acheté les mots clés «grève étudiante» sur le site Web Google, s'assurant ainsi le haut du pavé pour mieux promouvoir son opinion lorsque des internautes font des recherches sur le sujet.
Le Devoir avec la Presse canadienne










