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    École de musique Schulich - Toute la musique!

    12 novembre 2011 |Claude Lafleur | Éducation
    L’école de musique Schulich, affiliée à l’Université McGill<br />
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir L’école de musique Schulich, affiliée à l’Université McGill
    «Notre école de musique est l'une des plus renommées en Amérique du Nord et elle contribue à la réputation de l'université», lance avec fierté Lisa Lorenzino, directrice du département d'éducation de l'école de musique Schulich, affiliée à l'Université McGill. «Et moi, je puis le dire, je suis extrêmement heureuse d'y enseigner, puisque c'est un milieu riche [au plan culturel].»

    C'est avec un réel enthousiasme que Mme Lorenzino présente l'établissement musical qu'elle dirige, qui accueillera, de concert avec l'école FACE, le congrès de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ). «Ce sera pour nous l'occasion de nous inspirer, de nous entretenir avec une foule de personnalités et d'écouter de la musique... Ce congrès est très important puisqu'il réunit les profs qui enseignent dans les écoles élémentaires et secondaires ainsi que le personnel des universités.»

    Lisa Lorenzino a un parcours inusité. Elle joue de la flûte traversière dans de petits ensembles de jazz. Elle se passionne pour Cuba, y ayant séjourné en maintes occasions. Et elle adore enseigner et former les futurs professeurs de musique du primaire et du secondaire. On peut même dire d'elle que c'est une spécialiste de l'enseignement de la musique à Cuba.

    «Pourquoi Cuba, me demandez-vous? Parce que, au départ, j'habitais Edmonton et que les hivers sont longs, lance-t-elle en riant. Mais Cuba, c'est aussi La Mecque pour les musiciens. Alors, comme je parle l'espagnol, j'ai combiné les deux. Durant trois ans, j'ai passé autant de semestres dans trois universités différentes et j'ai vécu dans des famille cubaines...»

    «J'ai passé beaucoup de temps à Cuba, explique-t-elle, où je me suis entretenue avec beaucoup de professeurs et d'élèves. On sait tous qu'à Cuba on trouve d'excellents musiciens. Par contre, on ne sait pas grand-chose de la méthode d'enseignement, comment sont formés leurs excellents musiciens. En fait, il n'y a pas beaucoup de recherche sur ce thème. Et, aujourd'hui, j'écris des articles spécialisés sur l'enseignement de la musique à Cuba.»

    L'école de musique Schulich, fondée il y a plus d'un siècle, a été nommée en l'honneur de Seymour Schulich, un riche homme d'affaires gradué de l'Université McGill, en remerciement pour les généreux dons qu'il a prodigués à l'université. L'école accueille plus de 800 étudiants selon deux grands profils: ceux qui viennent y étudier dans le but de faire carrière comme musicien et ceux qui aspirent à devenir professeur de musique à l'élémentaire et au secondaire.

    Vivier culturel


    L'une des particularités de l'école Schulich, rapporte Lisa Lorenzino, c'est d'héberger une grande diversité d'étudiants provenant d'un bout à l'autre du Canada et du nord-est des États-Unis. «Nous avons même des étudiants, au niveau des deuxième et troisième cycles, qui proviennent de partout à travers le monde: France, Italie, Iran, Brésil, Asie, etc.», dit-elle. Tous ces étudiants, auxquels s'ajoutent des professeurs-chercheurs venus de partout, génèrent un environnement riche au sein de l'école. Dans les classes, il y a même peu de Québécois (francophones ou anglophones), souligne la professeure, tant la diversité est grande. «Je crois que nous sommes la seule faculté de musique où les étudiants proviennent majoritairement de l'extérieur de la région», commente-t-elle.

    «Parmi nos étudiants, il y a bien entendu les jeunes qui sortent du high-school ou du cégep pour venir apprendre la musique, dit-elle. Mais il y aussi des musiciens d'expérience qui désirent parfaire leur art ou apprendre à enseigner la musique.»

    Mme Lorenzino mentionne même une clientèle particulière: «Chaque année, nous avons des étudiants qui ont fait carrière en jouant sur les navires de croisière. Après quelques années, ces musiciens finissent par se dire qu'ils ne passeront pas leur vie en croisière et ils décident de se consacrer à l'enseignement de la musique auprès des jeunes. Ils font de merveilleux professeurs de musique, car ils ont développé leurs compétences», observe Mme Lorenzino.

    «On a un bon programme de jazz, poursuit la jazzwoman. On a donc des étudiants qui viennent ici pour étudier le jazz en même temps que la pédagogie.» L'école s'est en plus récemment dotée d'une section de technologie et musique. «On a maintenant un beau mélange de musique artistique et scientifique, ce qui donne une autre couleur à l'école.»

    Vive Montréal!

    Pourquoi choisit-on de venir étudier à Schulich? En raison, bien entendu, de la réputation de l'établissement et de l'Université McGill. Mais aussi, indique Lisa Lorenzino, en raison de Montréal. «Pour ceux qui viennent de l'extérieur, Montréal est une ville emballante, riche au plan culturel et relativement peu chère. Et, aux yeux des Américains, c'est une ville très sûre — les femmes peuvent marcher sans problème dans les rues à n'importe quelle heure!»

    Notre ville offre également aux étudiants la possibilités d'assister à une foule de concerts et de vivre toutes sortes d'expériences musicales. «C'est également une ville bilingue, ce qu'apprécient nos étudiants», relate la professeure. Bon nombre d'entre eux, souligne-t-elle, parlent déjà le français avant de venir ici, et l'un de leurs objectifs est de parfaire leur langue seconde.

    Comme directrice du département d'éducation, elle observe que ses finissants n'ont aucune difficulté à se placer. «Nous avons récemment mené une enquête auprès de nos finissants des cinq dernières années, dit-elle. Tous avaient trouvé du travail (à l'exception de deux).» Bon nombre des étudiants venus d'ailleurs retournent dans leur collectivité, bien que certains choisissent de s'établir au Québec — ce qui enrichit d'autant notre diversité culturelle.

    «Il y a beaucoup de travail pour les professeurs de musique, particulièrement aux États-Unis, précise Mme Lorenzino, et l'avenir semble tout aussi prometteur!»

    ***

    Collaborateur du Devoir












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