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20 000 manifestants contre la hausse des droits de scolarité - Les étudiants disent avoir gagné une bataille

Lisa-Marie Gervais   11 novembre 2011  Éducation
La manifestation s’est terminée sans trop de grabuge devant le bureau montréalais du premier ministre Jean Charest. «Ça s’est bien déroulé», a noté le sergent Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La manifestation s’est terminée sans trop de grabuge devant le bureau montréalais du premier ministre Jean Charest. «Ça s’est bien déroulé», a noté le sergent Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.
Ils n'ont pas gagné la guerre, mais les étudiants ont néanmoins l'impression d'avoir remporté une bataille. En plus de l'appui des quelque 200 000 étudiants en grève d'un jour, ils ont été près de 20 000, hier, à manifester dans les rues détrempées de Montréal pour dénoncer la hausse de 75 % des droits de scolarité.

«On sent qu'il y a une certaine unité», a soutenu Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). «On a rarement vu une mobilisation comme ça. C'est une belle victoire du mouvement étudiant.» Elle s'est réjouie de l'appui des syndicats et autres membres de la société civile qui ont embrassé leur cause, portant bien haut parapluies et pancartes. «Avec les groupes sociaux, on voit qu'il y a une pression populaire qui s'installe et que ça peut nous aider», a-t-elle avancé.

Selon Mme Desjardins, les recteurs sont isolés et représentent de moins en moins la communauté universitaire. «Les profs, les chargés de cours et les employés de soutien sont avec nous. Il va falloir que [les recteurs] soient beaucoup plus représentatifs», a-t-elle indiqué. Elle cite en exemple la position contre la hausse adoptée par la commission des études de l'UQAM, tandis que le recteur Claude Corbo s'en est dissocié. «Même aux tables décisionnelles, il se passe quelque chose.»

Déjà, en début d'après-midi sous un ciel incertain, le rassemblement monstre à la place Émilie-Gamelin en disait long sur la volonté des marcheurs. «Je travaille déjà 30 heures semaines pour arriver», a dit Charles-Anthony Villeneuve, étudiant en science de l'environnement à l'UQAM. «Je ne pourrais pas étudier si les frais étaient de 3000 $.» Barbara Boutin, étudiante à la maîtrise en travail social, est sortie dans la rue avec ses trois enfants. «Je dois concilier travail, famille et études. Si on augmente les frais, il va falloir que je travaille plus et ça va affecter toute ma vie autour», a-t-elle déploré. Croisé sur les marches de la place en face de l'UQAM, le sculpteur et défenseur des droits de la personne, Armand Vaillancourt, a dit craindre l'endettement des générations futures. «On n'a pas d'affaire à leur imposer une dette qui va compromettre l'avenir de tout un peuple», a-t-il lancé.

Dans les poches des étudiants

C'est en scandant «on veut étudier, on ne veut pas s'endetter» que les manifestants ont marché sous la pluie, escortés discrètement par l'escouade antiémeute de la police de Montréal. Sur les pancartes, on lisait des slogans dénonçant la précarité dans laquelle la hausse allait les plonger, ou encore la privatisation du système d'éducation. «J'ai le choix: m'éduquer ou manger». «Stop à la prostitution de l'éducation!»

Présente à la manifestation en compagnie d'une délégation de députés du Parti québécois, la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur, Marie Malavoy, a reconnu que, même s'ils n'ont pas un bulletin sans mauvaise note, tout n'était pas la faute des administrateurs des universités. «Ils ont besoin de financement, mais certainement pas qu'on aille le piger dans les poches des étudiants», s'est-elle indignée. Elle a rappelé que son parti prône un débat de fond et la possibilité de fixer dans une loi-cadre la part que le gouvernement devra verser pour les universités afin d'éviter qu'il se désengage.

Sous la bannière de Québec solidaire, Amir Khadir a mis au défi le ministre des Finances, Raymond Bachand, d'adopter l'une des six sources de financement proposées par son parti. «Appliquer les politiques de redevance sur l'eau, un meilleur niveau de redevance sur les produits miniers, le rétablissement de la taxe sur le capital uniquement pour les entreprises financières et un niveau de taxation pour les plus riches, ce que même Warren Buffett demande, a expliqué le porte-parole de Québec solidaire. Il peut aller chercher 5 milliards avec ces mesures. Pourquoi choisir, par idéologie, d'ignorer ça?»

Une augmentation «juste»

Malgré toutes les protestations, ils sont plusieurs à soutenir que la hausse des droits est «juste». À commencer par la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, qui trouve normal que les étudiants paient leur part. «Est-ce qu'un étudiant universitaire qui va aller chercher son diplôme et qui va gagner en moyenne entre 600 000 $ et 750 000 $ de plus sur l'échelle d'une vie doit faire sa juste part? La réponse est oui. Est-ce qu'une hausse de 325 $ par année sur cinq ans, prévisible, est une hausse juste? La réponse est oui», a déclaré Mme Beauchamp, à l'Assemblée nationale.

Du même avis, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain rappelle que le gouvernement paie déjà plus de 50 % de la note, soit plus que partout ailleurs au Canada. «Et le gouvernement, c'est nous tous», a fait remarquer son président, Michel Leblanc.

La Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) a indiqué que la hausse était «raisonnable» et qu'elle allait être accompagnée d'une bonification du programme de prêts et bourses. Pour les étudiants, cela ne fera qu'aggraver l'endettement. «80 % des étudiants n'ont pas accès à l'aide financière. Dès qu'une famille fait 60 000 $, elle en est écartée», a dit Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

La manifestation s'est terminée sans trop de grabuge devant le bureau du premier ministre Jean Charest. «Ça s'est bien déroulé», a noté le sergent Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal. Des projectiles ont été lancés vers les policiers, tandis que des étudiants s'introduisaient dans l'Université McGill. Les policiers les ont dispersés au poivre de Cayenne.

D'autres actions seront à venir, promettent les étudiants. Avec déjà l'appui d'une dizaine d'associations étudiantes, une grève générale illimitée pourrait bien avoir lieu à l'hiver si le gouvernement ne recule pas, a dit Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE). «C'était le dernier avertissement pour le gouvernement Charest.»

***
 
Avec La Presse canadienne  
La manifestation s&rsquo;est termin&eacute;e sans trop de grabuge devant le bureau montr&eacute;alais du premier ministre Jean Charest. &laquo;&Ccedil;a s&rsquo;est bien d&eacute;roul&eacute;&raquo;, a not&eacute; le sergent Ian Lafreni&egrave;re, porte-parole du Service de police de la Ville de Montr&eacute;al.<br />
La manifestation s&rsquo;est termin&eacute;e sans trop de grabuge devant le bureau montr&eacute;alais du premier ministre Jean Charest. &laquo;&Ccedil;a s&rsquo;est bien d&eacute;roul&eacute;&raquo;, a not&eacute; le sergent Ian Lafreni&egrave;re, porte-parole du Service de police de la Ville de Montr&eacute;al.<br />
 
 
 
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 01h10
    L'absurdité, même de Vaillancourt
    Il ou on ne veut pas que les étudiants s'endette pour les générations futur. Mais on semble oublié que c'est la population du Québec qui s'endette. les journalistes nous trouvent toujours des cas pathétiques: une mère et trois enfants qui fait une maîtrise. On n'a pas pu en trouver de plus pathétique?.

    Et quand à l'appui des syndicats, mon oeil. Et ce pour avoir été déléguée syndicale. On fait voter dans des conseils généraux ou autres, des propositions d'appui (parfois à 52 %) aux étudiants. Les présidentes ou présidents n'ont pas le choix de débattre en faveur... mais pensez-vous que tous les fonctionnaires (50,000) vont débrayer pour montrer leur solidarité aux étudiants? Voyons, Parent fait son show mais après!!!


    je sais de quoi je parle puisque j'ai trois enfants qui ont étudier dans trois université différentes , n'ont pas eu de bourse, seulement des prêts. Et ils étaient d'accord avec cela. Et je ne suis pas riche. Mais les grands slognans sortent: "le droit à l'éducation" ou "C'est par l'éducation que l'on bâti un peuple" etc. Trop, c'est comme pas assez. pragmatique. On ne coupe pas l'accès à l'éducation au complet, on la raréfie un peu. C'est comme les garderies: " Tout le monde devrait avoir". "Les enfants d'aujourd'hui seront les payeurs de taxes de demain" etc.

    Quand aux soins de santé, où couper. Il reste les compagnies. je suis d'accord avec l'augmentation des impôts aux compagnies mais vous, les étudiants, qui chiâler que vous allez devoir payer la dette, pourquoi ne pas commencez immédiatement?.

    On pelte par en avant et on fait la remontrance aux adultes d'aujourd'hui. Désolé, je n,embarque pas.

  • Genevieve Gore
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 05h38
    Brutalité policière sur le campus McGill
    Sans compter toutes les autres histoires horrifiques qui circulent sur ce qui s'est passé hier à McGill, la police a frappé un professeur qui témoignait des événements en face du Pavillon James avec une matraque. Il ne participait pas, il avait essayé de quitter le campus par la rue Milton mais avait été forcé par la police à rester sur le campus. Le Devoir a vraiment manqué le coup avec son reportage insignifiant des événements à McGill. J'ai honte d'être une montréalaise et d'être une employée de McGill aujourd'hui.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 06h40
    L'université gratuite au Québec!
    S'il n'y avait pas les milliards de cadeaux aux grandes entreprises, sous forme de crédits d'impôt, d'électricité à rabais, de congés de taxes et autres cadeaux du genre, ce pays pourrait permettre à ses enfants d'étudier gratuitement jusqu'à l'université. Et je ne parle pas ici de la piteuse administration gouvernementale actuelle qui a gratifié les amis du régime, des contrats juteux à certaines firmes d'ingénieurs, d'avocats et d'entrepreneurs. Je ne parle pas non plus du gaspillage éhontée du gouvernement dans toutes les sphères de la vie publique pour cause d'incompétence et de mauvaise gestion. Et je ne parle pas non plus des immobilisations dans les nouveaux pavillons de nos universités comme celui de Montmorency à Laval, ou de l'Université de Sherbrooke à Longueuil et bien d'autres encore! L'Education de nos jeunes est un choix de société, et de volonté politique de nos élus.

  • Richard Lapointe
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 07h12
    Si les frais augmentaient au même pourcentage que le salaire minimum
    Il ne fait pas de doute qu'il faut que les frais de scolarité augmentent mais ce qui est propose est carrément inadmissible. Cette augmentation ne fera qu'accentuer les écarts sociaux entre riches et classes moyennes.

    Pourquoi ne pas baser ces augmentations sur le même pourcentage applique au salaire minimum. Cela permettrait aux personnes étudiantes de poursuivre leurs études sans subir de l'endettement a outrance. Certaines personnes étudiantes lorsqu'elles sont rendues au niveau maitrise doivent en prêt étudiant au delà de 40 000$.

    Si nous voulons que la société québécoise progresse,il faut que les jeunes ne se voient contraints soit s'abandonner leur étude ou passe une partie de leur vie active a rembourser des dettes étudiantes.

  • Pierre Cossette
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 07h18
    Nos jeunes ...
    faut en prendre soin, ce n'est pas vrai qu'ils doivent étudier à bride abattue en exerçant un ou deux boulots mal payés à temps partiel. J'ai profité il y a des lustres du système de prêts et bourses. Avec les bourses j'avais un endettement raisonnable que j'ai réussi à combler après quelques années. Mais surtout j'ai pu étudier en monde pas en esclave et surtout mes parents ont peu eu à combler la différence. Ce qui se joue présentement c'est la possibilité des familles aisées d'envoyer leurs enfants aux études supérieures et aux familles moins nanties de s'en passer. Je suis heureux qu'enfin les syndicats mettent leur machine au service de nos jeunes. Étudier oui mais en monde. À ceux qui disent que nos étudiants paient moins cher qu'ailleurs, en Amérique oui, mais si vous vous aventurez en Europe vous verrez qu'ils ont fait des choix de société et certains pays offrent l'instruction gratuite. Si nous nous disons une société prospère prouvons-le et assurons une éducation dans les meilleures conditions pour nos jeunes.

  • Francois
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 07h24
    Révoltant !
    Ce qui me révolte le plus c'est que le gouvernement s'attaque au plus faible. Le gouvernement Libéral vend nos ressources naturel pour moins que ça. C'est aberrant de s'attaquer à une couche de la société la plus prometteuse de l'avenir. Le gouvernement Libéral n'a pas la connaissance ni le courage de vendre nos ressources naturel à juste prix et financer l'éducation à partir de ces revenus. Imposons davantage les pauvres et moyens revenus pour faire payer le moins possible au gens riche. De plus cesser de subventionner les écoles privés qui snob l'école public et réinjecter l'argent dans l'éducation public. Que les riches paient les moyens et assume de leur ambition.

  • Dzyen
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 07h26
    Mme Dionne, trop d'erreurs
    Outre vos erreurs d'orthographe et d'accord du verbe fort déplaisantes, je tiens à souligner qu'une mère de trois enfant cherchant à finir ses études n'a rien de pathétique. C'est du courage, pur et dur. Voilà ce que c'est.

    De plus, couper l'accès aux études à cause d'un manque d'argent est tout à fait ridicule. Ça gâche plein de potentiels merveilleux, qui autrement pourraient devenir des perles pour la société et, puisqu'il faut parler d'argent, des gens très rentables grâce aux impôts.

  • OLivier Turner
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 07h41
    Société duale
    J'entends encore et encore des gens dire que les «étudiants doivent payer leur juste part», que «les étudiants québécois sont des paresseux» et que le taux de fréquentation scolaire au Québec est moins élevé que dans le Canada en général - et cela est vrai, allez voir sur statistiques Canada.

    Toutefois, il n'y a pas que les frais de scolarité, au coeur de ce «débat étudiant». Il y a deux conceptions de la société.
    L'une propose de voir l'éducation et la santé devenir des privilèges, non des droits - donc, une libéralisation des droits publiques. Cette vision est l'apanage de la droite - et le seul fait d'y penser me donne le goût de me laver le cerveau. En fait, c'est une régression par rapport à ce que la population québécoise a acquis durant les années 1960-1970 avec la révolution tranquille.

    L'autre vision propose de voir ce que j'ai appelé plus tôt les «droits publiques» comme des acquis précieux à préserver. C'est une approche que je qualifierais, au risque de faire trembler certains conservateurs, de plutôt socialiste.

    Où veux-je en venir avec tout cela? Simple: les étudiants n'ont pas à payer une facture imposée par un gouvernement rétrograde qui va à l'encontre de ce pour quoi toute une génération de québécois s'est battue. L'éducation doit demeurer un droit, elle DOIT être gratuite: c'est d'abord un outil de «brassage social» qui permet une ascension (Karl Marx, pardonne-moi) des classes sociales.

    L'éducation permet de prendre en main son destin.

    Ah oui, et j'oubliais: l'argent que le gouvernement récoltera à partir de ces sales nouvelles redevances sur l'éducation (et plus tard, vous le verrez avec oh! joie sur la santé) n'augmentera pas la qualité du système d'éducation, ou de ses professeurs.
    Pensez-vous vraiment que le présent gouvernement va réinvestir l'argent qu'il aura acquis grâce à NOS dépenses pour une amélioration du système d'éducation?
    Nous vivons vraiment dans une épo

  • Jean Lapointe
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 08h00
    Nous jouons le jeu du gouvernement actuel.

    En laissant entendre que ce sont les étudiants qui ont gagné une bataille, nous jouons le jeu du gouvernement parce que nous semblons accepter l'idée que ce sont les seuls étudiants qui en sont les bénéficiaires quand ils poursuivent avec succès des études supérieures à l'Université.

    Le gouvernement veut adopter la politique des utilisateurs-payeurs. Pour eux, ce sont ceux qui bénéficient de quelque chose qui doivent payer pour l'obtenir.

    Comme si l'éducation supérieure ne bénéficiait qu'aux étudiants.

    Et le gouvernement fait donc des formations qu'on peut acquérir à l'université une affaire srictement individuelle comme si tout ce qui compterait ce serait de faire carrière ,à la façon anglo-saxonne. Le gouvernement encourage donc l'individualisme alors que pratiquer une profession peut et doit avoir, il me semble, une dimension sociale.

    L'éducation, y compris l'éducation supérieure, doit être, il me semble , la responsabilité de tout le monde.

    C'est nous tous qui devons nous demander ce que nous voulons comme politique en matière d'éducation supérieure et c'est nous tous qui devons avoir notre mot à dire sur la quantité d'argent que nous sommes prêts à mettre là-dedans.

    Le gouvernment dit vouloir que les étudiants fassent leur part en payant un fort prix pour pouvoir aller étudier. Il les trompe et il nous trompe tous en laissant croire que l'argent que l'Etat met dans l'éducation lui appartiendrait.

    Il omet de mentionner que cet argent vient des taxes que nous payons tous (la TPS) par exemple, y compris les étudiants, et des impôts de ceux qui en payent, y compris des étudiants et surtout leurs parents.

    Il essaye donc de retirer encore plus d'argent des poches des familles en ne disant pas toute la vérité.IL préfèrerait que ce soit les banques qui en profitent.

    L'éducation est un luxe mais un luxe nécessaire et elle n'est pas que l'affaire des étudiants. Et ce n'est pas non pas une simple affaire comp

  • Jean-Michel Picard
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 08h03
    Réseau Liberté Québec
    Carole Dionne : vous êtes du Réseau Liberté Québec n'est-ce pas ? Et bien votre plume vous a trahis et vos commentaires antisociaux aussi. Nous en avons plus qu'assez des «démolisseurs de vies» et c'est pourquoi je propose que tout les gens ici présents comme lecteurs visionne ce cours vidéo explicatif qui vous instruira sur ce qu'est un «larbin».

    Ensuite, vous comprendrez et ferez circuler le vidéo.

    http://youtu.be/HH5fVD-1_I4

    Solidaires et unis dans l'entraide.

  • jeanduc
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 08h04
    Pour une société plus riche, plus propre et plus libre!
    Alors que ce gouvernement est pris avec une commission d'enquête qu'il ne voulait pas et qui est en train de brader massivement nos ressources aux amis, quoi de mieux que t'attiser un front afin de créer la parfaite diversion.

    La vraie solution pour financer les dépenses collectives c'est:
    - Que l'on cesse de brader nos ressources aux intérêts économiques des plus riches;
    - Que l'on cesse la corruption et que l'on paie le vrai prix pour nos dépenses collectives;
    - Que l'on favorise l'accessibilité aux études supérieures;
    - Que l'on favorise le développement de notre langue et notre culture.

    À mon avis, les étudiants devraient étendre leurs revendications à un projet de société plus propre et plus libre que ce qu'elle est sous ce gouvernement en service commandé. Libérez-nous des libéraux!

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 08h08
    Faire leur part
    Les étudiants doivent faire leur part, c'est-à-dire s'endetter davantage. Il n'y a rien de plus beau qu'un étudiant ou une étudiante qui commence à travailler (s'il ou si elle trouve un emploi) en sachant qu'il ou elle a quelque 15 000 $ à rembourser. Ça tire les larmes... de la droite, surtout si cet étudiant ou cette étudiante sort d'un milieu modeste ou pauvre. De quoi à faire un reportage larmoyant !
    Roland Berger

  • Jean V.
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 08h09
    Attendez et vous payerez plus tard.
    6$ par semaine de hausse brutale, pendant ce temps, les travailleurs, eux, reçcoivent des hausses d'essence, de taxe, d'électricité,de consommation, de frais de scolarité, de garde et j'en oublie. Les syndicats qui manipulent nos enfants en payant les autobus, en les robotisants comme ils l'ont fais avec leur parent. Restons comme nous sommes, des Universités et des Cegeps qui ne performent pas. Bravo.

  • Mimi37
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 08h27
    Pauvre d'eux!
    S'ils ont les moyens et le temps de faire "des grèves" ces étudiants, ILS devraient avoir égelement le temps pour travailler afin de les aider à payer ces coûts ...

    Quelqu'un demandait sur un blogue: "Est-ce que ces étudiants payent une cotisation à un Syndicat ? Si oui, ILS devraient plutôt utiliser ces argents pour payer les augmentations" Je suis d'accord.

    De plus, s'ils cessaient de s'acheter les touts derniers modèles de iP's, encore là, ça leur ferait de l'argent en plus.

    L'autre point est: "Pourquoi NOUS subventionnons LES ÉCOLES PRIVÉES ?" Les fils à papa devraient avoir "les moyens" de payer pour les études universitaires de fiston non ?

    Ça donnerait plus de chance aux familles pauvres à recevoir l'aide dont ils ont besoin pour "leurs fistons".

    Contrairement à plusieurs, je n'ai rien contre "les riches" SAUF QUE moi, je ne crois absolument pas en la "LÉGALITÉ (homogénéïté dans une société) de tous"... Toutefois, je crois fermement en L'ÉQUITÉ entre citoyens dans une société.

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 09h07
    Tous les adultes...
    Tous les adultes sont conjointement responsables de tous les enfants.

    Toutes les corporations devraient envoyer de l'argent à l'éducation avant d'en envoyer aux actionnaires. Toutes les personnes qui ont été éduquées et qui ont maintenant un emploi lucratif devraient participer au financement de l'éducation.

    Et surtout, l'éducation devrait être permanente tout au long de la vie, car le principal problème de nos sociétés c'est l'ignorance.

    Serge Grenier

  • Mariette Payeur
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 09h08
    Quels étudiants?
    L'éducation c'est l'avenir.
    Beaucoup de nos étudiants ne veulent pas investir dans leur avenir. Dommage.
    Vous remarquerez que les plus zélés pour promouvoir ces faibles coûts sont surtout des étudiants en matières "molles", celles les moins susceptibles de leur assurer un travail dans le futur. Alors ne pas trop s'endetter devient un des critères les plus importants pour eux. Bien avant la qualité de l'enseignement, semble-t-il.
    L'éducation est un droit nous crie-t-on.
    Ce n'est pas parce que c'est un droit que ça ne doit pas se payer. Surtout après 18 ans. Au-delà du tronc commun offert à tous, ce droit doit s'accompagner d'obligations ce que ces étudiants refusent en partie.

    Si on écoute la plupart de ces manifestants, ils seraient incapables de fréquenter une université hors-Québec. Désolant.
    Autre remarque: je n'entends pour ainsi dire jamais ces étudiants parler de l'augmentation des prêts et bourses qui accompagneront ces hausses de tarifs.

  • michel lebel
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 09h28
    C'est le temps de casquer!
    Cete question d'augmentation des frais de scolarité a été archi-étudiée au Québec. Et ceci depuis des lunes. Et comme l'argent ne pousse pas dans les arbres et que les universités sont nettement sous-financées, il faut passer à la caisse, et les étudiants doivent faire leur part. Les gouvernements québécois antérieurs ont stupidement laissé faire les choses depuis des décennies. Par crainte, pas électoralisme, par démagogie. Le temps de la récréation est terminée. À moins d'opter pour une petite république faussement "socialisante" à la française, super-endettée, avec des universités gratuites très délabrées et des inégalités sociales très grandes. Je préfère le modèle québécois actuel!

    Chers étudiants, c'est le temps de passer à la caisse... et ne vous plaignez pas trop! Je ne vous croirai pas. Et de grâce, ne me sortez pas un cas d'exception très pathétique du genre la veuve et l'orphelin! Il y a une bonification du régime de prêts et bourses prévue dans le projet gouvernemental. Toute personne qui a les capacités requises doit pouvoir aller à l'université. Ce dernier principe doit toujours primer.


    Michel Lebel
    Ancien professeur d'université

  • Elizabeth Grant
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 09h42
    Une indignée de plus
    Ça m'attriste vraiment de voir les réactions négatives si vives sur la question. De plus que ces réactions viennent en grande partie des Baby-Bommers qui ont eu droit à une éducation gratuite et que maintenant souhaite avoir tout les soins de santé qu'ils veulent.
    Une vision sociale, le Québec l'a déjà eue. On en était même très fière. C'était pas dans une époque plus prospère.
    Aujourd'hui, une seule valeur: l'argent.
    Il y'a tellement de beaux modèles de société sur lesquels s'inspirer mais non on décide de regarder ceux qui, à mon avis, nivelle par le bas ... Je comprend pas...
    Peut-être que le reste du Canada paie plus pour leurs études mais en retour ils gagnent plus aussi. Et comment valoriser les sciences humaines, les arts dans une société de performance autrement que par une accessibilité aux études pour tous, peu importe les intérêts.
    Les étudiants que je vois se promener avec des ipod et ordinateur sophistiqué sont ceux qui seront assuré d'un travail et qui n'ont pas peur de s'endetter pour des gadgets. Les banques sont prêtes à leur prêter jusqu'à 100 000$ alors qu'ils sont à leur première année d'étude( ça pas de bon sens tant qu'à moi) Mais tout ça c'est pas tout le monde loin de là.
    Une société plus éduqué et ce sur des domaines variés est plus riche. Plus riche d'intelligence, d'innovation, de culture et aussi est composée de citoyens capables des décisions éclairés tout ça à long terme ça rapportent sur tout les niveaux, économique aussi...
    Je suis sûre qu'il y a beaucoup mieux à faire pour remplir les coffres du gouvernement que d'augmenter les frais de scolarité.
    Tout les jours, je vois des aberrations bien plus graves auxquels s'indigné que le fait que les étudiants ne payeraient pas assez pour leurs études. Je crois qu'on doit prendre en compte les propositions de Québec Solidaire par exemple.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 09h50
    Des 2ième et 3ième cycles universitaires uniquement pour les classes favorisés
    Le Québec s'est doté depuis les années soixante d'un système d'éducation universitaire qui a fait et fait toujours l'envie de bien des pays. Ce fut un choix de société et il doit le demeurer.

    Augmenter les frais de scolarité va non seulement accroitre l'endettement des jeunes diplômés mais cela risque également de mettre un terme à leurs études post 1er cycle universitaire.

    De moins en moins d'étudiants pourront poursuivre des études en maîtrise et au doctorat, particulièrement dans le domaine des sciences humaines et sociales, contrairement aux sciences pures, dures ou exactes, où habituellement les salaires sont beaucoup plus élevés et donc l'endettement un moindre mal.

  • Michele
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 09h54
    Comme les autres provinces?
    Le gouvernement Charest désire rattraper les autres provinces au point de vue des frais de scolarité universitaires et bien en retour, il faudrait aussi que ce retard soit comblé au niveau des salaires, des revenus moyens familiaux, des taxes et des services.

    D'abord au niveau salarial, il semble que seulement les médecins québécois aient eu droit à une augmentation comparative et bien maintenant, il faudrait aussi étendre ces mesures à l'ensemble des salariés de la province, incluant la fonction publique. Ensuite, quels sont les revenus familiaux moyens en Ontario? Je pense qu'il y ait matière à rattrapage dans de domaine. Puis, quel est le montant de la taxe provinciale ontarienne? Il ya certainement quelques ajustements à faire ici. Puis, finalement au point de vue des services, si on veut se comparer aux autres et niveler la taxe provinciale, il faudrait commencer par abolir les garderies et tous les autres services typiquement québécois défrayés par les contribuables.

    Il y a 40 ans, les décideurs visaient à combler le retard accusé par les Québécois en matière de diplômation aux études supérieures. A-t-on comblé ce retard? Au point de vue comparatif, c'est la question qu'il faudrait se poser.

  • Alain Hamel
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 10h12
    Mme Payeur
    Premièrement, qui êtes-vous pour juger de ce qu'est une matière «molle»? La richesse d'une société se voit dans son éducation (la culture en fait partie). L’université donne le savoir (de tout horizon) tout en formant des citoyens de demain. Je suis un étudiant et j'étudie en environnement. Un domaine, vous le conviendrez, qui n'est très bien rémunéré. Est-ce inutile comme vous le dites pour autant?!? Cessez d'être individualiste madame et voyez les bienfaits d'avoir une jeunesse éduquée. La société en tirera tôt ou tard profit avec les impôts que nous donnerons. Lisez.. Vous verrez qu'il y a d'autres solutions que de piger dans nos poches vides... Travailler en plus serait insensé alors que j'arrive difficilement à arriver présentement! «Un esprit sain dans un corps sain»...

  • JF
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 10h15
    Augmentez les frais ! Mais ne lésinez pas non plus en santé !
    Les étudiants devraient aborder la problématique de la hausse des frais de scolarité d'une autre façon. Ils devraient demander une hausse semblable des frais en santé.

    Ils pourraient mentionner qu'ils sont prêts à accepter une telle hausse en éducation, si les frais de santé sont eux aussi augmentés de la même somme au total (donc, de faire passer les frais de santé de 0$ à 325 $ par année durant 5 ans. )

    "Est-ce qu'une hausse de 325 $ par année sur cinq ans, prévisible, est une hausse juste? La réponse est oui" --- comme dirait la ministre.

    Des arguments aussi bas et pleins de préjugés que j'ai lu sur le sujet pourraient être utilisés :

    "On est tanné les jeunes de payer pour les vieux."

    "Tu n'avais qu'à prendre soin de ta santé ta vie durant pour éviter ces coûts. C'était prévisible. "

    "Comment quelqu'un qui a gagné des centaines de millier de dollars durant toute sa vie est-il incapable de débourser quelques petits milliers de dollars pour prendre soin de sa propre santé"

    " S'ils ont les moyens de faire des grèves, les vieux, ils sont en mesure de payer pour la santé".

    " Faire leur part. Les babyboomers doivent faire leur juste part et payer pour la santé !"

    "Trop, c'est comme pas assez. pragmatique. On ne coupe pas l'accès à la santé, on la raréfie un peu..."

    La meilleure contrepartie, ou l'argument choc, serait peut-être de rassembler toutes les grandes associations étudiantes, de faire une grosse conférence de presse, et de déclarer : On est prêt à assumer ces hausses, seulement si on observe de telle hausse de coût en santé. Ce n'est pas seulement aux jeunes de porter le fardeau de la dette.

    Si la société n'est pas prête à accepter un tel changement, et bien les étudiants non plus et les générations futures d'étudiants non plus. Alors, les vieux - surtout ceux qui ont des études - venez manifester avec nous !

  • JF
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 10h18
    Réponse à Mariette Payeur
    La santé c'est l'avenir.
    Beaucoup de nos citoyens ne veulent pas investir dans leur avenir. Dommage.
    Vous remarquerez que les plus zélés pour promouvoir ces faibles coûts en santé sont surtout des personnes en mauvaise santé, celles les plus susceptibles de fréquenter l'hopital dans le futur. Alors ne pas trop s'endetter devient un des critères les plus importants pour eux. Bien avant la qualité des soins, semble-t-il.

    La santé est un droit nous crie-t-on.
    Ce n'est pas parce que c'est un droit que ça ne doit pas se payer. Surtout après 18 ans. Au-delà des soins communs offerts à tous, ce droit doit s'accompagner d'obligations ce que ces citoyens refusent en partie.

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 10h19
    L'éducation et la santé, même combat.
    Ce sont les mamelles de toutes les sociétés : «Un esprit sain dans un corps sain» disaient les Romains. L'éducation est un droit essentiel non seulement individuellement mais aussi collectivement. Un peuple éduqué est un peuple qui se prend en main, qui sait où il va, qui dirige son développement, qui crée les outils nécessaires à son développement, qui recherche les voies les meilleures vers le bonheur collectif. Au contraire, un peuple ignorant est dominé par les plus puissants, est servile et appauvri aussi économiquement, il est à l'image des esclaves qui servaient de bras pour les empereurs. Voilà pourquoi l'éducation doit être gratuite, elle est un service essentiel pour le Québec.

    Tant que nos gouvernements voudront augmenter les frais de scolarité, la bataille pour la gratuité jusqu'à l'université reviendra de façon récurrente à tous les deux et trois ans, comme ce fut le cas par le passé. Cessez de nous comparer aux Amerlo ou aux Canadiens-anglais. Nous avons choisi une autre voie, depuis le rapport Parent et la grande réforme de l'éducation des années soixante.

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 10h20
    Seulement 1$ par jour de plus
    Au lieu de se complaire dans la pensée négative, voyons les choses positivement; c'est la province ou ça coûte le moins cher aux étudiants et la majoration ne sera que de 1$ par jour...

    Et les Prêts et Bourses sont majorés pour les plus démunis..

    N'oublions pas que les étudiants ne payent que 17% de la facture, le reste étant refilé aux concitoyens!!!!!!!! Un peu de gratitude envers les concitoyens payeurs serait apprécié..svp ne videz plus nos poches !!

    Dommage qu'une poignée d'étudiants peuvent décider d'une grève. Dans les votes de grève des associations étudiantes ou les syndicats, il faudrait au moins que 60% des membres votent pour avoir une crédibilité...sinon c'est de la manipulation de la démocratie, et fausser la volonté de la majorité..

  • Ariane Brisson
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 10h26
    Pas des travailleurs?
    À m. Jean V., qui a écrit : "6$ par semaine de hausse brutale, pendant ce temps, les travailleurs, eux, reçcoivent des hausses d'essence, de taxe, d'électricité,de consommation, de frais de scolarité, de garde et j'en oublie[...]" Pouvez-vous imaginer que la majorité des étudiants travaillent pour payer leurs études? Les hausses du prix de l'essence, des taxes, de consommation, des garderies (parce que tous les étudiants n'ont pas seulement 20 ans!) touchent également les étudiants! On croirait que vous nous mettez à part, dans une bulle! Nous sommes aussi des êtres humains, vous savez...

    Oh, et, pour ceux qui disent qu'on ne peut pas avoir une éducation gratuite et qu'il faut payer : nous payons déjà. Oui, idéalement, certains voudraient la gratuité scolaire, mais ce que nous désirons vraiment, c'est que le montant que l'on paie en ce moment reste le même.

    J'ajouterais que je ne vois aucune protestation de ceux qui sont "pour" la hausse. Si ce n'est que la minorité des gens qui aboie toujours le plus fort, alors à quand vos slogans dans les rues pour faire entendre la majorité? Ah... Vous n'avez pas le temps? Vous ne voulez pas perdre votre argent? Vous avez d'autres choses à faire? Ce n'est peut-être pas si important d'augmenter les frais, alors.

  • NickGP
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 10h26
    @ Carole Dionne et Mariette Payeur
    Alors pour vous le fait de vouloir s'éduquer même si on a des enfants est "pathétique"? Non mais vous rendez-vous même compte de ce que vous dites?

    Je pense que vous ne comprenez, mesdames, ni le contexte actuel, ni les répercussions de ces changements. Nous ne parlons jamais des "prêts et bourses"? Peut-être est-ce parce-que la plupart d'entre nous n'y avons pas accès en raison d'un salaire qu'on ne touchera jamais (celui de nos parents)? Peut-être que quand on parle de prêt et d'endettement, c'est la même chose?

    Oui, les études sont moins accessibles hors Québec. C'est un simple fait que vous allez devoir accepter. Ça c'est dans le contexte actuel, dans lequel la qualité de vie des étudiants est déjà médiocre tout-au-plus (semaines de 7 jours, vie sous le seuil de la pauvreté).

    Que pensez-vous qu'il va arriver quand on va DOUBLER! les frais de scolarité? Plus de d'endettement, moins d'accessibilité.

  • NickGP
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 10h33
    @ Mariette Payeur
    Madame je suis étudiant à la faculté de formation initiale des maître. C'est un diplôme de 4 ans qui me permet d'enseigner l'Univers Social au secondaire et qui vise directement une carrière précise.

    Moi je sort de ce Bacc avec un salaire de 34,000$, alors ne venez pas me cracher au visage avec vos préjugés. Il n'y a rien de "mou" dans cette matière, et je n'ai pas plus envi de m'endetter.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 10h37
    Il y en a , je vous dis madame chose
    Des solutions. Mais personne ne me parle de l'endettement collectif au dépend de l'individuel. Du pelletage par en avant. Etc.

    Mêmes que l'on me souligne mes fautes d'orthographes. En passant, plus de la moitié des universitaires se plaignent (encore eux?) du fait qu'ils doivent passer un test de français et que cela ne devrait pas être si important pour un BAC Sic!!! Et la personne qui me reproche mes fautes: " une mère de trois enfant ", "d'accord du verbe fort déplaisantes"

    Et on parle d'acquis. Mais ces acquis sont à qui, en réalité? À la dette accumulée? Des fois je me retiens... Personne d'entre vous ne se rappelle de l'arrivée péquiste au pouvoir? On donnait tout et on augmentait les impôts des compagnies. Puis, eux aussi on compris. Bien facile à dire mais pas si facilement réalisable.
    Pour ce qui est de couper les subventions aux compagnies, juste Electrolux devrait vous aider à comprendre.

    Au fédéral, les grandes compagnies ont reçu des cadeaux dernièrement. Je vous l'accorde, on devrait leur enlever ce cadeau. "Brader nos richesses naturelles", 100% d'accord avec vous. Mais ce n'est pas à cause que le gouvernement va collecter plus d'argent que l'on doit avoir une gratuité scolaire. En passant, les médicaments...c'est rendu un droit acquis qui coûte très cher. Les garderies? Un autre droits acquis... Et on met toutes les compagnies "dewors". Facile à dire. Et vos arguments ne tiennent pas la route.

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 11h05
    grèves manipulées
    J,ai été 35 ans syndiqué de la fonction publique, dont plusieurs années délégué syndical. Mes boss syndicaux me disait toujours que PLUS les gens vont voter sur un vote de grève et MOINS on vote pour la grève..c'est un FAIT!

    Mon épouse a travaillée presque 40 ans dans un hôpital à Québec. Quand les employés ont pu voter sur les heures de travail et que la majorité ont voté, JAMAIS il n'y a eu de grève.

    Les boss syndicaux et leaders étudiants officiellement annoncent un vote de grève, mais espèrent toujours une faible participation. Ces gens ne sont pas de véritables démocrates , mais des manipulateurs de démocratie.

    L'état doit protéger la démocratie et exiger au moins 60% de participation pour un vote de grève, sinon le mot démocratie ne veut rien dire..

  • NickGP
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 11h20
    @ Carole Dionne
    Vous nous parlez d'arguments qui ne tiennent pas la route, mais j'attend encore les vôtres. Vous nous lancez des belles réthoriques vides, mais rien d'utilisable au niveau de l'argumentation.

    - L'endettement collectif? Parlons-en alors: où l'argent va-t-il? pourrait-il être mieux dépensé? Pourrions-nous obtenir des revenus supplémentaires d'autres manières?

    - Les subventions aux compagnies? Je crois comprendre que vous les pensez nécessaires, mais pourquoi? Avez-vous des preuves que subventionner ces compagnies aide à la création d'emplois et à l'enrichissement collectif? Parce-que moi j'ai des preuves du contraire.

    - On se plain du test de français? Mais de quoi parlez-vous! Le test de français est un test de classement, rien de plus, à moins que vous ne parliez du TECFÉE, un test pour lequel aucune formation n'est donné et dont le taux d'échec en 2009 était de 70%.

  • NickGP
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 11h24
    Ce qui est enrageant là-dedans...
    ... c'est qu'on ne manque absolument pas d'argent. En fait nos universités n'ont jamais aussi bien été financées. Le problème, c'est que cet argent est dépensé tout croche. La plus grande partie des subventions est réservé à la recherche, en priorisant le développement de produits commerciaux profitables au détriment de la recherche fondamentale.

    Mais ne laissez pas les faits se mettre dans le chemin de vos grandes idées vides.

  • Colin Deslis
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 11h50
    Le pelletage de nuage, c'est important.
    Je pense que ce qui me dérange le plus, là-dedans, c'est l'idéologie qui s'exprime à travers cette hausse des frais. Il y a quelques dizaines d'années, nos parents ont fait des choix de société.

    Aujourd'hui, nous perdons ces acquis, puisque cette société "social-démocrate" est administrée (et non gouvernée, je tiens à le préciser) par un parti dont l'idéologie ne concorde plus avec celle qu'on avait (tenté) d'insuffler à un système trop inégalitaire. L'augmentation des frais de scolarité encouragera inévitablement le clivage des classes sociales, même si, dans le meilleur des cas, l'accessibilité aux études post-secondaires n'est que peu compromise.

    Je terminerai ma maîtrise, j'en suis certain, mais le seul fait de me dire que j'aurai "investi" dans mon avenir me donne mal au coeur. Je ne suis pas nécessairement contre le capitalisme, puisque ce système (même s'il est basé sur des sophismes et des jeux de rhétorique stupides) est le meilleur système que nous ayons présentement. Mais il est absolument hors de question de penser que nous ne pouvons pas l'améliorer.

    En donnant le même droit à la santé et à l'éducation pour tous, l'idée n'est pas de faire payer les riches par égoïsme ou par vengeance. Je crois que l'idée, derrière tout ça, c'est d'unir la société pour progresser vers un idéal où prolétaires et bourgeois auront exactement les mêmes droits. Il faut cesser de penser uniquement aux moyens. Les fins aussi sont importantes.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 11h53
    @ NickGP
    Électrolux fout le camps et vous me parler de réthoriques vides? Rien n'est utilisable au niveau de l'argumentation? Des garderies qui nous coûtent les yeux de la têtes, c'est de la réthorique? Une assurance médicaments, qui suite aux découvertes de nouveaux médicaments, nous coûte aussi les yeux de la tête? Et tout cela seulement au Québec? Cliss que l'on est intelligent.

    Et vous avancez que je ne fourni pas de preuve mais vous, vous en avez mais vous ne les mentionnez pas. Pas pareil, j'imagine. Moi je dois tout prouvez mais pas les "lanceux de slogans"

    Pis le test de français. Comment banaliser des arguments.

    Je vous invite à lire l'article de Lise Payette. Moi, aussi, de voir les Paul Desmarais de ce monde vider nos poches pour remplir les siennes, cela me frustre au plus haut degré? Je ne suis pas de la droite. Mais l'argent que l'on pourrait économiser et soutirer à ces compagnies, pourquoi la mettre exclusivement sur les frais de scolarité? Quoi, ai-je bien entendu, on est moins pire que l'Italie et la Grèce? Ah oui, je fais de la rhétorique. Des preuves: les dettes accumulées de chacun (fédérale et provinciale, n'oublions pas)des états versus le PIB? On s'en vient bien. Le Québec n'a pas de leçon à donner à personne en ce domaine. Nous , on est nordique: on pelte.

  • Ixe Treize
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 12h13
    De la cohérence
    Le commentaire de JF (vendredi 11 novembre 2011 10h15) est excellent.

    Quand une logique vaut dans un domaine, elle devrait valoir dans un autre. L’éducation post-secondaire est un service rendu par l’État. La santé aussi. Et les autres aussi.

    S’il est normal qu’un étudiant universitaire paye 20% ou 25% de l’ensemble des coûts du service qu’il obtient sur une basse individuelle, la personne qui se rend à l’urgence pour un bras cassé aussi. On pourrait aussi instaurer un programme de prêts et bourses pour la santé. On pourrait lui faire crédit. Même chose pour une femme atteinte du cancer du sein.

    -Les élèves du primaire et du secondaire devraient aussi payer leur part pour l’enseignement. Avec un système de prêts et bourses pour. Leur formation primaire et secondaire va leur servir toute leur. C’est un investissement!

    -Les enfants pris en charge par la DPJ aussi. Avec un système de prêts et bourses pour.

    -Les gens en CHSLD aussi. Avec un système de prêts et bourses pour.
    Le gouvernement devrait faire preuve de cohérence! Qu’il prenne enfin les choses en main! Son excellente logique doit s’appliquer à tous les secteurs. Nous sommes collectivement trop endettés. Chacun doit faire sa part!

    Blague à part, le mouvement étudiant devrait s’efforcer de très clairement mettre au jour les contradictions inhérentes au paradigme défendu par ce gouvernement.

  • NickGP
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 12h34
    Et oui, de la réthorique
    @ Carole Dionne
    Oui madame, riend de ce que vous avancez n'est utilisable au niveau de l'arguementation parce-que vous n'avez aucune explication.

    Électrolus fout le camp? D'accord je veux bien: pourquoi? Quelles en sont les causes? Quelles en sont les conséquences sur l'économie québécoise? Peut-on généraliser cette situation à l'échelle de la province? De ne savoir que "électrolux fout le camps", c'est de ne rien savoir.

    Même chose du côté des garderies et de l'assurance médicament: Pourquoi celà coûte si cher, quelles seraient les alternatives, combien celles-ci couteraient-elles, etc.

    C'est ça madame une argumentation. Vous, tout ce que vous faite, c'est de nous lancer des grandes déclarations complètement vides de contenu.

    Quant-à votre comparaison... alors parce-qu'on est dans une meilleure position qu'un autre pays, ça veut automatiquement dire qu'on est dans une bonne position? Que de la fausse logique...

    P.S. quant aux preuves que j'avance, je vous suggère cette petite lecture:
    http://www.policyalternatives.ca/publications/repo

  • Alex Lefrançois Leduc
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 13h19
    Zone grise
    1. Ma facture étudiante totalise 1600$ par session, donc minimalement 3200$ par année pour deux sessions, 4800$ avec une session d'été. Je ne sais pas où le gouvernement va chercher ses chiffres, mais 2100$ par année, c'est du pur délire.

    2. Au Québec, qu'on le veuille ou non, la situation est différente. On n'a pas cette habitude d'économiser durant plusieurs années pour payer les études de nos enfants ou même, on voit les études comme un luxe. Avec pour résultat qu'un étudiant de classe moyenne qui souhaite étudier à l'université ne reçoit pas de prêts et bourses car ses parents gagnent trop et ne reçoit pas d'argent de ses parents car ça ne les préoccupe pas. Et il se ramasse à tout payer. Croyez-moi on est beaucoup, beaucoup trop dans cette catégorie.

    3. Que ceux qui osent parler contre les jeunes essaient de vivre avec un salaire minimum famélique, en payant des loyers, des frais de transport en commun, de chauffage, de nourriture toujours en hausse, tout en essayant de pallier à cette hausse de frais annoncée. Faites le calcul, 16 semaines d'été, 40 heures, 10$, ça vous donne 6400$ en salaire BRUT. Travailler 20 heures semaine durant les 8 mois restants vous donne un autre 6400$. 12 800$ de salaire BRUT, un loyer de 300$ par mois, des frais scolaires de 400$ par mois et tout le tralala, il reste quoi?

    Personnellement, j'emm**** ceux qui voilent leurs beaux discours de sous-entendus pathétiques concernant les jeunes et l'éducation, j'en ai vraiment jusque là des gens qui osent critiquer ce qu'ils ne connaissent pas, critiquer une situation qu'ils n'ont jamais vécu. Demandez-donc aux jeunes autour de vous voir comment ils perçoivent la chose avant de vous pâmer devant les communiqués de presse de Quebecor media. On critique la collusion mais on endosse la crétinerie. Et si vous le faites toujours, eh bien allez donc vivre chez nos voisins du sud qui l'ont l'affaire, eux.

  • M caron
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 14h11
    @ Mme Dionne 1er et 2e et Mimi37 3iemement
    @ Carole Dionne:
    Premièrement, si vos enfants étaient d'accord avec les prêts, c'est qu'ils ont été bien dressés par l'économie, ce que je veux dire par là c'est que l'économie prend toute la place et l'individu et les relations entre chacun d'eux n'est plus, on travail, on étudie, et le temps pour entretenir des relations n'est plus, on fera le coup de juda à son meilleur ami pour quelque milliers de dollars en plus, oui, l'accès à l'éducation va jusque là....que vous ne le vouliez ou non!!!

    Deuxièmement, comment imaginer de commencer à payer une dette quand on a rien...en tant qu'éudiant, je survie à la vie même en étant chez mon papa, il me faut un été complet pour payer mes études pour 2 sessions...c'est sa la vie? Je ne vois pas ou cela mène...moi je cherche un équilibre dans ma vie....eh oui...d,avoir 5cours par session à l'université et travailler 20heure par semaine...et n'avoir aucune vie sociale....je ne vois pas ou est l'équilibre ici....si tu ne sais pas ce qu'est l'équilibre alors met toi vite sur le sujet...

    Troisièmement, S'il te plais, tu parle de gadget, personnellement je ne suis pas très iphone et blablabla ipod etc...on dit d'acheter et faire rouler l'économie, le grouvernement permet aux entreprises de vendre librement leurs produits à l'aide du marketing qui est soi dit en passant une manipulation psychologique dans certains cas pour faire saliver la population et qu'elle ressente le besoin de se procurer ces gadgets...commence par critiquer sa...après tu pourras les critiquer si ils ne se les achète plus...de plus, tu n'as pas compris le but d'un syndicat...il est en fait de protéger le citoyen de certains abus...j'admet que certains abus sont nées de syndicats mais encore...les étudiants si je ne m'abuse ne paient pas pour rien leur cote syndicale puisqu'ils sont victimes d'un abus du gouvernement..et ce n'est pas chaque étudiant pris séparément qui prendra la hache pour mobiliser tout le monde en

  • NickGP
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 14h37
    @ Alex Lefrançois Leduc
    Merci d'étaler ainsi de façon éloquente ce que tant de nous époumonent à tenter d'expliquer à ces moutons qui ne comprennent même pas une situation qu'ils se permettent pourtant de juger et de critiquer.

    Si je le pouvais, je sous-signerais votre commentaire.

  • Hullois
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 15h01
    C'est une taxe!
    Ces gouvernements disent souvent qu'il faut baisser les taxes, car ça fait peur aux entreprises, ça diminuent leurs investissements, et ils refilent la facture aux consommateurs par la suite de toute façon.

    Eh bien, pourquoi disent-ils autrement pour l'éducation!? S'éduquer, c'est un investissement, car une personne éduqué générera un plus gros revenu qu'une personne moins éduquée. Augmenter les taxes d'éducation (frais de scolarité) diminuera l'investissement en éducation, car moins pourront se la permettre. En retour, ceci résultera en un appauvrissement de la société, soit par le manque de professionnel, ainsi que par le fait que ces nouveaux professionnels devront charger plus chers pour leurs services qui ont coûté plus à développer, en plus de les rendre moins compétitifs au niveau international. C'est la logique économique prôné par ces gouvernements quand il vient le temps des grandes industries telles que les minières, non?

    Alors pourquoi taxer les pauvres? La ministre s'entête à dire qu'il est juste qu'ils le paient, ils vont gagner beaucoup plus grâce à ce diplôme plus tard de toute façon. Bravo! Mais en attendant d'avoir ce revenu additionnel, ils vivent comment? Taxon les plutôt quand ils le feront, ce revenu additionnel! La façon équitable de payer pour le système d'éducation, c'est par l'impôt progressif sur le revenu!

    Quand aux mauvaises pratiques par les administrations universitaires... les étudiants en sont nullement responsable! Ce n'est pas à eux de compenser! En plus, ces hausses de frais ne vont même pas améliorer les services, c'est juste pour permettre au gouvernement de se désengager.

    Je gradue bientôt, ces hausses ne m'affecteront pas personnellement. Mais ils me révoltent tout de même. Je paierais volontiers un impôt sur le revenu plus important si c'est pour enrichir la société par l'éducation! Il faut être équitable et solidaire! Les riches ont la responsabilité d'aider les moins

  • J. Hardy
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 15h29
    De la main d'oeuvre qualifié, une source de revenu importante
    Un des invités à la tribune de Pierre Maisonneuve signalait que depuis que l'Ontario a instauré des augmentations de frais similaires, il y a eu une diminution de plusieurs milliers d'inscription par année.

    "Au bout du compte, le Québec pourrait se priver de 4 à 9 000 étudiants. Ce qui représenterait à terme des pertes fiscales de 1 à 2.4 millards de dollars. Ce que doivent se demander les gens, c'est si l'on peut se permettre de perdre autant d'étudiants dans un contexte de choc démographique et de besoin de main d'oeuvre."

    http://www.radio-canada.ca/emissions/maisonneuve_e

    Il y a plusieurs liens pertinents sur la page de l'entrevue.

    Payer les frais de scolarité est un investissement, pas une dépense.

  • Diane GELINAS
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 16h41
    Handicap culturel québécois
    Années 30-40 : Scolarité des Canadiens-français, "3e année", leurs services étaient requis sur la ferme ou à la "shop" pour rapporter à la famille; les Canadiennes-françaises sont à l'École d'Économie domestique pour en faire de bonnes épouses et mères. Seuls les fils et filles de professionnels ont accès aux études supérieures.

    Années 50 : Les collèges et couvents accueillent les enfants de professionnels et de petits-bourgeois; les autres enfants vont à l'école publique qui les préparent à devenir des employés dociles, voire serviles.

    Années 60 : La démocratisation de l'Éducation s'installe avec le Ministère. Le Rapport Parent implante les Polyvalentes permettant de poursuivre tant des études régulières ou l'apprentissage d'un métier. En fait, c'est plutôt les contracteurs amis du pouvoir qui accaparent la construction de bunkers plus semblables à des prisons qu'à des lieux de formation.

    Années 70 : L'arrivée de gens instruits provenant de la classe ouvrière divise cette nouvelle génération de gens "instruits" en deux : un minorité qui se met au service de son monde, notamment dans les syndicats et autres mouvements sociaux; une majorité qui aspire à s'extraire de la classe sociale de leurs parents, quant ils ne méprisent pas carrément leurs origines.

    Années 80 : Les valeurs - famille, entraide, solidarité - se transforment et la réussite financière devient, pour les gens instruits d'origine humble, la seule valeur de réussite : ils font partie de la "classe moyenne", ils s'en sont enfin "sortis".

    Années 90-2000-2010 : Toutes les classes veulent accéder à l'argent. Les métiers sont boudés, assez qu'on est présentement en pénurie... Les études supérieures sont considérées comme un droit universel... ce qui ne convient plus aux mieux nantis qui prévoient avoir éventuellement à payer des salaires plus élevés; par l'augmentation des frais de scolarité, le tri se fera naturellement et les


  • Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 16h49
    Droits de scolarité élevés; le mépris de la solidarité sociale
    Charest, Legault et les autres travaillent pour une petite élite qui veulent limiter les études universitaires et le système d'éducation à ceux qui peuvent payer. L'éducation comme un vulgaire bien devra dorénavant s'acheter. Les plus riches auront le mieux, les autres peu ou rien. Oubliez les discours de ceux qui disent que les bourses seront ajustées en conséquence, c'est de la foutaise. Demandez à ceux et celles qui ont fait récemment une demande de prêts et bourses. Les prêts sont énormes et les bourses petites ou inexistantes. Finis les études pour la classe moyenne. Nous allons revenir aux petites castes de privilégiés comme nous en voyons aux États-Unis, en Argentine, au Brésil et dans la plupart des pays pauvres.

    Nous allons vers une société qui se méprise. Tous et chacun haïssent le voisin. Tous veulent passer en avant de la file sans laisser de chance à personne. Pas de quartier. Aucun partage. Même le plus fondamental: l'éducation .

    Gérard Côté

  • François Beaulé
    Abonné
    vendredi 11 novembre 2011 16h53
    Comment fixer les droits de scolarité?
    La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, affirme que les détenteurs d'un diplôme universitaire gagnent plus que la moyenne. C'est sûrement vrai. Cependant, tous ces diplômés doivent payer leur juste part et non pas seulement les jeunes. La meilleure façon de financer les universités de façon équitable est l'impôt sur le revenu à des taux progressifs. Si Mme Beauchamp juge que la classe moyenne paie plus que sa part du financement universitaire, il y a deux causes possibles à ce phénomène. Soit que l'impôt est insuffisamment progressif ou que la classe moyenne n'a pas suffisamment accès à l'université. Une hausse importante des droits de scolarité n'est donc pas la solution pour améliorer l'équité du régime fiscal.

    La comparaison avec les droits universitaires imposés ailleurs en Amérique du Nord ne fait que démontrer que le système fiscal de ces provinces et États est moins juste que le nôtre. Il serait donc stupide de se servir de ces comparaisons pour justifier une hausse des droits de scolarité.

    La bonne méthode pour fixer les droits de scolarité est d'examiner le budget de l'étudiant moyen ou le budget médian des étudiants universitaires. Rien n'est gratuit en ce bas monde et les universités coûtent cher. Les droits universitaires doivent être suffisamment élevés pour que l'étudiant moyen fasse le maximum pour réussir ses cours afin de ne pas prolonger indûment la durée de son cursus. Et les droits universitaires doivent être suffisamment bas pour ne pas gèner l'accès et pour ne pas endetter indûment les jeunes. La juste participation de chacun au financement des universités doit être assurée par l'impôt sur le revenu qui s'applique à tous sans discrimination fondée sur l'âge. Ni sur le nombre d'enfants qu'un parent mène jusqu'à l'université.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 16h58
    Une belle joke
    " Payer les frais de scolarité est un investissement, pas une dépense. " On l'a sort souvent celle-là. De plus, où trouvez vous cela que si on n'a moins d'universitaires, il y aura des pertes fiscales de $1 à $ 2.5 milliards? Il faut un travail correspondant aux études. Un livreur de pizza avec un Sec 1 va gagner la même chose qu'avec un BAC. Ce n'est parce que le Québec produit à la planche des universitaires qu'automatiquement ils vont payer plus d'impôt!!! Tout un raisonnement. Soyez cohérents. D'une part , vous parlez de payer plus d'impôt. De l'autre , les étudiants se plaignent de ne commencer qu'à petit salaire et ne sont pas capable de payer les frais étudiant.

    Pour ce qui est des mauvaises pratiques administratives, 100% d'accord avec les universitaires. Mais plutôt que de ne chiâler seulement aux deux ou quatre ans, pourquoi ne pas mettre sur pieds un groupe de personnes qui surveilleraient les administrateurs pour les dénoncer dans les médias?

    Si l;es parents de classe moyenne n'aident pas leur enfants, qu'ou donc, élevons les enfants à leur place, de la garderie à la fin de l'université. De plus, combien de ces enfants viendront dénoncer leur situation aux médias? "Ça ne se fait pas dénoncer nos parents".

  • pilelo
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 17h51
    budget, futur, santé
    C'est un fait que les étudiants qui n'habitent pas chez leurs parents, ou dont les parents sont pauvres (plus du tiers des familles sont pauvres au Québec) en arrachent en maudit pendant les études universitaires, avec leurs boulots mal payés pour suppléer à l'endettement, le manque constant de sommeil, sans même atteindre le seuil de pauvreté ni non plus, par la force des choses, le niveau d'excellence qui attire les subventions.

    L'illusion est de croire que ça s'arrête avec la fin des études. Mme Beauchamp surprend en ressassant ces idées des années 60 à l'effet que les diplômés seront riches. Tous des médecins spécialistes, on dirait! Mais il y a aujourd'hui des centaines de disciplines universitaires, des dizaines de milliers de diplômés, et la plupart ne sont pas au bout de leur fatigue.

    Quel effet sur la santé?? - santé physique, et santé psychologique.

    Peut-être que trop de gens vont à l'université, et qu'il faut réduire la puissante machine universitaire et sa séduction permanente, mais ce n'est pas en éliminant les plus pauvres qu'on fera quelque chose de bien décent.

    Pensons talent et équité, pensons décloisonnement des ministères et ayons de l'imagination.

  • Madore Leticia
    Inscrite
    vendredi 11 novembre 2011 21h28
    Égalité et légitimité !
    Nous étions un minimum de 20 000 à marcher dans les rues de Montréal, malgré la pluie. Cette manifestation est un geste concrès pour un Québec plus gauche, plus égalitaire, plus légitime. Le capitalisme est légal, mais est-ce légitime ? Je ne crois pas. Je vois notre geste comme un soutien et l'espoir de l'avenir de notre Québec. En ce pays du Québec, je souhaite un avenir indépendant, qui serait capable de ne plus se comprarer avecle reste Nord-Américain, qui ne verrait pas le profit comme un objectif, qui verrait un monde où l'on peut vivre sans que le pouvoir soit entre les mains de l'argent. Cette manifestation ne représente pas seulement les étudiants du postsecondaire, mais bien la classe populaire (et la classe moyenne qui est en voix de disparision) incluant ses valeurs et ses nécéssités. Nous sommes le peuple qui peut changer le monde, si seulement nous prendrions tous notre place! Nous sommes un nouveau mouvement collectif ayant de meilleures valeurs. Je donne entièrement mon soutien aux gens de Wall Street et ceux de la place du peuple, qui lutte jour et nuit contre le pire problème de notre civilisation occidentale.
    Moi, j'était à la manifestation et ma lutte était pour une province égalitaire, où les plus nantis partage afin que les gens de l'extrême pauvreté puisse vivre et non survivre. Les étudiants ne sont pas nantis, mais ils ont de bonnes valeurs. Au lieu d'apprendre à crosser le sytème, on apprend à être des citoyens responsable. Je serai fière de payer pour la société lorsque j,'en aurai les moyens!
    Saviez-vous que si les pays riches ne gaspillerait pas de nourriture et qu'il manngerait le nécéssaire, il y aurait assez de nourriture pour éliminer la famine de la planete. En acceptant d'avoir plus de richesse, on empêche d'autre a avoir la nécéssité. Et oui, au québec, 70% de la richesse est possédée par 20% de la population, la classe moyenne s'appauvrit et il y a une augmentation d'extrème pauvre

  • J. Hardy
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 21h29
    60 000$ par année
    C'est à 60 000$ par année, donc 30 000$ par parent, que le seuil pour être admissible aux prêts et bourse est fixé.

    C'est un peu maigre non?

    Dépassé ce cap, plus de bourses. Donc on ne peut plus en parler, parce que entre s'endetter et s'endetter, on s'endette.

  • Caroline Dubois
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 22h11
    Pour une responsabilisation des parents
    Alex Lefrançois Leduc a écrit:

    "2. Au Québec, qu'on le veuille ou non, la situation est différente. On n'a pas cette habitude d'économiser durant plusieurs années pour payer les études de nos enfants ou même, on voit les études comme un luxe. Avec pour résultat qu'un étudiant de classe moyenne qui souhaite étudier à l'université ne reçoit pas de prêts et bourses car ses parents gagnent trop et ne reçoit pas d'argent de ses parents car ça ne les préoccupe pas. Et il se ramasse à tout payer. Croyez-moi on est beaucoup, beaucoup trop dans cette catégorie."

    Malheureusement tu as raison et je connais beaucoup de jeunes dans cette situation. Mais est-ce que le gouvernement (l'argent du peuple) doit remplacer vos parents irresponsables?

    Il faut que cette mentalité de parents irresponsables change au Québec. On est en retard sur les autres provinces là-dessus. Il y a un réel problème dans les familles. Il y a une culture de la déresponsabilisation au Québec, à tous les niveaux.

    Les parents ne font pas d'économie pour leurs jeunes, les jeunes veulent tout gratuits, le contribuable ne veut pas payer de taxes et d'impôts, etc. On dirait que le financement des Université est une patate chaude que tout le monde se lance. Mais d'après moi les premiers à avoir des responsabilités envers les jeune ce sont leurs parents.

    Peut-être que si les parents comptaient moins sur le gouvernement pour prendre les responsabilités à leur place, ils se forceraient un peu plus. Ils ouvriraient un compte d'épargne pour les études de leur jeune plutôt que d'aller s'acheter des cossins (souvent à crédit) dont ils n'ont même pas besoin. On dirait de grands enfants.

    À l'Université j'ai connue pas mal d'étudiants étrangers, qui viennent de pays du tiers-monde. Leurs parents se sont sacrifiés pour les envoyés ici. Même les oncles, les tantes, et les frères et soeurs donnent leur appui quand ils le peuvent. Il y a une véritable entraîde fam

  • Julie Labbe
    Inscrite
    samedi 12 novembre 2011 16h16
    Déresponsabilisation effectivement, mais pas comme vous le pensez.
    @Madame Dubois

    Madame, j'ai l'impression que votre raisonnement est incomplet.

    Une famille qui vit en région ou simplement une famille avec des revenus de 60 000$ au total, comment sont-ils supposés être capable de vivre des hausses constantes du coût de la vie (comme nous tous, étudiants, parents) et d'être en même temps capable d'économiser pour leur retraite, pour les losirs familliaux (cours de musique pour les enfants, sorties éducatives, sport) et ensuite économiser pour payer des études post-secondaire pour leurs 2-3 enfants? Svp dites-moi.

    Dites-moi comment un étudiant qui désire s'orienter vers l'art ou l'écologie peut espérer pouvoir supporter son endettement à la fin de ses études s'il décide de travailler dans le communautaire avec le salaire annuel de 28 000$ par année. C'est faux de dire que tous les BACC on la même ''valeur $$'' (même si je hais cette façon de penser)

    Nous avons besoin de toutes les disciplines, elles rapportent monétairement et socialement. Nous sommes différent au Québec, nous devons défendre nos universités publiques. Sinon, c'est la qualité de notre culture qui y risque sa vie.

    Je crois que la ''juste part'' est injuste. Demander aux familles peu importe leur revenu de contribuer également WTF. Il existe un système d'impôts sur le revenu. Système ou l'on contribu selon nos moyens. Ajustons-le et surveillons si notre argent est bien employé. De l'argent, je suis persuadée qu'il y en a assez pour financer le système public d'éducation et de santé. S'il y a mauvaise gérance de fonds publics, collusion ou corruption...ça, c'est autre chose. Notre vrai RESPONSABILITÉ est de recommencer à s'intéresser à la politique et d'essayer de s'entendre sur le Québec de demain.

    RESPONSABILISONS-NOUS, allons au fond des débats, arrêtons de concéder nos acquis à qui va. Car au bout du compte, c'est les entreprises privés et les banques qui crient: hourra!

  • OLivier Turner
    Inscrit
    dimanche 13 novembre 2011 00h22
    @Mariette Payeur
    Pourquoi ai-je la détestable impression que vous avez été payée par une instance tierce (tiens... le gouvernement!) pour écrire un tel texte? Un texte dans lequel vous insultez carrément les étudiants dans ces domaines que vous surnommez avec snobisme les «matières molles».

    Je ne peux rien faire pour pallier à votre incompréhension reliée aux domaines des sciences humaines et des arts. Toutefois, sachez ceci: votre conception des cohortes étudiantes présentes est erronée. Et, étant l'un d'entre eux, je parle pour nous tous: les étudiants d'aujourd'hui sont pour la plupart plus motivés que les étudiants des anciennes générations; les étudiants d'aujourd'hui sont également plus endettés que ceux des autres générations, c'est également un fait.
    Nous n'avons aucunes obligations envers le gouvernement québécois. AUCUNES. Nous en avons envers les gens. Envers la société. Et cela, nous les remplirons. En tant que payeurs de taxes et d'impôt, pour assurer des soins de santé équitables. En tant que travailleurs, pour assurer un futur au Québec. Et enfin, en tant que personnes. Simplement.

    L'argent qui part de nos poches n'est qu'un moyen pour une élite peu scrupuleuse de s'enrichir en s'accaparant la mainmise sur un droit.
    Et un droit, ça se paye, effectivement. Par l'entremise des taxes et des impôts. Après. Ne faites pas comme si l'éducation était totalement «gratuite». Ce n'est que plus tard, simplement, que nous payons. Alors pourquoi s'endetter? Pourquoi retirer de l'argent de nos poches EN PLUS de ce que nous allons payer plus tard - allons! C'est une somme faramineuse que nous verserons à l'État, plus de 900 000 $, durant toute une vie!

  • Pierre Dagenais
    Abonné
    lundi 14 novembre 2011 12h47
    la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948
    "L'éducation doit être gratuite au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. "
    "l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite" PAS EN FONCTION DE LEUR ARGENT!
    Article 26

    1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
    2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
    3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

    http://www.un.org/fr/documents/udhr/

  • Jean-François Belley
    Abonné
    mardi 15 novembre 2011 14h00
    @André Michaud, commentaire de 10:20
    "Au lieu de se complaire dans la pensée négative, voyons les choses positivement; c'est la province ou ça coûte le moins cher aux étudiants et la majoration ne sera que de 1$ par jour..."
    Si je mets 2$ par jour dans une banque, je paie plus d'un mois de loyer, je peux même m'acheter de la nourriture pour 2 semaines au moins! En quoi étaler le montant pour minimiser la situation fait avancer le débat? Ça ne change rien à la situation, plus personne (presque) n'accumule d'argent dans un petit cochon en situation de pauvreté en 2011, Séraphin est mort.
    "Et les Prêts et Bourses sont majorés pour les plus démunis.."
    Complètement d'accord. Relisez bien votre phrase PRÊTS et bourses majorés, donc niveau d'endettement augmenté. Si vous en avez déjà reçu ou êtes suffisamment informé, vous devriez savoir qu'avant de recevoir le premier dollar de bourse, il faut à prime abord avoir atteint le maximum de prêt: si on a droit à 3005$ dans l'année et que le prêt maximum par année est de 3000, on recevra 3000 en prêt...et 5$ en bourse. Si vous n'étiez pas au courant, prenez mon témoignage personnel à titre d'information supplémentaire, essayez vous-même ou informez-vous à un proche l'ayant vécu...si vous en connaissez. À qui profite une majoration des prêts et bourses? Crédit instantané, la corde au cou se met simplement plus vite et les coffres de certains se remplissent à une vitesse grand V (métaphore, avant d'être contredit sur cette expression!)
    "N'oublions pas que les étudiants ne payent que 17% de la facture, le reste étant refilé aux concitoyens!!!!!!!! Un peu de gratitude envers les concitoyens payeurs serait apprécié…svp ne videz plus nos poches !!"
    Qui comprend ce fameux "nous"? Sûrement pas moi! Simple question: les étudiants ne sont-ils pas théoriquement des concitoyens et des contribuables, au train où vont actuellement les choses? Pourquoi les excluez-vous de ce que vous nommez "concitoyens"? La conciliation t

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