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Droits de scolarité - Un site Web réplique à celui du ministère de l'Éducation

Le nom de la ministre Line Beauchamp est «pris en otage»

Line Beauchamp<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Line Beauchamp
Un microsite Internet dit «indépendant» a vu le jour aujourd'hui à l'intention de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp (www.linebeauchamp.com). Ce site, financé par «un seul individu ne faisant partie d'aucune des associations de luttes pour ou contre la hausse des frais de scolarité», a été créé pour dénoncer celui consacré à l'augmentation des droits de scolarité (www.droitsdescolarite.com), lancé hier par le ministère de l'Éducation (MELS).

Hier, le MELS a souligné que son site fait partie d'un plan de communication qui est l'objet de la première recommandation du Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études (CCAFE), chargé de conseiller la ministre sur la hausse des droits.

Conçu par l'agence de communication Cossette, le site du ministère, aura coûté 50 000 $ au total, ce qui comprend la création et la promotion. Ce montant comprend également l'achat de mots-clés comme «FEUQ», «FECQ», «grève étudiante», pour que le site du MELS apparaisse dans un bandeau publicitaire en haut de page lorsque ces mots sont recherchés dans Google. «Je sais que des étudiants disent qu'on a pris l'argent des contribuables pour faire ça. Mais ça fait suite à la recommandation du CCAFE qui demandait qu'on élabore un plan de communication pour donner davantage d'explications», a noté Dave Leclerc, l'attaché de presse de la ministre Beauchamp.

La mise en ligne de ce site a déclenché ce matin la colère d'une centaine de personnes sur les réseaux sociaux. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) n'a pour sa part vu dans ce site qu'un outil pour faire «jouer la cassette libérale». «Les étudiants les ont interpellés massivement, hier, et eux, ils nous répondent: "Vous n'avez toujours pas compris, alors on va vous faire un site Web"», de dire hier Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. «Les étudiants ont très bien compris. Le plan, c'est d'endetter les générations à venir.» Elle déplore que le «dialogue de sourds» se poursuive. «Un site Internet, ce n'est pas un débat.»

Appropriation médiatique

Pour sa part, le site qui a vu le jour aujourd'hui ne dénonce pas la hausse des droits de scolarité, mais plutôt la «lutte médiatique financée à même le budget d’un ministère décriant un manque de financement. Au-delà des questions relatives aux hausses, la problématique du contrôle de l’information émane inévitablement de ces agissements», peut-on lire.

Le site propose un «échange d'otage» entre le nom de domaine LineBeauchamp.com et celui de Droitdescolarite.com. Ce dernier devrait être modifié «pour exprimer, en plus des avantages d’une hausse, le revers de la médaille.» Le détenteur du site veut ainsi lutter contre l'«appropriation médiatique» des requêtes sur Google entourant les frais de scolarités. Il souhaite en outre que ceux qui veulent dénoncer le site du gouvernement cliquent sur ce dernier, car il en coûterait entre «0,15$ et 1,20$ à chaque clic»,toujours selon l'instigateur.

Manifestation à la rencontre de Jean Charest

Par ailleurs, une vingtaine d'étudiants attendaient de pied ferme aujourd'hui le premier ministre Jean Charest à sa sortie de la salle communautaire où s'est tenue l'assemblée d'investiture du député Sklavounos. Ils brandissaient des affiches de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), tout en scandant des slogans comme: «Charest, on veut étudier, pas s'endetter».

Une foule d'environ 12 000 étudiants, 30 000 selon les organisateurs, avaient débrayé jeudi pour dénoncer la hausse annoncée des droits de scolarité universitaires, descendant dans les rues du centre-ville de Montréal pour manifester. Avec la hausse prévue, les universitaires paieront 75 % de plus pour leurs études en 2016, déboursant 3793 $ en frais pour s'inscrire.

Le gouvernement Charest a annoncé qu'il maintiendrait le cap et a défendu cette augmentation de 325 $ par année pendant cinq ans, la jugeant «équilibrée». Il a par ailleurs acheté les mots clés «grève étudiante» sur le site Web Google, s'assurant ainsi le haut du pavé pour mieux promouvoir son opinion lorsque des internautes font des recherches sur le sujet.

Le Devoir avec la Presse canadienne
Line Beauchamp<br />
<br />
 
 
 
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  • Marilyne Thibault
    Inscrite
    samedi 12 novembre 2011 21h04
    site homologue
    Un site web basé sur l'onéreuse version du ministère de l'éducation a été mis en place par des étudiants à l'adresse http://www.droitsdescolarite.ca/fr/

    Il présente le revers de la médaille et plusieurs points cruciaux qui ont été omis sur son homologue gouvernemental.

    Comprendre ces enjeux sans les censurer est fondamental pour discuter de la hausse des frais de scolarité et proposer des solutions équitables et respectueuses pour les étudiants et la partie gouvernementale.
    Bonne lecture !

  • Mathieu Bouchard
    Abonné
    samedi 12 novembre 2011 21h47
    Cliquer pour punir ?
    Si on clique sur le lien vers leur site dans le but de punir le gouvernement, tout ce que ça fait, c'est récompenser l'agence de publicité en utilisant l'argent des contribuables.

    Avez-vous compris ? C'est pas payé avec la caisse du parti libéral, ça.

  • frederik Fortin
    Abonné
    samedi 12 novembre 2011 21h54
    Bien joué!
    Le gouvernement s'est manifestement mit les pieds dans les plats avec ce dernier investissement (qui aurait pu payer la totalité de mes étude ironiquement...). Propagande, pour sûr, le contenu informatif de ce site est pauvre, se contentant de resservir la bonne vielle démagogie tiède employée par Charest et Beauchamp sur la justice (juste part des étudiants). Socrate se mordrait les doigts à entendre ces sophistes user du concept de la justice à leur fin.

    Le créateur du site www.Linebeauchamp.com a fait montre d'une bonne répartie. En effet, ce débat se doit de garder une certaine contenance, quoi que malheureusement, la désinformation lancée à la population par le gouvernement et les grands médias donnent mauvaise presse aux étudiants, qui sont l'objet de jugement péjoratifs.

    Bref, si nous prenions ce débat sans nuance d'opinion, il y aurait consensus. Le gouvernement fait déplorablement usage d'arrogance en voulant jeter la poids de l'ingestion des universités sur le dos des étudiants.

    Sachez que ceux-ci ne sont pas seul, il y a des individus prêts à répliquer aux coups-bas du gouvernement.

    Bien-joué!

  • Viktoria13
    Inscrit
    samedi 12 novembre 2011 22h05
    Droitsdescolarité.COM???
    Je trouve que c'est un drôle d'adon que le site du MELS ait le suffixe .COM. C'est plutôt ironique que malgré qu'il puisse facilement se servir de gouv.qc.ca, il ait choisi d'inscrire son site dans la catégorie commerciale, surtout que pour le reste, tout est payé avec l'argent des contribuables. Ajouter à ça l'achat de mots-clé, invention totalement commerciale, n'est que la cerise sur le sundae.

    Et cette façon de faire est effectivement une belle démonstration de l'approche à sens unique du gouvernement: il croit vraiment qu'on ne comprend pas ce qu'il tente de faire, après qu'un paquet d'individus ait très explicitement prouvé qu'on a compris le message d'aplomb. Charest

  • Carole Dionne
    Inscrite
    dimanche 13 novembre 2011 00h53
    Moi, je ne comprends toujours pas
    On va dire que j,ai la t^te dure mais... je vais vous donner mon exemple. trois enfants ont été à l'université. Je demeure dans la région de Joliette. Mon salaire à l'époque de leurs études était environ de $50,000. en dollars d'aujourd'hui (fin de leur BAC). Un ingénieur, un pharmacien et un informaticien. trois université différents (Laval, trois-Rivières et Sherbrooke) Mon conjoint ne travaille pas. Et on a réussi. Pourquoi nous et pas vous?

    C'est vrai, on les a aider et j'en suis fier. mes enfants ont travaillé tous leurs étés comme des fous. Ils avaient droit au prêt étudiant. Ils demeuraient tous dans des chambres des université ( c'est petit en titi mais). On leur payait les frais de cours et eux s'arrangeaient avec tout le reste.
    Bon, si les parents n,aident pas, on devrait avoir un fichier central pour les dénoncer. Mais ces parents là, qui ont voulu pour la plupart des enfants, devraient s'en occuper. Les gouvernements ne peuvent pas suppléer à tous les problèmes des citoyens.

    Est-ce que parce que l'on manque de garderie que l'on doit payer des garderies privées à $52/jour? car ces enfants là, sont aussi un investissement comme l'éducation. Est-ce la faute aux enfants si leurs parents ne font... On ne peut pas tout corriger les carences parentales. Donc il faut imaginer autrement. Désolé

    Et lâchez moi: Il faut taxer davantage les compagnies, etc. le Pq l'a fait et cela a nuit malheureusement au Québec. Chaque parent doit s'occuper de ses enfants comme chaque enfants doit s'occuper de ses parents. Là on laisse tout à l'état.

  • Chantal_Mino
    Abonné
    dimanche 13 novembre 2011 07h49
    L'instruction pour le 1% afin de garder leurs privilèges et s'enrichir à nos dépens
    Bravo pour l'initiative et le nouveau site en réponse à ceux qui utilisent l'argent des contribuables,sans aucune gêne,pour empêcher l'information,la justice et l'équitabilité entre nous tous!

    C'est bien simple!

    Trop de gens instruits proviennent maintenant de milieux plus modestes que nos dirigeants qui s'avantagent et se remplissent les poches depuis tant d'années,dénonçant l'incohérence de leurs dires et de leurs écrits avec leurs actions,ce qui commence à ouvrir les yeux de plusieurs et met sérieusement en danger la structure bien cachée qu'ils ont mis en place pour se faire.Pour la plupart, ces défenseurs provenant de milieux plus modestes,n'ont pas oubliés leurs origines, ne se font pas acheter facilement et défendent une équité pour tous, comme ils ont eu droit eux-mêmes.De plus,heureusement,nous avons aussi ceux qui viennent de milieux plus nantis qui préservent leurs valeurs morales d'altruismes et refusent de vendre leur âme pour s'avantager et protéger cette caste de 1% qui se croit vraiment la crème de la société étant légitime de s'enrichir et de s'avantager au détriment de l'argent,de l'endettement et de la démocratie de la majorité des contribuables tant québécois que canadien qui travaillent très fort pour gagner leur vie et que celle-ci soit décente et de qualité pour eux et leurs enfants.

    Mme Line Beauchamp et M. Jean-Marc Fournier,s.v.p.revenez à vos valeurs d'origines pour le bien de la population et pour le vôtre qui fera l'histoire!

    Comment en êtes-vous rendu là?Autant d'indifférence envers les citoyens...Comme votre collègue aux finances,M. Raymond Bachand,trouvez-vous drôle d'espérer et de tout faire pour que ce qui est dénoncé tout haut finisse par rentrer sous terre comme la marmotte en hiver afin de se faire oublier jusqu'au printemps.

    Printemps québécois, je l'espère!...Vraiment,je ne voudrais pas être dans votre peau...je préfère moins de «flafla» d'apparence et de richesse futi

  • Nicholas Touikan
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 08h55
    Quelle révélation: 5% de la population a un gros salaire!
    Je trouve cela profondément insultant de définir la valeur d'une éducation simplement en termes de salaires à long terme comme on le fait au site du gouvernement du Québec http://www.droitsdescolarite.com/fr/investir.php où on voit un joli histogramme qui indique que les personnes entre 45 et 65 ans qui ont une éducation avancée font 85303$ par année en moyenne. En consultant le site suivant: http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/educati on constate que ce n'est que 5% des gens qui ont entre 45 et 64 ans qui ont une éducation au delà d'un baccalauréat. On voit aussi d'ailleurs que ce n'est que 15% des gens qui ont entre 45 et 64 ans qui ont une éducation universitaire.

    Puisque l'éducation est si rentable alors c'est l'état qui devrait le financer: si un diplôme universitaire rapporte vraiment 750 000$ de plus au cours d'une vie, alors à un taux d'imposition de 15% ça rapporte 112 500$ à l'état et ça c'est sans compter les autres retombées économiques.

  • André Michaud
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 11h05
    Mauvaise foi chronique
    Ce site est d'une mauvaise foi extrême..

    Et en plus on incite à visiter le site du MELS par pour comparer les arguments, mais pour faire dépenser le plus possible l'argent des contribuables!!!!! On voit bien encore une foi le manque total de respect pour les concitoyens et l'égocentrisme géant des ces jeunes. Après avoir vidé les poches de leurs parents pendant 20 ans, ils veulent maintenant vider celles de leurs concitoyens. Aucun sens civique, aucune fierté !!

    Comment peut-on exiger que les AUTRES payent plus que 85% de NOS études ? Aucune fierté, une mentalité de parasite anti-social et d'enfant gâtées. Est-ce que ces jeunes représentent notre futur?

    Heureusement ces jeunes ne sont pas représentatif de la jeunesse québécoise sinon ce serait un désastre !

  • Étienne Marcoux
    Abonné
    dimanche 13 novembre 2011 11h54
    Je n'en reviens pas, 50 000 $ pour un site Web de 4 pages
    C'est inimaginable. Le gouvernement du Québec a dépensé 50 000 $ pour un site Web de quatre pages... alors des étudiants en très peu de temps ont réussi à reproduire un site Web presque identique, à l'exception du contenu (http://www.droitsdescolarite.ca/fr/index.html). Je doute fort que ces étudiants disposaient d'une somme comparable à celle du gouvernement pour la réalisation de leur site Web...
    En cherchant dans Internet, j'ai trouvé plusieurs entreprises capables de réaliser des sites Internet à des tarifs s'échelonnant en moyenne de 300 $ (3 pages et référencement) à 2000 $ (40 pages, statistiques en ligne, base de données, réseaux sociaux intégrés, etc.). Après cette courte recherche, la question que je me pose est la suivante : mais comment diantre le gouvernement québécois a-t-il pu se laisser rouler de la sorte en acceptant de payer à la gourmande firme Cossette un prix presque 50 fois plus élevé que ce qu’on peut facilement trouver sur le marché? Il doit y avoir quelque chose que je ne comprends pas…
    Dois-je en conclure que, comme dans le domaine de la construction, le coût des contrats publics sont gonflés à bloc dans le domaine des communications? Un peu comme à l'époque du scandale des commandites avec les libéraux fédéraux...
    Et cela, c'est sans compter le caractère extrêmement démagogique et l'odeur de propagande du site du ministère de l’Éducation. Lire le commentaire de Nicholas Touikan pour s'en convaincre.

  • evdrouin
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 13h00
    Et l'IRIS là-dedans ?
    J'ai récemment visionné les vidéos de démystification fait par l'IRIS.

    Tant qu'à moi, tout était dit. Alors, que le ministère crée ce site frauduleux, c'est complètement inutile et vraiment ridicule... Ce n'est que de la propagande !

    Informez-vous !
    Mythe # 1 - Les universités sont sous-financées
    http://www.youtube.com/watch?v=eOU7am_A2Fc

  • martrobo
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 13h47
    Vous avez raison Carole...
    ...je m'occuperai de mes parents(?) de la même façon qu'ils m'ont aidé...une tit'tape sur l'épaule et...bonne chance ensuite je prend MON fric et je profite de MA vie.

  • Lise Moga
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 14h54
    Dans la réalité...
    "Avec la hausse prévue, les universitaires paieront 75 % de plus pour leurs études en 2016, déboursant 3793 $ en frais pour s'inscrire."
    ainsi, le coût RÉEL des études universitaires passeraient de 12% à 16% pour les étudiants.

    Présentement, ces étudiants éternisent leur séjour à chacune des étapes vers l'Université:
    -un cours secondaire de 5 ans est réalisé réellement par quelle proportion des étudiants?
    -une graduation du CEGEP de 2 ans est atteinte effectivement par quelle proportion des usagers?
    -à l'Université, un Bac de 3 ans prend combien d'années pour s'obtenir?

    Quand on étire la sauce ainsi, c'est que l'on attache peu d'importance aux efforts de 88% que l'on demande actuellement à la population québécoise pour financer les études post-secondaires. Qui attache de l'importance à ce qui est accordé à rabais?

    Si, à raison de 12% du coût de la scolarité, nos jeunes peuvent se permettre...
    -le coût de leur scolarité,
    -le coût de leur hébergement,
    -l'achat et l'entretien d'une auto,
    -les frais mensuels d'un BlackBerry,
    -le coût annuel moyen de $1200,00 en voyage,
    -$40,00 /hebdomadaire d'investissements dans les bars (information donnée à J. Luc Mongrain)
    -etc,

    c'est qu'ils vivent absolument en dehors de la réalité de ceux qui contribuent à raison de 88% de leur scolarité.

    Ils serait peut-être temps que cette catégorie de SIPHONNEURS de l'ÉTAT prennent conscience que l'ÉTAT, c'est:
    -celui qui travaille à la sueur de son front et qui paie sa forte contribution en impôt,
    -qui a déjà payé pour lui-même et pour les siens, tous les services revendiqués "gratuitement", réclamés pour lui-même comme un droit absolu et inaliénable.

    MOI, j'ai contribué pour les miens... et je refuse la MATERNITUDE éternelle envers la progéniture de mes concitoyens.

  • le_chialeux
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 17h32
    l'état c'est...
    N'Importe quoi ! quand-est-ce que vous allez comprendre que PAYER pour les frais scolaires, c'est de l'argent DANS NOS POCHES plus tard en retour d'impot car plus d'éducation=plus de revenus, en frais de chomage ou de BS en moins, en frais médicaux parce que les pauvres sont plus malades, etc ,etc. Tout ce que vous dites qui va dans une autre sens est la preuve de votre ignorance crasse. Retournez donc à l'école suivre des cours de sociologie et de politiques sociales. Et j'ajouterai que tous les vieux qui n'ont pas compris que de nos jours, un cellulaire c'est vital comme de la nourriture, et que sortir et voyager un minimum, c'est essentiel à cet age là, hé bien sortez donc un peu passé 21h. A moins que vous vouliez que les jeunes soient frustrés comme vous l'avez été ? Avec 50% de notre force/budget comme société investie dans la survie de nos vieux mourants dans les hopitaux, avec une dette colossale laissée en héritage par ces même vieux, vous croyez pas que c'est un peu vulgaire de couper dans l'avenir de nos jeunes ?

  • Lise Moga
    Inscrit
    lundi 14 novembre 2011 14h15
    le_chialeux... une BMW avec vos revendications!
    N'importe quoi, en effet! Je crois que vous mélangez bien des choses et la logique ne semble pas vous aider à comprendre des principes fondamentaux.

    Entre la nourriture et le téléphone cellulaire, il y a une énorme différence. La nourriture fait parti des besoins essentiels à la vie. L'autre dans laquelle entre le cellulaire haute performance, les voyages, les sorties dans les bars à $40,00 et plus est du domaine de l'accessoire.

    Je ne crois pas qu'en sociologieque et en politique sociale, l'on ne vous ait jamais enseigné que la population québécoise qui paie l'impôt est la plus taxée de l'Amérique du Nord. Je ne crois pas que le gros bons sens vous ait déjà appris que quand les gens sont les plus taxée, ils doivent établir des priorités afin que l'équilibre s'égalise entre les entrées et les sorties d'argent. Il serait temps que vous sachiez que parmi ceux qui paient 88% de votre "compétence intellectuelle", il y des gens jeunes ou vieux qui ont dû renoncer depuis longtemps au bar hebdomadaire à $40,00, aux voyages à $1 200,00 et aux sorties avant et après 21:00h. qui nécessitent un plein d'essence supplémentaire aux nécessités du travail.
    Avec le méli-mélo de vos besoins essentiels: le T Bone, le BLACK BERRY, les voyages, les bars, l'instruction que vous exigez pour vous rendre plus éduqué et moins frustré, je ne crois pas que beaucoup parmi ceux qui se sont levés avant vous et se sont relevé les manches pour affranchir le monde de l'ignorance crasse, soyons rassurés sur la bonne voie que vous avez emprunté dans votre message du 2011-11-13, 17:32h.

  • Boup
    Inscrite
    lundi 14 novembre 2011 17h04
    Ben oui !
    Bonjour messieurs dame, je suis une étudiante présentement au cégep en Art Plastique qui ne cesse depuis tout à l'heure de lire avec une certaine frustration vos commentaires. Juste pour vous dire, je n'ai pas de blackberry, en fait je n'ai même aucun téléphone cellulaire car je trouve que c'est de l'argent dépenser pour rien, je n'ai pas de voiture, je me promène à pied, en vélo ou en transport en commun parce que je n'ai pas d'argent pour une automobile et que je suis capable de me débrouiller par moi-même. Je ne sort pas souvent dans les bars non plus, parfois je fête avec des amis, mais sincèrement c'est même pas 40$ de mon budget par mois qui passe pour sa. Je ne recois des prêt, mais pas de bourse, ma mère a deux autres enfant a s'occuper, mais comme il ne sont pas encore rendu au postsecondaire il ne compte pas dans les prêt et bourse. Je suis de la classe moyenne et oui cette hausse va me toucher. Voyez vous, je le sais d'avance que je vais être endetter et sa me fait chier parce que je sais qu'a cause de sa je pourrais probablement pas avoir un prêt pour me créer une entreprise plus tard. Je sais que rendu a l'université, je vais rocher parce que moi je vais la payer en criss cette hausse la, voyez vous, l'argent que j'aurais aimer mettre dans de la bouffe va passer par la, l'argent que j'aurais aimer mettre de coté pour des projet futur va aller la. Le pire ces que l'argent qui pourrait me servir a manger va servir a faire de la pub pour mon Université. Je dis pas que je veut pas payer, je veut payer, mais plus tard quand j'aurais fini mes études, quand j'aurais une job payante ! Sincèrement, le risque avec cette hausse ces que des gens comme moi avec des rêve, des ambitions se disent FUCK OFF l'université. A oui j'oubliais, non je n'irais pas en voyage durant mes études, parce que sa aussi ces trop chère. Les gens dont vous parler ne sont pas une majorité, la majorité ces ceux qui se serent la ceinture deja.

  • Julie Labbe
    Inscrite
    lundi 14 novembre 2011 20h50
    Bien d'accord
    Je ne sais pas ou les gens ont vu le ''sondage'' ou ''reportage'' ou ''statistiques'' sur les dépenses des jeunes dans l'alcool, le cellulaire, les voyages... Mais je peux vous dire une chose. Il y manque un élément important. Soit la colonne des revenus.

    Les étudiants n'ont pas de revenus, sinon très faible. Nous sommes forcés déjà de s'endetter. Nous devrons maintenant nous endetter encore plus. Tout comme la moyenne des ménages canadiens, nous gérons extrêmement mal notre crédit personnel. Et les tentations sont partout. Nous nous faisons harceller par des campagnes de pubs nous étant destinées. C'est un manque d'éducation populaire. Le crédit c'est mal, voyez?

    Au lieu d'aller chercher de l'argent là ou il n'y en a pas (non...un étudiant n'est pas une source de revenu pour la société). Allons le chercher chez le professionnel qui sortira d'études au cégep ou à l'université, ça oui.

    Sinon, on engraisse les banques. Qui elles, ne redonnent PAS à la société comme un citoyen éduqué peut le faire et comme un gouvernement non-corrompu peut le faire. Il y a surement d'autres méthodes qui pourrait satisfaire tout le monde sur ce blogue. L'ennuie c'est que le gouvernement n'est pas ouvert à la discussion avec les principaux intéressés. (Idée: un impôt spécial qui dure 3 ou 5 ans selon les revenus du nouveau diplômé mais la gratuité scolaire?)

    L'éducation améliore la santé d'une société. Une personne qui continue ses études au-delà de son secondaire va y développer et concrétiser: un esprit critique (!!!), de meilleurs moyens d'expressions et de compréhensions, une personne plus éduquée a moins recours à la violence pour régler les conflits, a plus de moyens de répondre aux besoins de la société ( pénuries actuelles en santé pour exemple..)

    Alors, je ne vois que des avantages à investir socialement dans l'éducation. Elle est le remède à plusieurs maux.

  • Lise Moga
    Inscrit
    mardi 15 novembre 2011 16h33
    Quelle belle excuse!
    @julie Labbe "Il y manque un élément important. Soit la colonne des revenus.
    Les étudiants n'ont pas de revenus, sinon très faible. Nous sommes forcés déjà de s'endetter."
    Si le problème en est un d'endettement, parce que TOUT LE MONDE LE FAIT, pourquoi ne pas faire une grève pour obliger TOUT LE MONDE QUI LE FAIT, à rembourser? Et on continue ainsi puisque "tout le monde le fait" jusqu'à quand?
    Quand devra-t-on assumer la conséquence de ses choix? Pourquoi moi "qui ne le fait pas" devrait "subir" la conséquence de vos gestes?

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